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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 04:28

Le politicien jordanien Thaher Ahmad Amr : Israël connaîtra sa fin le 13 juillet 2023 ; personne ne veut des Juifs

 

Thaher Anmad Amr, fondateur du parti jordanien Al-Hayat, a déclaré : « Nous avons reçu deux promesses : la première au sujet de l’essor arrogant de ces Juifs, et nous avons reçu une autre promesse sur leur anéantissement. » Dans une interview diffusée sur la chaîne jordanienne Kaifa le 16 janvier 2017, Amr a prédit, se basant sur des « conclusions numériques, religieuses, intellectuelles et politiques », que l’Etat d’Israël connaîtra sa fin le mercredi 13 juillet, 2023. « Par Dieu, je vois l’anéantissement d’Israël aussi clairement que je vous vois », a-t-il dit à l’intervieweur. Extraits :

Thaher Anmad Amr : Nous avons reçu deux promesses : la première portait sur l’essor arrogant de ces Juifs, et nous avons reçu une autre promesse sur leur anéantissement.

Intervieweur : Oui.

Thaher Anmad Amr : Selon moi, nous vivons actuellement les temps de la première promesse, celle de l’essor arrogant des Juifs.

Intervieweur : Leur « essor » signifie leur domination politique, militaire, économique et intellectuelle.

Thaher Anmad Amr : Un symbole de leur essor est la visite de Netanyahou à la Maison Blanche, lorsqu’il est allé en Amérique et s’est rendu au Congrès des États-Unis, sans la permission d’Obama. Il est entré au Congrès et a prononcé un discours tel l’un des grands héros de l’Amérique – ils l’auraient applaudi 26 ou 28 fois – et il est parti – exactement comme il est entré – sans la permission du maître des lieux. […]

Avant que les Juifs ne viennent en Palestine – c’était tout récemment – des restaurants en Europe et en Amérique affichaient des pancartes indiquant : « Entrée interdite aux Noirs, aux chiens et aux Juifs ». C’était tout récemment. Ils ne pouvaient pas se montrer en public, ni dans le monde arabe et islamique et ni en Occident. Ils étaient tels des chauves-souris vespérales, si vous me suivez. Leur essor arrogant a commencé quand ils sont arrivés en Palestine. […]

[Notre] nation ne triomphera jamais tant qu’un seul Juif régnera, ne serait-ce que sur un seul kilomètre carré de la terre de Palestine. […]

J’ai écrit un article dans lequel j’ai écrit que le mercredi 13 juillet 2023 marquerait la fin de l’État d’Israël.

Intervieweur : 2023 ?

Thaher Anmad Amr : C’est exact, ou peut-être était-ce 2022…

Intervieweur : Et vous y croyez toujours ?

Thaher Anmad Amr : Absolument, je suis convaincu qu’ils seront anéantis mais…

Intervieweur : Oui, mais en quelle année ?

Thaher Anmad Amr : Ce n’est pas dans le Coran ou dans le Hadith. Ce sont mes propres conclusions – numériques, religieuses, intellectuelles et politiques.

Intervieweur : Êtes-vous absolument certain que les Juifs seront anéantis ?

Thaher Anmad Amr : Par Dieu, je vois l’anéantissement d’Israël aussi clairement que je vous vois. Cet Etat est transitoire. Il n’a pas de fondations, vous comprenez ? Il n’a pas de racines, il sera donc facilement anéanti. […]

Six millions de Juifs vivent actuellement sur la terre de la Palestine historique, et d’autre part, il y a six millions de musulmans. […]

Ces six millions [de Juifs] se sont rassemblés de tous les coins de la Terre, et aucun d’entre eux ne sait qui était son arrière-arrière-grand-père. Ils vivent tous sur cette terre. Ni les six millions [de Palestiniens], ni les 350 millions d’Arabes, ne veulent des six millions de Juifs là-bas… Je parle des peuples, pas des quelque 500 dirigeants… La majorité des peuples arabes ne veulent pas de ces Juifs. Les musulmans, en général, ne veulent pas non plus des Juifs, ni les peuples libres partout au monde. Les gens qui ont souffert entre leurs mains ne veulent pas des Juifs. Donc, à mon avis, ils ne peuvent subsister qu’en nous détruisant, en détruisant nos maisons, en…

Intervieweur : Par la discrimination.

Thaher Anmad Amr : Ils ont réussi à nous voler la terre de Palestine dans sa totalité. Ils ont volé et pillé notre histoire. La seule chose qu’ils ne peuvent pas voler, ce sont les gènes dans notre sang. Ils ne peuvent pas voler la Palestine qui est dans nos gènes.

 

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 04:27

AQMI diffuse une vidéo menaçant la France

Le 16 février 2017, Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a posté une vidéo en hommage à son commandant, Abou Al-Nur Al-Andalusi, alias Zakariyya Mohammed Said, tué par les forces françaises au Mali en février 2016.

La vidéo de 20 minutes, postée sur la chaîne Telegram d’AQMI, (1) retrace le cheminement d’Al-Andulasi vers le djihad, sur la base de témoignages de plusieurs camarades djihadistes qui apparaissent dans la vidéo.

Selon le camarade djihadiste Said Al-Maghrebi, Al-Andalusi viendrait de la « ville occupée par les chrétiens espagnols » Melilla, au nord du Maroc. Al-Maghribi raconte qu’ils se sont connus à Melilla et ont émigré ensemble au Mali.

Said Al-Maghrebi.

Al-Andalusi serait arrivé au Mali en 2012, après la prise de plusieurs villes du nord du Mali (Azawad) par des insurgés. En conséquence, des forces maliennes et françaises ont lancé une série de campagnes militaires pour reprendre la zone d’insurrection.

La vidéo présente les aptitudes militaires et de commandement d’Al-Andalusi, et notamment sa passion pour les formations militaire et les opérations contre les « Croisés » [forces françaises]. Al-Andalusi aurait attaqué les forces françaises à l’aéroport de Tombouctou.

Al-Andalusi a été tué avec d’autres djihadistes, dont un commandant égyptien du nom de Marwan Al-Masri, par des frappes aériennes françaises.

Abou Abdallah Al-Tunisi.

Un combattant tunisien se faisant appeler Abou Abdallah Al-Tunisi livre un message à la fin de la vidéo, menaçant la France de venger la mort d’Al-Andalusi et de ses camarades : « J’envoie d’ici un message à la France croisée : [Comprenez]…  que son sang et celui de ses frères locaux et étrangers, répandu sur cette terre bien-aimée… n’aura pas été versé en vain. »

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 04:25

Le secrétaire général du Hezbollah, Nasrallah, menace d’attaquer avec des missiles les installations d’ammoniac israéliennes et la centrale nucléaire de Dimona

 

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a exhorté Israël « non seulement à déplacer l’installation d’ammoniac de Haïfa, mais à démanteler la centrale nucléaire de Dimona », affirmant : « Ils savent ce qui adviendra d’eux et de leur entité [sioniste] si des missiles frappent cette usine. » Dans son allocution du 16 février 2017, diffusée sur la chaîne télévisée Mayadeen, Nasrallah a déclaré : « Peu importe où ils déplaceront le réservoir [d’ammoniac de Haïfa], nous pourrons l’atteindre. »  Extraits :

Hassan Nasrallah : Concernant l’installation de stockage d’ammoniac à Haïfa, il a été décidé il y a plusieurs jours que les entrepôts d’ammoniac à Haïfa devaient être vidés dans les dix jours. Pourquoi ? Après tout, ces entrepôts d’ammoniac se trouvent là depuis des décennies… Parce que la résistance a évoqué ces entrepôts de stockage et les a comparés à une bombe nucléaire. En outre, il y a un bateau qui transporte l’ammoniac, et le livre dans l’installation de Haïfa et dans d’autres installations. 

J’ai affirmé que l’installation d’ammoniac de Haïfa équivaut à une bombe nucléaire, mais ils ont dit que le bateau qui transporte l’ammoniac en Palestine occupée représente cinq bombes nucléaires. Par où exactement ce navire pourrait-il nous échapper ? Supposons qu’ils vident l’installation de Haïfa… Tout d’abord, peu importe où ils déplacent cette installation de stockage, nous pourrons l’atteindre, avec l’aide Allah. De toute évidence, c’est plus facile [de choisir] Haïfa – il n’y a aucun doute à ce sujet – mais peu importe où ils déplacent cette installation de stockage, nous pourrons l’atteindre. Supposons que vous arriviez à cacher cette installation de stockage. Où cacherez-vous le bateau ? Sous quelle vague le cacherez-vous ? 

Cet ennemi affronte une résistance dotée de capacités, qui a le courage d’utiliser ces capacités dans toute confrontation réelle, c’est pourquoi il prend mille choses en considération. Par conséquent, ils ont décidé de vider l’installation d’ammoniac, et les habitants de Haïfa ont remercié le Hezbollah. « Nous l’exigeons depuis 20-30 ans, mais personne ne nous a écoutés », ont-ils affirmé. 

Aujourd’hui, j’appelle l’ennemi, non seulement à déménager l’installation d’ammoniac de Haïfa, mais aussi à démanteler la centrale nucléaire de Dimona. Ils savent que cette usine est vieille et obsolète. Cette usine est vétuste et en état de délabrement, et elle ne peut résister à une attaque de missiles massive. Ils savent ce qui adviendra d’eux et de leur entité [sioniste] si des missiles frappent cette usine. […]

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 04:23

Le philosophe russe pro-Kremlin Dugin : L’alternative au libéralisme est de revenir au Moyen-Age

Dans une interview sur la chaîne télévisée russe orthodoxe nationaliste Tsargrad, le philosophe pro-Kremlin Alexander Dugin a expliqué sa Quatrième Théorie politique.[1] Dugin a classé les trois théories politiques selon leur ordre d’apparition au 20e siècle : le libéralisme (première théorie), le communisme (deuxième théorie) et le fascisme (troisième théorie). Le fascisme a émergé plus tard que les autres grandes théories politiques et a disparu avant elles. L’alliance entre la première théorie politique (libéralisme) et la deuxième (communisme) et les mauvais calculs politiques d’Adolf Hitler sont responsables de la défaite de la troisième théorie politique. La disparition du fascisme a laissé la voie libre pour les première et deuxième théories politiques, le dualisme de la Guerre froide ayant créé un monde bipolaire qui a duré près d’un demi-siècle. L’effondrement de l’Union soviétique en 1991 a signifié la victoire de la première théorie politique (libéralisme) sur la deuxième (socialisme). Ainsi, à la fin du 20e siècle, le libéralisme demeurait la seule théorie encore vivante.

Dugin a souligné : « Cela signifie que vous pouvez être de droite ou de gauche, vous pouvez soutenir la deuxième ou la troisième théorie, mais seulement dans le cadre de la première théorie. Et c’est la situation qui prévaut actuellement. La première théorie politique n’est plus seulement une théorie parmi d’autres, comme c’était le cas auparavant. Elle fait partie de nous. Nous ne pensons à rien en dehors du libéralisme. Il n’y a plus qu’une seule théorie pour nous. Il est tout simplement inscrit dans la constitution de l’Union européenne que l’UE reconnaît les Etats qui partagent ses valeurs, à savoir le libéralisme démocratique. »

Toutefois, à présent que seul le libéralisme est resté, Dugin soutient qu’il est actuellement devenu évident que toutes les trois théories politiques sont totalitaires, et que le libéralisme peut donc être décrit comme le « porteur de la dernière forme de totalitarisme ». Dugin explique : « Ils [les libéraux] affirment la même chose que les communistes et que les fascistes : si vous êtes libéral, vous avez le droit d’être tout ce que vous voulez dans le cadre du libéralisme et de la démocratie. Si vous êtes en dehors du libéralisme et de la démocratie, alors vous êtes un dangereux extrémiste, un fanatique, un terroriste… » Décrivant la mondialisation, Dugin l’a définie comme « le processus d’imposition de l’affirmation du renforcement totalitaire du libéralisme comme seule idéologie inévitable. On peut dire que la mondialisation est une conséquence ou un processus ».

Cependant, le libéralisme est lui-même devenu de plus en plus décadent. « Le libéralisme d’aujourd’hui est si rongé de l’intérieur qu’il est assez facile de le rejeter maintenant, car il a lui-même reconnu le progrès, la liberté, et le développement comme étant des fictions absolues. Le libéralisme a reconnu qu’il était une sorte d’approche totalitaire particulière. Derrière toutes ces idées de libération, de liberté, d’égalité, d’individualisme, etc. il n’y a rien d’autre que la volonté de puissance », a expliqué Dugin. Par conséquent, pour éviter de régresser vers le communisme et le fascisme, Dugin a suggéré qu’une Quatrième Théorie politique était nécessaire, dont les prémisses reposeraient sur le rejet du post-modernisme, de la société post-industrielle, de la pensée libérale appliquée et du mondialisme. Ainsi, l’une des premières étapes vers une Quatrième Théorie politique est la « réhabilitation mondiale de la tradition ». Dugin, dont la philosophie est influencée par les écrits du philosophe russe mystique Nicolas Berdiaev (1874-1948), [2] a souligné le besoin de revenir au Moyen-Age ou d’y trouver une source d’inspiration. Dans son livre Le nouveau Moyen-Age, Berdiaev analyse la crise de la civilisation européenne au lendemain de la Grande Guerre et de la Révolution russe. Berdiaev nous dit que « l’époque moderne, avec son humanisme raté, est remplacée par une nouvelle époque : ‘le nouveau Moyen-Age’, une époque de ténèbres, de nuit universelle de l’histoire. Berdiaev affirme que cette nuit est positive : dans l’obscurité, qui est un retour à la vie de l’esprit mystérieuse, la destruction infligée par la période précédente de ‘lumière’ sera réparée » [3]. Berdiaev a défini la civilisation médiévale comme une « renaissance en opposition à la barbarie et à l’obscurité qui ont suivi la chute de la civilisation de l’Antiquité, un chaos dans lequel le christianisme seul a incarné la lumière et le principe d’ordre ». [4]

Quant à l’avenir de la Russie, Dugin explique que la seule manière d’assurer sa survie est d’adopter une quatrième théorie qui rejettera le libéralisme occidental, car il n’y a pas de place pour la Russie dans le « meilleur des mondes du globalisme mondial, de la post-modernité et du post-libéralisme ». Dugin affirme : « Le problème est que toute l’histoire russe constitue une argumentation dialectique avec l’Occident et la culture occidentale, une bataille pour l’affirmation (parfois comprise seulement intuitivement) de sa propre vérité russe, de son idée messianique… Les meilleurs esprits russes ont clairement vu que l’Occident se dirigeait vers l’abîme, et aujourd’hui, quand on regarde où l’économie néo-libérale et la culture de la post-modernité ont amené le monde, nous pouvons être tout à fait certains que cette intuition, qui a incité une génération de Russes à chercher des alternatives, était totalement fondée. » Ainsi, selon Dugin, « il est clair que la Russie doit trouver une autre voie. Sa propre voie… Pour que la Russie soit en mesure de se sauver, elle et d’autres, il ne suffit pas d’inventer des moyens techniques ou des stratagèmes malhonnêtes… Dans une telle situation, l’avenir de la Russie dépend directement de nos efforts pour élaborer la Quatrième théorie politique. Si nous examinons localement les variantes qu’un régime mondialisé nous offre avec une rectification superficielle du statu quo, nous n’irons pas loin ; nous perdrons simplement notre temps. »

 

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 04:19

Enfin une vérité - Faisal Al-Qassem : Israël traite mieux ses prisonniers que le régime syrien

 

Faisal Al-Qassem, animateur de la chaîne télévisée Al-Jazeera, a présenté une photo de Samir Quntar, qui a « quitté la prison israélienne avec une bedaine et un doctorat », près de celle d’un détenu syrien décharné. Bachar Al-Assad devrait « traiter les prisonniers et les détenus syriens de la même manière qu’Israël traite ses ennemis dans ses prisons », a-t-il dit. Ses propos ont été diffusés le 14 février 2017. Extraits :

Faisal Al-Qassem : Voici une photo de Samir Quntar, à sa sortie d’une prison israélienne. Il a quitté la prison israélienne avec une bedaine et un doctorat. A côté de lui, se trouve la photo d’un détenu syrien, après avoir été libéré de l’une des prisons d’Assad. Remarquez la différence ! Remarquez la différence ! Je ne défends pas les prisons israéliennes, mais malheureusement, c’est la situation. Les gens disent : « Ô Bachar Al-Assad, ô parti Baath, traitez les prisonniers et les détenus syriens de la même manière qu’Israël traite ses ennemis dans ses prisons, comme Samir Quntar et d’autres. »

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 02:28

AQMI diffuse une vidéo menaçant la France

Le 16 février 2017, Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a posté une vidéo en hommage à son commandant, Abou Al-Nur Al-Andalusi, alias Zakariyya Mohammed Said, tué par les forces françaises au Mali en février 2016.

La vidéo de 20 minutes, postée sur la chaîne Telegram d’AQMI, (1) retrace le cheminement d’Al-Andulasi vers le djihad, sur la base de témoignages de plusieurs camarades djihadistes qui apparaissent dans la vidéo.

Selon le camarade djihadiste Said Al-Maghrebi, Al-Andalusi viendrait de la « ville occupée par les chrétiens espagnols » Melilla, au nord du Maroc. Al-Maghribi raconte qu’ils se sont connus à Melilla et ont émigré ensemble au Mali.

Said Al-Maghrebi.

Al-Andalusi serait arrivé au Mali en 2012, après la prise de plusieurs villes du nord du Mali (Azawad) par des insurgés. En conséquence, des forces maliennes et françaises ont lancé une série de campagnes militaires pour reprendre la zone d’insurrection.

La vidéo présente les aptitudes militaires et de commandement d’Al-Andalusi, et notamment sa passion pour les formations militaire et les opérations contre les « Croisés » [forces françaises]. Al-Andalusi aurait attaqué les forces françaises à l’aéroport de Tombouctou.

Al-Andalusi a été tué avec d’autres djihadistes, dont un commandant égyptien du nom de Marwan Al-Masri, par des frappes aériennes françaises.

Abou Abdallah Al-Tunisi.

Un combattant tunisien se faisant appeler Abou Abdallah Al-Tunisi livre un message à la fin de la vidéo, menaçant la France de venger la mort d’Al-Andalusi et de ses camarades : « J’envoie d’ici un message à la France croisée : [Comprenez]…  que son sang et celui de ses frères locaux et étrangers, répandu sur cette terre bien-aimée… n’aura pas été versé en vain. »

Ceci est un extrait de document JTTM (Jihad and Terrorist Threat Monitor) réservé aux services abonnés. Pour plus d’informations, contacter contact@memri.fr.

Note :

(1) Telegram, 16 février 2017.

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 02:26

Le quotidien libanais Al-Akhbar attaque la coordinatrice spéciale de l’ONU au Liban pour son opposition aux armes du Hezbollah

Le 11 février 2017, dans une interview diffusée sur la chaîne égyptienne CBC, le président libanais Michel Aoun défendait la possession d’armes par le Hezbollah : « Tant que des terres [libanaises] sont occupées par Israël, et tant que l’armée [libanaise] ne sera pas assez forte pour combattre Israël, nous aurons le sentiment que les armes de la résistance sont vitales pour compléter celles de l’armée […] Les armes du Hezbollah ne mettent absolument pas en cause l’Etat et sont un élément essentiel de la défense du Liban. » [1]

Les déclarations d’Aoun ont suscité les critiques de la coordinatrice spéciale pour le Liban, Sigrid Kaag, qui a tweeté le 13 février : « Rappeler la résolution SCR 1701 est vital pour la stabilité et la sécurité du Liban. La résolution appelle au désarmement de tous les groupes armés. Pas d’armes en dehors du contrôle de l’Etat. » [2] Kaag a ensuite déclaré au quotidien libanais Al-Nahar que les commentaires d’Aoun étaient préoccupants et qu’elle avait l’intention de solliciter un entretien avec lui à ce sujet.[3]

Le lendemain, le 14 février, le quotidien libanais Al-Akhbar comportait un article de l’éditorialiste Hassan Aliq, connu pour son soutien au Hezbollah, intitulé « Sigrid Kaag, taisez-vous ! », qui lui reprochait son opposition aux armes du Hezbollah. Dans cet article, il lui demandait de « se taire », allant jusqu’à écrire : “Etranglez-vous de rage”. Il ajoutait que Kaag, à l’instar des autres diplomates occidentaux au Liban, était mécontente de constater que le régime libanais se voyait dirigé par une figure puissante comme Aoun, qui refuse de s’incliner et s’exprime avec franchise. Le Hezbollah, précisait-il, est devenu « une force régionale importante » qui se développe de jour en jour, accumule des armes, possède des armes qui changent la donne, opère au sud du Litani et n’a que faire de la résolution 1701 du Conseil de sécurité. Il ajoutait que les Libanais soutienent la force croissante du Hezbollah et « seraient déçus de la résistance si elle obtenait moins qu’une bombe nucléaire ». Extraits : [4]

Le Liban est attrayant pour les consuls. Il abrite une armée de politiciens, de gens qui aspirent à devenir ministres ou députés, d’hommes d’affaires, de religieux, hommes de médias, personnalités, intellectuels, etc. – qui vouent un culte aux consuls [étrangers] et tirent leur force uniquement de leur [position au service des] ambassades étrangères [au Liban]. Rien n’a de valeur à leurs yeux, si cela ne provient pas [de quelque] grande puissance. Ils affirment que l’ancien ambassadeur de France à Beyrouth, Bernard Emié, a sombré dans une profonde dépression après [son renvoi du Liban] et sa réassignation comme ambassadeur en Turquie. [Tout cela parce] qu’à Beyrouth, Emié a fait équipe avec [l’ancien ambassadeur américain au Liban] Jeffrey Feltman, pour faire en sorte que le régime de Beyrouth [agisse selon leur volonté] après le retrait syrien du Liban. Il était l’invité d’honneur dans d’innombrables réunions et banquets. Personne ne le contredisait. Il était au-dessus de la constitution [libanaise], et son influence dépassait celle de la loi. La différence entre lui et tout haut-commissaire ayant dirigé le Liban avant 1943 ne tient qu’à leurs fonctions officielles. A l’inverse, en Turquie, il est strictement un ambassadeur qui représente les intérêts de son pays, sans serviteurs, sans cortège d’automobiles et sans applaudissements pour accompagner son arrivée lors des réunions. Il ne reçoit pas de cadeaux, n’est pas invité [aux événements officiels] et aucun politicien n’est prêt à tout simplement pour recevoir une recommandation de « Son éminence », pour que son nom soit inclus sur la liste des gens qui recevront quelque Ordre du Mérite du Palais de l’Elysée.

Le poids de l’ambassadeur américain à Beyrouth est plusieurs fois supérieur à celui de l’ambassadeur français. C’est un véritable Dieu aux yeux de nombreux politiciens. L’ambassadeur de Grande-Bretagne et le représentant de l’UE sont traités eux aussi, au bas mot, comme des prophètes. Ces dernières années, à la liste des personnalités adulées [au Liban] s’est ajouté le coordinateur spécial de l’ONU [pour le Liban]. Cette même ONU, qui n’a aucun pouvoir véritable dans le monde, possède un haut-commissaire au Liban qui se rend du domicile d’un politicien [libanais] à un autre, d’un ministère à une administration, et d’une association à une autre, sans que quiconque ne l’arrête… Parce qu’il s’agit du Liban, le coordinateur spécial de l’ONU devient un haut- commissaire au plein sens du terme. Sigrid Kaag occupe actuellement cette fonction. Les commentaires du président Michel Aoun il y a deux jours [le 11 février] concernant le rôle de la résistance [le Hezbollah] au Liban ont irrité [Kaag], qui nous a rappelé la Résolution 1701 [du Conseil de sécurité de l’ONU] et les paroles habituelles et creuses sur le « désarmement de tous les groupes armés ».

Cette dame, qui n’aborde jamais les violations israéliennes de la souveraineté libanaise ou l’occupation de la région de Jaroud Arsal par l’Etat islamique, et qui fonctionne comme une employée de très bas échelon de l’administration américaine, qui s’oppose au renforcement de l’armée libanaise, a affirmé au site [du quotidien libanais] Al-Nahar [le 13 février] que les propos d’Aoun étaient « préoccupants ». Elle a ensuite démenti sur la [chaîne d’information libanaise] LBCI avoir fait des commentaires sur les remarques d’Aoun.

Disons la vérité : Les remarques d’Aoun sont effectivement préoccupantes [pour eux]. Pour la première fois en une décennie, la communauté internationale rencontre un officiel libanais de ce niveau, qui parle franchement…

Mais en vérité, nous devons remercier Kaag pour son courage. Hier, elle a pris sur elle-même de s’exprimer au nom de ses collègues américains, britanniques, français et européens qui sont mécontents d’Aoun et de ses positions, et qui s’opposent à tout ce qui touche à la possibilité même de construire un Etat fort au Liban. Cela parce qu’il vaut mieux pour eux [que le Liban] reste un domaine [privé] et soumis, nécessitant leur protection et rien de plus.

Mme Kaag, merci de votre courage, mais vous pouvez vous étrangler de rage. La résistance libanaise est devenue une importante force régionale. Ses capacités augmentent de jour en jour en termes d’armement, d’équipement et de personnel, et également en termes d’armes capables de changer la donne, tant au nord qu’au sud du Litani. Quant à la Résolution 1701 – c’est le dernier de nos soucis. En fait, on peut supposer que les membres de la résistance qui ont creusé les sites de missiles ont oublié jusqu’à l’existence de [la Résolution 1701] ou qu’ils ne s’en sont jamais souciés. La seule chose qui leur importe, en tant que défenseurs de la sécurité de notre pays, est d’accroître la puissance de notre résistance. De nombreux Libanais seront mécontents si la résistance obtenait moins qu’une bombe nucléaire.

Mme Kaag, ce pays est très différent de ce que vous croyez. Il y a ici des gens qui pensent que c’est une nation indépendante et souveraine, y compris celui qui dirige le pays, Michel Aoun.

Mme Kaag, parlez joliment ou bien taisez-vous.

Notes :

[1] Al-Mustaqbal (Liban), 12 février 2017.

[2] Twitter.com/SigridKaag, 13 février 2017.

[3] Al-Nahar (Liban), 13 février 2017.

[4] Al-Akhbar (Liban), 14 février 2017.

 

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 02:21

Activité suspecte sur les médias sociaux : Sympathisant francophone de l’EI faisant l’éloge du terrorisme

Le rapport suivant rassemble des données glanées sur un compte de médias sociaux révélant une activité liée au terrorisme.

Plateforme : Facebook

Type de compte : Supporter de l’EI. A exprimé son soutien direct à l’EI. A partagé et publié des contenus de l’EI provenant de sources officielles de l’EI.

Menaces : Exprime sa haine envers les chiites, les Juifs et les Kurdes.

Activité virtuelle :

ll commence à publier début 2017. Manifeste son intérêt pour différents types d’armes, dont des armes lourdes, ainsi que pour les arts martiaux. Est ami sur Facebook de plusieurs supporters et agents de l’EI. A partagé et rédigé des contenus en turc.

Début 2017, il publie un poème glorifiant l’EI et exprimant le désir de le rejoindre. Peu après, il poste la bannière d’une vidéo de l’EI encourageant le terrorisme en Occident. Postant par la suite une photo de fusil, il appelle à ne pas se laisser impressionner par qui que ce soit d’autre qu’Allah.

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 18:22

e cheikh libanais Bilal Duqmaq : L’EI n’est pas entièrement mauvais

Dans une émission diffusée sur la chaîne télévisée libanaise Al-Jadeed, le cheikh sunnite Bilal Duqmaq a déclaré être « d’accord avec [l’Etat islamique] sur certaines théories et questions religieuses ». L’émission était présentée sous forme d’interrogatoire ; le présentateur brandissait un faux pistolet sur son invité et l’interrogeait : « Êtes-vous un tueur ? Oui ou non ? » A la question de savoir s’il considèrait l’EI comme une organisation terroriste ou islamique, Duqmaq a déclaré qu’il y avait « un terrorisme louable et un terrorisme répréhensible ». Puis le présentateur lui remit le faux pistolet en déclarant : « Quand j’ai affaire aux ennemis d’Allah, je préfère leur mettre une balle dans la tête. » L’émission a été diffusée le 1erfévrier 2017. Extraits :

Animateur (un faux pistolet à la main pointé sur l’invité) : Répondez à la question suivante, cheikh…

Cheikh Bilal Duqmaq : Vous sentez-vous important avec un pistolet à la main ?

Animateur : Quand pensez-vous que l’EI vous tirera dessus, comme ça ?

Bilal Duqmaq : Par Dieu, l’EI pourrait le faire. Je n’écarte pas cette possibilité. J’ai reçu beaucoup de menaces…

Animateur : de l’EI ?

Bilal Duqmaq : Oui.

Animateur : Mais ne représentez-vous pas l’EI ?

Bilal Duqmaq : Bien sûr que non.

Animateur : Répondez-moi, s’il vous plaît. Ne représentez-vous pas l’EI ?

Bilal Duqmaq : Non. C’est vrai, je suis d’accord avec eux sur certaines théories et questions religieuses, mais je n’accepte pas leurs pratiques ou la manière dont ils gouvernent les musulmans. Je reçois des menaces de l’EI.

Animateur : Vous êtes un tueur.

Bilal Duqmaq : Moi ? Un tueur ?

Animateur : Répondez-moi.

Bilal Duqmaq : Non, je ne suis pas un tueur.

Animateur : Vous êtes…

Bilal Duqmaq : Je veux tuer, mais je ne suis pas un tueur.

Animateur : Vous voulez tuer ?

Bilal Duqmaq : Bien sûr.

Animateur : Etes-vous un tueur ? Oui ou non ?

Bilal Duqmaq : Bien sûr que non. […]

 

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 18:19

L’EI lance une campagne appelant à tuer d’éminents savants musulmans comme Youssouf Al-Qaradawi, le mufti saoudien Abdel Aziz Aal Al-Sheikh et l’ancien grand mufti égyptien Ali Guma

Ces derniers jours, des propagandistes et partisans de l’Etat islamique (EI) ont lancé une vaste campagne organisée contre d’éminents cheikhs musulmans du monde arabe et d’Occident, accusés de collaborer avec les régimes arabes et avec la coalition internationale qui combat l’EI. Cette campagne, intitulée « Combattez les chefs de la mécréance » (citation du Coran 9:12) vise explicitement des figures de premier plan, comme le cheikh égyptien Youssouf Al-Qaradawi, le grand mufti d’Arabie saoudite Abd Al-Aziz Aal Al-Sheikh, l’ancien grand mufti d’Egypte Ali Guma, le grand mufti d’Irak Mahdi al-Sumaidaie et le grand mufti de Syrie Ahmad Hassoun, des prédicateurs populaires de chaînes satellites comme Mohammed Al-Arifi (Arabie saoudite), des cheikhs liés aux Frères musulmans et à Al-Qaïda, ainsi que des religieux connus en Occident, tels que le cheikh australien Shady Al-Suleiman et le cheikh basé aux Etats-Unis Omar Suleiman.

Le 9 février 2017, les chaînes Telegram affiliées à l’EI ont diffusé une affiche annonçant ainsi le lancement de la campagne : « Important et urgent : tous les partisans de l’Etat islamique participant à la campagne doivent appeler à tuer les savants du mal qui soutiennent la campagne croisée contre l’Etat islamique ».

 

Affiche annonçant le lancement de la campagne. [1]

Dans le cadre de cette campagne, l’EI a posté deux vidéos officielles attaquant les « savants du mal », accusés de servir les régimes apostats et de justifier les attaques contre les musulmans, et appelant les moudjahidines et les loups solitaires du monde entier à les prendre pour cibles. En outre, les partisans de l’EI et ses médias ont diffusé des articles, des affiches et des vidéos contre ces religieux, qualifiés d’« ennemis de l’Etat islamique ». Le média affilié à l’EI Al-Battar a posté une liste de cibles incluant 35 cheikhs, dontdes cheikhs de l’establishment saoudien, mais aussi des figures liées aux Frères musulmans et à Al-Qaïda.

Vidéos officielles de l’EI

Les vidéos officielles de l’EI mises en ligne dans le cadre de la campagne, sous le titre « Des agents et non des cheikhs » et « Combattez les chefs de la mécréance », ont été produites par la province de Ninive de l’EI en Irak et la province Al-Khair de l’EI en Syrie, respectivement, [2] et comportent des messages du même type, à savoir : les cheikhs proches de l’establishment dans les pays arabes sont des « traîtres », des « agents », des « ânes », dont les fatwas sont utilisées par les régimes tyranniques dans le monde arabe et en Occident pour attaquer et tuer des musulmans ; ces cheikhs sont en réalité pires que les tyrans et les croisés eux-mêmes, car ils permettent de verser le sang de leurs coreligionnaires musulmans ; ils vivent dans le luxe et profitent de grandes richesses tout en recherchant leurs propres intérêts et ceux des tyrans arabes et des croisés ; ils incitent les musulmans à la haine de l’Etat islamique et des pieux moudjahidines monothéistes qui combattent pour défendre leur propre peuple.

Ces vidéos opposent ces religieux aux « véritables » érudits musulmans à travers les générations, qui ont dirigé la communauté musulmane, n’ont jamais trahi les valeurs de l’islam et appellent les moudjahidines à faire du meurtre de ces savants du mal leur priorité.

 

Montage montrant Youssouf Al-Qaradawi en feu, tiré d’une vidéo de la province de Ninive.

Les vidéos incluent des images des cheikhs pris pour cibles, comme ceux susmentionnés, ainsi que des images filmées par l’EI montrant les dommages et les carnages causés par les frappes aériennes de la coalition en Irak, en Syrie et ailleurs, dont ces cheikhs sont accusés d’être les complices.

Dans la vidéo d’Al-Khair, le narrateur affirme que les religieux de l’establishment « non seulement soutiennent les tyrans, mais constituent les piliers les plus importants de leurs régimes », ajoutant : « Ceci est un message aux monothéistes, aux lions solitaires dans la Péninsule arabe, en Egypte, en Irak, à Al-Sham [Syrie], dans le Maghreb islamique [Afrique du Nord], le Caucase, le Khorasan [Afghanistan], en Afrique occidentale, en Europe et ailleurs. Chargez-vous de cette tâche, car ces ânes nuisent aux moudjahidines, combattent l’islam et aident les apostats, et leur mal n’aura pas de fin tant qu’ils n’auront pas été abattus. Les soldats du Califat font face à une campagne croisée soutenue par les apostats et par ceux qui s’écartent [du droit chemin], tandis que ces Balaam [3] sont assis dans des chambres à air climatisé, maudissant les moudjahidines et soutenant les polythéistes. Débarrassez-nous de leur mal, frappez-les et tuez-les en toute priorité, même si [vous devez les prendre pour cibles] chez eux, dans leurs familles. N’ayez aucune pitié ou compassion pour eux, car ce sont des soldats loyaux et des esclaves de la coalition croisée ! »

 

Le prédicateur australien Shady Suleiman.

Un autre orateur qui apparaît dans la vidéo, dénommé Abou Omar Al-Lubnani, appelle les étudiants en religion à suivre l’exemple des grands cheikhs de l’islam et des grands érudits modernes, comme le défunt Abou Moussab Al-Zarqawi, chef du mouvement précurseur de l’EI, Al-Qaïda en Irak, et Abou Mohammed Al-Adnani, ancien porte-parole de l’EI, abattu l’an dernier.

Dans la vidéo de Ninive, l’orateur, « Abou Abd Al-Bar Al-Iraqi », déclare : « Les savants du mal sont des ennemis et leur impureté est grande. Les tuer est très bénéfique et c’est une grande bénédiction. » Un autre orateur, « Abou Nawras Al-Iraqi », déclare que les « savants du mal » sont des « imposteurs » qui versent des larmes de crocodile sur les musulmans tués en Irak et en Syrie mais en réalité ne s’en soucient pas. Un orateur au visage masqué déclare qu’une nouvelle ère est arrivée et que les musulmans comprennent la signification du djihad et peuvent déterminer la différence entre les moudjahidines qui combattent pour Allah et les « savants du mal » qui poursuivent leur propre intérêt et celui des « tyrans et des criminels ».

La vidéo fait aussi l’éloge des cheikhs qui combattent aux côtés des moudjahidines, parfois jusqu’au sacrifie de leur vie, comme le cheikh Bilal Al-Masri, qui a mené une opération suicide contre les forces armées irakiennes, ou le religieux Fares Al-Mosuli, mort en combattant à Mossoul. La vidéo oppose Al-Mossouli à son enseignant, un cheikh qui servait dans la police militaire irakienne et qui a « vendu son âme au parti Baath ».

 

Affiche publiée dans le cadre de la campagne, montrant Obama, Trump, le roi d’Arabie Saoudite et l’émir du Qatar, légendée « Combattre les chefs de la mécréance », appelant à viser les cheikhs qui sont au service de ces dirigeants. [4]

Al-Battar poste une liste de cheikhs à abattre

Dans le cadre de sa campagne, le média affilié à l’EI Al-Battar a posté une liste de 35 cibles parmi les religieux de différents courants musulmans. Parmi eux, d’éminents cheikhs saoudiens faisant partie de l’establishment religieux wahhabite du royaume, tels que le grand mufti Abd Al-Aziz Aal Al-Sheikh ; l’ancien chef du Conseil judiciaire suprême d’Arabie saoudite, Saleh Al-Luhaidan ; l’imam de la Grande mosquée de la Mecque, Abd Al-Rahman Al-Sudais, et le savant de renom Saleh Al-Fawzan. La liste inclut cependant également des prédicateurs populaires, souvent invités dans les médias, comme le saoudien Mohammed Al-Arifi, des cheikhs proches d’Al-Qaïda comme Hani Al-Sibai et Tareq Al-Halim, et le prédicateur koweïtien Nabil Al-Awadi, entre autres.[5]

 

La liste noire d’Al-Battar.

Un partisan de l’EI appelle les loups solitaires à viser des cheikhs sur les campus universitaires

Dans le cadre de la campagne, il se trouve un article intitulé « Viser les barbes-à-louer est un acte béni », écrit par une sympathisante de l’EI se faisant appeler « La sœur de quelqu’un qui a prêté allégeance à l’Etat islamique ». Elle y appelle les partisans de l’EI à viser les cheikhs : « Béni soit l’Etat islamique pour avoir attiré les imams du terrorisme dans l’arène du combat. Désormais, aucun d’eux n’aura d’excuse pour persister [dans son erreur]. Mes amis partisans [de l’EI], soyez persévérants et fermes ! Aidez votre Etat à démasquer ces cheikhs. Sachez que c’est un péché de dissimuler leur hérésie. Aidez les gens à ouvrir les yeux… en diffusant les vidéos, les affiches et les articles [publiés] par les médias qui soutiennent l’Etat du Califat, car c’est un petit effort pour vous… Mes frères les moudjahidines, les lions qui [agissent] seuls ou au sein d’une organisation : visez-les et mettez fin au mal qu’ils diffusent parmi les musulmans. Les prendre pour cibles est facile pour ceux qu’Allah aide. Ils sont présents sur les [campus] universitaires, alors assiégez-les, prenez pour cibles leurs voitures [en y plaçant] des bombes magnétiques, tendez-leur des embuscades partout, en leurs maléfiques demeures de prière et leurs honteux conseils, leurs clubs et leurs conférences, et ne craignez pas les accusations des accusateurs…

Puisse une terrible catastrophe frapper ceux qui mentent et qui répandent des calomnies, qui sont hostiles aux combattants sur le front, incitent à la haine contre l’Etat du Califat et le combattent, et conduisent et bénissent les armées [qui le combattent]. Ils doivent savoir que les couteaux des lions solitaires ne seront pas loin d’eux, tant qu’ils ne se repentiront pas de leurs erreurs et de leurs tromperies. Nous venons vous massacrer… Attendez-nous, ô esclaves du caprice, du dinar et du dirham ! »[6]

Lien vers l’article en anglais

Notes :

[1] Telegram.me/wakalat nasher news 7, 9 février 2017.

[2] La vidéo de Ninive, d’une longueur de 23 minutes, a été mise en ligne sur la chaîne Telegram affiliée à l’EI Nasher News (telegram.me/wakalat nasher news 7) le 10 février 2017 ; la vidéo d’Al-Khair, d’une longueur de 25 minutes, a été mise en ligne le 11 février sur la même chaîne.

[3] Epithète désignant les cheikhs qui répandent des mensonges, inspiré du personnage biblique de Bilaam.

[4] Telegram.me/Wilayat Bait Al-Maqdis, 9 février 2017.

[5] Telegram.me/Mu’sassat Al-Battar, 10 février 2017.

[6] Telegram.me/Mu’asassat Al-Wafa’, 10 février 2017.

 

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