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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 13:20

Sermon du vendredi en Californie : l’imam Ammar Shahin cite un hadith antisémite, prie pour l’anéantissement des juifs et appelle à libérer la mosquée Al-Aqsa de leur « souillure »

 

Le 21 juillet, le prédicateur américain Ammar Shahin, né en Egypte, a prononcé un sermon du vendredi au Centre islamique de Davis, au nord de la Californie, où il occupe la fonction d’imam. Il a cité un hadith antisémite selon lequel les musulmans combattront les juifs au Jour du Jugement et prié Allah de « libérer la mosquée Al-Aqsa de la souillure des juifs », de « les anéantir jusqu’au dernier » et de n’en épargner aucun. « Ô, Allah, permets que cela s’accomplisse par nos mains. Permets-nous de jouer un rôle la-dedans », a-t-il imploré dans son sermon, mis en ligne sur la chaîne YouTube de Davis Masjid. L’imam Shahin, titulaire d’une licence en études islamiques obtenue en Egypte, s’est rendu en 1999 aux États-Unis, où il a obtenu un diplôme en génie informatique. Il est instructeur à l’Institut islamique Zidni, organisation basée en Californie qui enseigne l’islam sunnite en Occident. Extraits :

Ammar Shahin : Allah ne modifie pas la situation des gens « tant qu’ils n’ont pas modifié leur propre situation ». Le prophète Mohammed a dit : « Le Jour du Jugement ne viendra pas tant que les musulmans n’auront pas combattu les juifs et que les juifs ne se seront pas cachés derrière des pierres et des arbres, et {alors] les pierres et les arbres diront : ‘ô musulman, ô serviteur d’Allah’… » Ils ne diront pas : ô Egyptien, ô Palestinien, ô Jordanien, ô Syrien, ô Afghan, ô Pakistanais…

Le prophète Mohammed dit que le temps viendra, [mais que] la Dernière Heure n’arrivera pas tant que les musulmans n’auront pas combattu les juifs. Nous ne dirons pas si [tout] cela se produira en Palestine ou ailleurs. Jusqu’à ce qu’ils se battent… Et quand cette guerre éclatera, ils courront se cacher derrière chaque pierre, maison, mur et arbre. La maison, le mur et les arbres appelleront les musulmans. Ils diront : ô musulman… Ils ne diront pas : ô Palestinien, ô Egyptien, ô Syrien, ô Afghan, ô Indien… Non, ils diront : ô musulman. Lorsque les musulmans reviendront… « Viens, il y a quelqu’un derrière moi », hormis l’arbre Gharqad, qui est l’arbre des juifs.  Hormis un certain arbre qu’ils font pousser aujourd’hui en Palestine, dans cette région, mis à part ce type d’arbres, qu’ils font pousser aujourd’hui… C’est l’arbre qui ne parlera pas aux musulmans. […]

Ô Allah, soutiens la mosquée Al-Aqsa et le reste des terres musulmanes. Ô Allah, libère la mosquée Al-Aqsa de la souillure des juifs. Ô Allah, détruis ceux qui ont fermé la mosquée Al-Aqsa. Ô Allah, fais-nous voir le jour noir que Tu leur infligeras, et les merveilles de Tes capacités. Ô Allah, compte-les un à un et anéantis-les jusqu’au dernier. N’en épargne aucun. […]

Ô Allah, libère la mosquée Al-Aqsa. Ô Allah, fais en sorte que cela s’accomplisse par nos mains. Permets-nous de jouer un rôle. Ô Allah, permets-nous de les soutenir en paroles et en actions. Ô Allah, permets-nous de les soutenir en paroles et en actions. Ô Allah, permets-nous de les soutenir en paroles et en actions.

 

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 13:16

Plus de la moitié de la bataille : sur les médias et l’idéologie

Par Alberto M. Fernandez *

Alors que la déclaration du chef d’Al-Qaïda Ayman Al-Zawahiri selon laquelle « nous sommes dans une bataille, et plus de la moitié de cette bataille se déroule sur le champ des médias » est peu connue, on oublie souvent qu’elle figurait dans une lettre adressée au dirigeant d’Al-Qaïda en Irak, Abou Mousaab Al-Zarqawi, qui avait soigneusement ignoré les conseils de minimiser les images de massacre et avait en fait préparé le terrain pour la future propagande poids-lourd  de l’Etat islamique (EI).

Les mouvements fortement idéologisés et révolutionnaires dépendent des médias, et le développement du mouvement djihadiste mondial ne peut être séparé de l’apparition des médias mondialisés ; en fait, les deux sont intimement liés. Etant donné mon intérêt profond pour l’idéologie, tant dans les médias que dans la politique et la religion, j’ai eu l’immense chance d’avoir travaillé pour le Middle East Media Research Institute au cours des deux années suivant ma retraite du Département d’Etat américain. A MEMRI, j’ai bénéficié d’une grande liberté pour écrire et aborder les questions qui m’intéressent, dans un environnement stimulant, libre de toute langue de bois politique. La focalisation de MEMRI sur le discours des extrémistes, islamistes ou djihadistes, et sur celui des réformateurs et des progressistes, correspond étroitement à mes propres domaines d’intérêt. Quel que soit le succès dont bénéficie MEMRI depuis presque 20 ans, il ne couvre pas tout, et ne peut le faire, mais il couvre certains des développements les plus importants dans la région, dans les mots et avec les voix originales de ses gens.

Alors que je m’apprête dans un futur proche à assumer la tâche d’un média en langue arabe financé par les Etats-Unis, en tant que président de Middle East Broadcasting Networks (MBN), c’est le moment opportun de réfléchir sur le défi des médias et de l’idéologie dans la région, non seulement pour MBN ou pour les Etats-Unis, mais pour la région elle-même.

Cela serait un cliché de se contenter de dire que la région est en évolution. Les convulsions déchaînées par le Printemps arabe se poursuivent, même s’il semble que les régimes autoritaires ont gagné ce round. Si les régimes autoritaires sont presque partout victorieux, ils paraissent plus faibles que jamais. Les islamistes et les djihadistes ont perdu quelque peu de leur éclat, et pourtant, ils demeurent l’idéologie et l’alternative politique aux régimes autoritaires au pouvoir par défaut. Tant les régimes que leurs critiques les plus virulents sont pour la plupart profondément anti-progressistes et autoritaires dans leurs convictions, et les pathologies sociales qui ont conduit au développement des deux tendances sont largement intactes. Si les voix progressistes, réformatrices, laïques et hétérodoxes de toutes sortes existent, elles sont très loin derrière ces deux blocs opposés, et sont souvent étouffées ou ignorées, lorsqu’elles ne sont pas physiquement broyées.

En ce qui concerne les médias régionaux, ils sont presque entièrement entre les mains des mêmes gens, des mêmes régimes brutaux et des idéologues tout aussi brutaux qui cherchent à les remplacer. Les voix islamistes prolifèrent, souvent financées par des régimes qui se disent amis de l’Occident.  L’une des ironies de la crise actuelle au Qatar est que tant le Qatar que les gouvernements déployés contre lui ont soutenu, et continuent de soutenir, directement ou indirectement, les voix fanatiques qui diffusent un poison communautaire et des fantasmes politiques. Il est vrai qu’il y a des ombres et des nuances, évidemment. On a plus de chances de rencontrer une voix progressiste sur Al-Arabiyya ou sur Sky News Arabia que sur Al-Jazira, même si les informations islamistes, apologistes du régime ou biaisées, affluent partout.

Le Printemps arabe et la crise du Golfe ont, toutefois, approfondi l’enjeu de la crédibilité des dirigeants des médias du Moyen-Orient comme jamais auparavant. Alors que la polarisation politique et communautaire s’approfondit, sans qu’on en voie la fin, un fossé médiatique et politique béant s’ouvre, qui pourrait être comblé par d’autres voix.

La télévision Al-Hurra ne représente pas, actuellement, cette voix alternative, même si elle pourrait endosser un tel rôle. Si elle a accompli un travail récent et appréciable de programmation anti-EI, les problèmes de la région dépassent même ce groupe, et n’ont été pleinement abordés par aucun média.

Certains objecteront qu’une station financée par les Etats-Unis ne jouira jamais de la crédibilité nécessaire dans la région. Je ne suis pas de cet avis. Je dirais que cela dépend de ce que fait réellement cette station. Au regard de mon expérience dans la région, il existe un intérêt constant pour une meilleure compréhension des Etats-Unis, même si nombreux sont ceux qui les comprennent mal ou les haïssent. Le défi d’un média financé par les Etats-Unis ne tient pas, selon moi, au fait qu’il est américain, mais plutôt qu’il ne l’est pas assez.

Certaines décisions récentes de la Cour suprême en sont un bon exemple. Les décisions concernant la liberté religieuse et la liberté d’expression autant d’occasions sur mesure de montrer aux publics moyen-orientaux la notion américaine de liberté, qui est très différente de celle que l’on trouve en Europe occidentale, sans parler de celle de la région.

La coalition électorale qui a porté le président Trump au pouvoir et les questions telles que la crise des opioïdes, sont d’autres moyens pertinents d’aborder certains des motifs de la déconnection grandissante entre les élites arrogantes et les masses. Les articles courageux, sans retenue, d’un journaliste comme Chris Arnade ou Salena Zito pourraient avoir un grand intérêt pour les populations régionales. Il en va de même pour des voix telles que celles des journalistes arabo-américains vétérans comme Hisham Melhem, qui peuvent parler avec la même pénétration et la même verve des problèmes de la région et de la société et de la culture américaines.

Et si un télédiffuseur américain devait doubler la mise sur le contenu américain, de très nombreux sujets dans la région, qui méritent d’être exposés au grand jour, sont peu couverts ou pas couverts du tout. La bigoterie et l’intolérance ancrées dans la région, qui ne sont pas liées à l’EI, à Al-Qaïda ou aux protégés de l’Iran, en sont un exemple. Les sujets concernant les droits civils liés à la discrimination raciale, sexiste, ethnique ou religieuse en sont un autre. Tout comme le combat des pauvres, qu’ils soient des indigènes ou des travailleurs étrangers venus d’Asie du Sud ou des Philippines, maltraités dans le Golfe ou au Liban. Ou encore la question de la corruption endémique dans la région, partout, chez nos amis comme chez nos ennemis.

Un télédiffuseur américain a également le devoir de mettre en lumière ces voix marginalisées ou étouffées dans un environnement médiatique dominé par les régimes et par les islamistes. Si un télédiffuseur américain n’est pas le lieu de refuge privilégié des voix progressistes, réformatrices, laïques et libres-penseuses de la région, qui le sera ? J’espère qu’un tel espace inclura également le meilleur de la pensée politique occidentale éprise de liberté et humaniste, de l’esprit du Fédéraliste à Thoreau et à Dorothy Day, en passant par Hayek et Kirk.

Aucune de ces idées n’est particulièrement radicale. Elles sont, en fait, ancrées dans la législation originelle de 1994 sur la télédiffusion américaine.  « Des informations fiables et faisant autorité » doivent être accompagnées d’articles exhaustifs sur la politique du gouvernement américain, sur la diversité (y compris politique) et sur la richesse de la vie américaine, et sur « une variété d’opinions et de voix provenant de régions et de pays particuliers, empêchés de s’exprimer par la censure ou par la répression de leurs compatriotes ».

Une telle identité résolument pro-américaine, audacieuse et passionnée dans sa défense des valeurs universelles, peut encore jouir d’un pouvoir bien réel. Elle est plus que jamais nécessaire alors que des personnalités autoritaires et agressives d’Iran, de Russie et de Chine rejoignent le chœur du monde arabe.

Une telle approche devient encore plus importante alors que la menace djihadiste évolue et persiste dans la région. Le défi idéologique est bien plus important que celui de l’EI, ou même d’un Al-Qaïda durable et changeant, et exige une approche multi-facettes. La pensée de théoriciens tels qu’Islam Behery ou Sayyid Al-Qimni, ou celle d’un acteur politique comme Bassem Youssef, serait encore plus puissante dans un espace médiatique en langue arabe, où elle serait vraiment libérée.

Le discours des réformateurs et des progressistes musulmans – les vrais – deviendra encore plus important au cours des années à venir, car certains dans la région se réveillent d’un long cauchemar autoritaire ou djihadiste et sont désespérément à la recherche d’autres options. Faire connaître ceux qui fuient aujourd’hui l’EI n’est que la première étape d’une longue lutte. La lutte sur le champ de bataille n’est que la première escarmouche dans un conflit crépusculaire impliquant les esprits, la volonté et l’âme de nos adversaires et des nôtres. Défaire et subvertir le discours idéologique du djihad est une tâche encore naissante qui exigera le même type d’engagement et de persévérance nourris par des décennies d’extrémistes.

 

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 23:27

Jour de colère pour Al-Aqsa : selon le mufti de l’Autorité palestinienne, « la prière de ceux qui entreront en passant par les détecteurs de métaux sera nulle et non avenue »

Des personnalités de toutes les organisations palestiniennes ont appelé à un Jour de colère pour défendre Jérusalem et Al-Aqsa, le 21 juillet 2017. Cet appel est venu en réaction à l’installation par la police israélienne de détecteurs de métaux à l’entrée du complexe de la mosquée Al-Aqsa, suite à l’attentat à l’arme à feu du 14 juillet perpétré par trois Arabes israéliens, tous membres de la famille Jabarin d’Oum El-Fahm.

Les chefs religieux de l’Autorité palestinienne (AP) mènent le combat pour faire retirer les détecteurs de métaux. Ils ont appelé la population à venir en masse prier à l’entrée du complexe d’Al-Aqsa, pour protester contre les mesures de sécurité prises par Israël. Le mufti de l’AP a affirmé que « la prière de quiconque entrera dans la mosquée Al-Aqsa en passant par les détecteurs de métaux sera nulle et non avenue ».

Des officiels de l’AP ont mis en garde contre une escalade de la situation, et le président de l’AP Mahmoud Abbas a imputé à Israël la responsabilité des « conséquences futures des mesures prises par Israël à Jérusalem ». Il a demandé à Jared Kushner, conseiller du président américain Donald Trump, d’intervenir urgemment pour contraindre Israël à annuler les mesures concernant Al-Aqsa, à retirer les détecteurs de métaux. Le Conseil révolutionnaire du Fatah, dirigé par Abbas, a décrété un Jour de colère et appelé à se rendre en masse à Al-Aqsa et à des manifestations dans les environs de Jérusalem en direction de la ville.

Les appels à un Jour de colère ont également été lancés par d’autres factions palestiniennes, le Hamas en tête. Le chef du bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniya, a envoyé des félicitations à la famille Jabarin pour l’attentat, et appelé tous les musulmans à lancer une Intifada dans toutes leurs villes pour défendre Al-Aqsa. En outre, le porte-parole du Hamas a affirmé que la bataille d’Al-Aqsa était un maillon dans la chaîne du djihad. Des appels similaires à un Jour de colère ont également été lancés par le dirigeant de la branche nord du Mouvement islamique en Israël, ainsi que par le cheikh Yousouf Al-Qaradawi, principal chef spirituel des Frères musulmans.

Abbas : si Israël ne fait pas marche arrière, la situation deviendra incontrôlable

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a abrégé sa visite en Chine du fait des tensions autour de la question de la mosquée Al-Aqsa. Il doit réunir les dirigeants palestiniens pour un débat urgent à ce sujet. Abbas a appelé le conseiller de la Maison Blanche Jared Kushner, l’implorant “d’intervenir immédiatement et de forcer Israël à revenir sur ses mesures à la mosquée Al-Aqsa, y compris à retirer les détecteurs de métaux… La situation est extrêmement dangereuse, et la situation peut devenir incontrôlable si Israël ne fait pas marche arrière. »

Abbas a imputé au gouvernement israélien la responsabilité des « conséquences futures des mesures prises par Israël à Jérusalem ».[1]

Les cheikhs de l’AP appellent les musulmans à manifester pour Al-Aqsa ; le mufti de l’AP : la prière de quiconque entre dans la mosquée Al-Aqsa en passant par les détecteurs de métaux est nulle et non avenue

Des cheikhs haut-placés de l’AP mènent le combat pour obtenir le retrait des détecteurs de métaux à l’entrée du complexe d’Al-Aqsa, et ils ont appelé le public à manifester pour Al-Aqsa. Le mufti de l’AP et de Jérusalem, Cheikh Mohammed Hussein, a interdit aux fidèles de passer par les détecteurs de métaux pour gagner la mosquée Al-Aqsa. Il a affirmé que « la prière de quiconque entre dans la mosquée Al-Aqsa en passant par les détecteurs de métaux est nulle et non avenue ».[2]

Le ministre du Waqf et des Affaires religieuses de l’AP Youssef Idais a déclaré vendredi 20 juillet, lors de la cérémonie d’inauguration d’une mosquée à Qalqiliya : « Les dommages continus aux lieux saints exigent une activité exceptionnelle de la part des Arabes musulmans, car les attaques, les violations et les tentatives de changer le statu quo ont atteint un niveau de gravité sans précédent, au regard de ce qui se passe à Jérusalem. Les lieux saints appartiennent aux musulmans, et les attaques israéliennes n’y changeront rien. La construction de mosquées, et [l’utilisation de haut-parleurs] pour amplifier la voix du muezzin sont un os dans la gorge de l’occupation… La fidélité à la terre est une obligation nationale, morale et historique. Notre peuple ne renoncera à aucune particule de terre du sol de la Palestine. C’est notre peuple qui détient le droit [à la terre], alors que l’occupation et les implantations sont vouées à la perdition. » [3]

Mahmoud Al-Habbash, juge de la charia et conseiller aux affaires religieuses du président de l’AP Abbas, a déclaré : « La responsabilité de la mosquée Al-Aqsa est le droit exclusif des Palestiniens, et l’intervention israélienne dans les affaires d’Al-Aqsa constitue une agression contre les droits religieux et politiques des musulmans. » Il a appelé à monter à Al-Aqsa « afin de souligner son identité religieuse et historique comme l’un des droits absolus des musulmans, qu’aucune partie ne peut contester ».[4]

Le Conseil révolutionnaire du Fatah appelle les Arabes à venir à Al-Aqsa en masse et à un Jour de colère dans les zones de la ligne de couture

Lors d’une réunion tenue le 20 juillet, le Conseil révolutionnaire du Fatah a appelé les Arabes à venir en masse à Al-Aqsa et à organiser des manifestations en direction de Jérusalem depuis les zones adjacentes à la ville. Le conseil a déclaré qu’il « contrôle de manière attentive et sérieuse les développements agressifs de l’occupation contre Jérusalem en général et contre la mosquée Al-Aqsa en particulier [qui se manifestent] par des mesures systématiques prises par le gouvernement de Netanyahou contre nos lieux saints et nos résidents à Jérusalem… En conséquence, le vendredi [21 juillet] doit être un jour d’arrivée en masse et de soutien à la mosquée Al-Aqsa pour tous ceux qui peuvent le faire, et un Jour de colère dirigé contre l’occupation dans toutes les zones de la ligne de couture… »

« Le conseil appelle à organiser des manifestations dirigées vers Jérusalem depuis les villes, villages et camps de réfugiés voisins, et adresse ses félicitations, et sa fierté à notre peuple à Jérusalem qui garde la mosquée Al-Aqsa comme la prunelle de ses yeux, ainsi qu’aux employés du Waqf, les mourabitoun et les mourabitat… Bénédiction aux habitants des territoires de 1948 pour leur soutien national héroïque… » [5]

Des hauts-représentants de l’AP : la situation peut s’envenimer : Jérusalem et Al-Aqsa sont une ligne rouge ; Israël tente de porter atteinte à la mosquée Al-Aqsa et de dérober son contenu

De nombreux hauts-représentants de l’AP ont condamné les mesures israéliennes et averti d’une escalade. Certains ont affirmé que les mesures israéliennes ne provenaient pas de préoccupations sécuritaires mais étaient de nature politique, dans le cadre du projet israélien de prendre le contrôle d’Al-Aqsa. Saeb Erekat, président du Comité exécutif de l’OLP et de son département des négociations, a déclaré : « Les actions israéliennes auront des répercussions graves et destructrices, non seulement pour la Palestine et pour Israël mais également pour la sécurité et la stabilité de l’ensemble de la région. » [6]

Le président adjoint du Fatah Mahmoud Al-Aloul a déclaré : « Les mesures à Al-Aqsa sont inacceptables pour toutes les strates et les factions du peuple palestinien. Elles mènent à un conflit religieux et doivent être annulées. » Il a ajouté que la situation à Jérusalem se détériore et qu’un grave danger se profile en raison des mesures prises par Israël à Al-Aqsa.[7]

Le dirigeant des services de renseignements Majid Faraj a affirmé : « Il n’y a aucun horizon et aucun espoir de paix. Le gouvernement Netanyahou est déterminé à liquider toute perspective de paix… Il continue de perpétrer des meurtres, des actes d’invasion et de destruction. » Et d’ajouter : « Nous avons mis en garde contre tout préjudice causé à Al-Aqsa… Ce qui se passe là-bas est dangereux et peut dégénérer… » [8]

Le gouverneur du district de Jérusalem Adnan Al-Husseini a déclaré : « L’installation par l’occupation de détecteurs de métaux et de caméras fait partie des tentatives répétées d’Israël pour prendre le contrôle d’Al-Aqsa pour des raisons non liées à la sécurité. » [9]

Le membre du comité exécutif de l’OLP et chef du département des Affaires de Jérusalem de l’OLP Ahmad Qurei a mis en garde contre « les répercussions dangereuses de l’escalade israélienne sans précédent à la mosquée Al-Aqsa ». Il a affirmé que « le gouvernement israélien et ses branches exécutives continuent de porter atteinte à la mosquée Al-Aqsa, de piller son contenu et de mettre la main par la force sur l’ensemble du complexe de la noble mosquée ».[10]

Dans un communiqué de presse, le membre du Conseil révolutionnaire du Fatah et porte-parole du mouvement Osama Al-Qawasmeh a souligné : « Le mouvement du Fatah ne permettra jamais l’adoption du projet israélien visant à vider la mosquée Al-Aqsa et la Vieille ville de Jérusalem de ses habitants originels, le peuple palestinien… Les dirigeants du mouvement du Fatah et ses activistes soulignent la position résolue [du mouvement] selon laquelle Jérusalem et sa pièce maîtresse, la mosquée Al-Aqsa, représentent une ligne rouge au plein et profond sens du terme, et il n’y aura pas de paix ni de stabilité tant que Jérusalem ne sera pas restituée à ses propriétaires palestiniens. » [11]

Le Fatah a également posté sur les réseaux sociaux des affiches appelant à se soulever pour Al-Aqsa. Sur l’une d’elles, postée le 19 juillet sur la page Facebook de la branche du Fatah Boreen, on pouvait lire : « Jérusalem en colère – l’Intifada se poursuivra, la révolution se poursuivra pour Jérusalem ». Avec le message : « Levez-vous ! Vous n’avez rien à perdre sinon vos chaînes et votre humiliation » ! [12]

 

Affiche sur la page Facebook de la branche Fatah Boreen. Facebook.com/fateh.boreen, 19 juillet 2017.

Une affiche publiée le 20 juillet sur la page Facebook du Fatah invite les lecteurs, au nom des factions de l’OLP à Naplouse, à participer aux prières du vendredi 21 juillet pour sauver Al-Aqsa. Les prières devaient être organisées dans le centre-ville de Naplouse. [13]

Le membre du Comité central du Fatah Abbas Zaki : Les États-Unis sont la tête du serpent qui encourage l’occupation israélienne ; il appelle à des manifestations à travers le monde arabe

Sur sa page Facebook, le membre du Comité central du Fatah Abbas Zaki a lancé aux dirigeants du monde arabe un « appel urgent » à la mobilisation générale pour sauver Jérusalem et Al-Aqsa, à descendre dans les rues et exprimer colère et solidarité avec le peuple palestinien. Il écrit :

Aujourd’hui même, nous devons marcher en grand nombre dans vos capitales et dans toutes les villes arabes, et manifester devant les institutions judiciaires et internationales de vos pays, afin de faire entendre votre cri contre la tête du serpent incarné, les États-Unis, qui a permis [de verser] du sang arabe dans plus d’une capitale arabe. Ce sont [les États-Unis] qui soutiennent vigoureusement et encouragent l’occupation israélienne à commettre plus de crimes contre notre peuple palestinien. [Vous devez] faire pression sur vos décisionnaires pour qu’ils appellent le secrétaire général de l’ONU et toutes les agences pertinentes de l’ONU à [intervenir] activement et à mettre un terme aux incidnents de Jérusalem et à Al-Aqsa [14].

L’appel de Zaki posté sur sa page Facebook. Facebook.com337638652954832, le 19 juillet 2017.

Dans un post sur la page Facebook « Camp de réfugiés d’Alaroub », un garçon au sommet d’un détecteur de métaux est représenté en train d’uriner sur le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou. [15]

Facebook.com/aroub.camp/now, 20 juillet 2017.

Hauts responsables du Hamas : Al-Aqsa et Jérusalem sont la ligne rouge ; félicitations aux martyrs de la famille Jabarin d’Umm Al-Fahm ; la bataille d’Al-Aqsa est un maillon de la chaîne du djihad

Dans une interview télévisée, le chef du bureau politique du Hamas Ismaïl Haniya a déclaré : « Al-Aqsa et Jérusalem sont la ligne rouge… Il faudra nous passer sur le corps pour voir se réaliser les complots de l’occupation… Félicitations aux martyrs de la famille Jabarin d’Oum El-Fahm [qui ont déclenché la fusillade près d’Al-Aqsa] qui, forts de l’héritage de leur combat héroïque, ont prouvé l’existence d’une unité nationale. » Il a ajouté : « J’exhorte tous les membres de la oumma islamique à faire que ce vendredi [21 juillet] marque un virage dans la volonté des Arabes, quand le peuple lancera l’Intifada dans chaque ville pour défendre le premier lieu de culte [Al-Aqsa], l’endroit à partir duquel le Prophète [Mahomet] est monté vers le ciel, et à bien faire comprendre que les complots de l’ennemi ne pourront pas se réaliser à Al-Aqsa… Les occupants sionistes ne possèdent ni la souveraineté ni Jérusalem. Les murabitoun [combattants en première ligne] à Al-Aqsa prouvent que la souveraineté appartient exclusivement aux habitants de Jérusalem et au peuple palestinien. » [16]

Dans un communiqué au nom du Hamas, le porte-parole du mouvement, Hazem Qassem, a déclaré : « La bataille de notre peuple en colère, qui se trouve en première ligne, aux portes d’Al-Aqsa, est un maillon dans la chaîne du djihad de notre peuple contre l’occupation… Cette bataille n’aura qu’un résultat : la victoire de notre peuple. L’occupation ne parviendra pas à changer la réalité. Al-Aqsa est une ligne rouge que notre peuple et la résistance ne permettront pas de franchir… Notre bataille contre l’occupation ne se terminera pas avant que nous ayons récupéré tous nos droits, qui sont la terre, la liberté et le retour des réfugiés palestiniens. La journée de la colère du peuple, vendredi [21 juillet], est un message clairqui dit que toutes les forces du peuple sont derrière nos hommes qui montent la garde autour d’Al-Aqsa. » [17]

Caricature du célèbre dessinateur de Gaza, Omayya Joha, sur le site du journal Hamas Al-Resala : « Avec l’esprit et le sang, nous te rachèterons, Al-Aqsa », Alresalah.ps, 20 juillet 2017.
Affiche sur la page Facebook de l’agence de presse de Gaza Fajer : « Colère pour Al-Aqsa ». Facebook.com/Fajer4, 21 juillet 2017.
Affiche sur la page Facebook de l’agence de presse Palestine Media : « Levez-vous et  résistez ». Facebook.com/603400856527259, 21 juillet 2017.
Photo postée sur Facebook par un résident de Gaza : « #Rage For Al-Aqsa. » Facebook.com/profile.php?id=100016211283084, 21 juillet 2017.

 

Aqsa. » Facebook.com/profile.php?id=100016211283084, 21 juillet 2017.

De hauts responsables de la branche nord du Mouvement islamique en Israël : Al-Aqsa est en danger ; Israël utilise des produits chimiques qui provoqueront la désintégration des fondations d’Al-Aqsa

Cheikh Raed Alah, chef de la branche nord du Mouvement islamique en Israël, a publié un article sur le site arabe-israélien Panet.co.il dans lequel il écrit : « Tant que la mosquée Al-Aqsa est occupée, elle est en danger constant. Ce danger ne s’évanouira que si l’occupation israélienne prend fin. Cela signifie que l’occupation israélienne est la source du danger menaçant la mosquée Al-Aqsa. » « Les fouilles sous la mosquée Al-Aqsa et dans ses alentours, et l’installation de détecteurs de métaux malfaisants… ne sont que le résultat de la source du danger menaçant la mosquée Al-Aqsa, à savoir l’occupation israélienne… Par conséquent, ces jours-ci, il faut souligner que la mosquée Al-Aqsa est menacée tant qu’elle est occupée, et que les attaques contre elle s’intensifieront tant qu’elle [restera] occupée. » [18]

L’adjoint de Salah, Cheikh Kamal Khatib, a déclaré dans une interview sur Al-Jazira que lors des fouilles entreprises sur le lieu d’Al-Aqsa, Israël utilisait des produits chimiques qui allaient provoquer la corrosion des fondations de la mosquée, et qu’Israël pourrait alors prétendre que l’effondrement aura été le résultat de causes naturelles [19].

Cheikh Al-Qaradhawi demande aux musulmans d’arriver en masse à Al-Aqsa : « Le djihad se poursuivra »

Cheikh Yousef Al-Qaradhawi, chef de l’Union internationale des érudits musulmans et éminent chef religieux des membres des Frères musulmans et des mouvements affiliés, comme le Hamas et le Mouvement islamique en Israël, a exhorté les Arabes de Jérusalem à venir en masse à Al-Aqsa pour prier le plus près possible des détecteurs de métaux. [20] Il a également tweeté plusieurs fois sur le sujet. Le 20 juillet, il a tweeté : « J’appelle le peuple musulman mondial à un grand réveil, afin d’envoyer un message aux ennemis de la oumma [musulmane] et à leurs dirigeants : les peuples seront toujours mécontents du mépris et de la négligence des lieux saints. » [21]

Le 16 juillet 2017, il a tweeté : « Sur le front de bataille et à la tête du djihad, sur la terre des prophéties et le lieu où le Prophète est arrivé dans son voyage nocturne [Al-Aqsa], nous tiendrons bon jusqu’à ce qu’Allah seul déclare la victoire et tienne sa promesse. » [22] Deux jours plus tard, il a tweeté : « Jérusalem et la mosquée Al-Aqsa ne sont pas un lieu sacré pour les seuls Palestiniens. Ce sont des lieux sacrés pour tous les musulmans. Ils ne sont pas juste la propriété de la génération actuelle, mais de toutes les générations de musulmans jusqu’au Jour du Jugement ». [23] Il a ajouté : « L’existence des sionistes est étrangère, opprimante, agressive et criminelle. Il est inconcevable qu’elle dure. Elle est sans nul doute [vouée à] la perdition. Or ton Dieu n’est pas inattentif à ce qu’ils font. [24] Les injustes verront bientôt le revirement qu’ils [éprouveront]. »

 

Notes :

[1] Wafa.ps, 21 juillet 2017.

[2] Al-bayader.org, 17 juillet 2017.

[3] Wafa.ps, 20 juillet 2017.

[4] Al-Hayat Al-Jadida (AP), 20 juillet 2017.

[5] Wafa.ps, 20 juillet 2017. Les murabitoun et murabitat sont des combattants de première ligne hommes et femmes, respectivement. Référence à des groupes de militants situés dans le complexe d’Al-Aqsa pour empêcher les Juifs d’entrer.

[6] Al-Hayat Al-Jadida (AP), 20 juillet 2017.

[7] Al-Hayat Al-Jadida (AP), 20 juillet 2017.

[8] Al-Hayat Al-Jadida (AP), 20 juillet 2017.

[9] Al-Hayat Al-Jadida (AP), 20 juillet 2017.

[10] Al-Hayat Al-Jadida (AP), 20 juillet 2017.

[11] Al-Hayat Al-Jadida (AP), 20 juillet 2017.

[12] Facebook.com/fateh.boreen, 19 juillet 2017.

[13] Facebook.com/officialfateh1965, 20 juillet 2017.

[14] Facebook.com337638652954832, 19 juillet, 2017.

[15] Facebook.com/aroub.camp/now, 20 juillet 2017.

[16] Palinfo.com, 20 juillet 2017.

[17] Palinfo.com, 20 juillet 2017.

[18] Panet.co.il, 21 juillet 2017.

[19] Voir MEMRI en français, L’adjoint du chef du Mouvement islamique en Israël Kamal Khatib sur Al-Jazira : Israël a introduit des substances chimiques dans le mur de la mosquée d’Al-Aqsa pour provoquer sa corrosion, 23 juillet 2017.

[20] Alquds-online.org, 20 juillet 2017.

[21] Twitter.com/alqaradawy, 20 juillet 2017.

[22] Twitter.com/alqaradawy, 16 juillet 2017.

[23] Twitter.com/alqaradawy, 18 juillet 2017.

[24] Coran 6, 132.

[25] Coran 26, 227 ; @alqaradawy, 18 juillet 2017.

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 23:25

L’analyste politique irakien Samir Abeid : l’Iran a fait de l’Irak son arrière-cour

Dans une interview télévisée, l’analyste politique irakien Samir Abeid a déclaré que l’armée de l’air américaine s’était « vengée de la volonté irakienne » et avait « transformé Mossoul en un nouvel Hiroshima » ; il a demandé à ce que l’administration américaine et la coalition occidentale soient tenus responsables de cette situation. Abeid, qui s’est exprimé sur la chaîne télévisée Dijlah le 17 juillet 2017, a ajouté que l’Iran « pourrait être cent fois meilleur que l’Amérique, mais malheureusement, l’Iran nous traite comme si nous étions de seconde classe et comme si l’Irak était sa propre arrière-cour ». Extraits :

Samir Abeid : Il y a des gens au sein de l’administration iranienne qui disent que c’est là une occasion historique, une occasion en or – vu les circonstances actuelles en Irak – d’opérer une percée en Irak, d’en faire leur arrière-cour, un marché pour eux, une zone de tests militaires de leurs nouvelles armes. Il est vrai que l’Iran est un voisin, un pays musulman avec lequel nous avons des liens, mais l’Iran ne nous considère pas, nous Irakiens, comme il considère les Syriens ou les Libanais. Nous sommes de seconde classe, aux yeux de l’Iran. Il ne nous fait absolument pas confiance.

Soulignons que pour moi, et pour des millions d’Irakiens, l’Iran pourrait être mille fois meilleur que l’Amérique, s’il agissait raisonnablement, et s’il défendait les intérêts de tous les Irakiens, chiites comme sunnites. Par Dieu, il pourrait être cent fois meilleur que l’Amérique, mais malheureusement, l’Iran nous traite comme si nous étions de seconde classe, comme si l’Irak était l’arrière-cour de l’Iran. […]

Les armées de l’air occidentales et américaines se sont vengées des Irakiens, et ont fait de Mossoul… Avec votre permission…

Journaliste : Mais la bataille pour Mossoul a été menée conformément à la volonté de l’Irak…

Samir Abeid : Mais l’armée de l’air [américaine] s’est vengée de cette volonté irakienne, et a fait de Mossoul un nouvel Hiroshima. L’administration américaine et la coalition occidentale devraient en être tenues responsables. Vous ne pouvez gagner une bataille en détruisant nos villes avec des avions, puis en déplaçant l’Etat islamique d’une région à l’autre. C’est une honte. Où est la volonté irakienne ?

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 23:20

Le conseiller de Mahmoud Abbas appelle les musulmans « au coeur de la bataille » pour la mosquée Al-Aqsa : Allah vous ordonne d’être avec nous

Dans un sermon du vendredi 21 juillet 2017, Cheikh Mahmoud Habbash, conseiller aux affaires religieuses et islamiques du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a adressé un message au monde entier, affirmant que la paix mondiale était en danger et que « si vous ne faites rien pour arrêter cette agression raciste, qui veut déclencher une guerre religieuse qui engloutira la planète entière… vous vous mordrez les doigts de regret d’avoir été insouciants ». Le sermon, dans lequel il a appelé toutes les factions palestiniennes à s’unir et à « piétiner toutes les mesures [israéliennes] et les détecteurs de métaux », a été diffusé sur la chaîne télévisée officielle de l’Autorité palestinienne. Extraits :

Mahmoud Habbash : Notre message s’adresse, d’abord et avant tout, à l’occupation : nous foulerons aux pieds toutes vos mesures et vos portiques [de détecteurs de métaux]. Nous les démolirons ! Notre peuple les démolira, et nous démolirons votre occupation elle-même ! Nous démolirons vos murs ! Nous démolirons vos mesures ! Votre occupation ne durera pas […]

Mon message aux forces politiques, factions et groupes palestiniens, s’adresse à toutes les factions patriotiques sans exception : tous nos litiges, aussi importants soient-ils, sont désormais insignifiants. Nous ne devons accorder aucune considération à nos différends et désaccords, quels qu’ils soient. Nous devons les oublier, au moins momentanément. Pour Jérusalem, nous devons nous unir. La direction palestinienne se tourne vers vous tous, sans conditions, limitations ou considérations mineures. Unissons-nous sous l’étendard de « Jérusalem » et de la « Mosquée d’Al-Aqsa » […]

Notre quatrième message s’adresse à notre nation, aux Arabes et aux musulmans. Nous ne voulons pas de déclarations écrites de votre part. Ces déclarations écrites seront consumées par le feu des événements. Vos déclarations et condamnations sont sans valeur au regard de ce qui se passe. Ô Arabes, ô musulmans, nous voulons que vous soyez au cœur de la bataille, parmi nous, avec nous, près de nous, en face de nous et derrière nous. Nous voulons que vous soyez avec nous. Allah veut que vous soyez avec nous. Allah vous ordonne d’être avec nous.

La honte couronnera la tête de quiconque ne passe pas à l’action aujourd’hui pour instiller dans son cœur la bataille pour la défense de la mosquée d’Al-Aqsa bénie.

Mon message final s’adresse au monde entier : la paix mondiale est en danger. La paix de chaque pays du monde est en danger. D’un coin à l’autre du monde, elle est en danger. Si vous ne faites rien pour arrêter cette agression raciste, qui veut déclencher une guerre de religions qui engloutira la planète entière, si les superpuissances, les grands blocs internationaux, les organisations internationales et les Nations unies n’agissent pas aujourd’hui, par Allah, ils se mordront les doigts de regret d’avoir été insouciants.

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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 16:24

Henda Ayari dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron : Il est de votre responsabilité de lutter sans compromis contre une idéologie qui éduque les enfants dans la haine d’autrui et qui est le véritable terreau du terrorisme

 

Dans une lettre ouverte adressée le 14 juillet 2017, jour de la Fête nationale (1), au Président de la République Emmanuel Macron, aux présidents du Sénat et de l’Assemblée Nationale, au Premier Ministre et au Président du Conseil économique, la franco-Tunisienne Henda Ayari a appelé le gouvernement à tenir ses promesses et à prendre des mesures vigoureuses contre l’islam politique. « Je vous écris pour vous demander de faire de la lutte contre l’islam radical la priorité des priorités. C’est d’ailleurs ce que demandent les Français. Le radicalisme n’est ici pas seulement spirituel ou religieux. Il est politique », écrit-elle.

En 2016, Henda Ayari publiait un témoignage relatant son expérience de femme « rescapée du salafisme en France » (2). Elle a également créé en 2015 l’association Libératrices, visant à « créer un réseau d’entraide pour soutenir la cause des femmes » (3). Extraits de sa lettre ouverte : 

« (…) C’est mon attachement profond à la France, ma terre natale, aux valeurs de notre République, et particulièrement à la devise « liberté, égalité, fraternité », qui m’incite à vous écrire cette Lettre ouverte.

Je vous écris, Messieurs, en ce 14 juillet, date de notre Fête nationale, journée pourtant endeuillée par le terrible attentat de Nice le 14 juillet 2016 et auquel vous rendez hommage aujourd’hui auprès des victimes et des habitants de Nice.

A la suite des attentats de 2015, qui ont été un électrochoc pour moi comme pour l’immense majorité de nos concitoyens et de la communauté internationale, j’ai décidé de parler publiquement de mon passé de femme salafiste, de m’exprimer sur les raisons de ma chute puis de ma renaissance et de réfléchir aux voies et moyens de l’éviter pour d’autres.

J’ai été entraînée dans le salafisme, j’ai été violentée par un mari lui-même embrigadé. Je me suis évadée de cette prison par amour de mes enfants et parce qu’à un moment décisif, j’ai trouvé du travail.

Aujourd’hui, je considère qu’il est de mon devoir, de ma responsabilité de m’engager pour promouvoir les valeurs de la République auprès de ces jeunes, souvent des femmes, tentés par les sirènes d’un Islam dévoyé, radical et hostile à la République.

Je veux témoigner pour que mon parcours puisse servir à d’autres, pour que d’autres femmes et jeunes filles ne tombent dans les mêmes pièges qui ont anéanti 15 années de ma vie et qui menacent la République.

Je reçois des milliers de messages de soutien, d’espoir mais aussi de ces femmes désemparées cherchant à sortir de la tentation de la radicalisation ou de cet enfer sectaire dans lequel elles sont déjà tombées. C’est aussi pour elles que je me bats.

Pour toutes ces raisons, aujourd’hui, Messieurs, je vous écris en femme libre, musulmane et laïque qui a décidé de se battre pour sa liberté, pour défendre les droits des femmes et les valeurs d’un pays libre.

Je vous écris pour vous demander de faire de la lutte contre l’islam radical la priorité des priorités. C’est d’ailleurs ce que demandent les Français.

Le radicalisme n’est ici pas seulement spirituel ou religieux. Il est politique. Si la laïcité garantit la libre expression de la religion, le concept même d’islam politique, autant que le seraient ceux de catholicisme ou de judaïsme politiques, est par essence contraire à la laïcité et ne peut que dévoyer un islam de paix et respectueux d’autrui.

Lutter contre le terrorisme, développer les moyens de renseignement et de sécurité est indispensable. Mais cela ne suffit pas. Il faut mettre autant d’efforts dans l’éradication des causes du passage à l’acte ou des agissements criminels de centaines de jeunes embrigadés.

Messieurs, il est de votre responsabilité d’assurer non pas seulement la sécurité des citoyens, mais aussi leur liberté, en luttant avec détermination et sans compromis contre une idéologie qui gangrène nos valeurs les plus fondamentales, qui ramène la femme, au mieux au rang de sous-citoyenne, au pire à celui d’objet, qui éduque les enfants dans la violence et la haine d’autrui et qui est le véritable terreau du terrorisme.

C’est pourquoi je vous appelle solennellement à adopter des mesures courageuses qui seules préviendront l’embrigadement idéologique et sectaire dans l’Islam politique de centaines de milliers jeunes désœuvrés et en quête de sens et de repères, processus véhiculé par des milliers de petits soldats du djihadisme et du salafisme, souvent Français eux-mêmes.

Le 20 juin dernier, lors du dîner officiel du Conseil Français du Culte Musulman, vous avez, Monsieur le Président de la République, proposé trois priorités : « le combat contre le fanatisme et sa diffusion », la lutte « contre une pratique de l’Islam organisant une ségrégation au sein de la République », « la formation des imams et des enseignants ». (…)

  •  (…) si une femme est libre de porter le voile, quand bien même une soumission prétendument consentie demeure une soumission, combien d’entre elles le font sous la pression de leur mari, de leur famille et de leur quartier ? Il faut, selon moi, faire interdire effectivement le voile intégral (niqab ou burqa) sur tout le territoire, comme l’a fait le Maroc, apporter un soutien psychologique et social aux femmes désirant abandonner le voile (intégral ou non), développer dans les quartiers et dans les écoles des campagnes d’information et de sensibilisation des jeunes femmes sur la laïcité, l’égalité entre les femmes et les hommes et les valeurs républicaines (…) »

Henda AYARI

Présidente de l’association Libératrices

Notes : 

(1) La lettre intégrale a été publiée par l’organe de médias en ligne Opinion-internationame.com

(2) «J’ai choisi d’être libre, rescapée du salafisme en France» (Flammarion)

(3) Page Facebook de l’Association

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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 16:22

Un éditorialiste saoudien : les chrétiens doivent être considérés comme des citoyens égaux en droits plutôt que comme des « protégés » (dhimmis)

 

Après les attaques terroristes du 8 avril 2017 contre les églises d’Alexandrie et de Tanta en Égypte, Tawfiq Al-Sayf, éditorialiste du quotidien saoudien basé à Londres Al-Sharq Al-Awsat, a critiqué les pays musulmans qui continuent de traiter les chrétiens comme des “personnes protégées” (dhimmis), plutôt quecomme des citoyens jouissant de droits égaux. Al-Sayf a appelé à abandonner cette approche qui repose sur le droit islamique, non adapté au monde moderne selon lui, et à adopter à la place le concept moderne de citoyenneté.

Extraits :[1]

« L’attaque terroriste contre les deux églises en Égypte a suscité une vague de condamnations de la part de tous les musulmans – érudits religieux, opinion en général et politiciens. Je remercie Dieu que personne n’ait fait l’éloge de ces crimes ni ne les ait justifiés. C’est une évolution positive. [Toutefois], dans ces déclarations de condamnation, mon attention a été attirée sur l’usage répété d’expressions telles que ‘demandeurs d’asile’, ‘personnes protégées’ (dhimmis) et ‘Peuple du Livre’ pour décrire les citoyens coptes qui ont été victimes de cette attaque traîtresse. De telles expressions sont généralement employées dans des discussions entre religieux, pour souligner l’interdiction d’attaquer des non-musulmans. Ces expressions ne sont pas des généralisations linguistiques neutres, mais plutôt des ‘faits [établis] dans la sharia islamique’, conformément à la perception des extrémistes, c’est-à-dire des expressions spéciales chargées d’un sens particulier. Elles sont employées… pour faire référence à un ensemble de relations mutuelles et de catégories ou [pour accorder] une signification uniforme au statut de certaines personnes en relation avec celle qui s’exprime. Toutes ces étiquettes relèvent de la perception de la réalité par le droit musulman qui, dans une perspective moderne, est erronée ; elles mettent en exergue la différence entre la réalité telle que perçue par le droit musulman et la réalité effective. Toutes ces étiquettes [pour décrire les non-musulmans] appartiennent à une époque historique révolue, d’où la divergence [entre les perceptions].

Ces descriptions ont été élaborées lors de l’apparition de l’État islamique des origines, quand ses troupes se sont dispersées dans [différents] pays et qu’il s’est agrandi, et que se sont développées les relations entre les musulmans et les autres. Il a par conséquent été nécessaire de réglementer les relations entre la puissance victorieuse et son peuple [musulman] fort, et les individus faibles qui se sont rendus volontairement ou ont été vaincus. Dans ces circonstances particulières, ces expressions étaient destinées à souligner la domination politique et la responsabilité de l’État face à l’ensemble de ses sujets…

Avec le temps et alors que la conception juridique de l’islam se mit à imprégner la culture environnante, l’affiliation religieuse devint l’unique aspect [définissant] les relations sociales, les partisans de cette approche n’ayant pas réussi à comprendre qu’elle appartenait à un passé révolu. Le concept de protection et de parrainage est demeuré central pour la définition des relations avec les non-musulmans, mais dans le même temps, ils n’étaient pas considérés comme des partenaires égaux jouissant de tous les droits ou comme des ‘citoyens’ au sens moderne. Cette approche est encore en vigueur dans le droit musulman aujourd’hui. Un regard rapide sur de nombreux écrits d’auteurs et de commentateurs du droit musulman contemporains suffit pour constater le problème auquel ils se sont trouvés confrontés lorsqu’ils ont voulu renforcer une approche qui réconcilierait la tradition du droit religieux d’une part, et les principes de la politique, de la loi, des droits de l’homme et de la justice modernes d’autre part.

En réalité, il n’est pas nécessaire de résoudre cette contradiction. [Le concept d’] État moderne appartient à un registre d’idées différent de celui de l’État qui existait à l’époque de l’ancien État islamique. En d’autres termes, il s’agit d’une chose différente, qui ne peut être appréhendée dans les termes de l’approche ancienne…
La relation entre l’État moderne et ses citoyens est fondée sur le principe de citoyenneté, qui veut que tous les citoyens soient égaux en droits et assument les mêmes obligations, indépendamment de leur religion et de leur affiliation sociale. Chaque citoyen a un droit égal sur sa patrie, et ses droits civils découlent de ce principe, et non pas de son affiliation religieuse. Par conséquent, dans le monde d’aujourd’hui, personne ne peut être désigné comme ‘personne protégée’ ou comme ‘demandeur d’asile’. Un citoyen est un citoyen, c’est tout.

Pour l’opinion en général, cette conclusion n’a rien de neuf, mais je pense que c’était l’occasion d’attirer l’attention des juristes musulmans et de leurs disciples sur la différence qui oppose pensée traditionnelle et réalité du monde actuel. C’est un appel à abandonner les anciennes conceptions, qui ne sont plus utiles et ne sont pas réalistes. Un appel à porter leur réflexion sur le monde actuel et à s’y adapter, au lieu de restreindre leur pensée à un monde de documents et d’écrits anciens, et d’adhérer à ceux-ci ainsi qu’à leurs travers”.

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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 16:13

L’adjoint du chef du Mouvement islamique en Israël Kamal Khatib sur Al-Jazira : Israël a introduit des substances chimiques dans le mur de la mosquée d’Al-Aqsa pour provoquer sa corrosion

Dans une interview du 16 juillet 2017 diffusée sur la chaîne télévisée Al-Jazira du Qatar, Cheikh Kamal Khatib, adjoint du chef du Mouvement islamique en Israël, a déclaré qu’Israël avait introduit des substances chimiques dans les murs de la mosquée d’Al-Aqsa pour provoquer sa corrosion. Cheikh Khatib a expliqué que ces substances ont un effet à retardement, permettant à Israël d’affirmer que les fentes et les fissures de la mosquée étaient l’œuvre de la nature. Extraits :

Kamal Khatib : Il y a 22 ans, nous avons déclaré que la mosquée d’Al-Aqsa était en danger. À vette époque, nous avons affirmé que tout au long des fouilles, l’occupation utilisait des substances chimiques ayant un effet à long terme. Ces substances peuvent éroder les roches et des piliers, mais leur effet n’est pas visible immédiatement, de sorte qu’ils pourront ensuite prétendre que les fissures dans [les murailles] d’Al-Aqsa… C’est arrivé. Il y a des fissures et des dolines à certains endroits. [Leur plan] était de pouvoir prétendre que c’est l’œuvre de la nature. Il semble… En fait, je ne devrais pas dire « il semble »…

Journaliste : Désolé de vous interrompre, Cheikh, mais [Israël] a-t-il fait cela maintenant, pendant que la mosquée était fermée ? A-t-il mis à exécution ce complot secret ?

Kamal Khatib : Oui, oui, oui, oui, oui. J’ai crains que…  je suis presque convaincu, que le but d’Israël, en fermant la mosquée, n’était pas juste de chercher des armes, comme l’ont prétendu [les Israéliens]. Ils savent qu’il n’y a pas d’armes à l’intérieur de la mosquée d’Al-Aqsa bénie. […]

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 19:21

Sumaya Ghannouchi, fille de Rachid Ghannouchi : pour les Frères musulmans, l’antagonisme qui les oppose à l’Arabie saoudite est l’occasion de se distancer de l’islam salafiste

 

Sumaya Al-Ghannouchi, journaliste tunisienne spécialiste du Moyen-Orient résidant en France, fille de Rachid Al-Ghannouchi, chef du mouvement Ennahdha en Tunisie, a publié une critique mordante de l’attitude de l’Arabie saoudite et de ses cheikhs envers les différents courants de l’islam, notamment les Frères musulmans (FM).

L’Arabie saoudite, écrit-elle, est un « pays absolutiste » dont les cheikhs sont devenus « des sortes de fonctionnaires religieux » qui justifient le recours à deux poids et deux mesures par la politique saoudienne. Elle relève notamment que les cheikhs ont publié de nombreux décrets contre les infidèles, alors que pendant la Seconde guerre du Golfe, lorsque l’Arabie saoudite avait invité les armées américaines et occidentales sur son sol, ces mêmes cheikhs avaient émis des décrets autorisant d’aider les armées infidèles.

Al-Ghannouchi souligne que, dans le passé, l’Arabie saoudite a coopéré avec divers courants islamiques, dont les Frères musulmans, quand c’était dans son intérêt, comme lors de la confrontation avec le communisme et avec le Nasserisme. Cependant, avec l’avènement du Printemps arabe, l’Arabie saoudite s’est montrée hostile envers ces courants, en raison de leur désir d’intégrer l’islam à la démocratie et de leur prise de pouvoir dans divers pays via des élections démocratiques.

Elle considère pour sa part que le régime saoudien, qui lutte actuellement contre Al-Qaïda et l’État islamique (EI), est le plus mal placé pour se plaindre de l’extrémisme de certaines branches islamiques, cet extrémisme ayant émergé du sol de l’idéologie wahhabite, qui trouve ses racines en Arabie saoudite.

Selon Al-Ghannouchi, les branches de l’islam telles que les FM sont nées dans un environnement ouvert et libéral et au sein des classes instruites, au sein d’instituts de recherche et d’universités modernes, et se sont radicalisées après les années 1960 et 70 en raison de l’influence du djihadisme salafiste. Le virage décisif de la politique saoudienne, qui s’oppose désormais à ces branches de l’islam, offre à ces dernières une occasion en or de se démarquer de l’islam salafiste et de revenir à leurs racines libérales et réformistes.

Elle ajoute que de nombreuses personnes – dont son propre père Cheikh Rachid Al-Ghannouchi – rejettent sa position, alors que selon elle, c’est la direction que le monde islamique dans son ensemble et les Arabes en particulier devraient prendre.

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 19:19

Manifestation tribale en Jordanie contre la condamnation d’un soldat pour le meurtre de trois Bérets verts américains

 

Des manifestations ont éclaté en Jordanie suite à la condamnation du sergent Maarek Abu Tayeh le 17 juillet 2017 pour le meurtre de trois soldats américains en novembre dernier, à la base aérienne du Prince Faisal. Abu Tayeh a été condamné à la prison à vie par un tribunal militaire jordanien. Des membres de sa tribu, la tribu Howeitat, ont déclaré aux organes de presse jordaniens que le conflit opposait les soldats américains aux membres de l’Armée syrienne libre qu’ils entraînaient. Extraits :

Manifestation de la tribu Howeitat
Russia Today, 17 juillet 2017

Bannière : « Nous poursuivons notre désobéissance civile jusqu’à ce que justice soit faite pour le héros »

« Liberté pour le héros Maarek Abu Tayeh Al-Howeit »

Homme 1 : Le procès intenté à notre fils, qui a défendu la patrie et l’honneur des forces jordaniennes armées, ce qui fait partie du devoir des soldats…

Il a été jugé par un tribunal américain, alors qu’il défendait la patrie. Les Américains ont été tués par l’Armée syrienne libre, qu’ils entraînaient à la base aérienne du Roi (sic) Faisal. Ce n’est pas Marek qui a fait cela.

Homme 2 : Tout le monde ici comprend que la décision du tribunal était politique et n’avait rien à voir avec la légalité. La preuve en est que tous à Jafr, tous les témoins, ont vu que l’affrontement a opposé les Américains à l’Armée syrienne libre qu’ils entraînaient.

Manifestation de la tribu Howeitat
International Fact TV (Jordanie)
19 juillet 2017

Homme : Ce soldat, Maarek Abu Tayeh, défendait l’honneur de la Jordanie et l’honneur des forces armées jordaniennes. Il a fait son devoir en se conformant aux règlements de l’armée jordanienne. Nous espérions qu’il serait acquitté, et non condamné à la réclusion à perpétuité.

7iber Online (Jordanie)
19 juillet 2017

Femme : Marek n’a fait que son devoir. Il a rejoint l’armée à 18 ans. Ils savent qu’il est courageux. Ils savent que c’est est un vrai homme. Il est loyal au Roi et à l’Etat. Mérite-t-il d’être condamné à la prison à perpétuité et privé de sa mère ?

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