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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 01:20

Une série télévisée jordanienne se réfère aux Protocoles des Sages de Sion : les traîtres juifs sont les maîtres du monde

 

 

En avril 2017, la chaîne télévisée jordanienne Prime a diffusé une série en trois parties sur Les Protocoles des Sages de Sion, commentée par le directeur général de Dyar Media, Ayed Alqam, également cinéaste et acteur. Dans la série, Alqam déclare que les Juifs sont « un peuple ostracisé et honni », réputés « pour leurs mensonges, leur ruse, leur fourberie et les conflits qu’ils sèment ». Alqam a cité les « Protocoles » en ces termes : « Nous sommes les maîtres et les corrupteurs du monde. Nous sommes derrière les conflits qui y règnent, et nous en sommes également les bourreaux. » Extraits :

Ayed Alqam : Les Ottomans régnaient sur les pays situés entre le Nil et l’Euphrate en ce temps-là, ou disons plutôt que les pays situés entre le Nil et l’Euphrate appartenaient aux Ottomans, et c’est exactement ce dont rêvent les Juifs. […]

Les Juifs ont commencé à migrer d’Europe de l’Ouest vers l’Europe de l’Est. Les Juifs étant un peuple ostracisé et honni, qui représentait une menace pour la sécurité de ces pays, réputés pour leurs mensonges, leur ruse et leur fourberie, et pour semer des conflits, ces pays redoutaient ce peuple traître. Ils devaient trouver une solution pour ce peuple. Ils voulaient se débarrasser d’eux par tous les moyens possibles. […]

Plusieurs auteurs ont contribué aux Protocoles. Les Juifs s’acharnaient contre ce livre, Les Protocoles des Sages de Sion. Lorsqu’un exemplaire était publié, ils le brûlaient, afin que le monde ne puisse découvrir leurs complots criminels infernaux. […]

Ils disent : « Nous, les Juifs, ne sommes autres que les maîtres du monde. » C’est dans leur livre, Les Protocoles de Sion. Quand il développent, ils disent : « Nous sommes les maîtres et les corrupteurs du monde. Nous sommes derrière les conflits qui y règnent, et nous en sommes également ses bourreaux. » […]

« Premier protocole : anarchie, libéralisme, révolutions et guerres. L’idée est qu’il est préférable pour nous que les conflits, la violence et le terrorisme règnent. La liberté n’est pas une réalité. C’est un concept que nous utilisons pour appâter les masses. » C’est dans le premier protocole. Effectivement, nous l’avons vu à l’oeuvre lors des révolutions [arabes] : liberté, liberté, liberté…

« 4e protocole : détruire la religion et contrôler le commerce. Nous placerons les gens régis par la foi sous la protection de leurs autorités religieuses, et nous en finirons avec eux. L’Eglise orthodoxe, l’Eglise papale… Nous contrôlerons l’économie et récolterons tout l’argent, afin que les ressources mondiales nous appartiennent à nous et à personne d’autre. La rivalité entre les commerçants grandira, tant et si bien qu’ils perdront leurs valeurs morales, et deviendront des êtres au cœur dur, qui haïssent la religion et la politique. » C’est ce que nous subissons aujourd’hui. C’est dans le quatrième protocole. Nous allons continuer, mais je veux simplement signaler, chers téléspectateurs, que nous souffrons du coût élevé de la vie. Le coût de la vie dans tous les pays arabes est élevé. Tout le monde s’en plaint, dans tout le Moyen-Orient, ainsi que de la cupidité des commerçants et de leur monopole de l’approvisionnement alimentaire. Le [quatrième] protocole est en cours d’exécution. Les gens ont oublié la religion au profit de l’argent.

Le septième protocole parle de déclencher des guerres mondiales : « Pour y parvenir, nous devons avoir une armée puissante et une force de police loyale. Nous déclarerons la guerre à tout pays qui s’opposera à nous. Si nos voisins nous trahissent et unissent leurs forces contre nous… » Dans ce protocole, ils parlent de ce qui arrive si les pays unissent leurs forces contre eux. S’ils combattent un pays et que leurs voisins s’y rallient… Dans ce cas, il y aura la guerre. Ils disent qu’ils veulent déclencher une guerre mondiale. Permettez-moi de rassurer les Arabes : il n’y aura pas de Troisième Guerre mondiale, car les protocoles le disent clairement : « Dans le cas où les pays arabes uniraient leurs forces… » Naturellement, il est impossible que les pays arabes unissent leurs forces, et par conséquent, il n’y aura jamais de guerre mondiale. […]

A la fin du septième protocole, il est dit : « Si tout le monde unit ses forces à l’Europe pour nous combattre, nous riposterons avec des canons américains, ou chinois, ou japonais. »

 

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 01:16

Des opposants du régime syrien fustigent un officiel du Fatah qui a félicité Assad à l’occasion du Jour de l’Indépendance

 

A l’occasion du Jour de l’Indépendance syrien, le président syrien Bachar Al-Assad a reçu des messages de félicitations de plusieurs dirigeants du monde, et notamment du secrétaire-général de l’ONU Antonio Guterres.[1] Selon l’agence de presse officielle syrienne SANA, le message de Guterres ne mentionnait pas la crise syrienne, mais appelait simplement le régime syrien à « aider à construire une ONU plus forte et à accroître les efforts conjoints pour garantir la paix, le développement et les droits de l’homme pour tous ».[2] Parmi les auteurs de messages de félicitations figurait également Abbas Zaki, membre du Comité central et du Conseil révolutionnaire du Fatah, qui a félicité Assad dans une lettre au nom de son mouvement. Dans sa lettre, il a exprimé son soutien au peuple syrien et à son combat contre les « organisations du terrorisme et du tafkir » et contre « le grand complot qui vise à détruire la Syrie ».

Abbas Zaki est réputé pour être un partisan du régime syrien. Il a soutenu le régime pratiquement depuis le début de la crise, et a visité Damas à plusieurs occasions, au nom du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, entre autres dans le cadre de tentatives visant à résoudre la situation dans le camp de réfugiés palestiniens d’Al-Yarmouk en Syrie.[3]

La lettre d’Al-Zaki à Assad a suscité de vives condamnations des opposants syriens et des autres adversaires, qui l’ont qualifié d’acte de trahison. Extraits de la lettre et des réactions critiques.

Abbas Zaki à Bachar Al-Assad : Nous sommes à vos côtés dans votre combat contre les organisations terroristes et leurs partisans

Le 19 avril 2017, le membre du Comité central et du Conseil révolutionnaire du Fatah, Abbas Zaki, a envoyé une lettre à “l’honorable frère Bachar Al-Assad”, le félicitant à l’occasion du Jour de l’Indépendance de la Syrie. Il a écrit : “En mon nom et en celui de mes collègues membres du Comité central et du Conseil révolutionnaire du Fatah, j’ai l’honneur d’adresser mes félicitations et mes meilleurs vœux, à vous et au peuple syrien… Le peuple syrien, qui a fixé des normes d’héroïsme et de sacrifice, et a combattu l’impérialisme français durant des décennies jusqu’à son départ… est capable de vaincre les organisations du terrorisme et du tafkir et tous ceux qui les soutiennent et les aident.

Nous soulignons le fait que notre peuple palestinien se tient aux côtés de nos frères syriens dans leur combat contre le grand complot qui vise à détruire la Syrie, à la diviser et à disperser son peuple. Nous sommes certains et convaincus que la Syrie vaincra les gangs armés grâce aux capacités de son grand peuple et de sa courageuse armée, et que la sécurité prédominera de nouveau [dans le pays]… » [4]

Des opposants syriens : C’est une trahison du sang syrien et palestinien

Des opposants syriens ont vivement condamné Zaki pour avoir envoyé la lettre, affirmant qu’il avait trahi tant le peuple syrien que les Palestiniens du camp d’Al-Yarmouk, qui ont souffert de la politique de siège et de famine employée par le régime syrien dans son combat contre les forces d’opposition dans la région, politique à laquelle Zaki ne s’est pas opposé en public.[5] Selon un article sur le site d’opposition syrien eldorar.com, la lettre est « un acte de trahison contre le sang syrien et palestinien », et le Fatah « ignore les crimes commis par Al-Assad et par ses forces contre le peuple syrien et les réfugiés palestiniens en Syrie ».[6]L’opposant syrien Bassam Jaara a tweeté : « Il est tout naturel que le mercenaire à quatre sous Abbas Zaki, qui a vendu le sang des Palestiniens du camp [de réfugiés] d’Al-Yarmouk, attaque notre peuple [syrien]… » [7]

 

L’opposant syrien Subhi Hadidi a accusé Abbas Zaki « de vénérer le criminel de guerre Al-Assad, en son nom et en celui des autres membres du Comité central et du Conseil révolutionnaire de ce qui reste des vestiges du Fatah ». [8]

 

Un éditorialiste saoudien : Les dirigeants palestiniens, qui soutiennent l’oppression, sont devenus un fardeau pour la cause palestinienne

Suite aux réactions à la lettre de Zaki, l’éditorialiste saoudien Daoud Al-Shiryan a écrit un article virulent dans le quotidien londonien Al-Hayat, dans lequel il a comparé le soutien à Assad des dirigeants palestiniens actuels à celui de l’OLP à l’occupation du Koweït par Saddam Hussein en 1990. Il a écrit que les dirigeants palestiniens saisissent mal la politique et des réalités de la région, et adoptent des positions dénuées de principes, qui accroissent l’isolement politique des Palestiniens.

Selon Al-Shiryan : « Affirmer que l’Organisation de Libération de la Palestine [OLP] comprend la politique est faire injustice à la politique et aux politiciens. L’OLP a été créée au Koweït en 1965 [sic]. Pendant des décennies et jusqu’à ce jour, le slogan du ministère koweïtien des Affaires étrangères était : ‘Nous soutenons toutes les positions palestiniennes.’ Mais 25 ans après [la création de l’OLP], son chef, Yasser Arafat, a renié le rôle du Koweït et soutenu l’occupation irakienne du Koweït. Et la semaine dernière, l’OLP a renoué avec ses mauvaises habitudes. Elle a ignoré le massacre perpétré par le régime syrien contre le peuple syrien et félicité Bachar Al-Assad à l’occasion du Jour de l’Evacuation.[9] Occultant le fait que le peuple syrien a soutenu le peuple palestinien et lui a octroyé des droits, [l’OLP] a couvert Assad d’honneurs. Elle aurait pu saisir cette opportunité pour exprimer une position morale vis-à-vis du peuple syrien, mais malheureusement elle ne l’a pas fait.

Au départ, l’Autorité palestinienne soutenait la révolution syrienne, mais aujourd’hui, nous nous apercevons que ce n’était pas un soutien moral et mû par des principes au peuple syrien et à sa révolution juste, mais plutôt une [tentative] provisoire de céder aux volontés [de l’Arabie saoudite], qui s’oppose aux slogans de la soi-disant résistance que le régime syrien et ses alliés vendent depuis des décennies. Mais au fil du temps, la [nature véritable de l’OLP] l’a emporté sur les caractéristiques qu’elle avait [momentanément] adoptées.

Il semble que [plusieurs facteurs] – [à savoir] le combat des Palestiniens pour obtenir le soutien de certains régimes arabes, l’absence d’une perception palestinienne claire concernant les négociations [avec Israël] sur un règlement définitif et les tentatives de certains pays arabes en faveur de la révolution populaire syrienne [à savoir l’Arabie saoudite] d’intervenir dans cette organisation palestinienne – sont à l’origine de la confusion qui a engendré ce message de félicitations. Il est difficile de se défaire des habitudes acquises dans l’enfance, [comme dit le dicton]. Le soutien [de l’OLP] à Al-Assad aujourd’hui n’est pas différent du soutien à Saddam Hussein en 1990. Les deux cas reflètent une absence totale de principes.

Si Syrie a sans nul doute la plus grande influence sur la cause palestinienne… la situation dans la région ne requiert pas cette cour diplomatique [faite à Assad], qui est malvenue et pourrait renforcer le siège politique des Palestiniens.

Ce qui est certain, c’est que les dirigeants palestiniens sont une fois de plus devenus un fardeau pour la cause palestinienne. Ayant abandonné les slogans de lutte et échoué dans leur politique, ils ne cessent de soutenir les oppresseurs.[10]

 

L’article de Daoud Al-Shiryan.

Lien vers le rapport en anglais

Notes :

[1] Assad a également reçu des félicitations des dirigeants d’Algérie, du Liban, d’Irak, de Corée du Nord, d’Inde et de Cuba. Al-Watan (Syrie), 18 avril 2017.

[2] SANA (Syrie), 23 avril 2017.

[3] Sur la crise à Al-Yarmouk, voir Enquête et analyse de MEMRI N° 1069, Syria Regime’s Tactic Against Opponents: ‘Surrender Or Starve’, 13 février 2014.

[4] Facebook.com/337638652954832, 20 avril 2017.

[5] Sur la politique de “reddition ou famine” employée par Assad contre ses opposants, voir Enquête et analyse de MEMRI n° 1069, Syria Regime’s Tactic Against Opponents: ‘Surrender Or Starve’, 13 février 2014.

[6] Aldorar.com, 21 avril 2017.

[7] Twitter.com/BassamJaara, 20 avril 2017.

[8] Twitter.com/SubhiHadidi, 20 avril 2017.

[9] Le Jour de l’Indépendance syrien est également nommé “Jour de l’Evacuation”, car il marque l’évacuation finale des forces françaises de Syrie le 17 avril 1946.

[10] Al-Hayat (Londres), 23 avril 2017.

 

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 00:19

Un site pro-EI : l’attaque des Champs-Élysées avait pour objectif d’exporter le combat en Europe en provoquant l’élection d’un président qui exacerbera les tensions

 

Selon un article intitulé « La guerre ouverte avec l’Europe », diffusé le 23 avril 2017 sur le site Internet pro-Etat islamique Da’wat Al-Haq, l’attaque du 20 avril 2017 aux Champs-Élysées entrait dans le cadre de la stratégie de l’EI visant à exporter le combat en France et dans d’autres pays européens. L’auteur, NAD (abréviation) Al-Jazayri (« l’Algérien »), a déclaré que le lieu de l’attaque, les Champs-Élysées, avait été choisi en raison de sa signification symbolique, et le moment (juste avant le premier tour des élections présidentielles) de l’attentat devait favoriser l’élection d’un président aux positions « croisées » (c’est-à-dire nationalistes), émettant des déclarations osées sur l’islam et les musulmans. Ceci afin que les musulmans de France se soulèvent contre ce président et qu’ils soient plus nombreux à intégrer les rangs de l’EI. Ci-dessous les principaux points de l’article :

L’auteur estime que la stratégie à court et moyen terme de l’EI dans sa guerre contre la « coalition des Croisés » en Irak et en Syrie s’est révélée efficace. En outre, l’organisation a adopté une stratégie temporaire, qui aurait également fait ses preuves, consistant à mener en permanence des attaques visant des cibles économiques et étatiques soigneusement définies en Europe. Ces attaques sont perpétrées par des « loups solitaires » qui répondent aux appels de l’EI enjoignant ses partisans à cibler les institutions politiques et économiques vitales en Occident.

L’auteur souligne que la France est un objectif majeur, puisqu’il s’agit de la deuxième plus grande puissance de la coalition à se battre contre l’EI en Irak et en Syrie, sur les côtes orientale et occidentale d’Afrique, et en Libye. « Les Champs-Élysées », explique-t-il, « sont un exemple de cible soigneusement choisie, car ils sont un symbole de l’économie française, et le fait de prendre pour cible un lieu si célèbre dans le monde met au défi les autorités [françaises] à l’ Élysée. Le moment choisi pose également un défi au prochain président français.

S’étendant sur la stratégie de l’EI, il écrit que l’organisation « met l’accent sur tous les symboles de la souveraineté française – les soldats, le personnel de sécurité et les politiques – et souhaite entamer une nouvelle phase de guerre déclarée, dont les futurs chapitres contiendront de nouvelles surprises.

Les opérations dûment préparées comme [les attentats de novembre 2015] au Bataclan et au Stade de France [à Paris] et plusieurs autres confrontations sur le sol français, ne doient rien au hasard, précise-t-il. L’objectif principal de l’Etat islamique est d’inciter les Français à élire un président ayant une orientation croisée, dont la politique annoncée est [de déclarer] la guerre à l’Etat islamique et d’entraver les musulmans. » Al-Jazayri explique qu’il s’agit de creuser le fossé entre chrétiens et musulmans et d’inciter davantage de musulmans français à rejoindre les rangs [de l’EI] et à combattre la France de l’intérieur.

L’auteur conclut : « L’avenir consiste à renforcer les [affrontements] directs sur le sol des [pays] de la coalition des Croisés… [par des attaques] menées contre des installations vitales à tous les niveaux. L’Europe, et plus particulièrement la France, la Belgique et l’Allemagne, sont devenues des cibles de l’Etat islamique. »

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 00:17

Une application basée aux États-Unis sert toujours de pôle de rencontre aux djihadistes ; des appels à attaquer la France y sont transmis

 

Un rapport du MEMRI-JTTM publié le 7 septembre 2016 avait exposé le fait que des djihadistes, des membres et des partisans de l’Etat islamique du monde entier utilisent Zello, une application de chat « talkie-walkie » basée aux États-Unis. Plus récemment, le 25 avril 2017, un lien vers un groupe pro-EI de Zello a été diffusé sur de nombreuses chaînes Telegram pro-EI. Le lien révèle que le groupe Zello compte près de 13 000 abonnés. Il renferme des discussions quotidiennes sur le Coran, des nashids [chants islamiques], des échanges d’opinions et des critiques de livres. Notons que les groupes djihadistes Zello signalés dans un rapport MEMRI-JTTM de septembre 2016 semblent tous encore actifs. [1]

Emplacement des membres

Certains membres de groupes de l’EI indiquent où ils se trouvent. Par exemple, AHa (abbrévation) prétend être au Yémen. AUA (abbrévation) indique pour sa part se trouver dans « la maison d’Allah », peut-être une référence à l’Arabie saoudite. ASA dit être en Syrie. AM a indiqué résider dans l’ « Etat islamique »

Menace contre la France

Le 27 avril 2017, un utilisateur K, qui dit résider en Italie, a posté un message audio où il chante plusieurs nashids de l’EI, et dit en anglais teinté d’un fort accent étranger : « attaquez la France, attaquez la France ».

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 00:12

Le commissaire général de l’UNRWA : Nous ne prévoyons pas de changements des programmes dans nos écoles

 

L’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) a récemment annoncé qu’il ne prévoyait pas de changement ses programmes scolaires en Cisjordanie et à Gaza. Cette annonce fait suite aux informations, couvertes de manière intensive dans un rapport en français de MEMRI, concernant un projet de l’UNRWA d’effectuer des changements de programme dans différentes matières, destinés à supprimer les préjugés politiques et discriminations sexuelles.

La réforme envisagée visait à retirer les éléments que l’UNRWA considère comme incompatibles avec sa neutralité proclamée dans le conflit israélo-palestinien. Les changements incluaient le retrait de cartes montrant la Palestine de la mer au Jourdain, et le retrait de références à des sujets politiquement sensibles dans les cours sur des sujets sans rapport. D’autres changements étaient destinés à favoriser la mixité, en remplaçant les photos de garçons et d’hommes par des photos de filles et de femmes ou montrant des membres des deux sexes ensemble.

Le rapport de MEMRI examinait l’opposition généralisée au projet au sein de l’AP et du Hamas, lesquels affirmaient qu’une telle initiative déformait l’identité palestinienne et servait les intérêts d’Israël. Différentes personnalités ont souligné l’importance de laisser les programmes intacts, et le ministre de l’Education de l’AP a déclaré : « Nous voulons une éducation qui créera la libération [de l’occupation]. » [1]

Le ministre de l’Education de l’AP : « Tout changement des programmes palestiniens équivaudrait à une violation flagrante des lois des pays d’accueil »

Suite aux informations sur les changements des programmes prévus par l’UNRWA, des officiels de l’AP ont renforcé leur opposition au projet. Le 16 avril 2017, le ministre de l’Education de l’AP a annoncé la suspension des contacts avec l’UNRWA au sujet de la réforme planifiée.[2] Selon un communiqué, publié sur le site web du ministère de l’Education, « tout changement des programmes palestiniens équivaudrait à une violation flagrante des lois des pays d’accueil » et « la modification d’une seule lettre des programmes pour apaiser certains éléments équivaut à une trahison du narratif palestinien et du droit du peuple palestinien sous occupation de protéger son identité et son combat. » [3]

L’UNRWA : Nous enseignons les programmes des pays d’accueil dans nos écoles

Deux jours après la menace du ministère de l’Education de suspendre les contacts avec l’UNRWA, l’organisation a annoncé qu’elle n’avait pas l’intention de modifier les programmes dans les écoles sous sa direction. Après la rencontre avec le Premier ministre palestinien, Rami Al-Hamdallah, le Commissaire général de l’UNRWA Pierre Krähenbühl a précisé que « conformément à sa pratique depuis les années 1950, fondée sur un accord avec l’UNESCO, l’UNRWA enseigne les programmes des pays d’accueil dans ses écoles ». [4]

Le ministre de l’Education de l’AP Sabri Saidam a rencontré Krähenbühl le même jour, et déclaré par la suite que l’UNRWA avait souligné son engagement total à enseigner les programmes palestiniens. Il a précisé qu’il n’y avait pas de crise entre le ministère et l’UNRWA, soulignant les liens « forts » et « historiques » entre eux et leur souhait de renforcer ces liens en vue d’améliorer l’éducation des réfugiés palestiniens. Il a ajouté qu’il avait été convenu de tenir des réunions dans l’objectif de garantir une bonne éducation pour les enfants palestiniens à travers le monde. Il a souligné le besoin de respecter les programmes nationaux et d’empêcher toute tentative visant à miner leur contenu.[5]

Les informations concernant la réforme planifiée des programmes seraient peut-être motivées par les difficultés financières rencontrées par l’UNRWA et destinées à aider à lever des fonds.[6]

Notons qu’en août 2009, des informations ont fait état d’un projet de l’UNRWA visant à inclure un chapitre sur l’Holocauste dans ses programmes, mais l’UNRWA a ensuite retiré ce projet (voir le rapport de MEMRI à ce sujet). Le directeur des opérations de l’UNRWA John Ging a déclaré le 2 septembre 2009 : « Il est inconcevable que les étudiants palestiniens étudient l’Holocauste, alors qu’Israël a supprimé tout ce qui est lié à la Palestine dans les programmes de toutes les écoles dans son territoire de 1948… [L’UNRWA] n’a pas l’intention d’intégrer [dans ses programmes] des contenus ou sujets contraires aux aspirations de la société palestinienne. »

Lien vers le rapport en anglais

Notes :

[1] Al-Ayyam (AP), 23 mars 2017.

[2] Paltimes.net, 18 avril 2017.

[3] Moehe.gov.ps, 13 avril 2017.

[4] Unrwa.org, 17 avril 2017.

[5] Paltoday.ps, 19 avril.

 

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 05:38

Sermon à la mosquée Dar Al-Hijra, en Virginie – où le chef d’Al-Qaïda Al-Awlaki professait le 11/9 : Les enfants d’Israël ont tué des prophètes et essayé de tuer Jésus

 

Dans un sermon prononcé au Centre islamique Dar Al-Hijra dans le comté de Fairfax, en Virginie, l’imam égypto-américain Shaker Elsayed a déclaré que les « enfants d’Israël » avaient tué les prophètes Zacharie, Jean le Baptiste et Elisée, parmi de nombreux autres prophètes, et qu’ils prétendaient aussi avoir tué Jésus. « Lorsque vous dites ‘Juifs’, cela n’est pas comme ‘Israélites’ », a-t-il dit, précisant : « nous avons affaire à de la manipulation ». Le sermon a été prononcé le 31 mars 2017 et a été mis en ligne sur la chaîne YouTube de Dar Al-Hijra. Extraits :

Shaker Elsayed : Il y a une différence entre les Bani Israïl [les Israélites], la communauté historique des enfants du prophète Jacob – dont le nom est aussi Israël – et la communauté juive actuelle, telle que nous la connaissons. Ce ne sont pas les mêmes. Donc, lorsque vous dites « Juifs », ce n’est pas comme si vous disiez « Israélites ». […]

Il a été très malin de la part des Juifs d’aujourd’hui d’appeler l’Etat su’ils ont occupé « Israël ». C’est lui donner un nom qui a un sens, qui est important et honoré par les musulmans. Dès lors, si vous parlez contre Israël, l’État, ils l’interprètent comme si vous parliez contre Jacob et ses enfants, et contre votre propre Livre. Mais nous devons comprendre ce à quoi nous avons affaire. Nous avons également affaire à de la manipulation. J’espère que personne ne me traitera d’antisémite, parce que je suis plus sémite que ceux qui se disent sémites. […]

Nous, musulmans, devons vraiment nous pencher sur ces deux questions : la première est la réaction des enfants d’Israël devant les quatre derniers prophètes. Quelle fut leur réaction ? Le Coran résume : « Est-ce qu’à chaque fois qu’un Messager vous apportait des vérités contraires à vos souhaits vous vous enfliez d’orgueil ? Vous traitiez les uns d’imposteurs et vous tuiez les autres ? » N’est-il pas vrai qu’à chaque fois qu’un messager vous porte un message que vous n’aimez pas, vous le tuez ou le calomniez ? Vous en avez rejeté certains et vous en avez tué d’autres. Exact ? Ils ont donc tué le prophète Zakariya, nommé Zacharie dans leur Livre. Ils ont tué son fils Yahya, Jean le Baptiste dans leur Livre. Ils ont tué Elias [Elisée], qui porte le même nom dans leur Livre. [Ils ont tué] trois d’entre eux consécutivement et simultanément, juste avant Jésus. Donc ces trois-là ont été achevés. […]

Donc ils disent : « Si quelqu’un vient avec un message que nous rejetons, nous le tuerons. » Ainsi ils se débarrassent du prophète et du message, et c’est terminé. C’est ce qu’ils ont fait, et Jésus disait qu’ils allaient essayer de le tuer, comme ils avaient tué Elisée. Une prophétie étonnante. Et c’est arrivé : ils l’ont livré afin qu’il soit crucifié. Donc, après avoir tué quatre prophètes d’affilée… Jésus fut une tentative : elle n’a pas abouti, selon le Coran, mais ils s’en enorgueillissent tout de même. [Selon le Coran], ils disent : « Or ils ne l’ont ni tué ni crucifié ; c’était un autre qui lui ressemblait. » Alors ils s’enorgueillissent toujours d’être une communauté zélote et engagée, et ils sont prêts à aller jusqu’au bout, à faire n’importe quoi. Et ils l’ont prouvé. Ainsi va leur histoire. […]

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 05:36

Kayhan attaque le camp Rohani : « C’est la guerre contre la puissance iranienne dans la région… Qu’avez-vous fait pour assurer que ce conflit s’achève par notre victoire ? »

 

Dans son éditorial du 16 mars 2017, Kayhan, organe du courant idéologique iranien, attaque la politique du camp pragmatique – le gouvernement Rohani et notamment le ministère des Affaires étrangères – qui a appelé à un dialogue avec les Etats-Unis et l’administration Trump au motif qu’il éviterait une guerre américaine contre l’Iran. On peut lire dans Kayhan qu’une guerre américaine fait rage depuis plusieurs années sur les frontières occidentale, orientale et méridionale de l’Iran, et que l’Iran participe à la gestion de cette guerre sur les fronts irakien, syrien, libanais et yéménite. Ces fronts constituent une « continuation naturelle de la Révolution islamique ». En outre, « nos forces sont engagées dans d’intenses combats en Syrie et en Irak, imposés par l’Amérique et ses agents ».

On peut encore lire dans Kayhan que ceux qui appellent à un dialogue avec l’Occident et avec les Etats-Unis, notamment au sein du ministère des Affaires étrangères, sont des « menteurs » qui présentent une image trompeuse des intentions véritables de l’Amérique, l’Iran révolutionnaire n’ayant jamais cessé d’être la cible de l’hostilité américaine, comme démontré dans le fait que les Etats-Unis ont récemment accru leurs sanctions contre l’Iran. Le camp Rohani, accuse le journal, s’oppose à l’expansion de l’hégémonie iranienne dans la région et à la « puissance iranienne », et appelle l’Iran à ne pas attirer l’attention sur sa force dans la région et sur ses capacités militaires et technologiques, et même à se retirer du front nucléaire en demandant à l’Occident de lui fournir une technologie nucléaire, afin de résoudre son conflit avec l’Occident. Selon le journal, le camp pragmatique est par conséquent pire que les ennemis occidentaux de l’Iran, car ces derniers respectent le statut supérieur de l’Iran dans la région, alors que les pragmatiques considèrent « les grands succès de l’Iran dans la région » comme une source de danger. Kayhan interroge le camp pragmatique : « Une véritable guerre a lieu actuellement contre la puissance iranienne et son honneur dans la région et dans les pays de la Résistance, et les purs enfants de l’Iran se sont mis en route [pour y prendre part]. Qu’avez-vous fait pour garantir que ce conflit se finisse par une victoire pour notre front ? » Extraits : [1]

Lorsque [des éléments du camp Rohani] affirment : « Nous devons adopter une politique qui empêche la guerre, sinon nous paierons un prix très lourd », ils vont trop loin dans leur provocation et occultent la réalité. Dans certains cas, cela s’accompagne de la diffusion de mensonges, car la guerre qu’ils parlent d’empêcher a [déjà] lieu dans la région et aux frontières occidentale, orientale et méridionale de l’Iran, et que l’Iran est sa cible principale. L’Iran lui-même est impliqué [dans les combats] sur ces fronts de différentes manières…

Depuis longtemps déjà – et notamment dans le climat post-JCPOA et après que [le camp de Rohani] fut contraint de reconnaître que l’Occident ne tient pas ses engagements – ils nous racontent que nous nous trouvons à un carrefour [et que nous devons choisir entre deux options] : la guerre ou la coopération avec le monde entier. La logique dit que nous devons choisir la coopération avec le monde, et dans le cadre de cette coopération, nous devons envisager des accords qui empêcheront une guerre contre l’Iran et [l’expansion] de la guerre régionale à l’intérieur de l’Iran.

Après l’élection de Trump, ces gens ont répété leurs arguments précédents, affirmant que Trump est un homme imprévisible qui prend des décisions imprudentes, et qu’il vaut mieux par conséquent éviter de dire quelque chose qui le vexerait. Aujourd’hui, ils vont encore plus loin, évoquant des indications concrètes selon lesquelles il serait possible de négocier avec Trump et de parvenir à un accord avec lui. Par conséquent, nous devrions maintenir un climat diplomatique et médiatique tempéré sur la question des relations avec l’Amérique, afin de parvenir à un accord sur les questions régionales…

Mais les Américains parlent et agissent de manières opposées. En effet, les Américains – qu’ils soient démocrates ou républicains, au Sénat et au Congrès ou au sein de l’administration, sous l’ère Obama et à l’ère Trump – n’ont jamais vraiment pensé à un accord avec l’Iran et ne l’ont jamais encouragé, et à en juger par [notre] expérience du JCPOA, ce qu’ils veulent est une capitulation iranienne. Aussi, même si l’Iran cesse sa politique aspirant à l’indépendance – ce qui l’affaiblira considérablement – il ne parviendra jamais à un accord avec l’Amérique [mais seulement à une capitulation], ce qui enhardira l’ennemi.

Certaines personnalités politiques [du camp Rohani] tentent de justifier une telle capitulation en affirmant que « la guerre nous attend… » [Dans le même temps,] elles affirment que l’Iran n’est plus dans la ligne de mire de l’Amérique et de l’Europe et que d’autres questions ont pris sa place. Par conséquent, la raison et la logique dictent d’éviter de prendre des mesures qui nous replaceront dans leur ligne de mire et nous transformeront de nouveau en problème numéro Un du monde. Dans leur perspective, l’Iran a graduellement cessé d’être la [cible de] l’hostilité de l’Amérique, de l’Europe et de leurs partisans… [Mais] si nous demandons à ces gens quelles preuves ils peuvent avancer pour leurs arguments… ils n’ont rien à offrir… sinon des interprétations… [Le fait est que] toutes les preuves indiquent que la Révolution islamique et le régime religieux iranien sont, et seront toujours, le principal problème de l’Amérique et de l’Europe. Les sanctions américaines contre l’Iran sont maintenues, et au cours des deux dernières semaines, l’Iran a de nouveau été qualifié « d’axe du mal » dans le cadre de l’interdiction d’entrée de ressortissants iraniens en Amérique. Dans la région aussi, l’Amérique se focalise sur les forces qui coopèrent avec l’Iran, et ce ne sont que des exemples…

Certaines de ces personnes, qui participent aux réunions de soi-disant experts, affirment que la politique iranienne visant à l’hégémonie régionale ne profitera pas à l’Iran, car elle en fera la cible de menaces et d’attaques. Selon elles, nous devons adopter une vision réaliste des capacités iraniennes ; au lieu de penser à une « région iranienne », nous devrions penser à « l’Iran dans la région » et l’Iran doit comprendre qu’aucun pays ne peut s’instaurer comme une puissance hégémonique. Mais en réalité, c’est un mensonge [de prétendre que nous poursuivons cet objectif], parce que si « l’hégémonie » signifie la tyrannie et la domination impérialiste sur d’autres nations, alors elle est interdite par les principes de la Révolution [islamique] et par ceux de la politique du régime iranien, et l’Iran n’a pris aucune mesure à ce jour allant dans ce sens. La vérité est que l’Occident, l’Orient et les régimes qui les suivent n’ont aucun problème avec notre hégémonie, car ils savent que l’Iran ne poursuit pas un tel [objectif] ; leur problème concerne la puissance de l’Iran. Le fait est que ces personnes à l’intérieur de l’Iran s’opposent à la prétention essentielle de leur pays à l’hégémonie et veulent annihiler la puissance iranienne, c’est pourquoi elles attaquent à l’intérieur toute ce qui justifie la puissance iranienne et tout ce qui crée une position de puissance pour l’Iran, tentant ainsi de l’affaiblir. Elles ont adopté la conception obsolète selon laquelle l’Iran ne peut même pas fabriquer un pot en argile pour la salle de bains et qu’il doit abandonner la voie scientifique et le [développement] scientifique aux pays occidentaux, en demeurant un client de leurs produits industriels…

Les questions régionales sont une source de fierté pour l’Iran. Mais sur cette affaire [ces personnes] demandent à l’Iran exactement la même chose que demandent [ses ennemis] en Amérique, en Europe, en Israël, en Arabie saoudite, en Turquie et ailleurs – avec une grande différence, à savoir que l’Amérique et les autres ont un grand respect pour le statut de l’Iran et le reconnaissent dans leurs déclarations. Mais eux [le camp Rohani] qualifient les grandes réussites régionales de l’Iran de « terre brûlée » et d’ « hégémonie préjudiciable »… Ils veulent abandonner [ces succès] à la Turquie, à l’Arabie saoudite, à Israël et à l’Amérique gratuitement.

Ces personnes affirment que nous devons prendre toutes les mesures pour empêcher que l’Iran soit entraîné dans une guerre, et ici aussi il y a deux grands mensonges. Le premier est leur affirmation que l’Amérique et le reste ne veulent pas nous combattre, et que nous ne devrions pas déclencher une guerre qui n’existe pas [encore]. [Mais] la vérité est que c’est une guerre contre l’Iran qui a commencé il y a longtemps, en 2012, et qui se poursuit activement. Il suffit pour comprendre ce simple fait de regarder la guerre dans notre région… en Syrie, au Yémen et au Liban. Ce sont des pays considérés comme des alliés de l’Iran, pas de l’Amérique ! Quels pays, communautés et groupes sont la cible de la guerre intense qui se déroule en ce moment ? Ce sont des fronts qui constituent la continuation naturelle de la Révolution islamique, et non des [zones contrôlées par] le front de l’arrogance [à savoir les Etats-Unis] !… Alors que chaque ville iranienne a des tombes de martyrs [tués en défendant] les lieux saints, et que nos forces sont toujours engagées dans des combats intenses en Syrie et en Irak, que l’Amérique et ses agents nous ont imposés, à nous et à notre cher peuple iranien, comment [le camp Rohani] peut-il affirmer que nous ne sommes pas dans la ligne de mire de l’ennemi, que ce n’est pas une guerre et qu’il ne faut rien faire qui puisse en déclencher une ?

Le second mensonge est qu’ils se définissent comme une force opposée à la guerre et qui veut l’empêcher, mais lorsque vous examinez les preuves sur le terrain, vous constatez [qu’ils sont partisans] du compromis et de la pensée superficielle concernant la guerre. La même chose s’est produite en Syrie et en Irak. Les gouvernements de ces pays pensaient initialement que les événements n’étaient pas le fruit d’une conspiration, mais au bout du compte, ils ont été entraînés dans une guerre intense…

Nous devons demander à ces personnes : une véritable guerre se déroule actuellement contre la puissance iranienne et son honneur dans la région et dans les pays de la Résistance, et les enfants purs de l’Iran sont en route pour y prendre part. Qu’avez-vous fait pour assurer que ce conflit s’achève par notre victoire ?

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 05:32

L’EI dans le Sinaï et ses relations avec la population locale – Partie I

 

L’activité militaire de la « Province du Sinaï » de l’Etat islamique a attiré une attention considérable à travers le monde. Dans sa guerre contre le régime égyptien, l’Etat islamique (EI) a réussi à porter des coups significatifs à l’armée arabe la plus importante et la mieux équipée et à perturber l’économie égyptienne. Il a également réussi à mener des attaques qui ont eu un impact international, notamment en abattant un avion de ligne russe. Toutefois, l’EI représente une philosophie globale, qui dépasse de loin un conflit militaire purement local. Cette organisation mène une guerre totale pour renverser l’ordre existant et le remplacer par un nouvel ordre politique, social et religieux. Afin de mettre en œuvre cette vision en Egypte, l’EI a des vues sur le Sinaï, et pour s’y établir, il doit développer de bonnes relations avec la population locale et se présenter comme une alternative valable au régime en place.[1]

S’installer dans le Sinaï est aujourd’hui plus important que jamais, au regard des défaites subies et de la perte de territoire dans ses principaux bastions, en Syrie et en Irak. Prendre pied dans le Sinaï lui permettra de s’installer dans la péninsule, comme une alternative aux territoires perdus et comme passerelle vers l’Egypte et l’Afrique du Nord, ainsi que vers Israël, Gaza, la Jordanie et l’Arabie saoudite.

Cette série d’articles veut mettre de côté la dimension militaire de la Province du Sinaï de l’EI pour se focaliser sur d’autres aspects de son activité, à savoir son attitude à l’égard des résidents locaux.

La première partie de la série abordera les liens complexes entre la Province du Sinaï et les locaux. Les dirigeants de l’EI dans le Sinaï s’efforcent de traiter les hommes des tribus avec respect et de se présenter comme une force qui protège les habitants du Sinaï contre l’injustice du gouvernement égyptien. Une telle diplomatie de la part de l’organisation est nécessaire, car des tensions existent entre l’EI et les habitants, en particulier du fait que les membres de l’EI viennent de régions extérieures au Sinaï, et parce que l’organisation souhaite imposer une vision du monde différente de celle des locaux. Les relations sont également très tendues suite aux nombreuses exécutions d’habitants suspectés par l’EI d’aider les forces de sécurité [égyptiennes].

La seconde partie de la série abordera les initiatives de l’EI pour démontrer son contrôle du territoire et appliquer les lois islamiques, telles qu’il les conçoit. L’EI considère certaines zones du nord du Sinaï comme faisant partie de son Califat islamique et affirme que la loi islamique s’y applique. L’organisation a récemment posté une vidéo montrant ses membres faisant appliquer le droit religieux dans la péninsule. La vidéo montre des agents de l’EI détruisant des postes de télévision, interdisant les cigarettes et le trafic de drogue, persécutant les Soufis, etc. Elle souligne la relative liberté d’action de l’organisation, d’une manière visant à embarrasser le gouvernement égyptien et à dépeindre la Province du Sinaï comme assurant un contrôle effectif sur le terrain.

La troisième partie de la série se focalisera sur la tentative de l’EI de diffuser sa vision du monde religieuse parmi les habitants et de leur imposer son idéologie. La majeure partie de l’activité de la Province du Sinaï dans ce domaine implique des mesures contre la secte soufie, justifiée dans le cadre de la campagne de l’EI pour purger l’islam du polythéisme et de l’idolâtrie.

*R. Green est le directeur du Jihad and Terrorism Threat Monitor Project de MEMRI.

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 06:45

Sermon du vendredi en Jordanie : Les Juifs n’ont pas de droit sur la Palestine, qui ne sera reprise que par la force

 

Dans un sermon du vendredi, prononcé à la mosquée Old-Tila Al-Ali à Amman, l’imam Ahmad Al-Rawashdeh a cité l’auteur hongrois-britannique Arthur Koestler, qui avait affirmé que les Juifs étaient des descendants des Khazars, concluant qu’« en termes de religion, d’histoire et de généalogie, les Juifs ne possèdent pas un seul pouce de la terre de Palestine ». Al-Rawashdeh a ajouté : « Ce qui a été pris par l’épée ne sera regagné que par l’épée – non par la paix. » Le sermon a été mis en ligne le 31 mars 2017. Extraits :

Ahmad Al-Rawashdeh : Chers amis, le dialogue interreligieux est inconcevable, car il n’y a qu’une seule religion – l’islam. Il est inconcevable d’avoir un dialogue [pour savoir qui est] le propriétaire de la Palestine. Ce qui a été pris par la force ne sera repris que par la force. Ce qui a été pris par l’épée ne sera regagné que par l’épée – non par la paix. […]

Ce qui a été pris par la force ne sera regagné que par la force. Tout au long de l’histoire, chaque fois que la Palestine a été capturée par des envahisseurs, elle n’a été libérée que par la force. […]

Le Juif sioniste fanatique extrémiste Arthur Koestler a dit : « Au terme d’une étude minutieuse et approfondie des Juifs qui vivent en Palestine, j’ai constaté que 92 % des Juifs descendaient des Juifs Khazars. » Qui sont les Juifs Khazars ? Ce sont des Juifs qui se sont convertis au judaïsme dans le Caucase, qui est aujourd’hui le sud de la Russie. Ce sont des tribus turques-tatares, qui se sont converties au judaïsme, puis sont venues en Palestine, en prétendant qu’elles provenaient d’Israël, de Jacob. Ils se disent « Israélites », mais si nous vérifions leur ascendance, nous voyons qu’ils ne sont pas du tout liés à Jacob ou à Abraham. Donc, ô Juifs, si vous voulez une terre que vous pouvez appeler vôtre, vous devriez aller en Russie du Sud, où se trouvent vos origines. Koestler a été tué en Europe en 1983. Ils ont fait exploser sa maison. Ils l’ont tué. Par conséquent, en termes de religion, d’histoire et de généalogie, les Juifs ne possèdent pas un seul pouce de la terre de Palestine.

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 06:43

Le cheikh égyptien Khaled Al-Gindi : Ouvrons les mosquées pour que les coptes y prient

 

Suite aux attaques contre les églises de Tanta et d’Alexandrie le 9 avril 2017, le cheikh égyptien Khaled Al-Gindi a déclaré : « Si les [terroristes] veulent détruire les églises… ouvrons les mosquées pour que nos frères chrétiens y prient ». Il s’exprimait sur la chaîne télévisée égyptienne DMC. Extraits :

Khaled Al-Gindi : En fait, nous ne devrions pointer du doigt personne en particulier. Nous partageons tous la responsabilité [des attaques contre l’église copte]. Quiconque pense qu’il ne partage pas de responsabilité – qu’il lève la main et se montre. […]

Ces terroristes ne sont pas tombés du ciel. Ils sont présents au milieu de nous. Le [terroriste] qui a obtenu une ceinture d’explosifs venait d’un quartier égyptien, d’un village égyptien ou d’une rue égyptienne. […]

Notez qu’ils focalisent leurs efforts contre un secteur spécifique d’Egypte, nos frères coptes. Ils essaient de les détacher de notre pays et de faire sentir à nos frères coptes qu’ils ne font pas partie du pays. J’invite Al-Azhar à poursuivre ses efforts pour y mettre un terme rapidement. Si les [terroristes] veulent détruire les églises, nous devrions ouvrir les mosquées pour que les [coptes] y prient. Je suis un cheikh, et je le dis en direct à l’antenne : Ouvrons les mosquées pour que nos frères chrétiens y prient. Je pense que c’est le meilleur message que nous pouvons envoyer.

 

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