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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 23:21

Le journaliste libanais pro-Hezbollah Rafiq Nasrallah : le Hezbollah peut mener des frappes aériennes contre Israël

 

Dans une récente interview télévisée, le journaliste et chercheur libanais Rafiq Nasrallah a suggéré un scénario dans lequel les combattants du Hezbollah entreraient en Haute Galilée et combattaient à l’intérieur d’Israël. « Et si les avions frappaient au cœur d’Israël et les colonies ? », a-t-il demandé. « Que pourrait faire la force aérienne [israélienne] alors ? » Nasrallah, directeur du Centre international libanais des médias et de la recherche, a déclaré que « même ces petits avions de reconnaissance sont fabriqués aujourd’hui par le Hezbollah et la Syrie » et qu’ils « peuvent frapper des cibles et le diffuser à la télévision simultanément ». L’interview a été diffusée sur la chaîne télévisée libanaise Al-Jadid/New, le 23 mai 2017. Extraits :

Journaliste : Les guerres sont aujourd’hui menées depuis le ciel, et vous ne pouvez rien faire si vous n’avez pas de capacité de dissuasion.

Rafiq Nasrallah : C’est ce que dit Israël. Mais que dit l’autre partie ? Que dit le Hezbollah ? Et si les affrontements devaient avoir lieu en Galilée ? Imaginons un scénario dans lequel des groupes de 50 combattants infiltrés chacun – vous pouvez les appeler des candidats au martyre… Imaginons que ces groupes entrent dans Metoula et dans d’autres colonies à l’intérieur d’Israël, et que la télévision commence à diffuser les scènes depuis l’intérieur d’Israël, pour la première fois dans l’histoire du conflit israélo-arabe… Remarquez que je lève le doigt… De l’intérieur de la Haute-Galilée, de la frontière jordanienne et face au Golan… Que feraient les Israéliens ? Quelle pourrait faire leur force aérienne alors ? Deuxièmement, l’armée de l’air israélienne ne peut plus faire ce qu’elle veut dans le ciel. S’ils envoient un avion, nous en envoyons un aussi. Même ces petits avions de reconnaissance sont fabriqués aujourd’hui par le Hezbollah et la Syrie.

Journaliste : Oui, mais vous parlez-là d’avions F-16 et F-29 [sic]…

Rafiq Nasrallah : Ils sont bons pour frapper des cibles spécifiques, comme des maisons et des ponts. Mais si les avions frappaient le cœur d’Israël et les colonies ? Et si des missiles étaient lancés…

Journaliste : Le Hezbollah a-t-il des avions ?

Rafiq Nasrallah : Bien sûr.

Journaliste : Il a des avions de reconnaissance, mais pas des avions…

Rafiq Nasrallah : Sur quoi tout le monde compte-t-il ces jours-ci ?

Journaliste : Sur quoi ?

Rafiq Nasrallah : Sur les avions de reconnaissance. Ils peuvent frapper des cibles et le diffuser à la télévision simultanément. Les concepts de guerre ont changé. Nous avons la technologie aujourd’hui. […]

 

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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 23:19

Le haut responsable du Fatah Nabil Shaath : Nous n’avons aucun problème à conduire la lutte armée parallèlement aux efforts diplomatiques

 

 

L’ancien négociateur en chef palestinien Nabil Shaath, délégué du Fatah aux relations internationales et conseiller du président Abbas aux affaires étrangères, a déclaré dans une interview qu’il n’avait jamais considéré que c’était « un problème de mener la lutte armée et, parallèlement, des efforts politiques et diplomatiques pour soutenir sa cause ». S’exprimant sur la chaîne télévisée palestinienne Awda le 29 mai 2017, Shaath a déclaré que le droit des Palestiniens à s’engager dans la lutte armée était « incontestable ». Extraits :

Nabil Shaath : Notre cause est juste, et notre droit à nous engager dans la lutte armée est incontestable. Les Israéliens ne sont pas arrivés ici avec des négociations. Ce n’est pas comme s’ils avaient obtenu notre permission de venir ici. Ce sont des pilleurs qui sont arrivés ici au moyen des armes et du meurtre, essayant de bannir… et ils ont réussi à bannir une grande partie de notre peuple par la force. Ainsi, notre droit à nous engager dans la lutte armée est indiscutable. […]

Quand vous combattez votre ennemi au moyen de la lutte armée, vous devez avoir une vision claire de l’activité politique et diplomatique, qui peut réduire le nombre d’alliés de votre ennemi et accroître le vôtre, vous donnant une opportunité d’exercer des pressions sur votre ennemi.

Vous êtes celui dont la cause est juste, vous êtes sous occupation, c’est votre terre qui a été usurpée et ce sont vos droits qui ont été bafoués. Par conséquent, je n’ai jamais considéré qu’il y avait un problème quelconque à s’engager dans la lutte armée et, parallèlement, à mener des efforts politiques et diplomatiques pour soutenir sa cause.

 

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 22:44

Le Liban interdit le film Wonder Woman car l’actrice Gal Gadot « représente l’occupation »

 

Le ministère libanais de l’Économie et du Commerce a publié sa décision d’interdire le film « Wonder Woman » car l’actrice israélienne Gal Gadot en est l’actrice principale. La militante libanaise Samah Idriss, fondatrice de la « Campaign to Boycott Supporters of Israel », a déclaré dans une interview que la décision aurait dû être automatique et englober tous les membres de la Ligue arabe, suite à la décision en 2016 de boycottage du film « Batman versus Superman : L’aube de la justice », dans lequel Gadot figure également. Gadot a été mise sur liste noire, a-t-il affirmé, estimant qu’on ne peut séparer l’art de la politique.

L’animatrice de télévision Diyaa Chams a expliqué que si dans tous les films hollywoodiens, les « méchants » sont les Russes, dans celui-ci, les méchants sont les nazis allemands, ce qui convient mieux à une actrice juive et qui montre bien qu’on ne peut séparer l’art de la politique. L’interview a été diffusée sur la chaîne télévisée libanaise Mayadeen le 1er juin 2017. Extraits :

Samah Idriss : La décision [de boycotter le film Wonder Woman] a été prise il y a un an, lorsque nous avons soumis une demande au Bureau central du boycott pour interdire le film Batman versus Superman avec la même actrice [Gal Gadot]. Malheureusement, ce film jouait déjà dans les cinémas, et vous connaissez la bureaucratie arabe, y compris libanaise… Mais une décision a été prise d’interdire ce film et tous ceux de cette actrice le 26 avril 2016. Par conséquent, ce nouveau film aurait dû être automatiquement interdit. Nous n’étions pas censés passer par toute cette procédure une nouvelle fois et faire appel au ministère de l’Économie…

Diyaa Chams : La décision aurait dû être prise par la censure…

Samah Idriss : Evidemment, cette actrice a été mise sur liste noire, non seulement par le ministère libanais de l’Économie, mais aussi par tous les membres de la Ligue arabe. […]

Diyaa Chams : Des intellectuels, des cinéastes, et même certains des médias ont demandé hier : Pourquoi être aussi réactionnaire ? Pourquoi interdire ce film ? C’est de l’art, ont-ils dit, et l’art n’a pas d’identité.

Samah Idriss : Si l’art n’a pas d’identité, comment se fait-il qu’Israël soit fier de cette actrice ? Comment se fait-il qu’elle soit considérée comme un symbole d’Israël et des femmes libérées ? Elle était la reine de beauté d’Israël et s’est fait photographier avec [Shimon] Peres. [Gal Gadot] utilise cet art comme un outil au service de l’occupation. Nous voudrions être très intellectuels et civilisés et séparer l’art de la politique mais, mon frère, votre ennemi ne les sépare pas. Qui vous a dit de séparer l’art de la politique ? Qu’est ce qui vous faire croire que [Gadot] n’est qu’une actrice dans un film et non un symbole israélien ?

Diyaa Chams : En tout cas, concernant le sujet de l’art et de la politique, tous les films américains, ou du moins la grande majorité d’entre eux… Je parle de films écrits, et non de ceux qui se basent sur des événements réels… Les ennemis dans tous ces films sont les Russes : l’URSS autrefois et aujourd’hui la Russie. Mais dans ce film particulier avec cette actrice spécifique, les ennemis sont les nazis allemands. Par conséquent, il s’agit de politique. C’est un film hollywoodien. Les ennemis sont les nazis allemands parce qu’elle est juive.

Samah Idriss : Exactement. L’idée même de séparer l’art et la politique est au cœur de la normalisation. […]

 

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 22:43

L’imam de Virginie Shaker Elsayed défend l’excision : elle empêche les filles de devenir hypersexuelles

 

Lors d’un sermon prononcé à Fairfax, en Virginie, l’imam Shaker Elsayed a plaidé en faveur de la pratique de l’excision, affirmant que c’était « la chose honorable à faire pour les filles » dans les cas où cela permettait d’empêcher une éventuelle hypersexualité. « Un gynécologue musulman peut vous dire si vous en avez besoin ou non », a-t-il précisé, ajoutant que l’excision nuit à la sexualité de la femme uniquement si l’on coupe plus que ce qu’il ne faut. Shaker Elsayed, né en Egypte, est imam du Centre islamique Dar Al-Hijrah depuis juin 2005. Il a servi comme secrétaire général de la Société musulmane américaine en 2000-2005. Il a en outre averti que « dans les sociétés où l’excision des filles est totalement interdite, l’hypersexualité s’empare de l’ensemble de la société, et une femme ne se satisfait plus d’une, de deux ou de trois personnes.

Pour voir un autre sermon de l’imam Elsayed, où il affirme que les enfants d’Israël ont tué des prophètes, voir MEMRI en français. Dar Al-Hijrah est la mosquée où Le chef d’Al-Qaïda, Anwar Al-Awlaki, était imam le 11/9. Extraits : 

Shaker Elsayed : [La circoncision est] une sunna pour les garçons, et la chose honorable à faire – si nécessaire – pour les filles. Un gynécologue musulman peut déterminer si vous en avez besoin ou non. Le Prophète… Il était une femme qui faisait cela aux femmes, ou je veux dire, aux jeunes filles. Elle ne doit couper que la pointe de la partie sexuelle sensible chez la fille, afin que celle-ci ne soit pas hyper-active sexuellement. C’est l’objectif.

Evidemment, si cette dame ou ce chirurgien coupe plus que la pointe, cela cause de sérieux dommages à la vie sexuelle de l’enfant en grandissant. C’est pourquoi l’Occident voit l’aqiqah (sic) comme une mutilation sexuelle – car dans de nombreux pays musulmans, des femmes et des hommes qui ne sont pas qualifiés et n’ont pas la formation ou les connaissances nécessaires de ce qu’il faut faire exactement, coupent plus que nécessaire, et finissent par endommager la sensualité sexuelle de la femme à l’âge adulte, et alors elle se montree tiède ou froide au cours de la relation sexuelle. C’est haram. C’est interdit. D’accord ?

D’un autre côté, on constate que dans des sociétés où l’excision est totalement interdite, l’hypersexualité s’empare de l’ensemble de la société, et une femme ne se satisfait pas d’une, de deux ou de trois personnes. C’est, à Dieu ne plaise, ce qui se produit actuellement, même dans des sociétés musulmanes où l’excision est prohibée. Ils se serve d’une erreur commise pour interdire la tradition, et ils finissent par causer beaucoup de dégâts à l’autre extrême de la vie sexuelle d’une femme. […]

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 22:40

Un activiste palestinien : Nous mènerons le jihad encore 100 ans pour libérer la Palestine dans son intégralité

 

Lors d’une récente interview, l’activiste palestinien Mohammad Al-Shajrawi a déclaré : « c’est nous ou eux » et « nous sommes prêts à leur mener le jihad encore 100 ans et à élever nos enfants [sur le principe du] droit au retour en Palestine ». S’exprimant le 17 mai 2017 sur Mekameleen TV, une chaîne télévisée basée en Turquie dirigée par les Frères musulmans égyptiens, Al-Shajrawi a déclaré que la seule solution était de « renvoyer ces Juifs d’où ils sont venus ». Extraits :

Mohammed Al-Shajrawi : Nous comprenons une chose : c’est soit nous, soit eux sur cette terre. Il n’y a pas d’autre option. Les Croisés sont restés en Palestine pendant 99 ans, mais nous n’avons jamais entendu d’Arabe ou de musulman dire : « Divisons la Palestine entre les croisés et nous. » Les croisés sont partis, et la Palestine est restée. Les sionistes sont en Palestine depuis 69 ans et nous sommes prêts à patienter encore 100 ans. Nous sommes prêts à leur mener le jihad 100 ans encore et à élever nos enfants sur [le principe du] droit au retour en Palestine. Cheikh Ahmad Yassin a déclaré que nous retournerions en Palestine dans 27 ans. Vingt ans se sont écoulés et il en reste encore sept. […]

Nous reprendrons la Palestine dans son intégralité. Nous ne reconnaissons pas une Palestine de Cisjordanie ou une Palestine de la Bande de Gaza. Nous ne connaissons qu’une seule Palestine, avec la Méditerranée à l’ouest et la Jordanie à l’est, le Liban et la Syrie au nord et l’Egypte au sud. Nous ne reconnaissons aucune autre Palestine. La seule et unique solution consiste à balayer l’occupation et à renvoyer ces Juifs d’où ils sont venus. Montrez-moi un seul Juif dont le grand-père est né en Palestine. Je peux vous montrer un million de Palestiniens dont les grands-pères sont nés en Palestine.

 

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 02:36

Des journalistes koweïtiens appellent à normaliser les relations avec Israël : le boycott n’a rien accompli

 

Lors d’un récent débat télévisé, le journaliste koweïtien Ali Al-Fadhalah a appelé à établir des relations avec Israël, arguant que ce serait plus utile aux Palestiniens que le boycott, qui « n’a rien accompli ». Il s’est opposé à l’utilisation du terme « occupation », affirmant : « Israël est désormais un pays reconnu, et vous ne pouvez aller à l’encontre du monde. »

Le journaliste Abd Al-Aziz Alqenaei a pour sa part soutenu l’initiative de paix saoudienne et déclaré que « la cause palestinienne est devenue un prétexte […] exploité de manière abominable et même inhumaine ». Le débat a été diffusé sur la chaîne télévisée Al-Shahed le 24 mai 2017. Extraits :

Ali Al-Fadhalah : Soyons réalistes. Israël est aujourd’hui un Etat reconnu par les Nations unies. Il a un drapeau et existe physiquement sur la carte. Le boycott n’a rien accompli. Il ne nous a pas apporté ce que nous voulons. Alors pourquoi ne pas jouer un rôle dans l’établissement de relations avec Israël, afin de pouvoir exercer des pressions politiques ? Nous devrions pouvoir utiliser ces relations pour exercer des pressions sur Israël. Les relations entre les pays reposent sur des intérêts économiques et politiques communs ainsi que dans le domaine de la science et la santé. Par conséquent, je crois que nous devrions établir des relations avec Israël. Nous pourrions alors exercer des pressions…

Modérateur : Mais pourquoi ? La Palestine est occupée. Jérusalem est occupée.

Ali Al-Fadhalah : D’après qui ?

Animateur : Israël n’a rien donné aux Arabes.

Ali Al-Fadhalah : Lorsque nous disons « occupée », nous parlons de notre histoire, de l’histoire de plusieurs Etats. Israël est aujourd’hui un Etat reconnu, et vous ne pouvez aller à l’encontre du monde. C’est un Etat qui a un siège aux Nations unies. Elles l’ont reconnu.

Modérateur : Mais nous, les Arabes, ne reconnaissons pas cela…

Ali Al-Fadhalah : Si vous ne reconnaissez pas cela, c’est votre affaire. J’ai ma propre opinion, et l’on peut être d’accord ou non.

Modérateur : Israël a tué et banni les Palestiniens, a occupé Jérusalem…

Ali Al-Fadhalah : Qu’avons-nous accompli ces 50 dernières années avec le boycott ? Nous affaiblissons la nation islamique. Le problème se trouve désormais entre les mains des Nations unies et d’autres. Ce sont eux qui décident. […]

Le journaliste koweïtien Abd Al-Aziz Alqenaei : J’ai remarqué que certaines personnes sont devenues plus patriotes que les Palestiniens. Les Palestiniens aspirent à la paix, car ils sont las de… Et ils ont conclu un accord avec Israël. Ils ont conclu un accord conditionnel avec Israël ; ils ont conclu des accords à long terme après des négociations. Il existe certains obstacles, mais ils continuent de négocier. Ils veulent en finir avec ce problème, qui a épuisé leur peuple et usé la région, nous-mêmes compris. Le conflit arabo-israélien dure depuis longtemps et a mis de nombreux projets de développement en attente. La Palestine est devenue un prétexte. Malheureusement, la plupart des régimes arabes se servent de ce prétexte. La libération de la Palestine est passée par le Koweït [au temps de Saddam], et aujourd’hui par la Syrie… Elle est devenue un prétexte…

Ali Al-Fadhalah : La cause palestinienne a été exploitée…

Abd Al-Aziz Alqenaei : Elle a été exploitée de manière abominable et même inhumaine. Des deux côtés, des gens périssent pendant tout ce temps. La solution est… Je soutiens de tout coeur l’initiative du défunt roi Abdallah, approuvée lors du sommet arabe de 2006 [sic]. Elle présentait les conditions de la normalisation des relations avec Israël, dans le cadre de concessions des deux côtés. Pourquoi ne pas aspirer à atteindre cet objectif ? Pourquoi suivons-nous toujours des rêves et [formulons-nous] des discours pompeux ? Soyons plutôt réalistes et rationnels. Les choses changent. C’est la loi de la nature. Nous ne pouvons pas aller à l’encontre de la réalité et de l’ordre universel. […]

Ali Al-Fadhalah : Si [Israël] a occupé la Palestine et chassé ses habitants… Eh bien, 60 ans se sont écoulés et les Palestiniens se sont installés ailleurs. Ils ont des petits-enfants et d’autres nationalités. […]

 

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 02:34

Le député du Hamas Marwan Abu Ras : Hitler haïssait les Juifs car c’est un peuple perfide et traître

Dans un sermon du vendredi prononcé à Gaza, le député du Hamas Marwan Abu Ras a déclaré que, tout au long de l’histoire, « les Juifs ont été le plus abhorré des peuples » et qu’Hitler détestait les Juifs « car c’est un peuple perfide et traître ». Critiquant le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, qui « met son peuple en état de siège pour plaire aux Juifs », Abu Ras a précisé : « Nous aspirons à libérer la Palestine dans son intégralité… de Ras Al-Naqoura [Rosh Hanikra] à Umm Al-Rashrash [Eilat]. » Le sermon a été mis en ligne le 21 avril 2017. Extraits :

Marwan Abu Ras : L’histoire montre qu’en tout temps, les Juifs ont été les plus abhorrés. Tout au long de l’histoire, la race la plus haïe fut la race juive. […] Les gens ne détestent aucune race autant que la race juive. À l’époque moderne, qui a donné Hitler… S’il est vrai qu’il fut un criminel et un tyran, ceux qu’il haïssait le plus étaient les Juifs. Pourquoi haïssait-il les Juifs ? Parce que c’est un peuple perfide et traître. […]

Par conséquent, nous ne pourrons jamais accepter les Juifs, même s’il nous en coûte notre sang et nos âmes. Quiconque accepte les Juifs doit se préparer au Jour du Rassemblement [Jour du Jugement], car il se retrouvera rassemblé avec Rabin, son bien-aimé Peres, et Sharon. [Mahmoud Abbas] allait jusqu’à s’enquerir de la santé des chèvres de [Sharon]. Notre président a dit une fois à Sharon : « Je me souviens que lors de ma dernière visite [à votre ferme], vous aviez une chèvre malade. Comment va-t-elle ? J’espère qu’Allah l’a guérie. » Il s’enquerrait du bien-être des chèvres de Sharon ! Et maintenant il assiège son peuple pour faire plaisir aux Juifs !

Il profère de graves menaces contre Gaza. Quel crime a commis Gaza ? Gaza est tenace. Est-ce un crime ? Gaza veut vivre dans la gloire et l’honneur. Est-ce un crime ? Gaza veut résister aux Juifs et s’accrocher à ses armes. Est-ce un crime ? Gaza veut la fierté pour son peuple et les nations arabes et islamiques. Est-ce un crime ? Si Gaza a commis ces crimes, nous sommes fiers de ces crimes, nous sommes honorés de les commettre et nous les poursuivrons. Nous nous accrocherons à nos armes et n’y renoncerons jamais, car elles sont notre honneur et notre gloire et ce qui met en rage notre ennemi. Si quelqu’un est énervé par les armes de notre résistance, cela ne peut signifier qu’une chose : qu’il est du côté de notre ennemi. Il est notre ennemi. Il nous déteste tout comme nos ennemis nous détestent. […]

Nous ne nous battons pas pour défendre Gaza seule. Nous nous battons pour libérer la Palestine dans son intégralité, de Safed… Désolé, je veux dire de Ras Al-Naqoura [Rosh Hanikra] à Umm Al-Rashrash [Eilat]. C’est cela la Palestine. Elle retournera à la nation arabe et islamique.

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 12:02

La Russie, comme le reste du monde, ne parvient pas à déchiffrer Trump

 

Alors que Washington est en ébullition concernant la question de savoir si Donald Trump est devenu l’otage politique de la Russie, en échange de faveurs économiques ou politiques, l’article du commentateur politique Sergey Strokan (qui est également essayiste et poète) paru dans Kommersant, sous le titre “Qui est M. Trump”, montre que pour les “contrôleurs” russes également, Trump demeure un mystère. Contrairement à Vladimir Poutine, inconnu en 2000 mais qui a vite défini sa direction et son style, Donald Trump et son administration restent un pastiche d’orientations différentes et parfois opposées, alors qu’il traverse la phase de transition délicate entre le candidat Trump et le président Trump. Strokan pense que l’incertitude sur la direction de Trump pourrait se prolonger pendant toute la durée de son administration. Extraits [1] :

La conversation téléphonique entre Vladimir Poutine et Donald Trump, qui s’est déroulée peu de temps après les débats dans le monde entier suscités par les 100 premiers jours du 45e président américain, déclenchera une nouvelle vague de discussions pour définir la politique de l’extravagant milliardaire, qui a occupé le Bureau ovale contre la volonté de l’establishment de Washington.

La question « Qui est M. Poutine ? », posée en 2000 par le journaliste duPhiladelphia Inquirer qui cherchait à comprendre la personnalité du successeur de Boris Yeltsin au Kremlin, peut à présent être reformulée en « Qui est M. Trump ? », pour correspondre aux réalités américaines. Cela est d’autant plus vrai que Donald Trump s’est avéré une figure tout aussi surprenante sur la scène politique internationale que Vladimir Poutine l’était à l’époque.

« Pour Donald Trump, qui n’a pas la moindre expérience des organisations gouvernementales, la période d’adaptation au monde de la bureaucratie est particulièrement longue et pénible. Trump vit encore un ajustement conceptuel entre sa campagne présidentielle, durant laquelle il pouvait dire tout ce qu’il voulait et promettre n’importe quoi, et son travail de président, dans lequel il est limité par les obstacles bureaucratiques et idéologiques vieux de plusieurs décennies », comme me l’a expliqué Anton Fedyashin, professeur d’histoire dans une université américaine, basé à Washington.

Ce qui reste à Donald Trump dans son nouveau rôle est de « faire des expériences dans les limites de ce qui est autorisé ». Ces expériences, menées le regard tourné vers des groupes d’intérêts spécifiques, des personnalités politiques haut-placées et des dirigeants du monde des affaires, sont la cause d’improvisations et de zigzags politiques sans fin, apparemment illogiques et contradictoires, de la part du nouveau président américain.

Il n’est pas étonnant que toute tentative de comparer Donald Trump à l’un de ses prédécesseurs – Ronald Reagan, George W. Bush, ou le président Obama, dont il a promis de démanteler l’héritage (sans succès jusqu’à présent) – reste purement spéculative. Des similarités circonstancielles avec les présidents antérieurs ne doivent pas nous induire en erreur et nous détourner de la conclusion principale : le président Donald Trump n’a pas acquis, et ne risque pas d’acquérir, son propre style de gouvernement. Sa politique sera rafistolée à partir d’une combinaison bizarre des politiques de Reagan, Bush, Obama et d’autres éléments.

Donald Trump est le premier président américain moderne dont le style de gouvernement peut être défini comme un postmodernisme politique.

Concernant la politique étrangère, qui est évidemment la première préoccupation pour nous, la situation qui se développe à Washington est sans précédent. Aucun des experts et des initiés les plus sophistiqués ne peut affirmer avec confiance qui façonne actuellement l’ordre du jour international de la Maison Blanche.

Il existe une dizaine de manières de répondre : Donald Trump lui-même, son cercle proche (sa famille), ses éminence grises à la Maison Blanche, le Conseil de sécurité national, les poids lourds du parti républicain au Congrès, le Département d’Etat, le Pentagone, les dirigeants de la communauté du renseignement, ou tous ceux-ci ensemble, sont engagés dans une lutte acharnée. Et celle liste serait incomplète sans le vice-président Mike Pence, qui est en mesure de jouer un rôle indépendant.

Aussi, si la réponse à la question « Qui est M. Poutine ? » a rapidement été trouvée, nous risquons de ne jamais savoir « Qui est M. Trump ».

Note :

[1] Kommersant.ru, 3 mai 2017.

 

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 12:00

Herzl complote avec un prêtre chrétien en vue d’assassiner des personnalités et d’inciter la population à la haine (Extrait de la série télévisée turque « Sultan Abdülhamid »)

 

Dans un nouvel épisode de la série télévisée turque « Sultan Abdülhamid », Theodor Herzl, qui s’est installé à Istanbul pour mener à bien ses complots, dresse avec le prêtre chrétien Hiram une liste de personnalités de la communauté locale à abattre, afin d’inciter la population à la haine contre le Sultan. Hiram, qui a perdu un œil dans l’attaque d’un train, dans un précédent complot de Herzl, lui raconte comment il a grandi au Vatican et est devenu un mercenaire. Puis, Hiram assassine les personnalités de la liste, y compris l’imam de la mosquée, qui refuse d’embrasser sa croix avant d’être tué. Hiram dessine une croix avec son couteau sur le front de toutes ses victimes. La série est diffusée chaque semaine sur la chaîne télévisée turque TRT. Extraits :

Theodor Herzl : Je suis désolé Hiram. Je suis tout à fait désolé. Tu as perdu ton œil, et j’ai perdu mon argent, auquel je tenais comme à mon œil.

Hiram : J’ai entendu les nouvelles.

Theodor Herzl : Reprends-toi. J’ai besoin de toi.

Hiram : Et j’ai besoin de prendre ma revanche.

Theodor Herzl : Contiens ta revanche pour le moment. Tu connais mieux que moi les susceptibilités de l’Etat ottoman. Tu vas préparer une liste, une liste de la mort qui détruira le calme du Sultanat.

Hiram : Tu m’as conquis quand tu as prononcé le mot « mort ».

Theodor Herzl : Je t’indiquerai un nom à inclure sur la liste.

[…]

Theodor Herzl : Qui est Asiye ?

Hiram : La mère de l’homme qui a pris mon œil. Il l’aime comme un œil.

Theodor Herzl : Ne te laisse pas emporter par tes émotions. Nous essayons de travailler. Et arrête avec ce piano.

Hiram : Ils aiment beaucoup cette femme dans son quartier. Elle est un peu la mère de tout le monde. Si nous la tuons, tout le quartier sera bouleversé.

Theodor Herzl : Pourquoi Suleiman le cordonnier ?

Hiram : Il fabrique des chaussures pour tous les orphelins d’Istanbul.

Theodor Herzl : Et pourquoi Galib le croque-mort ?

Hiram : Il doit figurer sur la liste. Une fois que j’aurai tué tous ces gens, je veux qu’il n’y ait personne pour les enterrer.

Theodor Herzl : Quand es-tu devenu un assassin si barbare ?

Hiram : Au Vatican. Dans un monastère. Il y avait un prêtre là-bas, qui nous battait tout le temps. Chaque soir, je priais pour que Dieu prenne son âme. Les coups le jour, la prière le soir. Puis, j’ai trouvé un moyen de parler à Dieu. Je suis allé là-bas et j’ai massacré le prêtre. Ainsi, j’ai pu parler à Dieu. Par la suite, les péchés que je commettais ont attiré l’attention de Dieu et du Pape noir. Ils m’ont embauché comme mercenaire dans « la Société ».

Theodor Herzl : Tu veux dire le Vatican ?

Hiram : Oui.

Theodor Herzl : Laisse tes problèmes personnels pour la fin. D’abord, tu tueras le gérant du coffre de la Banque ottomane. Puis, Abdülhamid doit nommer une personne de notre choix. Le prochain sur la liste, quel était son nom ? Omar ?

Hiram : Oui.

Theodor Herzl : Tu peux avoir ta revanche.

[…]

Hiram : Bonsoir. Vous êtes le gérant du coffre de la Banque ottomane, n’est-ce pas ? M. Jawad ?

Jawad : Oui, de quoi s’agit-il ?

Hiram : Très bien. Venez par ici.

Jawad : Arrêtez, Monsieur. Que faites-vous ?

Hiram : Mon travail. Il y a de la beauté dans tout métier, n’est-ce pas ?

[…]

L’imam : Que faites-vous, prêtre ?

Hiram : Je dois vous tuer, Imam, mais vous paraissez être un homme bon, et je ne veux pas que vous alliez en Enfer. Regardez, si vous embrassez cette croix, vous irez au Paradis avec les agneaux de Jésus.

L’imam : Nous croyons que nous irons au Paradis grâce à la miséricorde d’Allah, prêtre. (Hiram le poignarde)

Pourquoi t’infliges-tu cela, espèce d’ignare ? Comment as-tu choisi la voie de l’Enfer ? J’atteste qu’il n’y a d’autre dieu que…

 

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 11:41

L’ancien président libanais Émile Lahoud révèle comment le Droit de retour des Palestiniens a été inséré de force au Plan de paix saoudien en 2002

 

L’ancien président libanais Émile Lahoud a révélé l’existence de négociations en coulisses lors du sommet arabe de 2002. L’initiative initiale du Prince Abdallah d’Arabie saoudite, soumise au sommet arabe, n’incluait pas le droit de retour des réfugiés palestiniens, lequel fut ajouté lors du sommet, sous la pression de Lahoud lui-même et de plusieurs autres délégations arabes, transformant ainsi le Plan de paix saoudien en « Plan de paix arabe », son appellation actuelle. L’interview a été diffusée sur la chaîne libanaise OTV le 11 décembre 2014. Extraits :

Émile Lahoud : Le sommet arabe de Beyrouth se basait sur l’initiative du prince [héritier] Abdallah.

Journaliste : Nous parlons de mars 2002.

Émile Lahoud : Exact, de 2002. [Le ministre saoudien des Affaires étrangères] Saud Ben Fayçal est venu me rendre visite. Il m’a dit : « Voici l’initiative du prince Abdallah. Je vous la montre une semaine avant [le sommet], car vous êtes le président du sommet et donc vous devriez la voir à l’avance ». J’ai lu l’initiative du prince Abdallah comme ceci, puis j’ai dit [à Saud Ben Fayçal] : « Mais où est le droit de retour ? »

Journaliste : Le droit de retour des Palestiniens…

Émile Lahoud : Il m’a dit : « Quel droit ? C’est quelque chose dont personne ne parle ». Je lui ai dit : « Regardez, il y a une Résolution. La première d’entre elles, la Résolution 194… » Je lui ai dit : « Elle doit être incluse, si vous voulez faire la paix ». Il m’a dit : « Parlez à vos amis ». Comme s’il laissait entendre que nous recevions des ordres…

Journaliste : … de votre protecteur, le président syrien…

Émile Lahoud : Le président syrien nous respectait et protégeait nos intérêts, car il avait tout intérêt à ce que le Liban soit fort. C’est ce qu’ils n’avaient pas compris. J’ai dit [à Saud Ben Fayçal] : « Nous ne parlerons à personne ». J’ai demandé un exemplaire de la constitution [libanaise] et je lui ai dit : « Voilà. Dans le préambule, il est dit : pas de naturalisation [des Palestiniens] et pas de partition [de la Palestine]. Cette [initiative] implique une naturalisation ».

« Vous ne voulez parler à personne ? », a-t-il demandé. J’ai dit : « Non ». Il a dit : « Mais le monde entier et tous les Arabes l’ont acceptée ». Je lui ai dit : « Je suis le président du sommet, et je ne peux l’accepter ». Il a répondu : « Bon. Je retourne voir le prince Abdallah. Il arrivera un peu plus tôt et discutera avec vous. Après tout, c’est son initiative ». « Je n’ai aucune objection », ai-je dit.

Lorsque les dirigeants sont arrivés, leurs avions ont atterri un à un. J’accordais à chaque dirigeant cinq minutes pour l’accueillir, conformément au protocole, puis il s’en allait. Le seul qui est resté 40 minutes fut le prince Abdallah.

Je lui ai dit : « Prince Abdallah, si vous voulez cette initiative, ajoutez-y cette clause ». Il m’a dit : « Vous savez combien j’aime le Liban. Lorsque j’étais jeune, j’allais à Bhamdoun [ville touristique du Liban] ». Il aimait réellement le Liban. Avant cela, en 2000, il était venu [nous aider sur] les problèmes d’électricité. « Mais cette initiative est une affaire internationale », a-t-il dit. Cela a duré environ 40 minutes. A la fin, il a dit : « Saud est responsable de cela. Il va venir vous parler ». « Quand va-t-il venir ? », ai-je demandé. « Ce soir, vers 22 heures », a-t-il dit. Mais la cérémonie d’ouverture devait avoir lieu le lendemain. Je n’aurais pas eu le temps. Puis j’ai été informé par les renseignements de pourparlers entre Saud, Amr [Moussa] – je ne me souviens pas exactement – et la délégation palestinienne, indiquant qu’il devait dire dans son discours : « Nous soutenons l’initiative ».

Journaliste : Vous parlez de Yasser Arafat.

Émile Lahoud : Oui, Yasser Arafat. Ainsi, si le chef [palestinien] était satisfait de l’initiative…

Journaliste : L’initiative serait adoptée.

Émile Lahoud : Puis, tout le monde applaudirait et s’en irait. De cette façon, je n’aurais rien pu faire.

Journaliste : Vous avez refusé…

Émile Lahoud : J’ai dit : Pas question ! Puis ils ont divulgué des informations selon lesquelles les Syriens [étaient intervenus]. C’était faux. Le second jour – je ne l’oublierai jamais – les deux derniers dirigeants qui devaient arriver étaient le président Bachar et le prince Abdallah. Ils sont arrivés, et quelqu’un se trouvait derrière le prince Abdallah… Je ne me souviens plus de qui il s’agissait. Peut-être [d’un agent des] renseignements… Son assistant… Puis il y a eu une histoire avec [le prince], et ils l’ont transporté à l’hôpital…

Journaliste : Oui, il a eu un problème [cardiaque] à l’hôtel.

Émile Lahoud : Il m’a dit : « Abou Ammar doit prononcer son discours immédiatement ». Il a pointé son doigt sur moi comme ceci. Je lui ai dit : « Qui diable êtes-vous ? » Tout le monde m’a entendu, puis a poursuivi son chemin. […] Puis [Walid Al-Muallem] est arrivé et a demandé : « Y a-t-il un problème ? »

Journaliste : Le ministre [des Affaires étrangères syrien] Al-Muallem ?

Émile Lahoud : Oui. J’ai dit : « Allez-y, lisez-la. Où est le droit de retour ? »

Journaliste : Depuis la cérémonie d’ouverture, vous n’en aviez parlé à personne… ?

Émile Lahoud : Je n’en avais parlé à personne. Personne ne savait. Je ne l’ai dit à personne. J’ai agi… J’ai décidé d’écouter ma conscience, peu importe à quel prix. Il l’a regardée et a fait cela. (Il fait le geste de rendre le document).Puis, j’ai dit : « Maintenant, c’est au tour du [représentant du] Soudan [de parler] ». Arafat devait passer avant. Une équipe de télévision de LBC devait diffuser son discours d’abord. A ce moment, quatre délégations se sont levées et sont parties : les Palestiniens, les Jordaniens, les Saoudiens et les Emirats arabes unis ont quitté la salle de conférence. […]

Le lendemain matin, pendant que je revoyais mes papiers pour la réunion, arrivent à ma porte Amr Moussa, Saud Ben Fayçal, le ministre des Affaires étrangères jordanien, le ministre des Affaires étrangères égyptien, et notre ministre [des Affaires étrangères] Mahmoud Hamoud.

Journaliste : Je comprends.

Émile Lahoud : Le soir, ils avaient rédigé un document… J’ai toutes les preuves… Je veux juste vous donner une idée de la manière dont les choses se passaient avec les gens du Golfe. C’est la raison pour laquelle ils étaient fâchés contre nous et contre le président Assad. Quoi qu’il en soit… Je l’ai lu et j’ai pensé qu’ils me trompaient. J’ai toujours le document sur lequel ils ont écrit noir sur blanc que s’il y avait d’autres questions, elles seraient traitées par la suite, l’une d’entre elles portant sur la Résolution 194. J’ai dit : « Vous vous moquez de moi ? » Saud Ben Fayçal m’a dit : « Attendez un instant ». Il s’est rendu dans une autre pièce et a parlé à Colin Powell.

[Le Secrétaire d’Etat américain Powell] lui a répondu et [Saud Ben Fayçal] est revenu et m’a dit : « Nous devons le faire ». [Les dirigeants présents] ont répété : « Non, non, non » encore et encore. Puis il fut 10h, 10h30, 11h… [Saud Ben Fayçal] m’a dit : « Ils vont dire que vous avez échoué ». J’ai dit : « Non, l’initiative du prince Abdallah a échoué. Je ne l’annoncerai même pas ». Ils en ont parlé et ont dit : « D’accord, nous allons le placer en dehors de la résolution, l’ajouter dans les notes ». J’ai dit : « Non. Si vos intentions sont sincères, insérez-le dans le texte. Sinon, le lendemain, vous direz que ce qui compte est la résolution, non les notes. Vous devez l’inclure ».

Ils l’ont introduit sous l’Article n° 4.

 

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