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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 06:15

Le ministre de la Défense iranien : Nous devons surprendre l’ennemi, l’Amérique, et le frapper là où cela fait le plus mal

 

Le ministre de la Défense iranien, Hossein Dehghan, a récemment déclaré que la principale menace pour l’Iran émanait de l’Amérique et de son allié Israël, et que, pour remporter la bataille, l’Iran devrait mener un combat asymétrique et avoir suffisamment de pouvoir pour surprendre l’ennemi, afin de « frapper là où cela fait le plus mal ». Il s’exprimait sur IRINN TV le 7 février 2017. Extraits :

Hossein Dehghan : Aujourd’hui, la principale menace émane du régime arrogant, l’Amérique, ainsi que des sionistes, etc. En envisageant le combat contre une telle menace, nous devons trouver des facteurs qui nous donneront le dessus dans la bataille. Nous allons nous retrouver dans une situation de guerre asymétrique. Nous avons plusieurs plans de développement de produits et d’une technologie [militaires] nous permettant d’améliorer les produits existants et de développer nos infrastructures industrielles. Nous devons faire en sorte de ne pas être, sur le plan stratégique, surpris le jour [du combat] en nous retrouvant, par exemple, dans un scénario auquel nous n’aurions pas pensé, ou en subissant des dommages que nous n’avions pas anticipés. En outre, nous devons nous doter de suffisamment de pouvoir pour surprendre l’ennemi. En d’autres termes, nous devons frapper l’ennemi là où cela fait le plus mal.

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 11:28

Les Saoudiens, optimistes quant à la politique du Gouvernement Trump au Moyen-Orient, espèrent des mesures contre l’Iran

 

Le début de la présidence de Donald Trump aux États-Unis a suscité un certain optimisme en Arabie saoudite. Sous celle de Barack Obama en effet, les relations entre les États-Unis et l’Arabie saoudite s’étaient refroidies : les mesures de l’administration Obama au Moyen-Orient contredisaient les positions politiques saoudiennes, avec pour point culminant l’accord du JCPOA [Plan global d’action conjoint].

Si pendant les élections, les Saoudiens n’ont pas explicitement soutenu Trump, ils manifestent l’espoir, depuis son investiture, qu’au cours des quatre prochaines années, les Etats-Unis s’attelleront à affaiblir l’Iran, soutenir la politique saoudienne et renforcer leurs liens avec l’Arabie saoudite ainsi qu’avec les autres pays sunnites.

Ces attentes saoudiennes se sont vues renforcées par certaines déclarations et mesures anti-iraniennes prises par la nouvelle administration américaine. Entre autres, le président Trump a critiqué le JCPOA, le qualifiant de mauvais accord qui a sauvé l’Iran de la faillite [1], et le secrétaire de la Défense James Mattis a déclaré que l’Iran était « le plus grand Etat parrain du terrorisme ». [3] En outre, suite à l’attentat du 30 janvier 2017 perpétré par les Houthis, soutenus par l’Iran, sur une frégate saoudienne à la frontière yéménite, les États-Unis ont déployé le USS Cole dans le détroit de Bab-El-Mandeb, au large des côtes du Yémen [4]. De surcroît, selon des rapports récents, l’administration américaine envisagerait de considérer le Corps iranien des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) comme une organisation terroriste [5].

Les espoirs de l’Arabie saoudite et son appréciation de la politique américaine se Donald Trump apparaissent dans les déclarations d’officiels ainsi que dans de nombreux articles et caricatures de presse. En outre, bon nombre de Saoudiens prédisent que les futures initiatives américaines au Moyen-Orient serviront les intérêts de leur pays, notamment face à l’Iran.

Lire le rapport intégral et les exemples en anglais

[1] Twitter.com/realDonaldTrump, 2 février 2017.

[2] Al-Youm (Arabie sadouite), 5 février 2017.

[3] Twitter.com/realDonaldTrump, 1er février, 2017.

[4] Al-Quds Al-Arabi (Londres), 5 février 2017.

[5] Al-Watan (Arabie sadouite), 7 février 2017; Al-Sharq (Saudi Arabia), 9 février 2017.

 

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 11:23

AQMI : L’occupation française de l’Azawad est dans l’impasse ; les Etats-Unis feront désormais payer leur assistance militaire

Le numéro 40 de l’hebdomadaire Al-Masra, affilié à Al-Qaïda, paru le 19 février 2017, contient un article du chef du comité politique d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), Abou Abd al-Ilah Ahmad. L’article, intitulé « L’occupation française de l’Azawad dans l’impasse », dit que malgré son intervention militaire directe dans la région de l’Azawad (au nord du Mali), soutenue par l’ONU, l’Europe, les États-Unis et les gouvernements régionaux africains, la France n’a pas atteint ses objectifs déclarés : éradiquer le terrorisme et sécuriser les mines d’uranium.

Selon Ahmad, les moudjahidines ont à l’heure actuelle pris l’initiative d’attaquer, et la France ne sait comment empêcher l’escalade. Il conclut que le prochain président français devra retirer les forces françaises du Mali puisque l’économie de son pays ne pourra pas couvrir le coût de l’assistance militaire américaine là-bas. Extraits : [1]

Ceci est un extrait de document JTTM (Jihad and Terrorist Threat Monitor) réservé aux services abonnés. Pour plus d’informations, contacter contact@memri.fr.

L’engouement du pouvoir, nourri par le ressentiment raciste croisé, domine toujours les actions de la France au-delà de ses propres frontières. Malgré l’indépendance fictive de ses anciennes colonies en Afrique, la France a maintenu sa présence sur le terrain et affirmé son rôle décisif dans les décisions politiques, couronnant des chefs d’Etat et pillant les ressources des peuples opprimés sur ce continent abandonné. Par conséquent, Paris a refusé d’accepter le vent de liberté soufflant sur l’Azawad, lorsque la charia est revenue y régner via Ansar Dine, les descendants de Youssouf ibn Tashfin, [2] et n’a eu d’autre choix que d’intervenir directement, avec le soutien des Nations unies et l’aide des Américains, des Européens et des gouvernements régionaux, particulièrement désireux de préserver les intérêts stratégiques de l’occupant aux dépens de ceux de leurs peuples. Cela fait aujourd’hui quatre années que la France occupe la terre de l’Azawad, et la France n’a pas encore atteint ses objectifs déclarés : éliminer le terrorisme et sécuriser les mines d’uranium…

La France a cru pouvoir léguer ce rôle aux locaux après avoir éliminé les chefs du djihad et affaibli les moudjahidines en peu de temps. Mais elle… a oublié que le sang de nos dirigeants est le carburant qui alimente notre campagne et la lumière qui nous guide. Et aujourd’hui, la cinquième année du djihad de l’Azawad commence à écrire les pages [de son histoire] avec une croissance quantitative et qualitative de moudjahidines, et un moral du soldat français et de son substitut africain en déclin…

Si telle est la situation de la France aujourd’hui, alors qu’elle bénéficie de l’assistance américaine pour la surveillance aérienne du champ de bataille et les drones, quelle sera-t-elle dans les prochains jours, avec le changement attendu dans la politique de la nouvelle administration américaine, qui dictera que quiconque souhaite une aide [militaire] américaine doit la financer – ce que l’économie française, qui souffre d’une récession, ne peut se permettre… ? Cela réduira les options du prochain président français et ne lui laissera d’autre choix que de retirer les soldats [français] de l’Azawad, tout comme le président précédent Hollande a retiré ses soldats d’Afghanistan, afin de les empêcher de saigner à mort…

Notes :

[1] Al-Masra n° 40, 19 février 2017.

[2] Youssouf ibn Tashfin (1061-1106 CE) – quatrième chef de l’empire des Almoravides, qui a gouverné l’Afrique du Nord et l’Espagne et a mené ses conquêtes majeures. Il est considéré comme l’un des plus grands chefs de l’histoire de l’islam.

 

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 07:02

L’ancien ministre des Affaires étrangères et négociateur en chef palestinien Nabil Shaath : Le roi saoudien Abdallah a financé la deuxième Intifada

 

L’ancien ministre des Affaires étrangères palestinien et négociateur en chef Nabil Shaath a déclaré qu’en 2000, le roi saoudien Abdallah, alors prince héritier, avait versé aux Palestiniens un demi-milliard de dollars et récolté un demi-milliard de plus de la Ligue arabe pour permettre la poursuite de l’Intifada. « C’est l’argent qui nous a permis de survivre pendant les trois années d’Intifada », a déclaré Shaath dans une interview sur ON TV, diffusée le 7 février 2017. Extraits :

Nabil Shaath : Lorsque [la seconde] Intifada a éclaté à Jérusalem, le 28 septembre 2000, après que [le député israélien Ariel Sharon] et ses forces aient pris d’assaut la Mosquée Al-Aqsa… Trois ou quatre jours plus tard – ou une semaine tout au plus – j’ai reçu un appel du roi Abdallah d’Arabie saoudite, qu’il repose en paix. En ce temps-là, il était encore prince héritier, mais c’était le véritable dirigeant de l’Arabie saoudite. Il a déclaré : « J’ai envoyé mon avion à Amman… » J’étais le ministre des Affaires étrangères palestinien à l’époque. Il m’a dit : « Allez en Jordanie et prenez l’avion. Je veux vous voir ici demain ».

Je me suis alors rendu dans son palais. Il y avait là-bas un groupe de princes, et il leur a demandé de nous laisser. Une fois seuls, il m’a posé une seule question : « Combien voulez-vous ? » « Combien de quoi ? », ai-je demandé. « Vous êtes au milieu d’une Intifada », a-t-il dit. « Elle peut durer deux ou trois ans. Ils gèleront tous vos capitaux. Comment poursuivrez-vous cette Intifada ? Vous avez besoin d’argent. » Alors, j’ai donné le plus grand chiffre qui me venait à l’esprit : un milliard de dollars. J’ai affirmé qu’un milliard de dollars pourrait nous permettre de continuer pendant deux ou trois ans. « Je m’en occupe », a-t-il dit. Il a convoqué le Sommet arabe deux semaines plus tard, en octobre. Dès que je suis arrivé sur les lieux du sommet, au Caire, il m’a attrapé la main et m’a attiré dans une pièce adjacente. Il a dit : « Je demanderai un milliard de dollars à la Ligue arabe. Ils doivent tous assumer la responsabilité. Je déclarerai que je verserai la moitié et que je récolterai l’autre moitié. Je me chargerai de rassembler l’autre demi-million (sic) des autres. » C’est ce qu’il a fait. C’est l’argent qui nous a permis de survivre pendant les trois années d’Intifada.

 

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 06:59

Le Liban un second Iran - Les tentatives du Hezbollah de leur imposer des principes religieux suscitent la colère des habitants du Sud-Liban

Ces six derniers mois, des informations de plus en plus nombreuses ont été diffusées dans les médias libanais concernant les actions du Hezbollah pour imposer le respect des normes islamiques dans différentes villes du Sud-Liban. Cette coercition religieuse se reflète dans des annonces publiées par les conseils municipaux et locaux contrôlés par des représentants du Hezbollah, ordonnant la fermeture de magasins de boissons alcoolisées ou interdisant la mixité dans les espaces publics. Ces mesures ont suscité les protestations de différents secteurs au Sud-Liban qui soutiennent le Hezbollah en tant qu’organisation de résistance mais ne sont pas nécessairement d’accord avec sa politique religieuse. Dans de nombreux cas, les protestations ont entraîné l’annulation des ordres en question. Des critiques contre ces mesures ont également été exprimées dans la presse libanaise, y compris dans le quotidien Al-Akhbar, réputé pour son soutien au Hezbollah.

L’interdiction de la mixité dans les lieux et événements publics

En juillet 2016, la presse libanaise a informé que le conseil municipal de la ville de Jebchit, dans le gouvernorat de Nabatiyah au Sud-Liban, a interdit aux femmes de fréquenter les cafés Internet et les lieux de divertissement et a ordonné leur fermeture pendant les heures de prière, afin de « préserver la tranquillité d’esprit des habitants et eu égard aux [normes] de la charia et de la morale ». Les propriétaires de ces commerces ont protesté, affirmant que le conseil municipal n’était pas habilité à émettre une telle interdiction. Un article dans le quotidien pro-Hezbollah Al-Akhbarsoulignait que les habitants de la ville sont religieux mais s’opposent néanmoins à la coercition religieuse. L’un des habitants cités dans le quotidien a même comparé cette injonction aux mesures prises par l’Etat islamique. [1]

Le même mois, on a appris que le maire d’Al-Khiam au Sud-Liban avait annulé la participation des femmes à un marathon tenu dans la région. Ibrahim Haidar, journaliste pour le quotidien Al-Nahar, qui a abordé la question dans son éditorial, a observé que le conseil municipal d’Al-Khiam est contrôlé par le Hezbollah et que la ville abrite une minorité chrétienne.[2] Al-Akhbar a informé par la suite que 13 femmes de la ville avaient participé au marathon en dépit de l’interdiction.[3]

Selon Al-Akhbar, le village d’Aitaroun a interdit aux hommes et aux femmes de se baigner ensemble dans la piscine municipale, suscitant l’opposition de certains habitants, qui pour la plupart évitent traditionnellement la mixité mais s’opposent néanmoins à la coercition religieuse de la part des autorités par principe. Le quotidien a rapporté que suite à la protestation des habitants, la ville a annulé l’interdiction.[4]

En août 2016, Hashem Safi Al-Din, président du comité exécutif du Hezbollah, a abordé les mesures prises à Jebchit, Aitaroun et Al-Khiam en termes évasifs, affirmant : « L’objectif du Hezbollah [dans son activité au sein des conseil]s municipaux est de servir les habitants tout en respectant deux limites : la loi libanaise et le respect de la culture de la population [locale]. » [5]

Fermer les magasins de boissons alcoolisées

En janvier 2017, Al-Akhbar a rapporté que plusieurs membres du conseil municipal de la ville de Kafr Rumman dans le gouvernorat de Nabatieh, tous membres du mouvement chiite Amal ou du Hezbollah, avaient diffusé une pétition demandant la fermeture des magasins de boissons alcoolisées de la ville, et que 2 500 habitants avaient signé la pétition. En réaction, le président du gouvernorat a autorisé le conseil municipal à « prendre des mesures contre les propriétaires de magasins ». Toutefois, une fois que des membres du conseil municipal du parti communiste et du parti Al-Talia – branche libanaise du parti Baath – ont exprimé leur opposition à cette décision lors d’une séance du conseil municipal, et que des habitants ont protesté contre celle-ci au motif qu’elle contrevenait à la loi libanaise, le conseil a renvoyé l’affaire devant le gouverneur.[6]

Des habitants de Kafr Rumman protestent contre la décision de fermer les magasins de boissons alcoolisées (Al-Akhbar, Liban, 9 janvier 2017) 

Interdire la musique dans les lieux publics

Le site web Janoubia, réputé pour son opposition au Hezbollah, a rapporté le 16 janvier 2017 que les organisateurs d’une cérémonie à la mémoire du président cubain Fidel Castro, qui s’est déroulée deux jours auparavant à Beyrouth, avaient retiré du programme deux interludes musicaux de luth, et ceci sur l’insistance des représentants du Hezbollah conviés, parmi lesquels le député Mohammed Raad. La décision a suscité la colère d’autres personnalités assistant à la cérémonie, y compris des partisans de l’Union démocratique de la Jeunesse et le parti communiste, qui ont quitté la cérémonie en signe de protestation.[7]

Un incident similaire a eu lieu début décembre 2016 à l’université du Liban de Beyrouth, lorsque le conseil des étudiants de la faculté d’ingénierie, dont les membres sont des partisans du Hezbollah, a interdit aux étudiants de la faculté de jouer de la musique lors d’une cérémonie à la mémoire d’un étudiant tué dans un accident de voiture. La cérémonie devait avoir lieu au sein du forum universitaire et inclure des chansons de la célèbre chanteuse libanaise Fayrouz que l’étudiant affectionnait. Les membres du Hezbollah de l’université ont affirmé qu’il était interdit d’écouter des chansons en public, car cela porterait atteinte aux sensibilités religieuses de certains étudiants. Ils ont ajouté qu’ils avaient demandé aux organisateurs de la cérémonie de la tenir dans une salle fermée mais que ces derniers avaient refusé. Au bout du compte, les organisateurs ont tenté de tenir la cérémonie comme prévu, mais les étudiants membres du Hezbollah sont arrivés et ont empêché qu’elle aie lieu par la force.[8]

La presse libanaise fustige la coercition religieuse de la part du Hezbollah : c’est une tentative pour changer le mode de vie au Liban

Comme indiqué, la presse libanaise, anti et pro-Hezbollah, a critiqué les mesures de coercition religieuse employées par l’organisation dans le pays. Le journaliste Elie Fawwaz a écrit sur le site NOW Lebanon, connu pour son opposition au Hezbollah : « Le Liban n’a pas de loi interdisant la mixité dans les courses [de marathon] ou ailleurs. Les hommes et les femmes courent côte à côte au marathon annuel de Beyrouth. Alors sur quel fondement les [conseils] municipaux ont-ils pris cette décision ? N’ont-ils pas enfreint la loi dans ce cas ? Cette décision ne viole-t-elle pas la constitution [libanaise], dont le préambule affirme que ‘le Liban est une République parlementaire démocratique fondée sur le respect des libertés publiques, la liberté d’opinion et la liberté de croyance, la justice sociale et l’égalité des droits et obligations entre citoyens, sans distinction ni privilège’ [?] Ce préambule n’affirme-t-il pas que ‘le peuple est la source du pouvoir et de la souveraineté, qu’il exerce par le biais des institutions constitutionnelles’? [Ces incidents de coercition religieuse du Hezbollah] ne sont pas un problème provisoire mais plutôt une [tentative visant à] modifier le mode de vie au Liban. Ce qui est triste, c’est que l’Etat ne fait rien pour trancher la question, défendre la constitution qui est le fondement de son pouvoir et protéger l’égalité entre les citoyens. [Au contraire], il semble accepter l’existence d’une loi parallèle, tout comme il a accepté l’existence d’un arsenal d’armes parallèle [du Hezbollah], une économie parallèle et l’existence de plusieurs organes de gouvernement [au Liban, à savoir le gouvernement libanais et les autorités du Hezbollah]. Cette désintégration des institutions de l’Etat conduira indubitablement à une désintégration sociale également, et à une autre crise s’ajoutant à celles qui frappent déjà le Liban. » [9]

Un quotidien pro-Hezbollah : le Hezbollah doit mettre fin aux erreurs commises par certains de ses représentants

Si le quotidien Al-Akhbar est réputé pour soutenir les activités militaires du Hezbollah ainsi que son activité politique au Liban, il ne soutient pas toujours la politique religieuse et sociale de l’organisation et n’hésite pas à la critiquer. Ainsi, un éditorial publié le 26 juillet 2017 par Fiyar Abou Saad soutenait que le Hezbollah est avant tout une organisation de résistance qui défend le Liban, et qu’à ce titre, elle a l’obligation de défendre la diversité culturelle du pays et de promouvoir la tolérance. Et d’ajouter que les décisions comme celle prise récemment par le Hezbollah dans le sud pourrait aliéner certains secteurs du public qui soutiennent le Hezbollah en tant qu’organisation de résistance, mais ne peuvent accepter une telle coercition religieuse.

Abou Saad a écrit : « Les décisions de plusieurs conseils municipaux du Sud-Liban ont relancé, bien que tardivement, le débat ardu sur les limites de l’ouverture sociale et des libertés individuelles… au sein des [secteurs] du public parmi lesquels le Hezbollah jouir d’une forte présence ou influence… » Tout en observant que ces décisions ont été prises par des représentants du Hezbollah dans différentes villes du Sud-Liban, et pas par les échelons les plus élevés de l’organisation, il a exprimé sa préoccupation qu’elles puissent amorcer une tendance qui se répandrait dans d’autres villes et villages, où sont présents de nombreux partisans du Hezbollah, et il a ajouté : « L’organisation [Hezbollah] doit dissiper la confusion et mettre fin à l’extrémisme et aux erreurs politiques commises par certains de ses représentants élus. Le Hezbollah… est à la fois un parti religieux et un parti politique [opérant] au sein d’une société diversifiée. Mais avant toute autre chose, c’est une [organisation] de résistance qui a obtenu des victoires au nom de l’intérêt national [libanais] et panarabe, et qui bénéficie [d’un soutien] transcendant les divisions communautaires et religieuses… [Le Hezbollah] a investi tous ses efforts dans le combat contre Israël et il est ainsi devenu un modèle… pour tous les autres mouvements de libération nationale du tiers-monde. Cet immense succès a des implications nationales et panarabes, dont la plus importante est d’ouvrir une fenêtre sur un avenir où les gens seront tolérants et où la société accueillera [chaque] individu et acceptera également les femmes, et leur réservera une place… Mesdames et Messieurs, le Liban nous appartient dans son intégralité, et le défendre signifie aussi défendre sa culture, ses principes, ses fondements et ses lois nationales qui protègent tout le monde et s’appliquent à chacun, nonobstant le secteur auquel il appartient… » [10]

Un autre article dans Al-Akhbar a émis des critiques similaires contre le Hezbollah après l’incident à l’université du Liban à Beyrouth. Le journaliste Ahmad Muhsin a écrit : « Le dénommé conseil des étudiants pense-t-il [vraiment] que c’est la bonne manière pour défendre la résistance, l’islam et la culture de la Révolution islamique – ou bien est-ce simplement une [démonstration de] force [?] Qu’est-ce qui fait croire au conseil des étudiants qu’il peut interdire [aux gens de faire des choses] et décider quelle musique est appropriée et laquelle ne l’est pas [?]… » Il a ajouté que ce comportement n’était pas représentatif de tous les partisans du Hezbollah au sein de l’université, mais seulement d’un groupe d’extrémistes parmi eux. [11]

 

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 06:57

L’ancien chef djihadiste basé en Norvège le mollah Fateh Krekar : Toutes les puissances mondiales combinées ne peuvent vaincre les idées de l’État islamique

 

Le mollah Fateh Krekar, ancien fondateur et dirigeant du groupe terroriste sunnite Ansar Al-Islam, a déclaré que « toutes les puissances mondiales réunies » ne peuvent vaincre l’idéologie de l’organisation Etat islamique (EI). Le mollah Krekar, dont le nom d’origine est Najmaddin Faraj Ahmad, est arrivé en Norvège en 1991 en tant que réfugié et y réside depuis. Dans une interview pour NRT TV, une chaîne du Kurdistan irakien, Krekar a déclaré que si l’Etat islamique est éliminé, un groupe semblable émergera, car son idéologie est enracinée dans des sources littéraires immuables, comme le Coran et les hadiths. Il a qualifié la politique du président Trump de « fausse bravade » et l’a mis au défi d’envoyer ses « hommes les plus courageux » en Libye pour combattre les « lions de l’islam ». L’interview a été diffusée le 20 février 2017. Extraits :

Fateh Krekar : Cette guerre [contre l’EI] se poursuivra, car elle n’est rien d’autre qu’une guerre technologique, alors que les concepts des deux parties belligérantes appartiennent à l’idéologie religieuse. L’organisation de l’Etat islamique a adopté l’islam comme une méthodologie, et comme une idéologie, une foi, une philosophie, une politique, une religion et un Etat. Ce groupe défend ses croyances de toutes ses forces. Toutes les puissances du monde combinées, à mon avis, ne peuvent vaincre ces idées. Alors que l’OTAN, dans son ensemble, a occupé l’Afghanistan, a combattu les talibans et les a écartés du pouvoir, les talibans ont survécu, ont attaqué Kunduz en plein jour et libéré les terres des mains de l’OTAN et de ses partisans afghans. […]

Je ne pense pas qu’il y aura d’« État post-islamique ». Ils parlaient de « post-talibans », mais ce n’était qu’un mensonge, une guerre des mots. Les idées, ou la vision, adoptées par le groupe Etat islamique sont le wahhabisme de la faction de Faisal Al-Duwaish. […]

Les noms importent peu. Si Al-Qaïda ou l’organisation de l’Etat islamique perdaient certains territoires, cela ne devrait pas être une surprise. Même si cette organisation est éliminée, une autre organisation apparaîtra. Les sources littéraires sont les mêmes. Le Coran et la Sunna sont les sources d’orientation, d’éducation sociale et idéologique et d’activité djihadiste. Les deux sources sont là, les versets coraniques sont là, et les hadiths sont bien enracinés. Il y a 55 hadiths sur le djihad dans la compilation d’Al-Bukhari, et 69 hadiths dans la compilation de Muslim. Ces hadiths sont impérissables. Les [nouvelles] générations continuent de les apprendre. […]

Même si l’organisation Etat islamique est éliminée, un nouveau groupe suivant les mêmes idées émergera. Peut-être ce groupe apprendra-t-il des erreurs d’Al-Qaïda et de l’État islamique, mais il adoptera la même idéologie que les autres groupes. Parmi les trois communautés [principales] en Irak – les Arabes chiites, les Arabes sunnites et les Kurdes – les Arabes sunnites sont ceux qui ont le plus souffert sous Saddam. Les forces occidentales ont défendu les Kurdes et leur ont permis de diriger leur propre région. La Suède a fourni des caméras et des ordinateurs au parlement kurde. L’Iran a adopté les groupes chiites et les a aidés à se développer. […]

Le groupe qui a été le plus persécuté fut les sunnites. Il est vrai que moins de sunnites ont été tués que de chiites ou de Kurdes, mais ils n’ont pas été autorisés à se développer et à avoir une vie collective en tant que société. Par conséquent, à l’arrivée de l’occupation, il y avait déjà plus de 20 groupes djihadistes. […]

Les chiites et les Kurdes doivent reconnaître que les sunnites ont le droit de diriger leurs propres régions, d’utiliser leurs ressources et [de décider] qui les gouverne. […]

Les sunnites ont le droit de décider qui les régit, et la question des groupes djihadistes est une question [sunnite] interne. Les sunnites ne resteront pas sans armes dans leur triangle sunnite. Ils doivent être armés comme les Kurdes et les chiites pour se défendre. […]

Journaliste : La politique du président américain Trump relancera-t-elle le conflit à travers le monde ?

Fateh Krekar : Non. Ce n’est qu’une fausse bravade. Elle ne signifie rien. Si c’est un militaire si important et si puissant, qu’il envoie son armée en Libye. N’ont-ils pas incendié son ambassade en Libye ? N’ont-ils pas tué son consul et ses diplomates en Libye ? Qu’il envoie ses hommes les plus courageux en Libye, et nous verrons comment les lions de l’islam les accueilleront là-bas. […]

Que peut faire Trump face à des gens qui croient au monothéisme et au djihad ? Par Allah, si Trump rentre en Irak accompagné de toutes ses forces – même s’il décide de ne pas combattre les Kurdes et les Arabes sunnites, les chiites les chasseront tout seuls. S’ils entrent dans le triangle sunnite, les sunnites les chasseront tout seuls. Je ne parle pas des Kurdes, car ils sont fidèles à Trump, tout comme ils étaient fidèles à son prédécesseur et le seront à son successeur.

 

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 06:54

Le journaliste libanais basé en Suède Jerry Maher : Comparé au Hezbollah, Israël est un ange ; Le Hezbollah équivaut à l’EI

 

Le journaliste libanais Jerry Maher, PDG de Radio Sawt Beirut International, a déclaré qu’Israël ne représentait plus de menace pour le Liban et que « la vraie guerre est celle que le Hezbollah mène contre le peuple syrien et contre l’armée libanaise ». S’exprimant dans une émission d’Al-Jazeera le 21 février, Maher, basé en Suède, a déclaré qu’il n’y avait aucune différence entre le Hezbollah et l’Etat islamique : « Le Hezbollah est la plus grande catastrophe dans cette région » et que « lorsque vous comparez [Israël au Hezbollah], Israël est un ange et le Hezbollah est Satan. » Extraits :

Jerry Maher : Nous avons appris qu’il existe une politique américaine d’incriminer le Hezbollah, et de ne pas se taire devant ses actions en Syrie ces cinq dernières années. Les Américains pensent que le Liban ne peut devenir un Etat doté d’institutions tant que le Hezbollah ne sera pas désarmé, tout particulièrement au vu du fait qu’il n’existe plus de réelle menace israélienne au Liban.

Journaliste : Plus de menace ?

Jerry Maher : Aucune. C’est terminé. Aujourd’hui, Israël recherche la paix dans la région. Il cherche à se rapprocher des pays arabes, et ne lancera pas de guerre qui [le] fera revenir en arrière. La vraie guerre est celle menée par le Hezbollah contre le peuple syrien, et la guerre du Hezbollah contre l’armée libanaise, qui tente de l’affaiblir. […]

Quelle est la différence aujourd’hui entre le Hezbollah et l’EI ? [L’EI] menace les gens, les contraint sous la menace d’une arme à suivre sa politique, à Deir Ezzor, Raqqa et ailleurs, et le Hezbollah fait exactement la même chose au Liban. […]

Le Hezbollah est la plus grande catastrophe qui est arrivée dans cette région. Je crois qu’il a même surpassé Israël lui-même en terrorisme. Lorsque vous comparez les deux, Israël est un ange et le Hezbollah est Satan, car Israël n’a pas tué autant d’Arabes et de Palestiniens que le Hezbollah en Syrie. Nous ne pouvons nier ce fait. Israël n’a pas bombardé d’écoles en Syrie. Il n’a pas bombardé d’université à Idlib, de mosquée ou d’église à Alep ou à Deir Ezzor… Le Hezbollah, par contre, est allé jusqu’à Bahreïn, afin de tuer des gens en raison de leur identité communautaire et religieuse.

 

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 05:50

Les coptes fuient le Sinaï, victimes d’une campagne de meurtres et de menaces de l’EI

 

Ces derniers jours, des dizaines de familles chrétiennes coptes ont fui El Arish au nord du Sinaï, alors qu’ils sont la cible d’une campagne de meurtres et de menaces de l’Etat islamique (EI). Au moins sept civils coptes auraient été tués par des membres de l’EI dans la ville ces dernières semaines, incitant des familles coptes à fuir vers l’Egypte continentale. Selon certaines sources égyptiennes, 85 des 103 familles coptes de la ville ont fui, 45 selon d’autres sources. Certaines de ces familles se sont réfugiées dans l’église anglicane d’Ismaïlia, tandis que d’autres ont fui vers Suez, Minya ou Sohag. D’après le quotidien Al-Sharq Al-Awsat, il s’agit du premier exode massif de familles chrétiennes ayant quitté leurs foyers pour cause de terrorisme [1].

Notons que la persécution des coptes n’est que l’une des entreprises de l’EI à El Arish, et au nord du Sinaï en général, pour intimider la population locale et empêcher les autorités égyptiennes de reprendre le contrôle de la région. Par ailleurs, l’EI effectue des démonstrations de force à El Arish, attaque les forces et le personnel de sécurité, commet des enlèvements et des assassinats de civils soupçonnés d’avoir coopéré avec les autorités, des actes de vandalisme, et tente de faire appliquer la charia.

L’un des coptes ayant fui la ville décrit comme suit les menaces qui pèsent sur sa communauté : « Dernièrement, les meurtres de chrétiens ont augmenté de façon significative. On assassine quotidiennement, et je pense que cela ne fera qu’empirer. Les terroristes ont ouvertement déclaré qu’ils attaqueraient les chrétiens. Je ne peux pas accuser la police, car la situation sécuritaire au Sinaï est très mauvaise et le terrorisme est en hausse. » Les coptes d’El Arish ont déclaré avoir reçu des menaces téléphoniques les enjoignant de quitter leurs foyers et affirmé que les activistes de l’EI avaient distribué des dépliants dans la ville menaçant les chrétiens [2].

Une fillette de huit ans d’El Arish raconte : « Je suis très triste parce que j’ai dû quitter mes amis et mon école, et je ne sais pas si je reviendrai. J’ai vu ces menaces de mes propres yeux, écrites sur des notes et sur les murs de ma maison. J’ai entendu ce qu’ils ont dit à mon père au téléphone, l’informant que devions partir ou mourir. » Une femme raconte qu’on a frappé à sa porte une nuit, et que quand son fils a ouvert, des terroristes sont entrés, l’ont abattu d’une balle et ont fouillé la maison à la recherche d’autres hommes de la famille. Ils ont trouvé son vieux mari et lui ont également tiré dessus, puis ils ont volé ses bijoux et incendié la maison.

La campagne de terreur en cours, menée contre les chrétiens du Sinaï depuis des années par l’EI et son incarnation antérieure, Ansar Beit Al-Maqdis, atteint ainsi un paroxysme. Cette campagne inclut l’assassinat de civils, dont des prêtres, ainsi que des enlèvements, des menaces continues et le racket de commerces. La campagne a pris un caractère systématique en 2013, avec le lancement d’une guerre totale contre les autorités égyptiennes par les djihadistes du Sinaï.

*R. Green est chargé de recherche à MEMRI

Lire le rapport dans son intégralité en anglais

Notes :
[1] Al-Masri Al-Yawm (Egypte), 24 février 2017 ; Al-Sharq Al-Awsat (Londres), 26 février 2017.
[2] Al-Masri Al-Yawm (Egypte), 24 février 2017.

 

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 05:47

Un congrès juridique parrainé par l’AP recommande d’étendre l’autorité judiciaire palestinienne à tous les territoires, y compris Jérusalem

 

Des experts en droit et en arbitrage ont assisté à un congrès de deux jours qui s’est tenu à Al-Bireh, les 18 et 19 février 2017, sur le « Développement de l’arbitrage à Jérusalem », sous le parrainage du président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas. Le congrès a émis des recommandations visant à étendre la compétence judiciaire palestinienne à tous les territoires palestiniens, y compris Jérusalem-Est, et à transférer l’arbitrage des conflits du système judiciaire israélien à un système conforme au droit palestinien, notamment pour les litiges immobiliers à Jérusalem, et pour tout ce qui concerne les investissements économiques dans la ville.

Parmi les principaux conférenciers figuraient le conseiller juridique d’Abbas, Hassan Al-Awri ; le directeur de l’Association du barreau palestinien Hussein Shabaneh ; le ministre des Affaires de Jérusalem et gouverneur du district de Jérusalem de l’AP Adnan Al-Husayn ; et Mohammed Hadieh, fondateur et président de l’association ACT, ou Modes alternatifs de résolution des conflits.

Les objectifs du congrès : Favoriser le recours à l’arbitrage palestinien par rapport au système judiciaire israélien pour Jérusalem

Le congrès était destiné à renforcer le statut des institutions d’arbitrage palestiniennes à Jérusalem, en tant qu’alternative au système judiciaire israélien, et à renforcer l’économie de la ville en ajoutant des clauses d’arbitrage dans différents accords et contrats chez les investisseurs. Hassan Shabaneh, qui présidait la conférence, a affirmé que son objectif était de renforcer l’identité arabe palestinienne de Jérusalem et de formuler des recommandations pour renforcer le soutien national et légal à cette identité.[1] Il a ajouté : « Le congrès était destiné à soutenir notre peuple à Jérusalem et à étendre la compétence judiciaire palestinienne dans la ville sainte. »

Hassan Al-Awri, conseiller juridique du président Abbas, a fait l’éloge du « rôle de l’Association du barreau palestinien qui soutient les habitants de Jérusalem et met en lumière le danger imminent [qui menace] Jérusalem et les plans de l’occupation visant à vider la ville de ses habitants [arabes] ». [2]

Le quotidien de l’AP Al-Hayat Al-Jadida a informé que les conférenciers avaient débattu des différentes raisons pour lesquelles les Palestiniens impliqués dans des litiges civils et commerciaux doivent s’adresser à un arbitrage palestinien au lieu de recourir au système judiciaire israélien. Ces raisons incluent « la non-reconnaissance de la souveraineté israélienne à Jérusalem ; le manque de confiance en la justice et l’objectivité du système judiciaire existant, notamment lorsque le litige oppose un individu ou une société appartenant à l’occupation [Israël] à un individu ou une société palestinienne ; le coût [élevé] de recourir au système judiciaire de l’occupation et la durée des négociations [entre les parties], qui peuvent s’étendre sur des années ». Une autre raison abordée était « la crainte des Palestiniens de perdre leurs biens en vertu de la Loi israélienne sur les biens en déshérence ». [3]

Recommandations du congrès

Les recommandations émises par le congrès incluaient « l’élargissement de la compétence judiciaire palestinienne à tous les territoires palestiniens, y compris Jérusalem, et l’émission de règlementations et de directives des institutions officielles pour garantir l’application des décisions arbitrales ».

En outre, dans le domaine des investissements étrangers, le congrès a recommandé de « soutenir les possibilités d’investissement à Jérusalem afin de préserver la position ferme de ses habitants ; créer un climat juridique propice à la résolution des conflits en recourant à l’arbitrage ; [soulignant] l’importance d’inclure des clauses d’arbitrage dans les contrats d’investissement : et créer un climat légal et national reliant les investisseurs et les entrepreneurs afin de créer une atmosphère favorable aux investissements ».

Concernant les arbitrages en matière immobilière à Jérusalem, le congrès a recommandé de « diffuser une culture propice aux moyens alternatifs de résolution des conflits immobiliers à Jérusalem ; accroître la prise de conscience de l’importance de ne pas recourir aux tribunaux de l’occupation dans les conflits immobilier ; et rendre obligatoire l’inclusion de clauses d’arbitrage dans les contrats immobiliers ». [4]

Lien vers le rapport en anglais

Notes :

[1] Alwatanvoice.com, 18 février, 2017.

[2] Wafa.ps, 19 février 2017.

[3] Al-Hayat Al-Jadida (AP), 20 février 2017.

[4] Maannews.net, 19 février 2017.

 

 

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 05:46

Montréal : L’imam Wael Al-Ghitawi explique qu’une femme ne doit pas se refuser à son mari quand il la convoque au lit ; elle ne doit pas quitter la maison sans son autorisation

 

Dans un discours mis en ligne sur la chaîne YouTube du Centre islamique Al-Andalous de Montréal le 17 juin 2016, l’imam canadien Wael Al-Ghitawi aborde le sujet des obligations de l’épouse envers son mari dans l’islam. Al-Ghitawi déclare qu’elle ne doit pas refuser à son mari le plein exercice de ses droits conjugaux ni quitter la maison sans sa permission. A l’appui, un hadith rapportant les paroles du prophète Mahomet en ces termes : « Si [un mari] a un furoncle suintant de pus, n’importe où de la tête aux pieds, l’épouse ne lui rendra pas totalement justice, même en le lèchant pour le nettoyer ». Extraits :

Wael Al-Ghitawi : Dans la compilation de hadiths de l’imam Ahmad (Ibn Hanbal), il est dit : « Nul être humain ne doit s’incliner devant un autre être humain, mais si c’était permis, j’aurais ordonné aux femmes de s’incliner devant leurs époux, en raison de l’ampleur des droits du mari sur sa femme. Par Allah, si [un mari] a un furoncle suintant de pus, n’importe où de la tête aux pieds, la femme ne lui rendra pas totalement justice, même en le lèchant pour le nettoyer. Ce n’est pas une question insignifiante. Ce sont les paroles du prophète Mohammed. Certains pourraient trouver difficile de digérer ce hadith. Je veux dire, si un homme a un furoncle, sa femme doit-elle vraiment le lécher ? Je ne dis pas qu’elle doit le lécher. Mais le prophète Mohammed a montré l’ampleur des droits du mari sur sa femme en disant que même en lèchant le pus, elle ne lui rendrait pas pleinement justice. […]

Un autre droit du mari est de ne pas essuyer de refus lorsqu’il convoque sa femme au lit. Si le mari la veut, elle doit consentir, afin de préserver sa foi des tentations qui le guettent en tout lieu. […]

La femme ne doit pas se refuser à son mari lorsqu’il la convoque au lit, tant qu’elle en est capable, tant qu’elle ne souffre pas d’un état ou d’une condition mentale ou physique l’empêchant [de le satisfaire], comme la menstruation ou un saignement post-natal, auquel cas elle peut s’abstenir. Mais même dans de tels cas, le mari peut tirer plaisir d’elle, en évitant le vagin. Afin que le mari comme la femme échappent aux malédictions d’Allah, la femme doit obéir à son mari et satisfaire ses besoins, sinon les anges la maudiront et elle subira la colère du Seigneur. […]

Le mari a un autre droit sur sa femme : elle ne doit pas sortir de la maison sans sa permission. C’est le droit du mari selon la charia. Qu’en est-il de la loi de l’Etat ? Il n’est pas question de cela maintenant. Tu es une femme qui t’es mariée selon la charia, donc si ton mari te dit de ne pas quitter la maison, ne quitte pas la maison ! « Comment peut-il être autorisé à m’en empêcher ? », demandes-tu… Ne quitte pas la maison, c’est tout ! C’est l’un de ses droits. Allah lui a accordé ce droit. Alors ne quitte pas la maison sans sa permission !

 

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