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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 00:55

Politique étrangère de la Russie post-soviétique : à la recherche d’une identité

 

En janvier 2017, le magazine russe Mezhdunarodnaya Zhizn, officiellement associé au ministère russe des Affaires étrangères, comportait un article intitulé “La politique étrangère post-soviétique : à la recherche d’une identité”, rédigé par le diplomate vétéran et sénateur russe Vladimir Lukin.[1] Commentant l’article de Lukin, Ivan Timofeev, directeur des programmes du think tank russe RIAC, écrit : “La publication a fait sensation, parce que personne en dehors de la communauté universitaire n’a abordé le sujet de l’identité de la politique étrangère de la Russie de manière sérieuse au cours des dernières années, malgré les changements tectoniques qui se sont produits dans la politique étrangère. Cela peut être attribué au fait que le discours professionnel sur les questions d’identité nécessite profondeur scientifique, style philosophique et expérience politique considérable, ce qu’il est rare de pouvoir réunir. Aujourd’hui, cependant, ces questions sont abordées beaucoup moins fréquemment que dans les années 1990 et 2000. Beaucoup en Russie et ailleurs pensent que la Russie a finalement trouvé un équilibre et a fait son choix, en quelque sorte par défaut. Cela signifie que le problème d’identité est pour ainsi dire résolu. Mais Vladimir Lukin dresse un portrait totalement différent de la situation et les points qu’il soulève nécessitent des explications supplémentaires”.[2]

Selon Lukin, en l’absence d’un fondement doté de sens à une identité étatique russe moderne, il est difficile d’imaginer “une politique étrangère stratégique cohérente à long-terme”. Lukin écrit que le président de la Russie Vladimir Poutine a déclaré que le patriotisme était la grande idée nationale en Russie. Toutefois, le sénateur russe souligne que le « patriotisme » ne relève pas du sens ou des concepts, mais plutôt des valeurs. Lukin ajoute : “L’identité et ‘l’idée nationale’ ne sont pas la même chose”. Il précise : “L’identité est la fixation de l’appartenance à un tout, culturellement et historiquement intégré, à une unité de temps et d’espace, à la conscience individuelle et l’inconscient collectif, qui crée de manière presque instinctive (en dehors des frontières de cette unité) la situation de ‘nous et eux’. Il est très important de souligner que cette dichotomie n’implique pas d’opposition mais une différence (avec un grand nombre de caractéristiques et de paramètres commun)… L’identité de tout pays est le fondement sur lequel toute stratégie nationale plus ou moins significative peut se consolider et être formulée. Et sans une telle stratégie, toutes les manoeuvres de politique étrangère opérationnelle sont tactiquement inefficaces et, pour la majeure partie, stratégiquement futiles”.

Lukin explique qu’au cours des dernières décennies, on a assisté à des tentatives renforcées pour définir le visage d’une nouvelle Russie comme “continuatrice directe, successeur et héritière de l’URSS”. Toutefois, selon lui, l’élite russe peut bien souhaiter revenir à l’époque soviétique ; elle ne dispose pas des ressources le lui permettant. En outre, les dirigeants des voisins de la Russie, qui possèdent des ressources importantes, “n’en ont clairement pas le désir”.

D’un autre côté, Lukin souligne le fait que les “actions modestes” de la Russie pour préciser son image soviétique “ont engendré des réactions considérables à l’étranger”. Lukin écrit : “Ces réactions ont été négatives à de si nombreux égards que le débat a surgi dans le monde entier (y compris chez nous) quant à la probabilité d’un renouveau de la deuxième étape de la guerre froide, qui semblait s’être achevée dans les années 1980-1990. Le paradoxe de cette situation repose sur le fait que, si la première guerre froide était une confrontation entre deux puissances réelles qui avaient tous les paramètres de la puissance (militaire et économique, idéologique et fondée sur les valeurs), à présent la situation a radicalement changé. Avec l’évolution actuelle de l’identité, une situation vraiment kafkaïenne est apparue : une bipolarité virtuelle, en l’absence de contexte bipolaire. Le fait qu’1,5 % du PIB mondial soit détenu par la Russie est perçu par les protagonistes d’une nouvelle crise de bipolarité comme un fondement suffisant à une confrontation globale avec un opposant qui détient plus de 40 % du PIB (PIB cumulé des Etats-Unis et de l’UE)”.

Lukin considère que la Russie ne doit pas regarder en arrière, vers le 20e siècle, pour trouver son identité, mais plutôt se focaliser sur la place de la Russie dans le monde du troisième millénaire. Lukin ne précise pas quelle forme la nouvelle identité russe devrait prendre, mais souligne que la recherche de cette identité nationale sera “complexe et prendra du temps”, en particulier du fait que la Russie “est freinée par l’égotisme naturel d’une partie considérable de nos nouvelles élites nationales”. Il ajoute : “Comme une écrevisse, ils [les membres de l’élite russe] marchent à reculons vers un passé soi-disant lumineux, en pensant plus ou moins sincèrement qu’ils regardent l’avenir. Elle est freinée par les stéréotypes hérités de la mentalité soviétique de méfiance excessive envers tout ce qui ne fait pas partie de nous et le sentiment subconscient simultané que nous sommes à la traîne derrière tout ce qui n’est pas de notre espèce au niveau le plus fondamental. La culture dangereuse de l’antipathie envers ‘l’étranger’ entrave notre progression vers une autodétermination constructive, une adaptation pacifique et confiante au monde moderne”.

De fait, aux yeux de Lukin, l’identité nationale russe ne doit pas se définir par la confrontation ni représenter un défi à l’environnement extérieur de la Russie. “C’est un défi pour nous”, écrit Lukin, ajoutant que le “patriotisme” mentionné par Poutine résume l’idée que nous devons réagir de manière décente à ce défi”.

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 16:37

L’animateur de télévision égyptien Youssef Al-Husseini suite à l’attaque à la mosquée de Londres : les musulmans n’ont apporté que le terrorisme, alors pourquoi attendez-vous d’eux qu’ils vous aiment ?

 

Suite à l’attaque au véhicule-bélier devant une mosquée de Londres le 19 juin 2017, l’animateur de télévision égyptien Youssef Al-Husseini a déclaré : « Pourquoi nous haïssent-ils ? S’ils ne nous haïssaient pas, quelque chose ne tournerait pas rond chez eux ». Affirmant que les musulmans n’ont rien apporté à l’Occident, hormis les meurtres, les massacres et les attentats, Al-Husseini a déclaré : « Et vous attendez toujours d’eux qu’ils nous aiment ? » Son intervention a été diffusée sur ON TV le jour de l’attaque. Extraits :

Youssef Al-Husseini : L’attentat qui a malheureusement eu lieu [à Londres] était une attaque au véhicule-bélier. Cette fois, c’était près d’une mosquée, si vous suivez les informations. Comment quelqu’un peut-il perpétrer une attaque terroriste près d’un lieu de culte – près d’une mosquée, d’une église ou de tout lieu de culte de Dieu ? Dans toutes les attaques de véhicules antérieures, du moins en 2016 et 2017, les « héros » étaient, malheureusement, des musulmans. Et puis, les gens se demandent pourquoi ils nous détestent. Pourquoi nous haïssent-ils ?! S’ils ne nous haïssaient pas, quelque chose ne tournerait pas rond chez eux. [Nous] utilisons des armes tout le temps, massacrons les gens tout le temps, dépeçons les gens tout le temps, brûlons les gens vivants tout le temps, écrasons les gens tout le temps, et plaçons des engins explosifs et des voitures piégées tout le temps. Pourquoi attendez-vous d’eux qu’ils vous aiment ? […]

Dites-moi ce que les musulmans ont apporté au monde tout au long du 20e siècle ? Rien. Qu’ont apporté les musulmans turcs de l’État ottoman à l’Occident ? Les meurtres, les massacres, l’empalement d’Européens sur les lances… C’est vrai. C’est ce que les Turcs ont fait en Europe aux 16e et 17e siècles. Qu’ont fait les Turcs musulmans à leurs voisins arabes, des musulmans pour la plupart ? Ils les ont asservis, torturés, leur ont imposé des taxes élevées. Ils leur ont rendu la vie insupportable. Qu’est-ce que les musulmans ont apporté à l’Occident aux 19e et 20e siècles, à l’exception des théories de Maududi, de Sayyid Qutb, d’Abu Bakr Naji et d’Osama Bin Laden ? Quelle a été la contribution des musulmans à l’Occident ? Ne me dites pas : « La littérature de Naguib Mahfouz et la science d’Ahmed Zewail. » Les [succès] de ces personnes ne peuvent être attribués à leur qualité de musulmans. […]

Qu’est-ce que les musulmans ont montré [à l’Occident], hormis le bombardement de leurs capitales ? Que leur ont-ils montré d’autre que des attaques de véhicules-bélier ? Qu’est-ce que les musulmans leur ont montré d’autre que de leur tirer dessus ? Qu’est-ce que les musulmans leur ont montré d’autre que de les brûler vivants dans des cages ? Ils brûlent également d’autres musulmans. Ils prétendent tous avoir le monopole de l’islam. Qu’est-ce que les musulmans ont montré [aux Occidentaux] qui leur donnerait envie de les aimer et de les accueillir dans leur pays ? […]

Après tout cela, vous me demandez toujours pourquoi ils nous haïssent ? Et puis, les gens inventent de nouveaux termes, comme « un complot mondial contre l’islam ». Mon ami, un complot mondial contre l’islam signifie que les musulmans sont massacrés dans le monde entier. C’est le contraire. Ce sont les non-musulmans qui sont massacrés. Est-ce que j’ai raison ou non ? Ensuite, vous me dites : avez-vous pris en compte les minorités musulmanes en Inde ou au Mali ? Pour vous dire la vérité, ce que je vois, ce sont les musulmans qui commettent des massacres contre des chrétiens et d’autres majorités à travers le globe. […]

Les musulmans pleurnichent, se lamentent et gémissent constamment : l’Occident conspire contre nous. Bien, supposons que l’Occident conspire contre vous et ne voit que votre image négative. Où est votre image positive ? Les musulmans de l’Etat abbasside ont montré une image positive. Ils ont exporté des recherches scientifiques via les prétendus savants « musulmans », dont la plupart, d’ailleurs, ne provenaient pas de la Péninsule arabique. Aucun d’entre eux n’était issu de la Péninsule arabique. Ils venaient tous d’Afrique du Nord et de ce qu’on appelle aujourd’hui les anciennes républiques islamiques soviétiques d’Asie centrale. […]

Qu’ont apporté les pays arabes au monde ? Rien. Qu’ont apporté les pays islamiques au monde ? Rien. Qu’ont-ils apporté dans le domaine de la recherche scientifique ? Deux, trois, quatre ou dix scientifiques au cours de 1 435 ans ? Allez, mon vieux ! Oublions les 435 ans et gardons seulement un millénaire. Dix scientifiques importants en 1 000 ans ! Qui a inventé l’avion ? Le missile ? La navette spatiale ? Les centrifugeuses ? La mécanique quantique ? La théorie de la relativité ? Qui ? D’où étaient issus les philosophes les plus importants ? Pas d’ici. Et vous vous attendez encore d’eux qu’ils nous aiment ? Et puis vous dites : « Les pays parrains du terrorisme comme la Grande-Bretagne méritent… » Baliverne ! Les gens ne méritent pas d’être tués, massacrés ou écrasés par une voiture. […]

 

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 16:35

Tariq Ramadan : l’excision ne figure pas dans le Coran, mais fait partie de notre tradition ; la discussion doit être interne, non orchestrée par MEMRI

 

Le Pr Tariq Ramadan de l’Université d’Oxford a déclaré que s’il ne soutient pas  les mutilations génitales féminines, on ne peut nier qu’elles font partie de la tradition prophétique. Réagissant à la récente controverse entourant l’approbation par l’imam Shaker Elsayed de l’excision (voir MEMRI en françaisL’imam de Virginie Shaker Elsayed défend l’excision : elle empêche les filles de devenir hypersexuelles), Ramadan a déclaré que les gens ne devraient pas être renvoyés « juste par mesure de précaution », suite à la diffusion des vidéos de MEMRI, qui, selon lui, « déforme et couvre [les faits] de manière très spécifique ». Le débat sur le sujet devrait être interne, a-t-il affirmé. Ses déclarations ont été postées sur Facebook le 14 juin 2017. Extraits :

Tariq Ramadan : Je réagis à ce que j’ai entendu et à certaines questions posées sur ce qui s’est passé à Washington, avec cette controverse autour du cheikh Shaker [Elsayed], qui n’a pas encore été renvoyé – et j’espère qu’il ne le sera pas – mais que l’on a sommé d’arrêter de prêcher, d’interrompre son activité au sein de la communauté ou de la mosquée de Washington. […]

D’abord, lorsque les gens disent que [l’excision] ne figure pas dans le Coran… Oui, il n’y a rien à ce sujet dans le Coran. Tout ce qui a trait à l’excision ou à la circoncision provient de la tradition prophétique. Alors, personne ne peut nier le fait que dans la tradition islamique dominante, jusqu’à présent, dans les pays africains, ou dans les institutions islamiques – au sein d’Al-Azhar ou dans certaines de nos institutions – ce sujet est débattu, car ils se fondent sur les traditions prophétiques, qui mentionnent clairement l’excision. Ma position en tant qu’érudit musulman est que [l’excision] est mauvaise, que nous ne devrions pas défendre cette pratique, car je pense que, d’abord, elle ne figure pas dans le Coran, et deuxièmement, elle fait partie de notre sunna. Elle est pratiquée dans les pays africains, parmi les chrétiens et les musulmans, et elle n’est pas religieuse. Nul ne peut dire qu’elle ne fait pas partie de notre tradition. C’est un sujet à controverse, débattu et il y a une différence d’opinions parmi les érudits. Oui. Vous devez prendre position, mais vous ne pouvez nier le fait que cela fait partie de notre tradition. […]

MEMRI, nous savons qui ils sont. Nous savons ce qu’ils veulent faire. Nous savons comment ils veulent causer des problèmes à l’islam – pas seulement aux Etats-Unis mais à travers le monde – à travers la traduction, déformant et couvrant [les faits] d’une manière très spécifique. Ils ont un objectif très spécifique. Ils ont une manière très spéciale d’aborder les érudits, les intellectuels et l’islam. Ce sont des islamophobes, et vous réagissez face à eux simplement en exposant l’un de vos chefs, un cheikh qui sert la communauté depuis plus de 30 ans ? Et vous demandez qu’il soit renvoyé si rapidement ? […]

Pourquoi ne pas prendre le temps d’avoir un débat interne ? Et dire : « Regardez, nous n’allons pas réagir à la controverse. Nous n’allons pas renvoyer des gens juste par mesure de précaution, et pour être perçus comme des [gens] modérés, ouverts d’esprit. »

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 16:32

C'est clair - Les commandants du CGRI : notre objectif principal est une domination islamique mondiale

 

Dans de récentes déclarations et interventions, les dirigeants du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) ont souligné que la Révolution islamique en Iran n’était que la première phase sur la voie de la domination globale de l’islam chiite au Moyen-Orient et dans le monde entier, et que la mission de diffuser la Révolution islamique en ce sens incombe aux commandants du CGRI.

Les commandants ont réitéré l’argument selon lequel les Etats-Unis, dirigeants du « monde de l’arrogance », s’opposent à l’islam et donc également à l’Iran, qui est selon eux le porte-étendard de la Révolution et de sa vision globale. Les Etats-Unis, affirment-ils, agissent pour saboter le projet d’instaurer l’islam dans le monde entier, et ils le font en infiltrant les cercles des décisionnaires en Iran, afin de les imprégner des valeurs culturelles occidentales et de semer des conflits internes entre les musulmans. Cela dans le but de changer le sens de la Révolution et de la faire dévier de son chemin. Toutefois, la solidité de la Révolution demeure, selon eux, grâce au Guide suprême iranien Ali Khamenei et au CGRI.

Le commandant du CGRI Jafari : ”Nous sommes sur la voie qui mène à la domination de l’islam dans le monde entier”

Le 11 mars 2017, le commandant du CGRI Ali Jafari a déclaré au sujet du régime islamique mondial : « L’histoire de l’Iran est fondée sur l’accord du juriste-théologien [velayat] qui a [déjà] franchi les frontières de l’Iran, et la nation islamique unifiée est en cours de formation… Nous sommes sur la voie qui mène à la domination mondiale de l’islam. » [1]

Le 15 mars 2017, Jafari a ajouté sur ce sujet : « La Révolution islamique vise à créer une infrastructure de la religion de Dieu sur terre, et elle n’attendra personne sur la voie de son expansion. Tous les officiels [iraniens] doivent s’adapter aux progrès accélérés de la Révolution. »

« La Révolution islamique se trouve à présent dans sa troisième étape – à savoir, l’étape de la constitution du gouvernement islamique, et avec l’aide de Dieu, elle franchira cette étape avec succès, malgré les hauts et les bas qui se produisent constamment. »

« En tant que commandant du CGRI, et en tant que l’un des commandants durant la période de la Défense sacrée [la guerre Iran-Irak en 1980-1988], je pense qu’aujourd’hui, l’aspiration des jeunes gens à défendre sans condition la Révolution s’est considérablement développée, par rapport à l’époque de la Défense sacrée. Leurs demandes répétées de jouer un rôle aux côtés des défenseurs des lieux saints en sont une indication. »

« Les séminaires religieux et le CGRI assument la mission conjointe de promouvoir et d’approfondir la Révolution islamique. C’est la promesse de Dieu pour le salut de l’humanité, et nous en avons la responsabilité. Les religieux révolutionnaires les plus haut placés et le CGRI vont sans aucun doute réaliser les promesses de Dieu, tout en appliquant un plan global de la Révolution islamique visant à dessiner l’image du monde islamique. »

« Notre potentiel interne spirituel et matériel en vue de créer [un tel régime global] et la solidité du régime iranien, qui constituent le noyau principal de ce plan, vont étendre leur puissance. Selon les paroles de [l’Ayatollah Ruhollah] Khomeini, si la révolution et le régime s’arrêtent en chemin, cela causera un préjudice à l’islam. » [2]

Le 30 avril 2017, lors d’une conférence des enseignants, Jafari a déclaré : « Certaines personnes ont une vision déformée de la Révolution islamique, car elles pensent que son but était uniquement de vaincre le régime du Shah et d’établir un régime islamique [en Iran]. [Mais] si nous examinons les paroles de l’Imam [Khomeini], nous découvrons une correspondance entre la Révolution islamique et la diffusion de la religion de l’islam. Afin d’édifier un régime islamique, il n’y a pas d’autre voie que de propager la Révolution islamique… Comme l’a dit l’Imam : si ce régime islamique est vaincu, l’islam sera vaincu. »

« Le cadre de notre activité est la Révolution islamique, et tout d’abord, nous devons connaître ses objectifs… La dimension externe de la Révolution est fondée sur le principe de l’islam dérivé de la leçon de l’Ashura [commémoration religieuse dans l’islam chiite]. C’est en effet le principe de l’hostilité envers le mal et envers l’arrogance [l’Occident, dirigé par les Etats-Unis]. Cela est accompli par le réveil islamique contre le mal, et mené de la meilleure manière possible grâce au Guide suprême [Khamenei], qui en est le porte-étendard. »

 

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 07:26

Page Facebook officielle du Fatah : L’un des auteurs de l’attaque de la Porte de Damas est notre homme

 

Jusqu’à présent, l’Autorité palestinienne (AP) n’a pas condamné l’attaque du 16 juin 2017 à la Porte de Damas, durant laquelle la garde-frontière israélienne Hadas Malka a été poignardée à mort et quatre autres Israéliens ont été blessés. Dans leurs articles, les quotidiens de l’AP se sont focalisés sur les mesures prises par Israël contre les Palestiniens après l’attaque et ont dépeint la présence des forces de sécurité israéliennes sur l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa comme du terrorisme. 

Il convient de noter que l’identité des organisations auxquelles les attaquants étaient affiliés n’est pas claire. L’Etat islamique (EI) et le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) ont revendiqué l’attentat dans leurs médias respectifs. Le Fatah, pour sa part, a condamné la mort des trois assaillants, tout en occultant totalement les circonstances de l’attentat, et il a publié des avis de deuil sur ses comptes Facebook officiels. Selon un post Facebook du Fatah du village de Deir Abu Mashal, l’un des terroristes, Osama Ahmad Atta, appartenait au mouvement. De même, le site officiel du Fatah a même publié des éclaircissements de la part de proches d’Atta, affirmant qu’il appartenait au Fatah. 

En “Une” du quotidien de l’AP Al-Hayat Al-Jadida : Martyre de trois jeunes hommes et mort d’une femme soldate de l’occupation 

Le lendemain de l’attaque, la Une du quotidien de l’AP Al-Hayat Al-Jadida titrait : « Martyre de trois jeunes hommes et mort d’une femme soldate de l’occupation – Deir Abu Mashal sous siège renforcé ». Et en sous-titre : « Le Fatah condamne le crime de l’occupation et exige une protection internationale pour notre peuple ». Selon l’article, le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne a annoncé que trois jeunes hommes étaient devenus des martyrs lorsqu’ils ont été abattus par les forces de l’occupation à la porte de Damas, à Jérusalem. [1]

Le Fatah condamne l’occupation pour le meurtre des trois assaillants – sans en mentionner les circonstances 

Dans un communiqué officiel, Fatah a condamné le meurtre des assaillants, sans préciser qu’ils ont été tués en menant un attentat : « Le Fatah condamne les actes de l’occupation, qui a assassiné trois jeunes hommes à Jérusalem ». Le Fatah a appelé la communauté internationale à « fournir une protection aux Palestiniens non armés », [2] face aux actions israéliennes qui, selon l’article, mènent à une escalade de la situation.

Le responsable du Fatah à Jérusalem, Rafat Alian, a critiqué Israël pour les mesures qu’il a prises après l’attaque – principalement un renforcement des restrictions dans les quartiers de Jérusalem-Est, notamment dans la zone de la Porte de Damas – et a déploré la mort des trois « martyrs » au nom du Fatah en disant : « Le mouvement du Fatah restera fidèle au sang des martyrs, des blessés et des détenus dans les prisons israéliennes, jusqu’à ce que l’aube de la liberté pointe et qu’un Etat palestinien avec Jérusalem pour capitale soit créé. » [3]

Des avis de deuil ont été publiés sur la page Facebook du Fatah de Deir Abu Mashal, l’un d’eux précisant que l’assaillant Osama Ahmad Atta est l’un de ses membres : « Le mouvement du Fatah à Deir Abu Mashal dans la région de Ramallah et Al-Birah pleure, avec une grande fierté, son héros martyr Osama Ahmad Atta… auteur de l’opération héroïque à Bab Al-Amoud [Porte de Damas]… » [4]

Avis de décès sur la page Facebook du Fatah de Deir Abu Mashal (Facebook.com/12407401792744831, 17 juin 2017)

Une autre publication sur la page était un avis de deuil de deuil des trois assaillants :

Post d’un avis de deuil de deuil des trois assaillants (Facebook.com/12407401792744831, 17 juin 2017)

Clarification sur une page Facebook du Fatah : l’un des assaillants est un membre du Fatah 

En outre, une page Facebook du Fatah a publié un avis de la part de proches d’Osama Atta selon lequel, si la famille a honoré toutes les délégations venues lui rendre hommage suite au meurtre d’Atta – y compris des représentants du FPLP qui ont affirmé qu’il était l’un de ses membres – « nous les avons informés que notre fils martyr Osama est un membre du Fatah ». [5]

Post sur la page Facebook du Fatah. (Facebook.com/officialfateh1965, 19 juin 2017) 

Un éditorialiste palestinien : les assaillants n’étaient pas des agents de l’EI 

L’éditorialiste d’Al-Hayat Al-Jadida, Omar Al-Ghoul, ancien conseiller du Premier ministre de l’AP, Salam Fayyad, a affirmé que « l’EI n’a aucun lien avec les deux opérations au poignard à Jérusalem ». Il a ajouté que si le nom de l’EI a été insinué, seul Israël a intérêt à lui imputer l’attaque afin d’inciter l’opinion mondiale, et en particulier américaine, contre l’AP, et de « prouver qu’il n’y a pas de sécurité sur son sol et que si Israël se retire du territoire de l’Etat palestinien, il deviendra une base pour les groupes takfiris [djihadistes] » [6].

Dans ce contexte, le membre du bureau politique du Hamas Izzat Al-Rishq a nié tout lien entre les assaillants et l’EI, précisant que deux d’entre eux appartenaient au FPLP et le troisième au Hamas. C’est l’occupation, a-t-il écrit, qui est derrière la liaison de l’EI à l’attaque – et l’attaque a été menée à l’initiative de quelques individus et en réaction aux crimes de l’occupation et à la profanation d’Al-Aqsa. [7]

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 07:17

Les forces de l’axe de la résistance menacent directement les Etats-Unis : Nous sommes au bord d’une guerre à la frontière syro-irakienne ; les Etats-Unis paieront cher s’ils agissent contre nous en Syrie

 

Le 9 juin 2017, les forces de l’axe de la résistance, dirigé par l’Iran et le régime du président syrien Bashar Al-Assad, ont atteint la frontière syro-irakienne. Cela représente un succès important de ces forces vis-à-vis des Etats-Unis et de leurs alliés, qui non seulement relève le moral de la résistance, mais constituera une étape essentielle dans le combat en cours concernant l’avenir de la Syrie et l’équilibre des forces dans la région. La présence des forces de l’axe de la résistance à la frontière créera une continuité territoriale entre l’Iran, l’Irak, la Syrie et le Liban, jusqu’à la Méditerranée, renforçant l’axe et empêchant toute intervention américaine en Syrie et toute consolidation de leur présence dans ce pays.

Cette bataille pour la frontière est menée des deux côtés, et dirigée principalement par l’Iran, sous le commandement du dirigeant du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), Qassem Soleimani. Les forces du régime d’Assad et de ses alliés – le CGRI, le Hezbollah, les milices chiites irakiennes et d’autres – ont atteint la frontière du côté syrien. Dans le même temps, les forces d’Al-Hashd Al-Shabi, pour la plupart loyales à l’Iran, ont gagné la frontière du côté irakien.

La région dans laquelle la bataille fait rage du côté syrien est principalement constituée d’un désert inhabité. L’Etat islamique (EI) y contrôle plusieurs secteurs – Al-Bukamal, Deir Al-Zor et Palmyre – mais pour atteindre la frontière Syrie-Irak, des frictions dans ces zones peuvent être évitées. La seule barrière qui sépare ces forces de la frontière était celle des forces américaines. Selon des informations publiées dans la presse arabe, principalement celle proche de l’axe de la résistance, les Etats-Unis ont récemment mené des opérations pour empêcher les forces de l’axe de la résistance d’obtenir une continuité territoriale et de prendre le contrôle de la frontière Irak-Syrie-Jordanie. Ils auraient également essayé de créer des « zones de déconfliction » dans le sud de la Syrie, à la frontière jordanienne et dans la région d’Al-Tanf, près de la frontière triangulaire Irak-Syrie-Jordanie, où sont concentrées les forces américaines ainsi que les forces d’opposition syriennes qu’elles soutiennent. Ces efforts traduisent un changement fondamental de la politique américaine à l’égard de la crise syrienne, qui a commencé avec l’entrée en fonction du président Trump aux Etats-Unis.

Dans ce contexte, les médias de l’axe de la résistance ont adressé des menaces explicites et directes contre les Etats-Unis et leurs forces opérant en Syrie et dans la région. Il convient de souligner qu’à l’exception de trois attaques aériennes contre des convois des forces de l’axe de la résistance dans la région d’Al-Tanf, et d’avertissements apparemment transmis à l’Iran concernant une réaction américaine sévère, en cas d’attaque contre les troupes américaines, les Etats-Unis n’ont pas fait grand-chose pour empêcher les forces de l’axe de la résistance d’atteindre la frontière Syrie-Irak.

En dépit du caractère limité de cette action américaine, qui n’est pas parvenue à empêcher les forces de l’axe de la résistance d’atteindre la frontière, ces dernières, craignant apparemment que les Etats-Unis les empêchent de consolider leur présence à la frontière Syrie-Irak, ont par conséquent menacé que s’ils menaient des attaques aériennes plus intenses, cela « équivaudrait à une déclaration de guerre ».[1]

Dans le même temps, alors que le régime syrien et ses alliés tentent de s’emparer de la frontière Irak-Syrie, l’axe s’efforce également d’établir une présence à la frontière Jordanie-Syrie. Cela soulève des craintes sérieuses en Jordanie, incitant le pays à s’écarter de la politique opaque qu’il a maintenue vis-à-vis de la guerre syrienne et à menacer d’une action militaire sur le sol syrien.

Les médias proches du régime Assad et du Hezbollah : une probabilité élevée d’un affrontement direct entre les Etats-Unis et les forces de la résistance

Les forces de l’axe de la résistance attribuent une grande importance à la bataille pour la prise de contrôle de la frontière irako-syrienne et à ses ramifications pour la guerre en Syrie et l’équilibre des forces dans la région. Le contrôle de cette frontière leur donnera une continuité territoriale, de l’Iran et l’Irak jusqu’à la Syrie et au Liban et à la frontière avec Israël. A leurs yeux, la bataille principale n’est pas celle contre l’EI mais contre les Etats-Unis, seul obstacle qui pourrait empêcher leur avancée vers la frontière. Pour cette raison, les forces du régime ont choisi la voie la plus rapide, qui évite l’affrontement avec les forces de l’EI, concentrées dans les secteurs de Deir Al-Zor et d’Al-Bukamal

L’agence de presse iranienne Fars a précisé l’importance que l’Iran attribue à la campagne pour atteindre la frontière Syrie-Irak-Jordanie, expliquant qu’elle était destinée à contrer le plan américain de partition de la Syrie, plan qui menace également l’Iran. Selon cette information, la Syrie serait actuellement divisée de fait entre les Kurdes, soutenus par les Etats-Unis et qui aspirent à élargir les zones sous leur contrôle au nord de la Syrie ; la Turquie, qui contrôle également de larges parties du nord du pays ; et le régime syrien et ses alliés, qui contrôlent la côte et la région de Damas. L’agence Fars décrit les développements sur le terrain en détails, les illustrant avec une carte [voir photo]. « L’Amérique », affirme-t-elle, « veut relier la partie nord-est du pays [contrôlée par les Kurdes] à la partie sud-est, c’est pourquoi elle a accru son activité dans la région d’Al-Tanf. L’armée syrienne et les forces de la résistance ont entamé leur progression vers l’est en suivant plusieurs routes… [L’une de ces routes mène à] Al-Tanf (no. 2 sur la carte)… où les Etats-Unis ont fixé une ligne rouge, de 50 km de long, à l’égard de la Syrie et des forces de la résistance. Afin d’achever la réalisation du plan de [l’axe de la] résistance, les [forces des deux côtés] de la frontière syro-irakienne doivent se rencontrer, et à cette fin, Al-Hashd Al-Shabi est venu de Ninive pour rejoindre la frontière syrienne [no. 7 sur la carte ci-dessous]. La résistance n’a pas atteint la ligne rouge américaine, et malgré l’attaque américaine, [ses forces en Irak] ont atteint un point situé à 50 km au nord-est d’Al-Tanf (no. 3 sur la carte)… »

* N. Mozes est chargée de recherche à MEMRI.

 

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 07:11

L’EI présente ses combats aux Philippines comme faisant partie de la guerre contre le christianisme

Lors de sa reprise de contrôle récente de la ville de Marawi dans le sud des Philippines, l’État islamique (EI) a délibérément souligné son hostilité envers les chrétiens, s’exprimant dans leur meurtre gratuit et la destruction de leurs églises. Cette hostilité a également été reflétée dans la rhétorique qui a accompagné la campagne, présentant les combats aux Philippines comme une guerre centenaire contre les « chrétiens » et les « croisés ». Exemples :

Dans son communiqué sur l’attaque contre Marawi, publié le 24 mai 2017, l’EI a tenu à souligner qu’une église avait été incendiée et que plus de 75 « Croisés » avaient été blessés ou tués. [1]

Combattants de l’EI à Marawi.

Au cours de sa prise de contrôle de la ville, l’EI a retenu des chrétiens en otage et les a ensuite exécutés. L’organisation a détaillé l’exécution de ces « chrétiens belligérants » dans le numéro 10 de son magazine en anglais Rumiyah, publié le 7 juin. Le 12 juin, elle a également diffusé une vidéo montrant supposément l’exécution de chrétiens de Marawi [2].

 

Photo accompagnant l’article de Rumiyah sur l’exécution des « chrétiens belligérants » à Marawi.

Dans une autre vidéo de l’EI, on pouvait voir ses combattants détruire une église catholique dans la ville. Ils saccagent des icônes, des statues et des crucifix et déchirent des images du pape, avant de mettre le feu à l’église. Voir la vidéo sur MEMRI TV [3].

Dans une interview publiée dans le magazine Rumiyah, le chef de l’organisation aux Philippines, Asylon Hafilon, alias Abu Abdallah Al-Muhajir, a également décrit les combats aux Philippines comme faisant partie d’un conflit de plusieurs siècles entre les musulmans d’une part, et les chrétiens et les bouddhistes de l’autre. Le christianisme, déclare-t-il, s’est largement répandu en Asie du Sud-Est, sous l’épée du colonialisme des Croisés, et une petite « avant-garde » de musulmans a pris les armes pour le combattre. Aujourd’hui, ces musulmans ont prêté allégeance au chef de l’EI, Abu Bakr Al-Baghdadi, qu’ils reconnaissent comme le chef de tous les musulmans. Abu Abdallah ajoute que l’EI en Asie de l’Est est une union de plusieurs groupes djihadistes qui partagent tous l’ambition de longue date de créer un Etat islamique dans les régions de majorité musulmane d’Asie du Sud-Est au moyen du djihad armé. Parmi eux, le groupe Abu Sayyaf, connu pour ses enlèvements d’Occidentaux.

 

Asylon Hafilon, alias Abu Abdallah Al-Muhajir, chef de l’EI aux Philippines.

S’adressant aux ennemis de l’EI dans la région, Abu Abdallah déclare : « … La domination de notre peuple musulman atteindra tout ce qu’atteignent la nuit et le jour. […] Donc, soit vous vous soumettez, soit vous payez la jizya [taxe imposée aux juifs et aux chrétiens]…, sinon préparez-vous, car nous vous attaquerons. » [4]

Lien vers le rapport en anglais

Notes :
[1] Pour plus de détails sur le communiqué, consulter le rapport de MEMRI JTTM, ISIS Celebrates Its Taking Of Parts Of Marawi, Philippines – Freeing Prisoners, Attacking A Church, Killing ‎‎’Crusaders’, 24 mai 2017.
[2] Voir le rapport de MEMRI JTTM, ISIS Video Documents Execution Of Christians In Philippines, 12 juin 2017.
[3] MEMRI TV Clip No. 6050, ISIS Members Destroy Church in the Philippines, le 4 juin 2017.
[4] Voir le rapport de MEMRI JTTM, In Interview In Issue 10 Of ISIS Magazine ‘Rumiyah,’ ISIS Philippines Leader Vows To Keep Fighting ‘Crusaders’, le 8 juin 2017.

 

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 05:23

Des cheikhs égyptiens débattent du viol conjugal : une femme doit-elle obtempérer devant son époux ?

 

Au cours d’un débat le 11 mai 2017 sur la chaîne télévisée égyptienne Assema au sujet du viol conjugal, le cheikh Mohamed Al-Mallah a déclaré que les relations conjugales sont un commandement religieux et que « quand il l’exige, elle doit obtempérer », sauf lorsqu’elle est malade ou indisposée. Le cheikh Sayyid Zayed a déclaré pour sa part que cela revenait à « nier l’humanité de la femme… tuer ses émotions et annihiler son honneur ». De son côté, l’avocat Samir Sabri a souligné que l’idéologie salafiste ne reconnaît que la moitié inférieure du corps de la femme. Extraits :

Médiateur : Le terme « viol conjugal »… Une telle chose peut-elle exister, un mari qui « viole » sa femme ? Qu’est-ce que cela signifie ?

Cheikh Sayyid Zayed : Au nom d’Allah, Que la bénédiction d’Allah soit sur son Prophète. Ce n’est pas simplement un viol. C’est également tuer l’humanité de la femme. C’est tuer ses émotions et annihiler son honneur. […]

Médiateur : Donc vous considérez cela comme un viol ?

Cheikh Sayyid Zayed : Le terme « viol » est le terme le plus léger que vous pouvez utiliser ici. […]

Cheikh Mohamed Al-Mallah : Le Prophète Mohammed a dit : Si un homme convoque sa femme au lit et qu’elle refuse, les anges la maudissent. Ils maudissent cette femme, d’accord ? Si vous envisagez les normes sociales ou même le point de vue religieux, l’une des raisons du mariage est de garantir que le mari reste chaste. Si la femme refuse à son époux [des relations sexuelles], cela ouvre la voie au mari pour qu’il recherche l’abomination et l’adultère. En outre, vous ne pouvez employer ce concept religieux de « viol », alors qu’Allah a permis ce contact entre mari et femme. Comment cela peut-il constituer un viol ? L’a-t-il kidnappée et a-t-il à présent des relations sexuelles avec elle ? Non ! Elle est sa femme, et lorsqu’il la convoque, elle doit obtempérer. Si, toutefois, elle est malade ou indisposée ou quelque chose dans le genre, le mari ne doit pas la forcer à le faire. Mais si elle n’a pas d’excuse religieuse qui lui permette de l’éviter, elle n’est catégoriquement pas autorisée à refuser à son mari des relations sexuelles. Si elle le fait, elle se rebelle contre Allah. Il est inconcevable pour elle de refuser des relations sexuelles à son mari. […]

Dr Samir Sabri : Ce que dit Cheikh Mohamed reflète l’idéologie salafiste, qui ne reconnaît que la moitié inférieure du corps de la femme.

 

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 05:21

Un ancien vice-Premier ministre irakien renonce à la démocratie : un processus démagogique qui mène à la corruption

 

S’exprimant sur la chaîne télévisée Bagdad TV le 10 juin 2017, l’ancien Vice-Premier ministre irakien et ministre de la Défense Salam Al-Zaubai a déclaré que « dans un pays infecté par le communautarisme, la démocratie et les élections renforcent le communautarisme et la désintégration » et que « la démocratie est un processus stupide et démagogique, destiné à écraser les élites ». Extraits :

Salam Al-Zaubai : Dans les pays en développement, les élections sont une passerelle vers la corruption. Dans les pays en développement, la démocratie est une passerelle vers la corruption. Cela engendre même la corruption. Dans un pays infecté par le communautarisme, la démocratie et les élections renforcent le communautarisme et la désintégration.

Journaliste : Donc la solution est la dictature ?

Salam Al-Zaubai : Je ne soutiens pas la dictature, mais je soutiens les élites dans la société. Dans chaque nation, il y a des élites. Mais les gens ne veulent pas ces élites. C’est précisément la raison pour laquelle la démocratie est un processus stupide et démagogique, lorsqu’elle est destinée à écraser les élites. C’est juste là devant vos yeux. Des pseudo-intellectuels s’assoient derrière des bureaux et signent des documents. Les ministres sont analphabètes. Les maréchaux dans l’armée portent des casquettes, pourtant ils sont ignorants. Ils font des déclarations à la télévision, sans connaître la différence entre le présent simple et un agent grammatical. Dans le même temps, des personnes professionnelles, capables et honorables sont confinées à leur domicile. Des officiers supérieurs ayant fait des sacrifices pour l’Irak ne peuvent même pas acheter un paquet de cigarettes. Est-ce celà en quoi consiste la démocratie ?

Journaliste : Donc la dictature est la solution ?

Salam Al-Zaubai : Non, pas la dictature.

Journaliste : Alors, quelle est la solution ? Les gens les ont élus.

Salam Al-Zaubai : Le peuple irakien est un grand peuple. Il comprend des gens capables. L’élite doit établir des normes pour la plate-forme politique. […]

 

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 05:10

Mise en scène d’attentats à la cérémonie de remise des diplômes d’une maternelle de Gaza

 

Lors d’une cérémonie de remise de diplômes à la maternelle d’Al-Hoda à Gaza, des enfants en âge pré-scolaire, portant des uniformes, des armes factices et des posters de dirigeants du Jihad islamique, ont organisé une mise en scène d’attentats contre les Israéliens. La vidéo, postée sur la chaîne YouTube de la maternelle le 29 mai 2017, comprend des paroles en hébreu menaçant les Israéliens de missiles et d’attentats et raillant le soldat israélien Oron Shaul, dont le corps est détenu par le Hamas depuis 2014. La classe s’appelle « Les pionniers de demain ».

Pour voir des spectacles similaires, consulter MEMRI en français Spectacle terroriste dans une école maternelle de Gaza ; le chef du Jihad islamique aux Israéliens : nous ne sommes pas des terroristes, ne nous forcez pas à vous tueret Des enfants d’une école maternelle palestinienne défilent avec des armes en plastique à une cérémonie de remise des diplômes en Cisjordanie.

La cérémonie se tient chaque année à la maternelle Al-Hoda, affiliée au Jihad islamique. Omar Fora, président de l’association de la maternelle et dirigeant du Jihad islamique, a prononcé une allocution, et le religieux musulman Taher Al-Lulu a accusé l’Arabie saoudite de « se tenir derrière Israël et l’Amérique ».Extraits :

Chanteur (en hébreu) : Ô, pour mon ennemi sioniste, j’ai préparé toutes sortes de missiles, qui l’atteindront là où il vit. Il mourra s’il ne quitte pas mon pays immédiatement. Je lui ferai boire les coupes de la mort – ô, quelle boisson amère ! Tu as atteint Gaza, tu as atteint ta mort. Si tu n’as pas encore été tué, la captivité est tout à toi. Fida’i [combattants]… Préparez-vous à tirer. Ô, sioniste, un missile t’atteindra là où tu vis. Tu es mort, que tu sois endormi ou réveillé chez toi, ou au sommet d’une montagne. Je te ferai boire la coupe de la mort, quel goût amer ! Tu as atteint Gaza, tu as atteint ta mort. Si tu n’es pas encore tué, je te déchirerai.

Vise juste… Tu frapperas la Kirya [base de l’armée israélienne à Tel-Aviv]. De la [Brigade] Nahal ou Golani, qui que tu sois, je te surprendrai jusqu’à ce que tu implores pour ta vie. Je te mangerai sans sel, sioniste, car tu es très savoureux ainsi. Oui, toi, je te parle : j’ai cuisiné la mort pour toi. Tu as péché, tu as commis une erreur, alors goûte à ton sort amer. […]

Public : Joyeux anniversaire. Joyeux anniversaire. Joyeux anniversaire, cher Oron. Joyeux anniversaire. […]

Les enfants effectuent une chorégraphie avec des armes factices et des boucliers anti-émeutes ainsi que des concepts militaires de base tels que se déplacer en formation, recharger une arme et rouler sur le sol. À un moment, un petit drone peut également être vu survoler la scène. […]

Taher Al-Lulu : Vous avez peut-être entendu il y a quelques jours comment ils décrivent le Jihad et la résistance. Ils qualifient les mourabiteen sur la terre de l’ascension du Prophète aux cieux de terroristes. En ce qui concerne les millions et les milliards [de dollars] – ils sont versés [par l’Arabie saoudite] aux États-Unis, le criminel numéro un, qui soutient Israël. […]

Nous sommes satisfaits de la compagnie d’Allah, et nous ne voulons pas des millions et des milliards [de dollars] des traîtres et des hypocrites qui se tiennent derrière Israël et l’Amérique.

 

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