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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 08:19

Taslima Nasreen : Le Coran prescrit l’inégalité

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Dans un entretien mis en ligne en juin 2016 sur le blog du Palestinien athée militant Waleed Husseini, Taslima Nasreen dénonce l’injonction islamique de tuer les apostats, ainsi que l’assujettissement des femmes appuyé par les principes islamiques. Taslima Nasreen, d’origine bangladaise, a reçu le Prix Sakharov de la liberté de penser en 1994, décerné par le Parlement européen, et le prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes en 2008. Elle fait l’objet d’une fatwa émise contre elle au Bangladesh pour critique de l’islam. Extraits de l’interview :

« Lorsque j’ai tenté de critiquer l’islam au nom des femmes et de la justice, les fondamentalistes sont devenus fous »

Taslima Nasreen : Partout dans le monde, les femmes sont opprimées par les religions, les coutumes, les traditions. Mais là où elles souffrent le plus de nos jours, c’est dans les pays islamiques. L’Occident a instauré la laïcité, la séparation des Eglises et de l’Etat, alors que dans la plupart des pays musulmans les femmes sont toujours sous le joug de sept cents ans de charia. Des millions de femmes endurent de terribles souffrances.

Elles sont enfermées, brûlées, lapidées à mort… Venant d’une famille musulmane, je me sens la responsabilité de dénoncer l’islam, car les femmes qui y sont soumises n’ont ni les droits ni la liberté qu’elles devraient avoir. (…) J’ai vécu dans une société dominée par les hommes. (…) Je vivais dans une société musulmane, dans une famille musulmane, et j’avais l’habitude de voir les femmes enveloppées dans leur burqa de la tête aux pieds, se faire battre par leur mari, qui pouvait être polygame ou qui divorçait quand il le voulait. Je pensais alors que, peut-être, ces hommes agissaient mal, que sûrement l’islam ne permettait pas de telles choses. (…)

A 14 ans, je suis tombée sur un Coran traduit en bengali, et j’ai comparé plus de 12 traductions bengalies différentes… A ma grande surprise, j’ai compris que c’était bien Allah qui déclarait les femmes inférieures, qui prônait la polygamie, le divorce uniquement pour les hommes, le droit de battre leurs épouses, l’interdiction faite aux femmes de porter témoignage en justice, l’inégalité en matière d’héritage, le port du voile… (…)

Lorsque j’ai tenté de critiquer l’islam au nom des femmes et de la justice, les fondamentalistes sont devenus fous ; ils n’ont pas accepté de débattre, ils n’ont pas argumenté, ils ont seulement voulu me faire taire et me tuer. Ils ont décrété une fatwa que le gouvernement a cautionnée au lieu de les sanctionner. Ce n’était pas illégal, puisque le Coran dit que l’incroyant doit être tué : Allah le permet. Pour sauver ma vie, j’ai été forcée de me cacher et de quitter mon pays, sachant que beaucoup de gens me soutenaient mais ne pouvaient le dire publiquement.

« C’est bien l’islam, le vrai islam, l’authentique islam, qui prescrit de tuer les apostats et les incroyants »

Beaucoup de musulmans modernes disent que les fondamentalistes ont tort, que ces derniers ne représentent pas le vrai islam, et que celui-ci n’a jamais prescrit d’assassiner les incroyants. C’est faux ! C’est bien l’islam, le vrai islam, l’authentique islam, qui prescrit de tuer les apostats et les incroyants. Cela est explicite dans le Coran. (…)

Si les fondamentalistes ont voulu me tuer, c’est parce qu’ils veulent vraiment appliquer le vrai islam. Ils sont l’islam authentique. Les musulmans qui souhaiteraient voir les femmes libérées sont en contradiction avec leur doctrine : Allah ne les aurait pas acceptés. Le Coran le dit clairement, et ce sont les paroles d’Allah lui-même : «Les hommes ont autorité sur les femmes du fait que Dieu a préféré certains d’entre vous à certains autres, et du fait que les hommes font dépense, sur leurs biens, en faveur de leurs femmes. Les femmes vertueuses sont obéissantes… celles dont vous craignez l’indocilité, avertissez-les ! Reléguez-les dans les lieux où elles couchent ! Frappez-les… (4.34).» (…)

Nasreen : Les femmes sont mises au niveau des excréments

Le Coran dit textuellement : «Ô vous qui croyez, si vous êtes malade ou en voyage, si vous avez été en contact avec vos excréments ou que vous ayez touché une femme et que vous n’ayez pas d’eau, recourez à du sable [avant de prier] (4.43).» Il dit aussi : « Vos femmes sont un champ de labour pour vous. Venez-y comme vous voulez. » Donc, quand les hommes veulent et comme ils veulent. Que la femme veuille ou non, la question n’est jamais posée. Les hadith précisent que deux catégories de prières n’atteignent jamais les cieux : celles de l’esclave en fuite et celles de la femme qui se refuse la nuit à son mari (…)

Ce qui compte pour moi, c’est l’être humain, et non le texte. L’islam n’est pas une personne avec un coeur et des sentiments. Ce n’est qu’une création humaine qui date de très longtemps. Je pense réellement que l’islam est une torture contre les femmes, une torture que nous devons combattre. Mon stylo est ma seule arme. Je ne me trouve pas spécialement radicale. Je dis seulement la vérité. Tout est écrit dans le Coran. C’est moi qui ai été choquée quand je l’ai lu pour la première fois (…)

C’est parce que le texte existe qu’ils peuvent s’en servir. Si ce texte n’était pas considéré comme provenant d’Allah, intangible pour tous les temps passés et à venir, alors le Coran ne serait pas important. En réalité, les fondamentalistes peuvent justifier leurs crimes du seul fait que ce texte est considéré comme saint.

Nasreen : Aujourd’hui, il existe un conflit « entre sécularisation et fondamentalisme, entre pensée logique et pensée irrationnelle »

(…) maintenant nous connaissons la modernité et les droits de l’homme. J’ajoute que, pour moi, il n’y a pas de conflit entre l’Islam et l’Occident, entre la chrétienté et l’islam ; il existe plutôt un conflit entre sécularisation et fondamentalisme, entre pensée logique et pensée irrationnelle, entre innovation et tradition, passé et présent, modernité et anti-modernité, entre ceux qui valorisent la liberté et ceux qui ne la recherchent pas.

Je défends les musulmans partout où ils sont opprimés, en Inde ou ailleurs quand ils sont en minorité. Je suis contre la violence. La violence n’est jamais une solution. Je sais que la plupart croient en l’islam d’abord par ignorance et parce que les politiciens se servent de la religion pour les maintenir dans l’ignorance. Ce dont nous avons besoin, c’est d’une éducation éclairée. Il y a des siècles, des hommes ont créé l’islam. Le Coran peut être considéré comme un document historique. Je n’ai jamais dit qu’il fallait le détruire, pas plus qu’il ne faut détruire les hadith ! On doit le prendre comme un élément de notre histoire passée, mais ne pas chercher à l’appliquer de nos jours.

Nasreen : « Dans certains pays musulmans, il arrive que des femmes aient plus de liberté sexuelle, mais ce n’est pas grâce à l’islam »

Au Bangladesh, avant 1962, un homme qui voulait divorcer devait simplement prononcer trois fois le mot «divorce» pour l’obtenir. Depuis la réforme de la loi islamique, il lui suffit d’écrire une simple lettre à l’autorité locale, et le divorce est prononcé. Où est la différence ? Autre exemple : si un homme veut se marier une seconde fois, il doit demander la permission à sa première femme. En réalité, comme celle-ci continue à dépendre économiquement de son mari, elle n’a pas d’autre choix que d’accepter… De même, lapider une femme n’est plus légal au Bangladesh. Pourtant, cela arrive quotidiennement dans les villages, et les autorités laissent faire : les fondamentalistes répondent simplement qu’ils ne font que suivre la loi d’Allah. Pour moi, ces réformes n’ont aucun sens. Je veux une révolution.

Dans certains pays musulmans, il arrive que des femmes aient plus de liberté sexuelle, mais ce n’est pas grâce à l’islam. Si elles ont plus de liberté, c’est parce qu’elles l’ont prise ! Aucune société ne la leur a accordée. Il reste que la majorité des femmes musulmanes a toujours peur et ne peut rejeter le système si facilement.

Je voudrais faire comprendre aux musulmanes qu’elles doivent lire le Coran avec un esprit clairvoyant pour y chercher une quelconque justice. Si elles ne la trouvent pas dans le texte (et elles ne la trouveront pas), elles devront cesser de suivre ces règles et commencer à se battre. (…)

Je veux simplement les encourager, leur dire que, si nous voulons être plus civilisés, nous ne pouvons plus suivre ces livres qui prescrivent l’inégalité. Je veux leur faire prendre conscience que, si elles n’entament pas leur propre libération, alors leurs filles souffriront, elles aussi. Peut-être que les femmes d’aujourd’hui ne verront pas l’avènement d’une société laïque de leur vivant, mais il est de leur devoir de la préparer pour les futures générations.

A celles qui ne se battent pas pour faire cesser l’oppression de ce système patriarcal et religieux, je dis : honte à vous ! Honte à vous de ne pas protester, honte à vous de conforter un tel système ! (…)

 

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 01:17

Dans la revue Dabiq de l’EI : une Finlandaise raconte sa conversion et son immigration vers l’Etat islamique

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Le 31 juillet 2016, le centre médiatique Al-Hayat de l’Etat islamique (EI) a mis en ligne le 15ème numéro de son magazine en anglais Dabiq. Ce numéro comporte un article de trois pages intitulé “Comment je suis arrivée à l’islam”, par une Finlandaise appelée Umm Khalid al-Finlandiyyah, qui s’est convertie à l’islam et a immigré vers l’Etat islamique.

Elle décrit son cheminement vers l’islam, rendant hommage à plusieurs membres de la petite communauté musulmane d’Helsinki et à son second mari pour l’avoir guidée vers l’islam radical ; elle critique le christianisme qu’elle tourne en dérision. Révélant que l’arrestation de son mari, pour agissements en rapport avec le terrorisme, a incité sa famille à partir pour l’Etat islamique, elle rapporte aussi comment son fils a été tué au cours de combats.

Elle encourage ses compatriotes finlandais et les chrétiens en général à découvrir l’islam et conseille aux musulmans de rejoindre l’Etat islamique, ou si cela s’avère impossible, à attaquer l’ennemi dans son propre pays.

Du christianisme à l’islam

Umm Khalid-Al Finlandiyyah explique qu’elle ne s’est jamais sentie proche du christianisme et qu’elle a remis en question certains de ses dogmes, dont celui de la Trinité. Sa première rencontre avec l’islam remonte aux cours de religion à l’école. Elle a ensuite épousé son premier mari, un musulman non pratiquant. Son intérêt pour l’islam s’est accru après les “événements bénis du 11 septembre”, l’islam étant devenu un point de focalisation dans les médias. C’est un voisin musulman qui lui a enseigné les concepts fondamentaux de l’islam.

Al-Finlandiyyah explique les difficultés rencontrées après sa conversion à l’islam. Elle s’est tout d’abord heurtée à l’opposition de sa famille. Elle exprime sa reconnaissance envers son second mari, lui aussi musulman, pour son soutien. L’arrestation de celui-ci, accusé de terrorisme, l’a incitée à immigrer avec sa famille vers l’Etat islamique.

La vie dans l’Etat islamique

Al-Finlandiyyah conclut son récit en relatant sa nouvelle vie dans l’Etat islamique, où elle et sa famille sont libres de pratiquer leur religion comme bon leur semble, sans aucune entrave, affirme-t-elle. Elle exprime sa joie du fait que son fils ait été tué au combat et conclut par un conseil aux musulmans :

“Pour ceux qui ne peuvent accomplir la hijrah [immigration], je vous conseille d’attaquer les Croisés et leurs alliés partout où vous vous trouvez…”

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 01:15

Sur Telegram : un jeune longe une rue à Verviers, en Belgique, en maudissant les chrétiens et en priant pour leur annihilation

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http://www.memritv.org/clip/en/5604.htm

Dans une courte vidéo mise en ligne sur un compte Telegram djihadiste le 2 août 2016, un jeune est filmé marchant dans une rue à Verviers, en Belgique, en priant : « Oh Allah, anéantis les chrétiens haïssables. Oh Allah, tue-les tous. N’en épargne aucun. »

Jeune : « Ô Allah, soutiens l’islam et les musulmans.

Ô Allah, humilie et détruis les polythéistes.

Ô Allah, anéantis les chrétiens haïssables.

Ô Allah, tue-les tous. N’en épargne pas un seul.

Ô Allah, faire de leurs armes et munitions le butin de nos frères.

Ô Allah, soutiens l’islam et les musulmans.

Ô Allah, soutiens les moudjahidines en tout lieu.

Ô Allah, soutiens-les contre leurs ennemis.

Ô Allah, envoie contre leurs ennemis un vent semblable à celui qui a détruit le peuple d’Aad, à celui que tu envoies à la bataille des confédérés.

Ô Allah, envoie contre eux le vent qui va tout détruire, comme ordonné par Dieu. »

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 01:05

Vidéo : une petite fille en niqab entonne un chant de l’Etat islamique et égorge sa poupée

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http://www.memritv.org/clip/en/5610.htm

Avertissement contenu visuel perturbant

Une vidéo mise en ligne sur un compte Telegram le 4 août 2016 montre une petite fille en niqab entonner un chant de l’Etat islamique en brandissant un couteau. « Mon épée a été aiguisée pour vous détruire », chante-t-elle de sa voix enfantine avant d’égorger sa poupée, de présenter sa tête à la caméra, et de la laisser tomber à terre.

« Etat de l’islam, attaque et bats la religion de l’hérésie et le gang des militaires. Insuffle la terreur, extermine les restes (de l’armée), et massacre. Bientôt, bientôt, vous allez assister à des merveilles. Vous assisterez à un combat effrayant. C’est vous-même qui mènerez ces batailles. Mon épée a été aiguisée pour vous détruire. Nous avons traversé la nuit pour trancher et égorger, avec la lame de la vengeance qui attaque ceux qui le méritent… Allah Akbar ! Avec l’esprit de la nuit, les jeunes hommes de la terreur… L’Etat islamique restera et s’étendra ! »

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 16:53

Le discours du président Abbas au sommet arabe de Nouakchott : nous allons poursuivre en justice le gouvernement britannique pour la Déclaration Balfour  

Sommet Nouakchott

 

Le discours du président Mahmoud Abbas, prononcé lors du sommet de la Ligue arabe de Nouakchott, en Mauritanie, le 25 juin, a appelé la Ligue arabe à aider les Palestiniens à intenter une action en justice contre le gouvernement britannique pour avoir émis et mis en oeuvre la Déclaration Balfour de 1917. Ce discours a été lu lors du sommet de la Ligue arabe par le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne Riyad Al-Malki, Abbas ne s’étant pas rendu au sommet en raison du décès de son frère. Il a été diffusé sur Al-Jazeera. Extraits :

Le ministre des Affaires étrangères de l’AP, pour le compte de Mahmoud Abbas :

« Permettez-moi tout d’abord d’exprimer les voeux du président Mahmoud Abbas, et ses excuses pour avoir été empêché au dernier moment d’assister au sommet, alors qu’il était déjà en chemin pour s’y rendre. Le décès de son frère, Omar, l’a empêché d’être parmi nous. Il vous présente ses excuses et m’a demandé de le représenter, et de lire son discours, qui commence comme suit… […]

M. Le Président, mes chers collègues, presque un siècle s’est écoulé depuis la Déclaration Balfour de 1917, et sur le fondement de cette déclaration maudite, qui a été donnée par ceux qui ne possédaient pas [la Palestine] à ceux qui ne la méritaient pas, des centaines de milliers de Juifs ont été transférés d’Europe et d’ailleurs vers la Palestine, aux dépens de notre peuple palestinien, dont les pères et les ancêtres vivaient sur le sol de leur patrie depuis des milliers d’années.

Suite à cette déclaration, l’autorité mandataire britannique et les superpuissances de l’époque ont permis aux mouvements juifs terroristes de chasser, de déporter et d’exiler presque la moitié de la population de Palestine vers les pays voisins et vers ce qui restait de la Palestine historique. Après la Nakba, les forces israéliennes ont détruit plus de 485 villes et villages palestiniens.

En conséquence, environ six millions de Palestiniens vivent en exil. Nous travaillons actuellement pour ouvrir les dossiers des crimes israéliens, qui sont perpétrés contre notre peuple depuis la fin du mandat britannique en Palestine, et des massacres perpétrés par [Israël] depuis 1948. A l’occasion de cet anniversaire douloureux, et alors que nous marquons le centenaire de ce massacre historique de notre terre et des ressources de notre peuple, et du fait que cette catastrophe demeure non résolue, nous demandons au Secrétariat Général de la Ligue arabe de nous aider à préparer un dossier juridique pour intenter une procédure contre le gouvernement britannique, pour avoir émis la Déclaration Balfour et l’avoir mise en oeuvre, en qualité d’autorité mandataire. Ceci a causé la Nakba du peuple palestinien, son exil et la privation de sa patrie, et de la création de son Etat indépendant, [Etat indépendant] comme en ont tous les autres peuples de la région. […] »

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 18:50

Propositions de Hassen Chalghoumi, imam de Drancy, pour contrer le radicalisme islamique

Chalghoumi

 


Le dimanche 31 juillet 2016, Hassen Chalghoumi, recteur de la mosquée de Drancy et président de la Conférence des Imams de France, a mis en ligne sur sa page Facebook un communiqué de presse où il condamne le meurtre du Père Hamel, égorgé dans son église le 26 juillet 2016, « au nom de ma religion ». Il émet ensuite une série de propositions concrètes pour lutter contre le radicalisme islamique. Ci-dessous le communiqué : 

J’ai choisi d’attendre le Jour du Seigneur pour m’exprimer à propos de l’effroyable assassinat du Père Hamel.

Un prêtre égorgé dans son église.

Comment un être normalement constitué peut-il commettre un tel acte ?

J’ai attendu ce jour pour faire une déclaration publique car cet acte me pose question.

Etait-ce un acte de fous ou d’extrémistes ?

Ces assassins n’étaient pas fous mais bien radicalisés

Je ne me cacherai pas derrière l’argument que cela n’a rien avoir avec l’Islam, car la réalité, c’est qu’ils ont assassiné un homme et blessé gravement un autre au nom de ma religion.

L’Islam, je l’aime, l’Islam est une partie importante de moi, mais jamais je n’ai appris ou lu qu’il fallait tuer au nom de ce dernier.

En tant que Président de la Conférence des Imams, j’ai lancé depuis déjà près de 10 ans un cri d’alerte contre le radicalisme.

Depuis de nombreuses années, je demande un islam républicain sans interventions de l’étranger, mais depuis 10 ans je dois vivre sous protection policière car dire non à l’ingérence étrangère dérange.

Le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) a demandé aux musulmans d’aller se recueillir dans les églises afin qu’ils montrent leur solidarité envers les Chrétiens.

Je félicite et j’encourage cette initiative, mais est-ce vraiment suffisant ?

Non, ce n’est pas suffisant, car la compassion ne résoudra pas les problèmes de l’intégrisme.

Je demande en tant qu’imam et Président de la Conférence des Imams de France :

- La fin de l’ingérence étrangère dans l’Islam de France
- L’obligation pour les imams de faire leurs prêches en français
- Un financement des mosquées et des centres culturels que par des deniers venant de l’hexagone
- Le refus d’inhumer les terroristes dans les carrés musulmans.

La Conférence des Imams de France travaille depuis presque 2 ans à la création d’un Institut Européen de formation des Imams et des Cadres de la communauté musulmane. Cet Institut aura justement comme but de :

- former Imams et cadres aux lois religieuses mais aussi aux lois de la République
- Etudier l’Islam mais aussi les autres religions
- Connaître la finance Islamique mais aussi gérer financièrement les communautés d’après des règles transparentes qui s’appliquent à toute association
- D’interpréter les décisions des grands penseurs de notre religion mais aussi de lancer des fatwas contre les terroristes.

Au nom de la Conférence des Imans de France et en mon nom, j’exprime ma fraternelle solidarité à nos frères et sœurs chrétiens de France.

 

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 18:47

Le professeur palestinien de droit islamique Mazen Sabbah favorable à la polygamie : Parfois, une femme ne peut faire le bonheur de son mari

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Défendant la polygamie, le professeur palestinien de droit islamique Mazen Sabbah a déclaré que si une femme, même « d’une beauté exceptionnelle, est incapable de faire le bonheur de son mari, celui-ci peut se prendre une deuxième épouse ». Lorsque l’animatrice de télévision demande comment la femme doit se conduire pour éviter la polygamie, Sabbah répond : Elle soit « assumer ses responsabilités, et apporter le bonheur. » L’émission a été diffusée sur la chaîne télévisée officielle de l’Autorité palestinienne le 19 mai 2016.

Extraits :

http://www.memritv.org/clip/en/5588.htm

Mazen Sabbah : Parfois, un homme a besoin de plus d’une femme.

Animatrice : Bien sûr.

Mazen Sabbah : Si on lui dit que c’est illégal et qu’il doit se contenter d’une seule femme, cela peut l’amener à quitter la maison, prendre des maîtresses et agir de manière méprisable. Cela pourrait lui causer du tort.

Animatrice : Voilà pourquoi il devrait prendre une autre femme.

Mazen Sabbah : Cela lui causerait du tort, ainsi qu’à sa famille, à sa femme et à la société. Selon le principe de la jurisprudence, il faut éviter ce qui est nocif. Comment l’éviter ? En autorisant la polygamie. [...]

Les femmes sont tenues en haute estime, mais êtes-vous, vous-même et les téléspectateurs, conscients que le mari a le droit d’interdire à sa femme de sortir travailler ? L’islam lui permet de travailler – dans le cadre de certaines limites - mais un mari peut renoncer à [son droit] de la garder à la maison afin qu’elle puisse travailler, en raison de la force du lien qui unit le couple, et ensemble, ils construisent leur vie commune.

Animatrice : Exact. [...] Dans le reportage, nous avons vu que la femme est la première responsable du fait que son mari se prend une autre femme. Parlons de la façon dont la femme doit se comporter pour créer une atmosphère agréable et paisible à la maison, afin d’empêcher son mari d’épouser une autre femme.

Mazen Sabbah : La maison est un royaume, et la femme en est la reine. Il lui incombe de tenir correctement son foyer. [Le hadith dit] : « Chacun de vous est un berger et chacun de vous est responsable de son troupeau. » La femme est le berger de la maison de son mari. L’une des choses fondamentales que la femme doit comprendre est qu’elle doit assumer ses responsabilités, et apporter le bonheur. La femme est la clé du bonheur et la clé du malheur. Elle peut soit faire le bonheur de mari, soit faire son malheur. Elle peut le faire par un bon mot. Elle peut être sans beauté, et pourtant être apte à rendre son mari heureux, en faisant de son foyer un endroit heureux, et en élevant bien ses enfants. Elle peut aussi être d’une beauté exceptionnelle, mais incapable de rendre son mari heureux, auquel cas il peut épouser une deuxième femme, moins belle, mais avec laquelle il est heureux. Pourquoi ? Parce qu’il reçoit d’elle de bonnes paroles, un comportement agréable, le bonheur et la joie. [...]

 

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 18:45

Trois ans plus tard : les supporters du président égyptien Sissi expriment leur déception et qualifient son régime de tyrannique

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Après l’éviction, en juin/juillet 2013, du président égyptien Mohammed Morsi et du régime des Frères musulmans (FM) en Egypte, suite aux manifestations de masse et l’intervention militaire conduite par le ministre de la Défense de l’époque, Abdel Fattah Al-Sissi, Sissi est lui-même devenu président. Son régime, souvent appelé régime du 30 juin ou du 3 juillet, reposait initialement sur une large coalition d’éléments divers, allant de révolutionnaires aux membres du régime pro-Morsi du président Hosni Moubarak, à l’église copte et aux salafistes du parti Al-Nur. Tous avaient en commun l’opposition au régime des FM.

Avec le temps, le régime de Sissi est apparu comme plus autoritaire et moins libéral que ce que beaucoup des membres de cette coalition avaient espéré. Si, dans les premiers jours, les objectifs communs avaient le dessus chez les partisans de la Révolution du 30 juin (à savoir les supporters de l’éviction de Morsi), des fissures ont commencé à se faire jour, et les éléments libéraux sont devenus critiques, exprimant leur déception à l’égard du nouveau président. Même si leurs critiques sont moins virulentes que celles des adversaires politiques de Sissi – comme les FM ou le mouvement des Jeunes du 6 avril, qui ont tous deux été interdits par le régime, elles sont néanmoins très significatives, d’autant plus qu’elles proviennent du camp de Sissi même.

Le président Abdel-Fattah Al-Sissi (Image : alwafd.org)

Ces critiques contre Sissi se focalisent sur plusieurs problèmes et questions propres à l’Egypte d’après 2013 : les restrictions imposées à la société civile, l’arrestation de membres de l’opposition et d’activistes des droits de l’homme, y compris d’activistes de la Révolution du 30 juin, l’adoption de lois restreignant le droit de manifester, les brutalités policières envers les civils, le fait que le régime se repose sur les services de sécurité, le retour graduel des membres de l’ancien régime de Moubarak, y compris à des postes-clés du gouvernement –  et récemment, la restriction à la liberté de la presse et une crise déclarée entre le ministère de l’Intérieur et l’Union des journalistes, après le raid des forces de sécurité contre les locaux de l’Union, laquelle avait donné lieu à une flambée de critiques.

 

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 18:43

Le général Naqdi, commandant du Basij iranien, en visite à Quneitra, en Syrie

Arouj

 

De hauts responsables iraniens ont récemment expliqué que la présence de forces iraniennes en Syrie et au Liban s’inscrivait dans le cadre des opérations iraniennes menées sur plusieurs fronts contre Israël. L’agence de presse iranienne Fars a également révélé que le commandant des milices Basiji iraniennes avait visité Quneitra, en Syrie, près de la frontière israélienne.

En outre, le quotidien Kayhan a tenté, dans son éditorial du 28 juillet 2016, de convaincre l’Europe du bien fondé de la position anti-israélienne du régime iranien, appelant à annihiler Israël pour sauver l’Europe. Evoquant le danger posé par l’Etat islamique (EI) pour l’Europe, le journal a expliqué que tant qu’Israël existerait, des groupes terroristes comme l’EI apparaîtraient, atteindraient l’Europe et y lanceraient des attaques terroristes.

On trouvera ci-dessous des déclarations des officiels iraniens concernant la présence de forces iraniennes en Syrie :

Le commandant des Bassidjis visite Quneitra

L’agence de presse iranienne Fars, affiliée au Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), a rapporté le 27 juillet 2016 que le commandant des milices iraniennes bassidjes, le général Mohammed Reza Naqdi, avait “récemment” visité Quneitra, en Syrie, “au cours d’une visite au sud-est de la Syrie et sur le plateau du Golan occupé”. L’agence Fars a également rapporté qu’en janvier 2015, “le général iranien [Mohammad] Allah Dadi, le membre haut-placé du Hezbollah Jihad Mughniya [fils d’'Imad Mughniya], et un groupe de combattants du Hezbollah avaient été tués lors d’une attaque aérienne menée par le régime sioniste”.

Photos de Naqdi à Quneitra, publiées par Fars, 27 juillet 2016.

Un officiel iranien : les Palestiniens sont le premier front de l’Iran, le Liban et la Syrie sont les deuxième et troisième fronts

Le jour précédent, le 26 juillet 2016, le membre du Conseil de Discernement iranien Ali Akbar Nateq Nouri, proche du Guide suprême iranien Ali Khamenei, avait déclaré que les Palestiniens étaient le premier front de l’Iran et que le Liban et la Syrie étaient les deuxième et troisième fronts : “Si nous étions restés silencieux, et que la Syrie avait été conquise, un chemin aurait été ouvert pour parvenir jusqu’aux frontières de l’Iran. Nous affirmons que les Palestiniens sont notre premier front, et que si nous les soutenons, Israël restera à sa place [et ne s’étendra pas jusqu’à nous]. Le Liban et la Syrie sont les deuxième et troisième fronts de l’Iran. La sagesse et la perspicacité du Guide [Ali Khamenei] nous ont permis de résister avec courage”.[1]

Un conseiller du commandant des CGRI : En Syrie, nous combattons le monde entier

Le 9 juillet 2016, le général Khosro Arouj, conseiller suprême du Commandant des CGRI Ali Jafari, a déclaré à l’agence de presse iranienne Mehr : “C’est un mensonge de dire que nous combattons un seul groupe en Syrie, parce que nous combattons le monde entier [là-bas]… Certains en Iran essaient de semer le doute quant à la nécessité du rôle de conseillers militaires que nous remplissons en Syrie ; leur seul but est de dire quelque chose de différent afin de se démarquer, car il n’y a aucune autre raison [possible à cette attitude]…

La Syrie est liée au monde entier, et par conséquent les ennemis ourdissent sans arrêt des complots en rapport avec la crise syrienne. C’est pourquoi les combattants israéliens et chrétiens nous disent que leur combat est idéologique”.[2]

Notes:
[1] Asr-e Iran (Iran), 26 juillet 2016.
[2] Mehr (Iran), 9 juillet 2016.

 

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 18:38

Les épouses et les filles de membres haut-placés du Hamas à Gaza suivent un entraînement d’auto-défense et de maniement des armes

Hamas girls

 

L’agence de presse palestinienne Safa rapporte que les femmes de plusieurs membres haut-placés du Hamas ont suivi un entraînement d’’auto-défense, incluant l’apprentissage du maniement des armes, avec des pistolets et des fusils kalachnikov. La cérémonie de remise des diplômes s’est tenue le 24 juillet dans le secteur de Khan Yunis.

Selon ces informations, “le chef des services de sécurité de la bande de Gaza, le général Bahjat Abu Sultan, a déclaré que ses services avaient reçu pour mission de former et d’entraîner les membres de l’entourage des [représentants officiels]… et que cette fois, l’entraînement était destiné aux membres les plus proches des familles de ces représentants”.

Toujours selon le général Abou Sultan, parmi les participants aux cours se trouvaient “les filles [et les épouses] des représentants officiels, ministres, vice-ministres et commandants des forces de sécurité [dans la bande de Gaza], qui ont reçu une formation technique et pratique, et également suivi un entraînement sur le terrain”. La formation théorique, a-t-il précisé, portait sur la sensibilisation à la sécurité concernant l’infiltration de collaborateurs potentiels avec Israël dans les rangs du Hamas, sur la situation politique et sociale dans la bande de Gaza, et sur la sensibilisation au besoin de protéger les officiels et leurs domiciles des dommages infligés par l’ennemi.

Le général Abou Sultan a ajouté, selon ces informations : “L’entraînement sur le terrain, qui était destiné à les préparer à se défendre [et à affronter] le danger véritable que ces représentants officiels et leurs domiciles soient pris pour cible par les ennemis, a duré 40 heures, réparties sur huit jours”.[1]

Le site Internet du réseau de stations de radio du Hamas Sawt Al-Aqsa (La voix d’Al-Aqsa) observe : “Cet entraînement répond à un besoin social pressant en raison des circonstances, et quelques 40 filles et femmes de représentants officiels estimés y ont pris part… La formation a été menée sous la supervision d’instructrices et d’experts des services de sécurité et de défense”. Le site Internet cite les éloges de deux participantes à la formation : “La jeune Maryam Al-Bardawil a exprimé sa joie pour les diverses choses qu’elle a apprises, et a appelé à multiplier de telles formations. La jeune Khawla Al-Katri a fait l’éloge du cours et de son contenu, en particulier du maniement des armes, et elle a déclaré que cela avait permis de briser la barrière de la peur chez les participantes. »[2]

Formation au maniement des armes (Image :  Facebook.com/5br.3ajel1, 24 juillet 2016)

(Image : alresalah.ps/ar, 24 juillet 2016)

Le journal palestinien basé à Jérusalem Al-Bayader Al-Siyasi a rapporté que selon le général Abou Sultan, la formation avait mis en évidence le rôle des femmes dans tous les domaines de la vie, et que les services de sécurité et de défense préparent aussi une série de cours destinés aux fils des officiels haut-placés. Durant cette formation, a-t-il précisé, la séparation des sexes était strictement respectée.

Le général Abd Al-Karim Al-Sha’er, directeur du département de l’instruction des services de sécurité et de défense, a expliqué que l’entraînement destiné aux femmes portait notamment sur “les méthodes israéliennes pour amener [les Palestiniens à collaborer avec Israël] et la manière de s’en protéger – ainsi que sur la sécurité du domicile, la cyber-sécurité, le traitement des objets suspects, la guerre psychologique, les premiers soins,  l’assemblage des armes, leur démontage et leur utilisation, et incluait la visite d’une exposition de différents engins explosifs afin d’apprendre à reconnaître les objets suspects et les différents types d’explosifs”.[3]

Visite d’une exposition d’engins explosifs (Image : Spf.moi.gov.ps, 21 juillet 2016)

Des informations sur la formation spéciale destinée aux femmes et aux filles des responsables du Hamas, ainsi que des photos des activités du cours, ont été mises en ligne sur les réseaux sociaux, notamment sur la page Facebook “Breaking News from Gaza ».[4] Ces informations ont suscité des réactions moqueuses de la part de nombreux internautes, en particulier de la part des habitants de Gaza. Ceux-ci condamnent la discrimination envers des secteurs donnés de la société palestinienne et demandent à ce que leurs propres femmes et filles reçoivent un entraînement similaire, et qu’il ne soit pas réservé aux femmes et aux filles des responsables du Hamas. On trouvera ci-dessous quelques exemples de réactions d’habitants de Gaza :

Nadia Abu Sha’ban a écrit : “C’est bon, c’est la faute de mon père. S’il était devenu un responsable [du Hamas], aujourd’hui ma mère suivrait un cours de maniement des armes”.[5]

Le post de Nadia

Asmahan Omar a réagi en ces termes : “Je n’ai pas de mots. C’est vraiment une plaisanterie. Qu’Allah nous vienne en aide ».[6]

D’autres utilisateurs ont également souligné le caractère discriminatoire de cette formation et exprimé leur colère envers le Hamas. Lamiaa ‘Awad écrit : “En devenant des gens riches et [importants], ils ont ressenti le besoin de se défendre, et les autres peuvent aller au diable… »[7]

Le post de Lamiaa

Mohamed Rajab écrit : “Et le reste de la population sont des fils de chiens qui n’ont pas le droit de se défendre ou de porter des armes. La vie des femmes et des filles des responsables compte, tandis que la nôtre a peu de prix. Damnés soient les responsables. Ce sont eux qui ont amené le désastre dans ce pays. Ils vivent confortablement tandis que le peuple maudit [le jour de sa naissance]… »[8]

Zaki Bolbol de Gaza écrit : “Pourquoi seulement les femmes et les filles des officiels ? J’espère que vous ne pensez pas que c’est parce qu’ils se préparent à une attaque des Juifs, parce que le moment venu, ils seront tous terrés. Ils iront se planquer sous terre et laisseront le peuple mourir. Après la guerre ils sortiront de leurs trous, tireront en l’air et chanteront des chants de victoire… »[9]

Lire la version anglaise

Notes:

[1] Safa.ps, 24 juillet 2016.

[2] Alaqsavoice.ps, 24 juillet 2016.

[3] Al-Bayader Al-Siyasi (Jerusalem), 24 juillet 2016.

[4] Facebook.com/5br.3ajel1, 24 juillet 2016.

[5] Facebook.com/nadia.abushaban122, 25 juillet 2016.

[6] Facebook.com/asmahan.omar.16, 25 juillet 2016.

[7] Facebook.com/lamiaa22, 25 juillet 2016.

[8] Facebook.com/5br.3ajel1,  24 juillet 2016.

[9] Facebook.com/5br.3ajel1, 24 juillet 2016.

 

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