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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 19:32

Le député du Hezbollah Walid Sukkarieh appelle à capturer des colonies israéliennes et à prendre en otages des civils dans une future guerre

sukkarieh

 

S’exprimant sur la chaîne télévisée Al-Manar du Hezbollah le 18 juin 2016, le député du Hezbollah Walid Sukkarieh a demandé : « Que signifierait la capture des colonies [dans une guerre future] ? D’abord, nous libérerions la terre. Deuxièmement, nous ferions des otages, des prisonniers. Le peuple israélien serait retenu prisonnier par vous. »

Extraits : http://www.memritv.org/clip/en/5535.htm

 

Le député du Hezbollah Walid Sukkarieh : Aujourd’hui, les missiles jouent un rôle. Les missiles peuvent désormais atteindre Tel-Aviv depuis l’Iran, et pas seulement depuis Damas, Beyrouth ou Le Caire.

[...]

Qui signifierait la capture des colonies [dans une guerre future] ? Tout d’abord, nous libérerions la terre. Deuxièmement, nous ferions des otages, des prisonniers. Le peuple israélien serait un prisonnier entre vos mains. Cela empêcherait Israël de viser des civils de votre côté. Il ne pourrait appliquer la stratégie de Dahiya [doctrine militaire du général israélien Gadi Eizenkot de guerre asymétrique en milieu urbain]. Ils ont menacé, dans la prochaine guerre, d’appliquer cette stratégie et de détruire l’ensemble du Liban. Que détruiront-ils si nous détenons des colonies en otage ? Nous aurons des otages. S’ils nous tuent, nous les tuerons.

Journaliste : Le plan israélien…

Walid Sukkarieh : Puis, quand viendra la solution finale, vous aurez un certain nombre de prisonniers, et vous occuperez une terre… Ou plutôt, vous aurez libéré une terre – non occupé. Dans ces circonstances, aucune résolution ne pourra vous forcer à revenir à vos positions précédentes et à rendre ces terres à Israël. Même les [régimes] arabes ne pourraient tolérer cela. Les pires régimes arabes ne pourraient accepter cela. Ils ne pourraient dire : « Le Hezbollah a réussi à libérer une colonie en Palestine, mais il doit s’en retirer. » Une nouvelle situation sera imposée dans le cadre du conflit entre le Hezbollah et Israël, ou à la cause palestinienne dans son ensemble.

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 17:14

Un chroniqueur palestinien d’Al-Hayat sur l’attentat de Tel-Aviv : La lutte armée nuit aux Palestiniens plus qu’elle ne les aide

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Dans sa chronique du 12 juin 2016 parue dans le quotidien londonien Al-Hayat, Majed Kayali réagit à l’attentat du Sarona à Tel-Aviv, critiquant la lutte armée qui selon lui, a nui aux Palestiniens plus qu’elle ne les a aidés au fil des ans. Si l’attentat comporte des éléments d’héroïsme et de sacrifice et peut être considéré comme une réaction naturelle à l’occupation, il n’a pas été utile aux Palestiniens, offrant plutôt à Israël l’occasion de contre-mesures, et affectant leur image.

Selon lui, la tournure actuelle prise par la lutte armée, à savoir les attaques individuelles, révèle un manque évident de stratégie et trahit l’impuissance des dirigeants palestiniens, ainsi que des factions de la « résistance ». Ajoutant que dans la difficile conjoncture actuelle, en Palestine et dans la région, la libération de territoires palestiniens n’est pas envisageable, il appelle les Palestiniens à se focaliser sur la reconstruction sociale et politique, à formuler une vision politique adaptée au problème palestinien et à choisir des moyens de lutte qui leur servent, comme lors de la première Intifada. Extraits : [1]

L’opération de Tel-Aviv qui a visé des Israéliens dans l’un des restaurants nous a ramenés à l’époque de la seconde Intifada, de 2000-2004, avec son escalade d’attaques contre les restaurants, les centres d’attractions, les autobus et les marchés.

Il est intéressant de noter que notre esprit collectif, qui repose sur des émotions, des slogans, et sanctifie la lutte armée, oublie, dans ces moments d’enthousiasme et de vengeance, les leçons de l’histoire et le lourd tribut que nous avons payé, sans obtenir les avantages souhaités, avec des opérations comme celles-ci et un nombre de victimes disproportionné par rapport aux succès…

A tous égards, nous pouvons considérer cette opération comme une réaction naturelle à l’occupation, aux colonies et à la politique israélienne arrogante et raciste. Mais dans le même temps, elle est le produit d’une culture de division, et prouve l’incapacité des factions à créer une culture de résistance adaptée aux capacités du peuple palestinien, aux circonstances et à l’époque. Par conséquent, il est possible de faire la différence entre l’esprit d’héroïsme et de sacrifice dont ont fait preuve les auteurs de l’opération et le fait que [cette opération] soit l’acte spontané d’un individu, isolé de tout contexte politique ou de lutte, au sens stratégique du terme.

Concernant l’aspect moral, on peut dire que l’Israël impérialiste, raciste et usurpateur est responsable de tout ce qui arrive aux Palestiniens, de leur frustration et de leur sentiment d’oppression et de rage. Mais cette opération, qui visait des civils, nuit à la crédibilité de leur combat. On peut supposer que [les Palestiniens] sont devenus plus conscients et sensibles à cette question [de la crédibilité], au vu de la solidarité accrue dans le monde entier pour leur problème et leurs droits, et des appels redoublés à isoler Israël et à le boycotter sur les plans politique et culturel en Europe, et même aux États-Unis.

L’idée ici est que le sacrifice et l’héroïsme ne suffisent pas, et qu’ils n’empêchent pas des conséquences graves ou disproportionnées, car ce sont des actions d’individus, déconnectés de tout programme ou faction. Le problème, semble-t-il, est que les factions [palestiniennes] se félicitent de ces opérations [individuelles], soucieux de dissimuler leur impuissance. [Mais] ces opérations trahissent l’absence d’une stratégie claire de lutte palestinienne après un demi-siècle d’existence du mouvement national, et révèlent que la de lutte armée est menée au hasard, tributaire des humeurs, des épreuves et des erreurs.

Hormis l’aspect moral, l’inconvénient de cette opération et d’autres de ce type est qu’elles ne sont pas liées à une solution politique et ne découlent pas d’une capacité à poursuivre cette forme de lutte, notamment à la lumière des bouleversements dans le monde arabe et de la dévastation de l’Etat et de la société en Syrie et en Irak. Israël, qui a déclenché trois guerres dévastatrices à Gaza en 2008, 2012, et 2014 sans que personne ne l’arrête, pourrait profiter de l’occasion, dans ces circonstances, pour lancer une nouvelle guerre à Gaza, et peut-être même prendre des mesures pour déraciner des milliers ou des dizaines de milliers de Palestiniens et les chasser, disons, de Jérusalem ou de Hébron. Nous avons déjà pu constater l’indulgence du monde envers le régime de Bachar Al-Assad, qui a fait des centaines de milliers de victimes au sein de son propre peuple, détruit leurs maisons et chassé des millions de personnes. Comment ce monde agira-t-il contre Israël, s’il n’a fait aux Palestiniens qu’un quart [de ce qu’Assad a fait à son peuple] ?

En outre, le problème des Palestiniens est qu’ils n’examinent pas leur expérience historique d’un œil critique. Où en était la lutte armée palestinienne quand elle a commencé au milieu des années 1960, et où en est-elle aujourd’hui ? La deuxième Intifada, 2000-2004, a représenté le plus grand conflit entre les Palestiniens et Israël, ce dernier ayant subi de lourdes pertes humaines… mais [Israël] a réussi à neutraliser la résistance tout en négociant avec le mouvement national palestinien, réoccupant la Cisjordanie et maltraitant les Palestiniens. De surcroît, il a empêché les Palestiniens d’entrer à Jérusalem sans permis, érigé la barrière de séparation, construit des dizaines de colonies et installé des points de contrôle entre les villes et villages de Cisjordanie.

Je ne dis pas que les Palestiniens devraient renoncer au combat et capituler. Mais ils doivent savoir quelle forme de combat est plus efficace – comme la première Intifada, par exemple – peser les coûts et les bénéfices et avoir leurs ennemis à l’usure, plutôt que de s’user eux-mêmes. La résistance doit prendre en considération la ténacité, l’endurance et la capacité du peuple à développer la société palestinienne et à renforcer ses entités politiques, car sinon cette forme de résistance non seulement ne nuira nullement à Israël, mais les aidera à diviser la société palestinienne, à épuiser et soumettre les Palestiniens.

Naturellement, certains demanderont quelle est l’alternative [à la lutte armée] ; c’est l’occasion de souligner que l’auteur de ces lignes ne voit pas les négociations ou les accords d’Oslo comme la voie vers les droits des Palestiniens. Autrement dit, les tentatives palestiniennes ont échoué, que ce soit les tentatives de négociations ou d’actes de résistance, en raison d’un manque de vision politique stratégique ainsi que de la faiblesse, la calcification et la léthargie de l’infrastructure politique palestinienne (OLP, AP et les organisations). Quant à la question de l’alternative qui semble impossible, la réponse est simple : il ne sert à rien d’emprunter une voie qui a échoué et causé des dommages…

Par conséquent, dans les circonstances actuelles difficiles, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, le meilleur choix pour les Palestiniens est de rassembler leurs forces et de ne pas laisser Israël profiter de ce qui se passe dans la région pour les attaquer et démanteler leur société, car dans ces circonstances, il est impossible de libérer même un pouce de la Palestine et d’affaiblir Israël, au regard des événements dans le monde arabe.

Dans ces circonstances, il serait préférable pour les Palestiniens de réévaluer [leur plan d'action], avec une approche critique et responsable, de reconstruire leur société à l’intérieur [de l'AP] et à l’extérieur [en diaspora], de rétablir le consensus et de reconstruire leurs entités politiques sur de nouvelles bases, conformément à une vision politique adaptée au problème palestinien, au peuple palestinien et à la terre de Palestine. Il est préférable que les Palestiniens adoptent des formes de lutte adaptées aux capacités du peuple, et ne permettent pas à Israël d’utiliser une force immodérée pour épuiser et démanteler la société palestinienne.

 

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 17:12

Un média français de l’EI diffuse des conseils pour une utilisation sécurisée des appareils iPhone et Android

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Le 19 juin 2016, le groupe médiatique pro-Etat islamique (EI) Ansar At-Tawhid, qui publie des contenus en français, a posté un message en français intitulé « La sécurité sur Android/iPhone » sur sa chaîne Telegram, contenant des instructions destinées aux partisans djihadistes sur la façon d’utiliser en toute sécurité un appareil iPhone ou Android.

Les activistes médiatiques de l’EI publient régulièrement des informations et des tutoriels sur la sécurité en ligne, afin d’éviter d’être repérés des autorités.

Le message comprend un guide sur l’effacement de toutes les données à partir d’un smartphone à l’aide de logiciels tiers, tels que Phoneclean, Secure Delete ou Secure Wipe, et fournit des liens vers des tutoriels YouTube sur ces sujets, ainsi que des listes de logiciels à installer.

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 17:11

Un auteur palestinien : Les extrémistes juifs et palestiniens se renforcent mutuellement

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Le 19 juin 2016, l’auteur palestinien Majdi Abd Al-Wahhab a publié un article sur le site Elaph intitulé « Chaque extrémiste sert et nourrit l’autre – du Mufti aux Ligues de villages », dans lequel il démontre comment les extrémistes juifs et palestiniens se renforcent les uns les autres et assurent mutuellement leur survie.

Traduction :

Il y a quelques jours, je parlais à un collègue journaliste de la fusillade d’Orlando et de son impact sur les musulmans en Occident et sur les élections américaines. Beaucoup de journalistes arabes soutiennent que celui qui a le plus bénéficié de la fusillade était le candidat américain [à la présidentielle Donald] Trump, et cela confirme la théorie selon laquelle les extrémistes se rendent service les uns aux autres. Mon ami a essayé de me convaincre de cette affirmation, en citant deux exemples tirés du vécu palestinien…

Le premier incident a eu lieu en 1939, lors de la conférence de Saint James, une table ronde qui s’est tenue à Londres, et a constitué la dernière tentative de la Grande-Bretagne pour résoudre le conflit judéo-arabe. On rapporte que le Mufti [de Jérusalem], Hajj Amin Al-Husseini, qui vivait à l’époque en exil au Liban, a publié un décret interdisant aux Palestiniens d’assister à la conférence, au motif qu’il était leur seul représentant légitime. Haïm Margaliot-Kalvarisky, personnalité influente de l’Agence juive et [plus tard] de la gauche israélienne… a apporté à Ben Gourion la bonne nouvelle  – à ses yeux – que des groupes de Palestiniens de Ramallah et de Naplouse étaient prêts à participer à la conférence, en dépit du [décret] du Mufti. Ben Gourion a répondu sèchement : « Nul besoin de cela, car le Mufti sert mieux nos intérêts. »

Le deuxième incident est survenu plus récemment, à l’époque des Ligues de villages de Cisjordanie [1], dont la création a été [approuvée] par [le ministre israélien de la Défense d’alors] Ezer Weizman [en 1978], et que les Palestiniens et les Juifs, notamment les colons, ont violemment combattues. L’avocat Elyakim Haetzni, l’un des chefs du [mouvement] des implantations, qui vit à Kiryat Arba et était l’un des ennemis les plus acharnés des Ligues de villages, a contacté Ariel Sharon en 1982. [Ariel Sharon], qui était ministre de la Défense [à l'époque], avait besoin du soutien des colons, ayant perdu sa popularité en raison du massacre de Sabra et Chatila. Haetzni a exigé que Sharon dissolve les Ligues de village, expliquant : « D’Arafat je n’ai pas peur [car] avec lui, nous ne pourrons jamais parler. Mais je crains Mustafa Dudin [des Ligues de villages] car nous devrons faire des concessions à son égard. »

Ces deux histoires illustrent sans nul doute la théorie selon laquelle les extrémistes servent [leurs intérêts] mutuels. Dans la première anecdote, Ben Gourion croyait que l’extrémiste Mufti Al-Hajj Amin Al-Husseini servait mieux les intérêts des Juifs que les Palestiniens modérés, et dans la seconde, Elyakim Haetzni croyait que les Palestiniens modérés représentaient un plus grand danger pour son entreprise [d’implantations] que l’extrémiste Arafat. Cher lecteur, ne croyez pas qu’un extrémiste éliminera son rival, l’extrémiste [de l'autre côté. Au contraire,] chacun d’entre eux assure la survie de l’autre. [2]

Lien vers l’article en anglais

Notes :

[1] Les Ligues de villages, créées à la fin des années 1970 dans plusieurs villages et villes de Cisjordanie, se considéraient comme un leadership palestinien alternatif à l’OLP, et visaient à amener les Palestiniens à une coexistence pacifique avec Israël. Elles ont été dissoutes par le ministre de la Défense de l’époque Ariel Sharon en fin 1982.

[2] Elaph.com. 19 juin 2016.

 

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 17:08

Le poète syrien Adonis : Le poète syrien Adonis : Si les Arabes ne séparent pas la religion de l’Etat, ils disparaîtront

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Dans une récente intervention, le poète syrien Adonis a affirmé qu’il est nécessaire de changer « l’infrastructure et la culture de la société » et pas seulement son leadership. Dans une allocution, lors de la première convention de l’organisation Adhoc, une ONG internationale « laïque, moderne et pluraliste » basée à Londres, Adonis a appelé à la séparation de la religion et de l’Etat. Il a déclaré : « Si ces profondes mesures ne sont pas entreprises, je pense que nous, Arabes, disparaîtrons… car nous n’avons pas d’identité [unique], et n’apportons rien à la construction du monde. » La convention, intitulée « Les racines et les causes de la violence islamique », s’est tenue à Bruxelles le 22 mai 2016, et l’exposé d’Adonis a été posté sur le compte YouTube du magazine I Think.

Extraits :

http://www.memritv.org/clip/en/5530.htm

Adonis : A l’avènement de l’islam, la guerre inter-islamique a duré 50 ans. Trois des califes fondateurs ont été tués pendant cette période. Abou Bakr serait mort par empoisonnement, mais Omar, Othman et Ali ont été tués. Lorsque trois califes fondateurs sont tués, cela soulève quelques questions. Ensuite, il y a eu la Bataille du chameau, comme vous le savez… Ce que j’essaie de dire, c’est que l’islam a été créé dans le sang, la violence et le meurtre.

[…]

Le wahhabisme est le mouvement qui a hérité de cette violence, et a institutionnalisé cette interprétation à notre époque. Ainsi, il n’est pas étonnant que les musulmans qui sont partis en Syrie – de même que les musulmans qui vivent en Syrie, en Irak et dans tous les pays arabes – sont devenus des sortes d’envahisseurs, au plein sens du terme. Ils se sont permis de prendre des prisonniers, d’assassiner, de piller et de tuer les enfants et les personnes âgées de la manière la plus abjecte… J’ai vu des photos d’enfants qui n’ont pas été tués par l’épée, mais découpés avec une scie. Pourquoi ? Parce qu’ils sont considérés comme ayant une valeur moindre à celle des animaux.

[…]

Nous sommes face à un problème culturel, et pas seulement politique. Depuis 1950, les Arabes n’ont fait que changer de régimes – ils ont organisé des révolutions et remplacé les dirigeants – mais avec chaque changement de leadership ou de régime, la société n’a fait que s’effondrer et se désintégrer davantage.

[…]

Changer le leadership n’a aucun sens en soi. Ce qui compte, c’est de changer l’infrastructure et la culture de la société. La seule manière de le faire, même si cela ne suffit pas… Nous la connaissons tous, et nous continuons de le dire : Nous devons commencer à séparer le religieux du politique, du culturel et du social. La deuxième chose que nous devons faire après avoir séparé la religion de l’Etat, est de nous efforcer d’établir une démocratie. Certains parlent de démocratie islamique…

[…]

L’islam et la démocratie n’ont absolument rien en commun. La démocratie est une notion helléniste-occidentale. L’islam a un concept différent, la choura, mais c’est une plaisanterie… Les conseils de la choura étaient composés de chefs de tribus, qui ne représentaient pas les gens ordinaires. Donc c’est une plaisanterie. Si ces profondes mesures ne sont pas entreprises, je pense que nous, Arabes, disparaîtrons. Nous disparaîtrons en tant que civilisation, car nous n’avons pas d’identité [unique], et nous n’apportons rien à la construction du monde.

 

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 12:56

Le religieux sunnite irakien Al-Kubeisi : L’EI est une marionnette de Netanyahou ; Al-Baghdadi est stupide, ne peut être tenu responsable

kubeisi

 

https://www.youtube.com/watch?v=Qx3a7iYVwIc

Dans une récente interview télévisée, le religieux sunnite irakien cheikh Ahmad Al-Kubeisi a affirmé que l’Etat islamique (EI) était contrôlé par le Premier ministre israélien Netanyahou, qui « tient la télécommande » et « donne des ordres à tous les dirigeants en Amérique, en Europe et ailleurs » ; ajoutant que les juifs sont aujourd’hui les maîtres du monde. Al-Kubeisi a encore affirmé que sa fatwa affirmant que les personnes tuées en combattant l’EI étaient des martyrs ne s’appliquait pas à  la milice des Unités de mobilisation populaire,  principalement chiites, car [ses membres] « tuent des musulmans simplement parce qu’ils sont sunnites ». Concernant Abou Bakr Al-Baghdadi, il affirme : il est « tellement stupide que quand il était détenu dans le camp de Bucca… ils l’ont utilisé comme épouvantail, puis l’ont balancé à la poubelle ». L’interview a été diffusée sur la chaîne irakienne Sumaria TV le 11 juin 2016.

Extraits :

Journaliste : Des batailles sont menées de nos jours pour libérer les terres dévastées par l’EI. Il y a un ou deux ans, je vous ai interviewé pour cette même émission. Vous aviez dit que vous pensiez que l’EI était une grande marionnette contrôlée par les agences de renseignements. Mais il s’avère que cette marionnette – si c’est bien ce qu’est [l’EI] – dure depuis longtemps, et que les Irakiens payent le prix pour l’existence de l’EI. Pensez-vous toujours que ce soit une marionnette ?

Ahmad Al-Kubeisi : Au nom d’Allah, le Miséricordieux, le Charitable. Il y a des gens qui tiennent la télécommande, et [l’EI] est l’un de leurs biens. Comme vous le savez, le monde dans lequel nous vivons a un maître, ou plusieurs maîtres, qui comptent chacune de vos respirations et vous façonnent à leur convenance. L’EI est l’un des biens détenus par le propriétaire de la télécommande.

Journaliste : De qui s’agit-il ?

Ahmad Al-Kubeisi : Vous le savez bien.

Journaliste : Non, je l’ignore.

Ahmad Al-Kubeisi : Le propriétaire de la télécommande vit à Jérusalem. Son nom est Netanyahou. Netanyahou donne des ordres à tous les dirigeants en Amérique, en Europe et ailleurs.

Journaliste : Mais les gens de l’EI disent qu’il n’y a d’autre dieu qu’Allah…

Ahmad Al-Kubeisi : Et alors ? Ils ignorent tout de l’islam. Aucun d’eux n’est même circoncis. Ce jeu est devenu limpide. Je suis surpris par les gens des superpuissances. C’est une farce, et pourtant ils croient que toutes les personnes au monde sont des idiots.

[…]

Journaliste : Qui sont les maîtres de la terre aujourd’hui ?

Ahmad Al-Kubeisi : Les juifs. C’est indiscutable. Lorsque Netanyahou parle, tout le monde se tait.

Journaliste : Pensez-vous que les juifs servent de prétexte aux échecs des musulmans ?

Ahmad Al-Kubeisi : Peut-être, peut-être. Nous avons toujours une faible estime de nous-mêmes, car une personne qui échoue encore et encore devient frustrée et ne s’estime plus.

Journaliste : Vous avez statué que quiconque combat l’EI est un martyr…

Ahmad Al-Kubeisi : S’il est tué, évidemment.

Journaliste : Aujourd’hui, des hommes des Unités de mobilisation populaire [PMU] combattent l’EI. Votre fatwa s’applique-t-elle à eux ?

Ahmad Al-Kubeisi : Si Israël combattait l’EI, ma fatwa ne s’appliquerait pas non plus à lui. Je parle de musulmans, de musulmans qui reconnaissent le Coran et la Sunna.

Journaliste : Les [hommes des] PMU sont des musulmans…

Ahmad Al-Kubeisi : Les PMU tuent des musulmans simplement parce qu’ils sont sunnites. Je l’ai vu de mes propres yeux. Ils les tuent de la pire manière.

Journaliste : Tous ?

Ahmad Al-Kubeisi : Je n’ai pas dit tous. Ceux qui tuent ne sont pas des musulmans, et leur martyre dans de telles circonstances est sans valeur.

Journaliste : Et si Qassem Soleimani [général iranien du Corps des Gardiens de la Révolution islamique] devenait martyr, ou était tué, en combattant l’EI ?

Ahmad Al-Kubeisi : Il ne fait aucun doute que si Soleimani était tué, il irait en Enfer. Ce n’est pas moi qui le dis. L’Enfer ne m’appartient pas. Il y a un hadith qui dit que si quelqu’un tue un musulman…

Journaliste : L’EI sont des musulmans ?

Ahmad Al-Kubeisi : Non, non. Il ne tue pas l’EI.

Journaliste : Si Soleimani et Abou Bakr Al-Baghdadi se livrent bataille, et que Soleimani gagne…

Ahmad Al-Kubeisi : Abou Bakr Al-Baghdadi est tellement stupide que lorsqu’il était détenu dans le camp de Bucca, et qu’ils ont vu à quel point il était idiot, ils l’ont utilisé comme… comment appelez-vous ces statues que l’on met dans le jardin pour effrayer les oiseaux ?

Journaliste : Un épouvantail ?

Ahmad Al-Kubeisi : Un épouvantail, c’est ça ! Ils l’ont utilisé comme épouvantail, puis ils l’ont balancé à la poubelle. Monsieur, quand quelqu’un a toute sa tête, il peut être tenu responsable, mais quand quelqu’un n’a pas de cerveau, il ne peut être tenu responsable.

 

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 06:45

Articles antisémites dans le journal égyptien Al-Ahram : Les juifs sèment la destruction dans le cadre d’un complot de domination du monde

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Dans une série de cinq articles ouvertement antisémites publiés dans le quotidien gouvernemental égyptien Al-Ahram pendant cinq semaines consécutives, entre le 5 mai et le 2 juin 2016, le journaliste Ali Gad a accusé Israël et les juifs de complot secret pour conquérir le monde et tous ses capitaux, conformément aux « instructions du Talmud ». Pour ce faire, explique-t-il, les juifs déclenchent des conflits et des guerres dans le monde. Ils ont joué un rôle dans le déclenchement des deux Guerres mondiales, affirme-t-il, et aujourd’hui, ils sont derrière les conflits qui se déroulent en Syrie, en Irak, au Liban et ailleurs. En outre, ils cherchent à dominer l’économie et les richesses mondiales et à détruire les nations en corrompant leurs religions et leurs moralités. Pour appuyer ses propos, Gad fait notamment référence aux Protocoles des Sages de Sion et  à d’autres textes antisémites.

Dans le troisième article de la série, Gad répond aux réactions suscitées par les deux premiers. Il écrit : « J’ai reçu des réactions de lecteurs au sujet des deux articles précédents sur ce sujet. Certaines étaient favorables, soulignant qu’un débat sur le sujet est important à l’heure actuelle, tandis que d’autres étaient critiques, faisant valoir que ce discours ne doit pas être dirigé contre les juifs et qu’il s’agit d’incitation à la haine. Mais les critiques oublient que ce qui figure dans ces articles est tiré d’informations et de plans énoncés dans les écrits juifs et dans les Protocoles des Sages de Sion, et que ceux qui incitent à la haine sont les juifs eux-mêmes, par leurs idées, croyances et actions. La violation de toutes les normes, lois et conventions internationales en Palestine en est la meilleure preuve. » [1] Extraits :

Israël exploite la situation en Syrie, en Irak et au Liban pour mettre à exécution son complot juif de domination mondiale

Pourquoi toutes les guerres du monde ont-elles lieu au Moyen-Orient ? Pourquoi nos sociétés consomment-elles plus d’armes que de nourriture ? Pourquoi sommes-nous dans cette situation absurde qui pèse sur nos poitrines, et dans ce chaos [qui domine] nos vies ? Pourquoi les Arabes sont-ils les plus humbles, les plus pauvres, les moins en sécurité et avancés des peuples ?

M’efforçant de répondre à quelques-unes de ces questions, j’ai découvert un travail de recherche exposant un plan juif pour dominer le monde. On y apprend que les conflits en Syrie, en Irak et au Liban, ainsi que l’ingérence iranienne et russe, ont divisé la région sur le plan politique, et qu’Israël en profite pour mener à bien un complot [de domination du monde], respectant ainsi les préceptes du Talmud. [Israël] désire placer ce conflit politique sur le plan communautaire, car ainsi, les Arabes eux-mêmes contribueraient à appliquer les plans élaborés pour eux. Tel est le secret derrière la tentative [israélienne] de déclencher la fitna communautaire entre sunnites et chiites, afin de miner la force des musulmans.

Le Talmud dit ce qui suit sur les plans juifs et leur désir d’asservir le monde : « Le messie de la vérité viendra et livrera la victoire désirée… La nation juive sera alors à l’apogée de sa richesse et emportera tous les biens du monde »… Selon leur religion, à ce moment-là, la domination reviendra [aux] juifs, toutes les nations vénéreront ce messie, chaque juif aura 2 300 esclaves à son service ; tout cela ne pourra se produire qu’après élimination de la domination de peuples extérieurs à la religion des fils d’Israël. »

« Un juif est avant tout un juif, quelle que soit sa nationalité » ; les juifs ont inventé le communisme et l’athéisme pour détruire les religions

Le but du complot juif est véritablement de dominer le monde. Cela sera possible après avoir pris le contrôle économique des pays du monde et les avoir noyés sous les dettes, vu que les États-Unis fléchissent sous le poids de 15 trillions de dollars de dettes, et la France de centaines de millions [de dettes], à l’instar de la Grande-Bretagne, de l’Italie, l’Espagne et d’autres pays. La question est : qui a prêté de l’argent à ces pays ?… A la lumière de ce qui précède, comment pouvons-nous calomnier les Arabes [et les accuser] d’extrémisme et de terrorisme, alors qu’ils sont pris en otage par une direction internationale qui peut enflammer la région – comme à l’heure actuelle - ou inciter le monde entier à vivre en paix ? [2]

A l’époque moderne, les complots juifs ont adopté le concept de guerre douce, afin d’honorer les préceptes du Talmud et de dominer le monde… Ils croient que détruire la religion et la moralité est la seule façon de retirer à une personne sa foi, ses intentions et objectifs, jusqu’à ce qu’elle devienne un vase vide qui peut être remodelé, et un facteur essentiel dans les plans de destruction et de ruine… Ils maintiennent que leur religion est la seule religion, et s’attellent donc à détruire les valeurs religieuses des [autres] en déformant le christianisme et l’islam… Dans le cadre de leur guerre contre la religion, ils ont inventé le communisme et les forces diaboliques de l’athéisme. Ils ont joué avec les religions et les cultures au profit de leurs propres intérêts, car un juif est avant tout un juif, quelle que soit sa nationalité, sa moralité et les principes qu’il adopte à l’extérieur pour servir sa personne et sa nation [juive]. Il est tout à fait possible qu’il acquière la nationalité britannique, américaine, française ou toute autre nationalité arabe ou occidentale et soutienne [le pays] dans lequel il est citoyen tant que cela sert les intérêts juifs, mais lorsqu’il y a un conflit d’intérêts, il redevient un juif qui soutient son judaïsme et sacrifie sa citoyenneté. [3]

Les juifs utilisent les autres pour faire avancer leur complot

Le livre Les complots [juifs-sionistes] talmudiques [4] contenait un paragraphe exposant la fourberie des juifs qui se servent des [autres] peuples et régimes pour mener à bien leurs plans : « Il est faux de dire que les juifs mènent tous les mouvements politiques, idéologiques et économiques [eux-mêmes], vu que certains [de ces mouvements] sont menés par leurs laquais, et que d’autres sont le fruit du travail d’autrui… mais [les juifs dirigent ces mouvements] tel un navigateur habile qui dirige son navire en se servant de tout courant et brise, quelle que soit leur direction, à son avantage »…

Le 23e Protocole des célèbres Protocoles des Sages de Sion… pourrait expliquer ce paragraphe, car on y lit : [5] « Le roi qui démantèlera les gouvernements actuels – qui continuent à vivre aux dépends d’une population que nous avons-nous-mêmes corrompue sous les auspices des flammes du chaos – doit éteindre ce feu qui se propage dans toutes les directions, dans toutes les directions. Pour y parvenir, il doit détruire toutes les institutions susceptibles d’être la source de ce feu, même s’il doit pour cela verser son propre sang… Il doit combattre fermement et résolument toute infection, c’est à dire le chaos, qui pourrait empoisonner le corps du gouvernement mondial, et alors nous serons en mesure de dire aux nations : Priez Dieu et prosternez-vous devant le roi qui porte la bannière du sort éternel du monde. »

Le livre The Secret World Government or ‘The Hidden Hand’ [Le gouvernement mondial caché ou la main cachée] [5] indique à la p. 167-168 : « Les enseignements juifs doivent se répandre sur toute la terre ! Peu importe où le destin nous emportera, et bien que nous soyons dispersés sur toute la terre, nous nous considérons [toujours] comme les membres d’une race élue. Si nous comprenons que la foi de nos ancêtres est notre seul patriotisme, si nous reconnaissons que, malgré les nationalités que nous avons adoptées, nous restons toujours et partout une seule nation, si nous croyons que le judaïsme est la seule et unique religion et foi politique, si vous êtes convaincus de cela, vous juifs du monde, entendez notre appel et prouvez que vous y croyez et y adhérez. » [7]

Couverture de The Secret World Government or ‘The Hidden Hand’ (Photo : resist.com)

Les juifs contrôlent l’économie mondiale, attisent les flammes de la guerre dans le monde et en tirent profit

Les juifs dans le passé et le présent ont réussi à s’emparer de la part du lion de l’économie mondiale et ont amassé une immense fortune qui leur a permis de contrôler l’économie mondiale, les capitaux, les banques mondiales les plus importantes et d’autres institutions financières qui dominent les économies européennes et américaines. Les Rothschild sont considérés comme l’une des familles les plus riches au monde et représentent la puissance monétaire des juifs dans le monde depuis ces 300 dernières années.

Les juifs croyaient que le profit ne pouvait s’obtenir qu’au travers de luttes mondiales, en déclenchant un conflit entre leaders et gouverneurs et en attisant les flammes de la guerre, afin qu’ils [les juifs] en récoltent les bénéfices. Et effectivement, ils ont joué un rôle substantiel dans les Première et Seconde Guerres mondiales …

Henry Ford, le célèbre homme d’affaires américain, qui fut le premier à développer l’industrie automobile mondiale, a déclaré : « Je suis certain que les guerres arrivent pour qu’une partie en tire profit, et la partie qui en profite toujours est le judaïsme mondial. Ils déclenchent des guerres par la propagande d’un pays contre un autre. Avant la guerre, ils commercialisent des armes et des munitions et s’enrichissent. Pendant la guerre, ils s’enrichissent en prêtant de l’argent aux deux côtés bellicistes, et après la guerre, ils prennent le contrôle des ressources de richesse du pays »… [8]

L’auteur canadien William Guy Carr a écrit dans son livre Pawns in the Game [Des pions dans le jeu] : [9] « La révolution anglaise a été déclenchée par le sionisme. Quant à la Seconde Guerre mondiale, son plan a été élaboré afin d’aboutir au conflit actuel entre le sionisme politique et le monde islamique, et selon le plan établi, cette guerre doit mener à la destruction de la patrie arabe, et plus tard, du monde islamique. » William [Carr] évoque ceux qui ont bénéficié des deux Guerres [mondiales] dans son livre : « Après la Seconde Guerre mondiale, la terre est devenue une sorte d’échiquier où certains se considéraient comme les leaders et généraux de superpuissances. La main cachée a manié Staline, Churchill et Roosevelt jusqu’à ce que la guerre éclate, se terminant par la destruction du nazisme et la naissance d’Israël, moment où la terrible course [à l’armement] a commencé. La guerre n’a pas mis fin aux luttes mondiales, mais a plutôt ouvert d’autres voies de lutte, dont la conclusion masque le coup final à ce jeu d’échecs international. »

Si ces déclarations avaient été étaient faites par des Arabes, les gens les auraient probablement accusés de haine et d’antisémitisme, comme cela est admis, en dépit du fait que le problème fondamental entre les peuples arabe et juif est celui des territoires arabes occupés, de l’assassinat d’innocents, de la destruction de maisons et de terres, de l’expulsion d’un peuple arabe et du déracinement des Palestiniens de leur terre, et non un [problème] d’hostilité, de haine ou de persécution – même si les juifs et l’Occident aiment l’appeler ainsi, à tel point qu’ils ont inventé le terme « antisémitisme » et lui ont consacré une loi spéciale. [10]

Les juifs mènent les autres peuples au chaos tout en maintenant l’unité de leur propre nation, conformément aux instructions des « Protocoles »

Les Protocoles [des Sages] de Sion ont déterminé les fondements du contrôle [juif] exclusif du monde selon un plan secret, parfois modifié par leurs hommes sages, conformément aux circonstances, afin de maintenir son intégrité. Ces plans sont menés grâce à plusieurs éléments, y compris celui de détruire les gouvernements de tous les pays, et de les remplacer par un régime monarchique tyrannique juif. Cela est réalisable par tous les moyens, y compris en incitant les rois et dirigeants à opprimer leurs peuples, tout en poussant les peuples à se rebeller contre leurs dirigeants. À cette fin, [les juifs] répandent les principes de liberté, d’égalité etc., tout en leur accordant une interprétation particulière qui nuit aux deux parties, afin de préserver l’hostilité mutuelle entre le gouvernement et le peuple…

L’un des aspects les plus importants du contrôle, selon Les Protocoles [des Sages] de Sion, est de semer des graines de schisme et de conflits dans tous les pays par le biais d’associations secrètes – en politique, religion, art et sport – en utilisant des cercles maçonniques et divers clubs et groupes. [Ceci dans le but] de faire bifurquer les pays de la tolérance vers l’extrémisme religieux et politique, et plus tard vers le socialisme, la promiscuité et le chaos, infirmant la possibilité de mettre en œuvre les principes d’égalité. Tout cela en préservant l’unité de la nation juive, éloignée de l’influence néfaste des principes [qu’elle répand] pour nuire aux autres…

On peut lire dans Les Protocoles des Sages de Sion  : « L’or, sur lequel nous juifs avons le monopole, est l’arme la plus puissante pour influencer l’opinion publique, corrompre la jeunesse et éliminer la conscience, les religions, le nationalisme et l’unité familiale … Nous devons fonder l’économie mondiale sur l’or sous le contrôle exclusif des juifs, et non sur le travail, la production et d’autres ressources. En outre, nous devons provoquer des crises économiques mondiales incessantes afin que le monde ne connaisse jamais le calme et dépende de l’aide des juifs… et accepte docilement et de bon gré une domination juive mondiale… »

Les Protocoles [des Sages] de Sion renferment de nombreux plans et complots. Ils ont été traduits en plusieurs langues, et pourtant le monde ne leur a pas accordé d’importance. Même lorsque cette question a été soulevée en Egypte au cours de la diffusion de l’émission « Cavalier sans monture », diffusée pendant le Ramadan en 2002, personne n’a remarqué… [Au contraire], l’émission a causé de nombreux problèmes et éveillé la fureur ldes organisations juives, qui l’ont accusée d’antisémitisme. [11]

 Lien vers l’article en anglais

Notes :

[1] Al-Ahram (Egypte), 19 mai 2016.

[2] Al-Ahram (Egypte), 5 mai 2016.

[3] Al-Ahram (Egypte), 12 mai 2016.

[4] Livre de l’auteur égyptien Anouar Al-Jundi (1917-2002) publié en 1977, avec une édition révisée en 2015, qui peut être téléchargée gratuitement sur Internet.

[5] Les citations présentées ici des Protocoles des Sages de Sion et d’autres textes non-arabes découlent de la traduction en arabe de Gad. Une comparaison avec la version anglaise de ces textes indique que les citations sont partiellement ou totalement inexactes.

[6] Référence à The Secret World Government or ‘The Hidden Hand,’ par Arthur Cherep-Spiridovitch (1858-1926), qui traite d’une conspiration mondiale de 300 familles juives. Cherep-Spiridovitch était un comte russe qui a fui vers les Etats-Unis après la Révolution bolchévique de 1917.

[7] Al-Ahram (Egypte), 19 mai 2016.

[8] L’auteur ne mentionne pas la source de cette citation.

[9] Pawns in the Game est un livre de 1955 de l’écrivain canadien William Guy Carr (1895-1959), connu pour défendre des théories du complot alambiquées, en intégrant des éléments de mythologie chrétienne et des accusations contre les juifs, les athées, les communistes et les francs-maçons, entre autres.

[10] Al-Ahram (Egypte), 26 mai 2016.

[11] Al-Ahram (Egypte), 2 juin 2016.

 

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 06:41

Le professeur d’université jordanien Ahmad Nofal sur l’attentat d’Orlando : Le tireur se référait à un modèle d’héroïsme occidental, non islamique ; l’homosexualité est imposée au monde par le sionisme mondial

Nofal

Suite à l’attentat d’Orlando, le professeur Ahmad Nofal de l’Université de Jordanie a affirmé dans son émission hebdomadaire que le tireur Omar Mateen était une « personnalité malade » ayant des « tendances perverses » et que « [l'homosexualité] est contrôlée et imposée au monde par le sionisme mondial, ennemi numéro un d’Allah sur Terre ». Pr Nofal a ajouté que Mateen « se référait au modèle d’héroïsme occidental », incarné par le massacre des Indiens d’Amérique. Son discours a été diffusé sur la chaîne jordanienne Yarmouk TV le 17 juin 2016.

Extraits :

http://www.memritv.org/clip/en/5524.htm

Ahmad Nofal : [Omar Mateen] est un personnage dramatique qu’un film – un film d’horreur du style d’Hitchcock, comme Psychose il y a plus de 50 ans – devrait porter à l’écran pour présenter sa personnalité pathologique. La dernière chose qu’il soit possible de faire serait de lier cette créature à l’islam. Une personne dépendante de… de quoi ? Cela dépasse le cadre de notre sujet. Il a fréquenté ce club homosexuel pendant plus de trois ans. Sa femme a dit qu’il ne pouvait pas supporter les femmes. Il avait manifestement des tendances perverses. Evidemment, le mot « pervers » est interdit. Que voulez-vous que je dise ? Je ne vais pas utiliser leurs termes, car employer un tel langage est un crime et une agression contre la charia, contre l’islam et même contre Dieu Tout-Puissant. Dieu a qualifié [l'homosexualité] d’abomination et de disgrâce, contraire à l’humanité, à la religion et à la nature de l’homme. Et ces criminels osent appeler cela un mariage ?! Allez au diable ! Mes frères, pardonnez-moi de dire cela, mais je suis obligé de me faire entendre à ce sujet, parce que [l'attentat d’Orlando] a été exploité, pas seulement par Trump… Ô, non. Tous les ennemis ont exploité cet incident – le sionisme mondial, les médias arabes locaux collaborateurs dans leur ensemble… Ils ont tous exploité cet incident, le qualifiant de « terrorisme » et d’« extrémisme islamique »… [Mateen] n’était pas « islamique ». Il n’a jamais été « islamique». Il est né en Amérique, il me semble.

[...]

Le héros américain se mesurait autrefois au nombre d’Indiens qu’il tuait. [Mateen] se référait au modèle occidental d’héroïsme, alors ne me parlez pas de son islam ou de son conflit d’identité. Il ne souffrait d’aucun problème d’identité, et si problème d’identité il y avait, il était intrinsèque à la culture occidentale dans laquelle il a grandi… l’Eglise permet maintenant aux prêtres homosexuels de se marier entre eux, après avoir cédé à la pression du sionisme mondial. Mes frères, [l'homosexualité] est contrôlée et imposée au monde par le sionisme mondial, l’ennemi numéro un d’Allah sur Terre. Ils imposent [l'homosexualité] au monde. Chaque pays doit adopter des lois à cet effet. Je me suis rendu en Afrique du Sud il y a environ 15 ans, et le ministre des Affaires étrangères a dit : « Nous n’avons eu d’autre choix que d’adopter une loi l’autorisant, car le Fonds monétaire international l’a établie comme une condition préalable… »

 

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 12:27

Un journaliste palestinien : La lutte armée doit être omniprésente, mais utilisée en fonction des circonstances ; elle ne doit pas être considérée comme un crime

masri

 

Après l’attentat du 8 juin 2016 à Sarona, au centre de Tel Aviv, Hani Al-Masri, éditorialiste du quotidien palestinien Al-Ayyam, a écrit qu’une distinction devait être établie entre la résistance organisée, qui doit être soumise à des considérations stratégiques, et les actions spontanées individuelles, qui ont un effet dissuasif, les forces de sécurité israéliennes ayant du mal à les empêcher. Il a ajouté qu’en l’absence d’un leadership et d’une action organisée, les actions spontanées valaient mieux que rien.

Al-Masri a appelé à conserver l’option de la résistance armée palestinienne comme moyen de défense contre « l’agression de l’occupation israélienne et des colons », et de la combiner avec d’autres modes de « résistance », selon les circonstances. Il a ajouté que tous les Israéliens étaient des cibles légitimes, puisqu’ils servent tous dans l’armée, à l’exception des ultra-orthodoxes, dont la plupart sont des extrémistes qui incitent à tuer les non-juifs. Al-Masri a conseillé d’éviter de prendre pour cibles des enfants ou des gens sans distinction dans des lieux publics, « ce qui est plus adapté à la juste nature de la cause [palestinienne] et à notre supériorité morale », et de « tenir compte » de la présence d’Arabes israéliens et de « juifs qui s’opposent à l’entreprise sioniste et qui combattent pour défendre les droits des Palestiniens ».

Extraits : [1]

L’opération de Tel-Aviv [l’attentat de Sarona] a attiré une attention particulière… Il y a un désaccord parmi les Palestiniens, entre les représentants officiels et une partie des élites, qui s’y sont opposés [2] … et la majorité du peuple qui l’ont soutenu… Il est indispensable d’établir une distinction entre la résistance organisée, et les actions menées par des individus, et il n’est pas approprié d’appliquer les mêmes règles aux deux types d’action. L’action organisée doit faire l’objet de considérations de stratégie et de bénéfices… tandis que les actions individuelles ne relèvent pas de ces critères. Lorsque des actions individuelles deviennent fréquentes, comme cela s’est produit au cours de la récente vague de l’Intifada, désignée comme « l’Intifada des couteaux », nous devons discuter des raisons et des motivations derrière cela, au lieu de nous opposer automatiquement à [ces actions], en les condamnant ou en les excusant, car la cause de ces actions est l’occupation, comme l’a dit le maire de Tel-Aviv. En outre, en l’absence de leadership [palestinien unifié], d’organe national, de forces actives, de vision et de stratégie, cela renforce la loi naturelle [à savoir la Troisième Loi de Newton] en vertu de laquelle « toute action suscite une réaction égale de sens opposé ». Il n’est pas question de [vouloir] sanctifier ces [actions individuelles] spontanées, mais plutôt de tenter de les comprendre dans le contexte actuel de la [situation] palestinienne.

[L’action] spontanée n’est pas toujours détachée du contexte politique ou dissociée du combat, au niveau tactique ou stratégique. Au contraire, elle peut devenir une réponse décisive, car lorsqu’Israël mène ses actions contre les Palestiniens, [en exploitant] l’absence de direction palestinienne et l’impuissance des différentes factions, l’action individuelle est une réponse adaptée au caractère unique de la situation palestinienne, car les forces de sécurité israéliennes ont du mal à l’empêcher… Ainsi, c’est un moyen de dissuasion efficace qui peut amener les Israéliens à mettre en question l’efficacité de la force et de la solution sécuritaire et militaire, et les amener à envisager de… changer leur position et à chercher une solution politique acceptable pour la partie palestinienne.

Si une méthode était appropriée comme méthode principale d’action à un moment particulier, cela ne signifie pas que nous devons rejeter, ou nous opposer à d’autres moyens [d’actions]. Au contraire, l’expérience de l’histoire enseigne que les luttes nationales – y compris celle des Palestiniens, des Indiens, des Sud-Africains et des autres – peuvent combiner des [méthodes] pacifiques et celles de la lutte armée… Un des protagonistes ne peut pas déterminer unilatéralement le moyen de lutter approprié. La nature du conflit, ses caractéristiques particulières, ses circonstances, les facteurs qui l’influencent et le comportement de l’autre partie jouent tous un rôle substantiel pour déterminer la nature du combat.

Lorsque l’ennemi est comparable à l’occupation israélienne, qui exécute un plan de colonisation impérialiste en rejetant tout accord, qui a des objectifs radicaux, dont la capacité de l’influencer est limitée ou inexistante et qui emploie une force de plus en plus grande pour parvenir à ses objectifs, il ne rime à rien de rejeter la résistance armée, même si, à un stade ou à un autre, ce n’est pas [le moyen] le plus approprié.

La lutte armée doit être omniprésente, car c’est un droit garanti. [Mais] elle doit être employée selon les circonstances et ne peut être totalement exclue, ni définie comme un crime. A ce stade, nous devons employer la résistance armée principalement pour nous défendre contre l’agression des soldats de l’occupation et des hordes de colons armés jusqu’aux dents, et pour résister à l’agression militaire répétée contre la bande de Gaza et les actes hostiles quotidiens des colons en Cisjordanie…

La question des attaques contre des civils en Israël doit être examinée, en tenant compte du fait [qu’Israël] est une entité de colonisation impérialiste et raciste dans laquelle chacun est un soldat, et cette conception est [fondée sur le fait que] les armes sont répandues partout, que des centaines de milliers de civils portent les armes dans les rues, et que chacun sert dans l’armée, à l’exception des ultra-orthodoxes, dont la plupart sont des extrémistes qui incitent à tuer les non-juifs. En conséquence, l’activité de résistance doit être bien réfléchie, et non pas menée sans distinction, et elle ne doit pas être dirigée contre des enfants ou des lieux publics, mais être adaptée à la juste nature de la cause [palestinienne] et à notre supériorité morale. De même, [cette activité] doit tenir compte du fait qu’environ deux millions de Palestiniens ont la « nationalité israélienne » et que des juifs s’opposent à l’entreprise sioniste et combattent pour défendre les droits des Palestiniens et contre l’occupation israélienne.

En l’absence d’alternative, il est inconcevable que la solution pour nous consiste à ranger nos armes et à attendre un salut qui viendra peut-être du Ciel… Nous devons agir pour créer une alternative, étape par étape, couche après couche, car lorsqu’il n’y a pas d’alternative, il y a un vide et ce vide sera rempli par des opérations isolées de résistance héroïque ou par autre chose. La spontanéité… contribue à maintenir vivante la cause palestinienne ; par conséquent, elle vaut mieux que rien, ou que la possibilité que le vide existant soit rempli par des organisations terroristes ou par des collaborateurs. »

Lien vers le texte en anglais

Notes :

[1] Al-Ayyam (PA), 16 juin 2016.
[2] Il convient d’observer que le président palestinien Mahmoud Abbas n’a pas condamné l’attentat ; la présidence palestinienne a publié un communiqué s’opposant à la violence contre les civils des deux côtés. Le chef de la Commission du Recrutement et de l’organisation du Fatah, de son côté, a publié une déclaration officielle justifiant l’attentat. Voir MEMRI en français Réactions palestiniennes immédiatement après l’attentat de Tel-Aviv : ce fut une « réaction naturelle », une « opération de Ramadan » ; la présidence palestinienne au lendemain de l’attentat : « Nous sommes opposés aux actions contre des civils des deux côtés », 19 juin 2016.

 

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 05:11

Réactions palestiniennes immédiatement après l’attentat de Tel-Aviv : c’était une « réaction naturelle » ; une « opération du Ramadan » ; la présidence palestinienne le lendemain de l’attentat : « Nous sommes opposés aux actions contre des civils des deux côtés »

attentat

 

Lors de l’attentat du 8 juin 2016 à Tel-Aviv, quatre civils israéliens ont été tués et six ont été blessés. Jusqu’au lendemain après-midi, l’Autorité palestinienne (AP) n’a pas émis de déclaration condamnant l’attaque, perpétrée par deux cousins originaires de la ville de Yatta, près de Hébron, Ahmad Moussa Makhamra et Khaled Mohammed Moussa Makhamra. 

Au contraire, la Commission du recrutement et de l’organisation du Fatah a publié une déclaration officielle justifiant l’attaque, la qualifiant de réaction naturelle aux actions et à la politique d’Israël. Un ancien ministre de l’Autorité palestinienne a affirmé que cette attaque était une réaction à la récente visite du président israélien dans les localités juives de Cisjordanie. C’est seulement à 14h00, le 9 juin, que l’agence de presse palestinienne WAFA a publié une condamnation émanant de la présidence palestinienne, affirmant que la présidence était opposée aux violences contre les civils des deux côtés. 

Les factions de l’opposition palestinienne [comme le Hamas, le Djihad islamique et le Front populaire] ont salué l’attentat, qualifiant ses auteurs de « héros » et de « source de fierté ». Dans plusieurs villes de Cisjordanie et sur les réseaux sociaux, on a assisté à des manifestations de joie après l’attentat, beaucoup l’ayant relié au mois du Ramadan, qui avait débuté deux jours auparavant, connu comme le mois du djihad et des victoires. 

Extraits des réactions palestiniennes à l’attentat :

Le Fatah : L’opération était une réaction naturelle aux actions israéliennes

Dans un communiqué émis en réaction à l’attentat, la Commission du recrutement et de l’organisation du Fatah a affirmé : « L’opération à Tel-Aviv était une réaction naturelle et spontanée de la part d’individus à l’option de la force choisie par Israël et à l’accroissement des violations des droits de l’homme [commises] contre le peuple palestinien par Israël. » [1]

Déclaration de la commission du recrutement et de l’organisation du Fatah

Le chef du bureau de l’information de la commission, Mounir Al-Jaghoub, a déclaré : « Israël doit bien comprendre les implications de [ses actes, à savoir] sa défense constante de l’option de la violence ; la politique de démolition des maisons et d’expulsion des résidents [arabes] de Jérusalem-Est ; les invasions quotidiennes par des hordes de colons, soutenues par les forces armées, de la mosquée Al-Aqsa ; et l’assassinat de sang-froid de Palestiniens aux postes-frontières dans les territoires occupés en 1967… L’attentat de Tel-Aviv est survenu alors que la voix de tous les Israéliens a étouffé celles de ceux qui appellent à la paix [les partisans de l’initiative française] et alors qu’aucune approche garantissant les droits des Palestiniens n’a été adoptée. L’occupation israélienne s’appuie sur une politique manifeste d’emploi d’une force militaire excessive, qui ne fait aucune distinction entre les hommes, les femmes et les enfants, et sur la perpétration de crimes qui font partie de la vie quotidienne des Palestiniens confrontés à la machine de guerre israélienne… » [2]

Hassan Asfour, ancien ministre de l’AP, a écrit que l’attentat était une réponse de la jeunesse palestinienne à la visite du président israélien Reuven Rivlin le 6 juin aux localités juives près de Ramallah et à l’affirmation selon laquelle l’Intifada serait terminée : « L’opération à Tel-Aviv se voulait une réponse à l’affirmation selon laquelle ‘le Réveil de la colère’ [l’Intifada actuelle] aurait pris fin, et au fait que l’entité sioniste fait ce que bon lui semble sans en payer le prix. Plus important encore, c’est un message disant que l’Etat occupant et ses dispositifs doivent payer pour chaque crime. L’opération de Tel-Aviv, menée par des hommes de la [ville de] Yatta [près de] Hébron, est une visite qu’ils ont faite en réponse à la visite [du président] Rivlin en Cisjordanie. C’est comme si la jeunesse palestinienne avait voulu dire : une visite en réponse à une autre. » [3]

La présidence palestinienne : nous nous opposons à la violence contre les civils des deux côtés

C’est seulement le lendemain à 14h00 que l’agence de presse palestinienne WAFA a publié un communiqué de la présidence palestinienne, affirmant que la présidence avait « souligné de manière répétée son opposition aux actions dirigées contre des civils des deux côtés, quelle qu’en soit la justification ». [4] Ce communiqué ajoutait que « pour parvenir à la paix, chacun doit mettre fin aux actes qui accroissent la haine, la tension et la violence ». [5]

Le Hamas, le Djihad islamique et le FPLP saluent l’attentat, qualifié d’héroïque

Ismail Haniya, chef adjoint du bureau politique du Hamas, a salué l’attentat et fait l’éloge de ses auteurs. Il a tweeté une photo d’un des terroristes (voir ci-dessous), faisant observer : « C’est l’un des héros qui a mené l’opération de Tel-Aviv. Des milliers de vœux de miséricorde et de lumière sur vos âmes. » [6]

Le tweet de Haniya

Le porte-parole du Hamas, Husam Badran, a promis de « nouvelles surprises » au cours du Ramadan. « Cette opération était la première bonne nouvelle du Ramadan pour notre peuple et pour la courageuse résistance, et la première surprise de ceux qui attendent l’ennemi sioniste en ce Ramadan. L’action héroïque [menée] près du [site] du ministère israélien de la Défense a porté un coup sévère au prestige du système de défense israélien. » [7]

Mushir Al-Masri, membre du Conseil législatif palestinien affilié au Hamas, a affirmé : « Nous saluons l’opération de Tel-Aviv qui a entraîné la mort de quatre sionistes. C’est une réaction naturelle aux crimes commis par Israël en Cisjordanie et à Gaza, et elle se voulait un signal que l’Intifada d’Al-Qods se poursuit. » [8] Daoud Shihab, haut-représentant du Djihad islamique palestinien, a clarifié : « Le peuple poursuivra l’Intifada et défendra son droit de mettre fin à l’occupation et de récupérer toutes les terres palestiniennes. » [9]

Le Front populaire de Libération de la Palestine (PFLP) a lui aussi publié un communiqué saluant l’attentat : « L’opération de qualité à Tel-Aviv et les héros qui l’ont menée sont une source de fierté pour notre peuple et un tournant dans l’Intifada. [Cette opération] était une réaction naturelle aux exécutions sommaires que l’entité sioniste mène contre notre peuple… Le timing de l’opération, au cœur de l’entité sioniste, et près du ministère de la Guerre sioniste, est un message de défi adressé au ministre sioniste de la Guerre, Lieberman. Il souligne que l’option de la résistance est la méthode la meilleure et la plus efficace pour obtenir nos droits par la force, et c’est également un message de rejet de toutes les initiatives diplomatiques douteuses [référence à l’initiative française]. » [10]

Expressions de joie parmi les Palestiniens

En sus des déclarations se félicitant de l’attentat, dans plusieurs endroits de Cisjordanie, on a assisté à des manifestations publiques de joie. Ainsi, dans le camp de réfugiés de Deheishe, des dizaines de jeunes hommes ont organisé une marche de victoire spontanée, [11] et à Tulkarem, des résidents ont distribué des confiseries pour célébrer l’attentat.[12]

Distribution de douceurs à Tulkarem pour célébrer l’attentat (Facebook.com/QudsN, 9 juin 2016)

La famille des deux cousins qui ont mené l’attentat a publié un communiqué sur Facebook exprimant leur fierté pour cette action. Il était mentionné : « Communiqué important de la famille des deux moudjahidines, Khaled et Mohammed Makhamra de la ville de Yatta : Nous sommes fiers de ce qu’ont fait les moudjahidines… Cet effort est pour le bien de notre peuple, d’Al-Aqsa et de la bannière ‘il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah’… » [13]


Le communiqué de la famille sur Facebook

Réactions sur les réseaux sociaux : L’attaque de Tel-Aviv était une opération du Ramadan

Des posts sur les réseaux sociaux ont souligné le lien entre l’attentat et le mois du Ramadan, connu comme le mois des victoires et du djihad. Beaucoup de messages ont été publiés avec un hashtag spécial « Opération Ramadan », lancé en célébration de l’attentat. On trouvera ci-après quelques exemples :

Une image intitulée « L’opération du Ramadan » montrant une pâtisserie de Ramadan avec une balle à l’intérieur (Facebook.com/Qii.media, 9 juin 2016) 

« Puisse Allah accepter votre acte pieux ; #The Ramadan Operation » (Facebook.com/palinfo, 9 juin 2016)

« L’Opération Ramadan a tué quatre sionistes et en a blessé huit autres » (Facebook.com/150484421711559,  9 juin 2016)

« Nous avons rompu le jeûne avec cette opération ; puisse Allah accepter votre jeûne ! » (Facebook.com/ramallhacity?fref, 9 juin  2016)

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Pimprenelle Pourprée

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  • : Cherchant les points communs entre les peuples, les nations et les religions pour creer un monde meilleur...et une paix durable.
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  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
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