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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 00:11

L’opposition syrienne en ligne de mire : elle est mue par des intérêts personnels ; il est temps d’en changer les dirigeants

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Dans une chronique du 30 juillet 2016, Bassil Al-Awdat, journaliste et chroniqueur pour le site de l’opposition syrienne Orient News, a fustigé différents organes de l’opposition politique syrienne, affirmant qu’ils ne font que publier des communiqués et faire du bruit dans les médias, au lieu de prendre des mesures concrètes pour atteindre les objectifs de la révolution syrienne. Selon lui, ces organes de l’opposition ne font rien, hormis attendre que d’autres pays mènent leur combat, et les accuser de ne pas assez agir.

Il ajoute que, si l’opposition avait su dépasser les désaccords entre ses factions et les intérêts étriqués de ses membres, et avait uni ses forces, elle aurait pu accomplir davantage dans la guerre contre le régime et contraindre la communauté internationale à la respecter, ainsi que ses revendications.

Il a appelé l’opposition à réévaluer sa stratégie à la racine, le plus tôt possible, et à entreprendre le remplacement de ses dirigeants.

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 00:06

Un magazine de l’Etat islamique présente l’histoire d’une Allemande qui a rejoint l’organisation

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Le n° 46 de la revue de l’État islamique (EI) en arabe Al-Naba, publié le 6 septembre 2016, relate l’histoire d’une Allemande qui a rejoint l’organisation en Syrie après avoir passé plusieurs années en Afghanistan. Ses périples sont rapportés et ses « courageux sacrifices » encensés, les musulmans étant appelés à l’imiter.

L’article commence par des citations de sources islamiques sur le devoir de tout musulman d’effectuer la hijra [immigration] vers un pays musulman et de rejoindre le djihad. On peut y lire : « Jusqu’à récemment, la hijra n’était rien de plus qu’un rêve pour les hommes et les femmes monothéistes, mais Allah a accordé aux musulmans la possibilité de créer un Etat islamique qui leur a ouvert ses portes. Ils sont arrivés et continuent d’arriver seuls ou en groupes. Comment pourrait-il en être autrement ?! Après tout, la migration de la Demeure de l’hérésie vers la Demeure de l’islam est obligatoire pour tout musulman, homme ou femme. »

Ensuite, l’article présente l’histoire de la « sœur monothéiste » [anonyme], une Allemande d’origine arabe qui est née et a grandi en Allemagne. Il indique que, bien qu’ayant vécu « dans un pays croisé qui combat l’islam et les musulmans », elle est restée fidèle à sa foi et ne s’est pas égarée, comme tous ces « pseudo-musulmans » qui croient au dialogue inter-religieux et au respect des infidèles et de leur religion.

Cette femme a épousé un homme qui voulait mener le devoir de djihad, et ils ont décidé de se rendre en Afghanistan avec leur nouveau-né. Toutefois, afin de ne pas éveiller de soupçons, ils sont d’abord partis pour le Yémen, sous prétexte d’y suivre des études. Un an plus tard, ils ont poursuivi leur route vers l’Afghanistan, où ils ont eu deux autres fils.

Dès le début de la guerre en Syrie, de nombreux moudjahidines ont entrepris de quitter l’Afghanistan pour s’enrôler. Le mari de l’Allemande, selon le magazine, a d’abord refusé de partir, mais a changé d’avis après avoir pris connaissance des manipulations et des tromperies du chef d’Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahiri, dit « le fou », et d’Abou Mohammed Al-Joulani, chef de Jabhat Al-Nusra – aujourd’hui Jabhat Fath Al-Sham, tromperies et manipulations qui auraient semé la division dans les rangs des moudjahidines.

Le mari est donc parti pour la Syrie via une route dangereuse inadaptée aux femmes et aux enfants, tandis que son épouse est montée à bord d’un véhicule avec cinq autres femmes et dix enfants. Après un dangereux périple, ils ont atteint la frontière Iran-Turquie, où ils ont été accueillis par des passeurs qui devaient les conduire en Turquie. Les passeurs ont exigé de donner aux enfants des somnifères afin qu’ils ne fassent pas de bruit. Sur la dangereuse route vers la Turquie, l’un des enfants est mort et une petite fille a été rendue aveugle. Lorsque le groupe est parvenu à la frontière, ils ont été découverts et refoulés, mais à la prochaine tentative, ils ont réussi à traverser la frontière de la Turquie, où ils sont restés dix jours.

Pendant ce séjour en Turquie, la protagoniste du récit a de nouveau été exposée aux tentations de la vie moderne, mais elle a résisté. Lorsqu’elle a finalement réussi à entrer en Syrie avec un groupe de compagnons de voyage, elle a appris que son mari avait été arrêté sur la route par les Iraniens. Finalement, après de nouvelles aventures, elle a réussi à rejoindre les territoires de l’Etat islamique.

 

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 05:11

Lahor Shah, déserteur de l’EI : J’ai témoigné des pires crimes contre l’humanité

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Lahor Shah, un Afghan ayant déserté les rangs de l’Etat islamique-Khorasan, s’est exprimé sur Alaan TV, expliquant pourquoi il avait rejoint l’EI et pourquoi il l’avait ensuite quitté. Ils « détruisent notre pays et nos vies », a-t-il affirmé, rappelant que, pendant les six mois au cours desquels il se trouvait avec l’EI, il avait « assisté aux pires crimes contre l’humanité perpétrés contre les Afghans, comme l’enlèvement et le viol de filles âgées de pas plus de 10 ou 12 ans. » Cette courte interview a été diffusée le 8 septembre 2016.

Extraits :

http://www.memritv.org/clip/en/5666.htm

Lahor Shah : J’ai rejoint l’EI au début de 2014. J’ai été influencé par leur propagande ; je croyais que l’EI était un mouvement islamique modéré, servant les intérêts de l’islam et des musulmans. Mais j’ai appris la vérité sur eux lorsque je me suis trouvé parmi eux et dans leurs camps. Ils ne sont pas ce qu’ils prétendent être, et leurs actions s’inscrivent totalement en faux contre l’islam. Ils utilisent la religion de l’islam pour servir leurs intérêts. Ils prétendent sans arrêt que les infidèles pillent notre pays bien-aimé, mais ce sont eux qui détruisent notre pays et nos vies. J’ai rejoint l’EI par le biais d’un vieil ami à moi, Hafez Said. Il a passé dix-huit ans avec les Talibans, avant de déserter pour rejoindre l’EI-Khorasan. […]

Je suis resté avec l’EI environ 6 mois et j’ai participé à diverses opérations. J’ai assisté aux pires crimes contre l’humanité, perpétrés contre les Afghans, comme le kidnapping et le viol de filles âgées de pas plus de 10 ou 12 ans. Ils pillent les fermiers et imposent des impôts insoutenables aux commerçants. Par conséquent, j’ai décidé de déserter l’EI et de retourner dans ma famille. Le jour de mon retour fut comme une renaissance pour moi. Je crois que personne ne devrait envisager de rejoindre ces groupes terroristes. Si quiconque y pense, je lui demande de ne pas le faire.

 

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 05:08

Le chercheur égyptien Ahmad Maher Abdou critique la jurisprudence islamique antique, qualifiée de « folie et crétinerie »

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Sur la chaîne télévisée libanaise Mayadeen, le chercheur égyptien en études islamiques  Ahmad Maher Abdou affirme que la nation islamique est « statique » et que « l’innovation est maudite et damnée au pays de la stagnation ». Se référant à la jurisprudence relative aux conquêtes islamiques et à la capture et à la vente des femmes et des enfants, il demande : « Qu’est-ce donc, sinon de l’idiotie et de l’insanité ? » Et d’ajouter qu’ « il faut du courage pour devenir éclairé » et que « des jours, des années, des générations et des siècles passent sans que rien ne change et sans que la mentalité arabe ne fasse l’objet d’un examen ». L’émission a été diffusée le 26 août 2016.

Extraits :

http://www.memritv.org/clip/en/5669.htm

Ahmad Maher Abdou : La jurisprudence éclairée n’est pas sur le devant de la scène, pour plusieurs raisons. La première est que les Arabes se sont accoutumés à l’obéissance servile, et n’encouragent l’innovation dans aucun domaine, ni politique, ni social. En tant que nation, nous sommes « statiques », pour utiliser un terme de mécanique ou d’ingénierie. C’est pourquoi nos rois, nos princes et nos présidents demeurent sur leurs trônes jusqu’à la mort. Personne n’est remplacé. Cela a mené à une stagnation de l’esprit et à une absence de liberté de pensée. En conséquence de notre résistance à l’innovation, nous lapidons les innovateurs et les accusons d’hérésie. Nous les jetons même en prison. Prenez, par exemple, Islam Behery, qui se trouve actuellement en prison. Son seul « crime » a été de vouloir innover, mais l’innovation est maudite et damnée au pays de la stagnation. Ceci est la terre de la stagnation de la mentalité, de l’idéologie et de la conscience. C’est pourquoi vous ne trouvez aucun livre, car les éditeurs s’inquiètent de leur avenir financier et économique. On ne trouve aucun [libre] penseur car ils souffrent de lâcheté politique. il faut du courage pour devenir éclairé. […]

Nous avons des décisionnaires qui disent une chose et son contraire dans un même souffle, sans en être conscients. Nos pétrodollars et tout l’argent du Golfe sont consacrés à imprimer des millions de livres de l’ancien patrimoine, avec toute leur idiotie et leur insanité. C’est comme s’il n’existait aucun être sensé dans tout le monde arabe. […]

Si, par exemple, je disais aux téléspectateurs que je m’oppose aux quatre imams sur tel et tel sujet… Si par exemple, je m’opposais à leurs dires selon lesquels un mari n’est pas tenu de payer pour le médecin ou les médicaments de sa femme malade car, selon eux, le mariage est une affaire de plaisir, et qu’il n’y a pas de plaisir à tirer d’une femme malade…  Et que donc, le mari n’a pas la responsabilité de s’acquitter de son traitement, celle-ci revenant au père, au frère ou à l’oncle de l’épouse… Vous appelez cela de la jurisprudence ? Lorsque on me dit que selon les écoles malékite et hanbalite de jurisprudence, un mari n’est pas tenu d’acheter un linceul pour sa femme défunte si elle était pauvre… ces gens sont-ils sensés ? Ceux qui ont préservé ces traditions… Le crime n’est pas simplement de les écrire. Maintenir leur validité est aussi un crime. C’est un crime mental. […]

Une seule ligne des écrits de Mohammed Abduh concernant la liberté de pensée est-elle enseignée à Al-Azhar ? Aucune ligne n’y est enseignée. Pas une seule ligne de ses écrits n’est enseignée dans le monde islamique ou à Al-Azhar. Prenez les conquêtes appelées à tort « islamiques ». Sur quoi se basaient-ils pour autoriser la capture des femmes et les rapports sexuels avec elles en présence de leurs maris ? Sur quoi se basaient-ils pour autoriser la vente de femmes et d’enfants ? De quelle loi cela a-t-il émergé ? Qu’est-ce que cela, sinon de la folie et de crétinerie ? […]

Il n’existe pas d’érudits au sein de la nation islamique. Si vous considérez Abou Hanifa, par exemple, comme un érudit, dites-moi ce qu’il a lu pour mériter d’être appelé érudit. Qu’ont lu les érudits religieux contemporains, hormis les écrits d’Abou Hanifa, de Shafi’i, de Malik et d’Ibn Hanbal, pour mériter d’être considérés comme des érudits ? Où sont leurs écrits ? Quiconque porte un turban dans le monde islamique, et obtient un doctorat… Un doctorat est un diplôme de recherche… Où est leur recherche ? Où est leur innovation ? Ils ont massacré l’esprit pour sauver des citations. […]

L’Etat islamique est une semence salafiste avec un parfum d’Al-Azhar, paré d’une fausse identité islamique. Et le résultat de la glorification de ces « experts » qui, tout à tour, glorifient les citations et s’abstiennent de tout développement, et qui ont trahi Allah, Son Messager et la communauté musulmane, [est que] nous avons perdu toute identité, je regrette de le dire. Nous avons perdu toute raison. Nous souffrons de maladies mentales et conceptuelles. C’est pourquoi la nation islamique n’a pas produit de connaissance. Même aux temps révolus, la majorité de nos penseurs – ou ceux qui ont créé cette jurisprudence idiote – n’étaient pas des Arabes. Al-Hanifa était-il un Arabe ? Imam Muslim était-il un Arabe ? Imam Al-Bukhairi était-il un Arabe ? Aucun de nos penseurs n’était arabe. Nous devons reconnaître les maladies de notre nation, et nous devons commencer à les traiter immédiatement grâce à des experts.

Dans l’intervalle, les jours, les années, les générations et les siècles passent, sans aucun changement et sans aucun examen de la mentalité arabe. Il n’est pas surprenant, dans ces circonstances, que lorsque vous mentionnez Nietzsche ou Voltaire, ils pensent que vous parlez de sexe, car les Arabes n’ont jamais entendu parler de Nietzsche, de Voltaire ni de qui que ce soit d’autre. Ou alors ils vous prennent pour un infidèle laïc.

 

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 05:04

Kamandar Bakhtiar, déserteur de l’EI-Khorasan : J’ai été témoin de décapitations et de viols d’homosexuels

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Kamandar Bakhtiar, officier de police afghan ayant rejoint l’Etat islamique-Khorasan pour le quitter trois mois plus tard, a raconté ses expériences. Dans une séquence diffusée sur Alaan TV (Emirats arabes unis) le 7 septembre 2016, Bakhtiar a affirmé : « J’ai vu les pires choses imaginables sur la surface de la terre », y compris des décapitations et le viol d’homosexuels. Il a raconté avoir été contraint de s’enfuir de son domicile suite à des menaces de l’EI-Khorasan. « Les combattants étrangers, notamment les Pakistanais, perpètrent d’horribles actes terroristes », a-t-il dit.

Extraits :

http://www.memritv.org/clip/en/5672.htm

Kamandar Bakhtiar : D’abord, je dois dire que je suis très heureux d’avoir totalement abandonné l’Etat islamique [EI] pour rejoindre [les forces] du gouvernement afghan il y a six mois. Cela s’est fait dans le cadre d’une campagne lancée par le député afghan Jaji Zahir (Qadir) qui a éveillé la colère et la rébellion populaire contre l’EI. J’étais en colère et bouleversé par les actes inhumains et anti-islamiques imposés par nos commandants [de l’EI], comme le meurtre d’innocents, etc. Ainsi, j’ai profité de l’occasion offerte par le parlement aux combattants de retourner à leurs vies normales.

J’ai passé trois mois avec l’EI-Khorasan dans la région de Bandar, sous le commandement d’Abdullah Makhati. Avant de rejoindre l’EI, j’étais officier de la police afghane à Khost. Lorsque je suis rentré dans mon village pour mon congé habituel, j’ai rencontré Makhati, qui m’a demandé, après quelque temps, de quitter la police et de rejoindre l’EI-Khorasan. J’ai accédé à sa requête. Ma famille était de culture religieuse, et Abdullah m’a servi de pont pour rejoindre l’EI. Après une longue discussion, il m’a convaincu que le gouvernement était sous contrôle de ce qu’il appelait « les infidèles ». Pour être honnête, j’ai été induit en erreur par son éloquence, et donc, j’ai quitté mon emploi pour rejoindre l’EI.

Pendant les trois mois que j’ai passés dans les rangs de l’EI, j’ai vu les pires choses imaginables sur la surface de la terre. Ils tuent et décapitent des innocents, pillent la propriété des gens sans histoires, et commettent les pires actes possibles, comme violer des homosexuels. Tous ces actes sont contraires à l’islam. J’étais bouleversé par leurs actions criminelles, mais je ne pouvais rien faire. Puis j’ai entendu parler de la campagne lancée par le député Haji Zahir dans ma ville. […]

Lorsque je suis retourné dans mon village, après avoir déserté l’EI, j’ai reçu un accueil chaleureux de ma famille et mes amis, qui ont fêté mon retour avec des feux d’artifices. Dans le même temps, les membres de l’EI-Khorasan n’arrêtaient pas de me menacer, ce qui m’a forcé à fuir la région avec ma famille. Quelques jours après mon départ, ils ont pris d’assaut mon village et brûlé ma maison. Malgré toute ces souffrances, je suis très heureux d’avoir quitté les terroristes pour rejoindre le processus de paix mené par l’Etat afghan.

J’appelle mes collègues restés dans les rangs de l’EI à quitter ces groupes criminels et à reprendre leurs vies normales. A ceux qui sympathisent avec l’EI et veulent le rejoindre, je dis : l’EI et les Talibans n’ont rien à voir avec l’islam, et sont plus affreux à l’intérieur qu’ils ne le paraissent à l’extérieur. […]

Les combattants étrangers, en particulier les Pakistanais, commettent d’horribles actes terroristes, inacceptables aux yeux de l’islam et de l’humanité en général. Ils crucifient des personnes sur les places publiques, pillent leurs propriétés et kidnappent des gens contre une rançon de 100 000 à 200 000 dollars. Les gens qui ne peuvent verser de somme aussi importante sont massacrés au couteau.

 

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 03:14

Après l’appel de Rafsanjani à modérer la politique iranienne envers l’Arabie saoudite, Khamenei prononce un virulent discours anti-saoudien, déclenchant un grave conflit avec le Royaume

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Le message du Guide suprême iranien Ali Khamenei, daté du 5 septembre 2016, à l’occasion du pèlerinage annuel du Hadj, était prononcé sur un ton particulièrement anti-saoudien. Il y a appelé les pays de la région et tous les pays musulmans à reconnaître la nature authentique des dirigeants saoudiens, les qualifiant d’idolâtres, d’infidèles, de criminels et de serviteurs du Satan américain et des sionistes. Il a affirmé qu’ils agissent au nom de Satan, assassinent des musulmans dans la région et qu’ils ont délibérément causé la mort au fil des ans de pèlerins musulmans à La Mecque et à Médine, pour la plupart iraniens. Il a également appelé le monde musulman à se poser la question de savoir si l’Arabie saoudite doit régner sur les Lieux saints. Le message de Khamenei a été publié sur son site web avec des images montrant son hostilité envers la dynastie saoudienne, qu’il désigne comme « l’arbre maudit ».

Notons que cette année, on a interdit aux pèlerins iraniens d’accomplir les pèlerinages sur les Lieux saints en Arabie saoudite. Après la bousculade de Mina en 2015, au cours de laquelle plus de 1 000 pèlerins, pour la plupart iraniens, ont péri, le régime iranien a imputé à la famille royale la responsabilité de cette catastrophe. L’Arabie saoudite et l’Iran n’étant pas parvenus à trouver d’accord sur les arrangements permettant aux Iraniens d’assister au pèlerinage cette année, les deux pays se sont mutuellement rejeté la responsabilité de cette impasse. Le régime saoudien a affirmé que la délégation iranienne aux pourparlers avait présenté des demandes déraisonnables afin de politiser le Hadj. Les autorités iraniennes, de leur côté, ont annoncé que cette année, les Iraniens n’effectueraient pas le pèlerinage.Notons également qu’au début janvier 2016, l’Arabie saoudite avait annoncé qu’elle suspendait ses relations avec l’Iran, après que des manifestants iraniens aient pris d’assaut et incendié les missions diplomatiques saoudiennes en Iran, en réaction à l’exécution par l’Arabie saoudite du religieux chiite Cheikh Nimr Al-Nimr.

Les virulents commentaires anti-saoudiens de Khamenei sont intervenus un jour après que le président du Conseil de discernement et leader du camp pragmatique, Hashemi Rafsanjani, ait critiqué la politique de Khamenei vis-à-vis des Etats-Unis et de l’Arabie saoudite. Dans son message du 5 septembre à l’occasion du Hadj, Khamenei a réitéré les deux principaux piliers de sa politique, le conflit politique avec les Etats-Unis et avec l’Arabie saoudite.

Les déclarations de Khamenei ont déclenché de vives réactions des dirigeants saoudiens, qui ont souligné que l’Arabie saoudite avait toujours autorisé tous les pèlerins à accomplir le Hadj, et que les pèlerins iraniens avaient été interdits cette année suite aux demandes déraisonnables du régime iranien et de sa tentative de politiser les cérémonies du Hadj. Le mufti d’Arabie saoudite a même déclaré que les Iraniens « ne sont pas des musulmans, mais plutôt des Zoroastriens, et que leur hostilité envers les musulmans, en particulier sunnites, est antique ». La presse saoudienne a publié de nombreuses caricatures et images condamnant Khamenei et le régime iranien.

 

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 06:16

De jeunes Kurdes débattent de l’indépendance, du népotisme et des Assyriens au Kurdistan

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Dans l’émission « La parole aux jeunes », diffusée sur Deutsche Welle TV du 23 août 2016, les députés kurdes irakiens Renas Jano et Sarwa Abd Al-Wahed ont débattu de l’avenir du Kurdistan, Abd Al-Wahed accusant les autorités kurdes de ne pas faire de sérieux efforts pour parvenir à l’autodétermination. Certains jeunes participant à l’émission ont émis des réserves au sujet de l’indépendance kurde, l’un affirmant que le peuple kurde est « en faillite économique » et un autre regrettant que les Assyriens soient marginalisés par le gouvernement kurde.

Extraits :

http://www.memritv.org/clip/en/5660.htm

Sarwa Abd Al-Wahed : J’étais journaliste et je voudrais faire part de déclarations selon lesquelles nous nous dirigerions vers un Etat kurde indépendant. Depuis lors, et à ce jour – et je représente le peuple du Kurdistan à Bagdad – les autorités, ici au Kurdistan, n’ont pas fait de sérieux efforts pour parvenir à l’autodétermination kurde et déclarer un Etat kurde. Il n’existe pas un seul citoyen ou parti politique kurde qui n’aspire à un État.

Modérateur : Pourquoi selon vous en est-il ainsi ?

Sarwa Abd Al-Wahed : Lorsqu’ils ont des intérêts communs avec d’autres, ils gardent le silence quant à un Etat.

Modérateur : Qui sont ces « autres » ?

Sarwa Abd Al-Wahed : Par exemple, Bagdad, les partis politiques irakiens, la Turquie, l’Iran…

Sarwa Abd Al-Wahed : Ils se taisent sur les problèmes kurdes internes et ne parlent pas d’un Etat kurde. [...]

Sarwa Abd Al-Wahed : Depuis 1992, le gouvernement kurde n’a rien fait pour les jeunes du Kurdistan. Il ne tente même pas de faire quoi que ce soit pour eux. Le gouvernement veut que les jeunes deviennent de la racaille favorable au gouvernement ; ils veulent que [les jeunes] supplient le gouvernement et les partis politiques kurdes d’atteindre des objectifs, afin de les empêcher de développer une identité politique indépendante, et de se défendre seuls. Tel est l’objectif du gouvernement du Kurdistan, je regrette de le dire. [...]

Shadi Al-Ali : Je m’appelle Shadi Al-Ali. J’ai une question pour le député Renas Jano : quel est l’intérêt de déclarer un Etat kurde, quand le peuple kurde est en faillite économique ?

Modérateur : Soutenez-vous l’indépendance kurde aujourd’hui ?

Shadi Al-Ali : Je m’oppose à l’indépendance kurde, car nous sommes en faillite économique. Le gouvernement central a coupé nos 17 % du budget, et la région se serait effondrée sans l’aide de l’ONU et des ONG. Nous aurions fait faillite.

Modérateur : Vous vivez à Sulaymaniya ?

Shadi Al-Ali : Oui.

Modérateur : Et vous ne voulez pas de Kurdistan indépendant ? Le combat a été long…

Shadi Al-Ali : C’est vrai, mais nous combattons aujourd’hui l’Etat islamique (EI). Le gouvernement irakien est las, et le gouvernement kurde combat l’EI sur plusieurs fronts. Nous ne pouvons pas déclarer d’Etat kurde pour l’heure. Merci.

Modérateur : Merci.

Renas Jano : Cela m’attriste d’entendre ce genre de discours de la bouche d’un jeune homme de Sulaymaniya, que nous appelons « ville des sacrifices ». Sulaymaniya est effectivement la ville des sacrifices.

Modérateur : Pourquoi cela vous attriste-t-il ?

Renas Jano : La cause de l’Etat kurde…

Modérateur : Je vous demande pourquoi cela vous attriste.

Renas Jano : Je suis triste d’entendre ce genre de discours d’un natif d’une ville qui a sacrifié des centaines de milliers de personnes…

Modérateur : Il est libre de dire ce qu’il veut.

Renas Jano : Je ne l’ai pas attaqué. Je suis triste, c’est tout. [...]

Modérateur : Plusieurs jeunes de Sulaymaniya ainsi que d’Erbil m’ont dit que de nombreux proches de Barzani occupent de hauts postes gouvernementaux. Par exemple, son neveu Nechirvan Barzani est Premier ministre. Son fils, Masrour Barzani, est conseiller en sécurité nationale. Son neveu est un haut commandant des Peshmergas. Les jeunes sont-ils contrariés de voir tous les postes répartis au sein d’une même famille ?

Renas Jano : Le jeune homme ici a parlé de la manière dont une seule famille tient les rênes, et des tribus… C’est regrettable, car les Barzanis sont une famille combative. Nul ne peut le nier. Mais en investissant le trône politique, l’exemple qu’ils ont donné au peuple kurde fut mauvais. [...]

William Benjamin Khalabil : Je soutiens les droits du peuple kurde, mais qui dit que ces droits doivent prendre la forme d’un Etat kurde ? La plupart des régions du nord du Kurdistan, des plaines de Ninive jusqu’à Dohouk et ses villages, ne sont pas des terres kurdes, ni sur le plan historique, culturel, moral, ni en termes de conscience.

Modérateur : A qui appartiennent ces terres, et où vivez-vous ?

William Benjamin Khalabil : Je ne veux pas transformer cette discussion générale en débat communautaire, mais le peuple assyrien a beaucoup souffert, en particulier après la révolution kurde de septembre 1991.

Modérateur : Vous dites que les Assyriens souffrent encore aujourd’hui. Que voulez-vous dire? 

William Benjamin Khalabil : Ils souffrent de la perte de leurs terres, notamment dans la région du Kurdistan, et de leur marginalisation et exclusion…

Modérateur : Par qui ?

William Benjamin Khalabil : Le gouvernement.

Modérateur : Qu’est-ce qui se passe exactement ? Donnez-moi un exemple concret afin que je puisse comprendre. Vous êtes un Assyrien, et vous vivez à Dahuk.

William Benjamin Khalabil : Je vais vous donner deux exemples, l’un concernant le gouvernement et l’autre la famille au pouvoir, les Barzani. Si un chrétien veut ouvrir une société à Dahuk, Sersink ou Amadiya… Disons qu’il veut ouvrir une entreprise d’eau embouteillée sur ses propres terres…

Modérateur : Qu’est-ce qui arrive ?

William Benjamin Khalabil : Cheikh Barzani arrive et prend 51 % du projet, en laissant 49 % au propriétaire.

Modérateur : S’il y a un référendum pour l’indépendance demain, vous, en tant qu’Assyrien, voterez-vous oui ou non ?

William Benjamin Khalabil : Diront-ils « oui » pour…

Modérateur : Que direz-vous ?

William Benjamin Khalabil : Je soutiens le droit du peuple kurde à l’autodétermination.

Modérateur : Quelque chose vous empêche de dire que vous le soutenez. Qu’est-ce que c’est?

William Benjamin Khalabil : Cet Etat est construit sur des terres qui, historiquement, ne lui appartiennent pas. Ce peuple avance peu à peu vers l’extinction. [...]

Modérateur : Combien d’églises chrétiennes ont-elles été bombardées au Kurdistan ?

William Benjamin Khalabil : Je suis chrétien par identité, mais je ne suis pas croyant. Je suis athée. Quelle importance si je prie dans une église pour Marie ou Jésus ? Je veux promouvoir mon identité nationale, tout comme vous. [...]

 

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 06:13

Le président tchétchène Kadyrov : j’appelle mon peuple à pratiquer la polygamie ; je suis dictatorial à l’égard de l’Europe, pas de mon peuple

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Dans une interview télévisée du 1er septembre 2016 sur CBC, Ramzan Kadyrov, président de la République tchétchène, a réfuté les accusations selon lesquelles il serait un dictateur. « Si vous montrez ma photo à un enfant tchétchène, il dira : c’est Ramzan et je l’aime », a déclaré Kadyrov, ajoutant : « Effectivement, je suis dictatorial à l’égard de l’Europe et des Kharijites de notre époque. » Estimant que les guerres ont déséquilibré le ratio femmes-hommes dans son pays, Kadyrov a appelé les Tchétchènes à pratiquer la polygamie car sinon, « où iront ces pauvres filles ? »

Extraits :

http://www.memritv.org/clip/en/5663.htm

Journaliste : M. le Président, votre personnalité exceptionnelle, un modèle à suivre, est parfois  qualifiée par l’Occident de « dictatoriale », tandis que les terroristes vous définissent comme un « danger pour l’islam ». Comment vous-même vous définiriez-vous ?

Ramzan Kadyrov : Ils adhèrent tous au parti de Satan. Les terroristes… Ils soutiennent tous les ennemis de l’islam. L’Europe ne veut pas d’une montée de l’islam. Je suis l’ennemi des deux [de l’Occident et des terroristes]. […] Si vous montrez ma photo à un enfant dans les rues de Tchétchénie et lui demandez « Qui est-ce ? », et qu’il ne répond pas : « C’est Ramzan et je l’aime », je démissionne de mon poste de président sur-le-champ. Ainsi, vous verrez si je suis un dictateur avec mon peuple ou non. Effectivement, je suis dictatorial face à l’Europe et les Kharijites de notre époque.

Journaliste : Si vous rencontriez le président Obama, que lui diriez-vous ?

Ramzan Kadyrov : N’opprimez pas l’islam et les musulmans ! […] La charia islamique permet d’épouser jusqu’à quatre femmes. Par conséquent, j’appelle mon peuple à pratiquer la polygamie, car le peuple tchétchène a traversé des guerres, et le nombre des femmes a augmenté [comparé à celui des hommes]. Ainsi, si vous ne pratiquez pas la polygamie, où iront ces pauvres filles ? […]

Journaliste : M. le Président, quand allez-vous cesser d’être le dirigeant de la Tchétchénie ? Quand direz-vous : « ça suffit » ?

Ramzan Kadyrov : Il y a quelques mois, j’ai décidé de démissionner, afin de consacrer mon temps à ma famille et à vénérer Allah. Toutefois, j’ai été surpris lorsque des gens bien, certains oulémas et certains hommes d’Etat, m’ont dit que le moment n’était pas encore venu pour moi de quitter la présidence.

 

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 06:10

Le président syrien Bachar Al-Assad : Nous sommes sur la bonne voie, heureux que l’Occident soit « triste et vaincu » à Daraya

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S’exprimant à Daraya, banlieue de Damas où les forces du gouvernement syrien ont récemment repris le contrôle, le président Bachar Al-Assad a déclaré : « Nous sommes heureux, d’abord et avant tout parce que Daraya est de nouveau entre les mains de la patrie, mais aussi parce que vous [l'Occident] êtes tristes et vaincus. » Et de préciser : « Le fait que vous complotiez contre la Syrie à chaque heure de chaque jour, puis arriviez à votre défaite, signifie que les choses sont sur la bonne voie. » Des images de sa visite à Daraya ont été postées sur la chaîne YouTube de la présidence syrienne le 12 septembre 2016.

http://www.memritv.org/clip/en/5671.htm

Bachar Al-Assad : L’Etat syrien est déterminé à reprendre le contrôle de chaque région de la mainmise des terroristes, à rétablir la sécurité, réparer l’infrastructure, et à reconstruire tout ce qui a été détruit, au plein sens du terme humain et matériel. Nous sommes venus ici aujourd’hui pour remplacer la fausse liberté – qu’ils ont essayé de nous vendre au début de la crise, y compris ici, à Daraya – par la vraie liberté, qui commence par le rétablissement de la sécurité et de la sûreté, se poursuivra avec la reconstruction, et culminera avec des décisions nationales indépendantes.

Ce n’est pas le type de liberté qui commence du côté [rebelle] pour se terminer par une une poignée de dollars remis au début de chaque mois et de chaque saison terroriste, ou encore de liberté faite de promesses de postes dans la nouvelle Syrie, au sens occidental du terme, une Syrie esclave et obéissante. […]

Certains ont été contrariés que Daraya se trouve de nouveau aux mains de la patrie, et ils ont publié des déclarations officielles. Je parle de représentants occidentaux. Nous leur disons : Vous êtes tristes et vaincus, mais nous sommes heureux. Nous sommes heureux, d’abord et avant tout parce que  Daraya est revenue aux mains de la patrie, mais aussi car vous êtes tristes et vaincus. Non, nous ne sommes pas haineux et ne jubilons pas. Ce n’est pas notre genre, mais vu que vous complotez contre la Syrie à chaque heure de chaque jour, lorsque vous êtes vaincus, cela signifie que les choses sont sur la bonne voie.

 

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 06:08

L’EI montre une vidéo d’enfants aspirant au martyre, « formés pour conquérir Rome et l’Espagne »

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Le 6 septembre 2016, la branche médiatique de l’Etat islamique (EI), dans la province d’Al-Khayr, en Syrie, a mis en ligne une vidéo montrant des enfants formés pour devenir « l’arsenal et les [soldats] d’élite de l’armée du califat et la génération qui conquerra Damas, Bagdad, Jérusalem, la Mecque, Médine, Dabiq, Rome et l’Espagne ». La vidéo, intitulée « La génération du califat » et diffusée sur le premier forum djihadiste de l’EI, affilié à Shumoukh Al-Islam, ainsi que sur les comptes et chaînes pro-EI de Twitter et Telegram, montre un certain nombre d’enfants exprimant leur aspiration au martyre et leur désir de mener des attentats suicides.

Dans la vidéo, l’EI déclare fièrement que son système éducatif « plante un vrai islam dans ces lionceaux », ajoutant : « [Ils seront] au coeur des batailles dans quelques années. Même si nous étions tous éradiqués et que personne ne survivait, ces lionceaux porteraient la bannière du djihad et poursuivraient le voyage. »

Condamnant le système éducatif dans le monde musulman, qualifié de « laïc » car encouragent les étudiants à poursuivre une carrière « mondiale », comme devenir pilotes, ingénieurs et soldats, la vidéo montre des enfants prêchant devant les foules, dirigeant des prières, distribuant des tracts aux habitants et menant des activités normalement effectuées par la police religieuse, comme demander aux hommes de porter des chemises en nageant et les encourageant à suivre les enseignements du prophète Mahomet, se laisser pousser la barbe et se tailler la moustache.

La vidéo montre également des enfants faisant du porte-à-porte, offrant l’aumône aux familles nécessiteuses, servant du thé aux moudjahidines sur les champs de bataille et combattant avec des armes à feu.

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  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
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