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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 05:12

La directrice des programmes du think tank russe Valdai Club : Moscou a beaucoup à perdre du Brexit

Brexit

 

Le 5 avril 2016, le site Internet du think tank russe pro-Kremlin Valdai Club affichait un article intitulé “Comment le Brexit affectera la Russie”, de la directrice des programmes du Club Valdai, également professeur à l’Institut public des Relations internationales de Moscou, (MGIMO), Andrey Sushentsov. [1] Dans cet article, Sushentsov affirme que la sortie de la Grande-Bretagne (Brexit) de l’Union européenne influerait négativement sur l’économie et la politique étrangère de la Russie. Sushentsov explique que le résultat du référendum sur le Brexit, qui aura lieu en Angleterre le 23 juin, affectera l’économie russe dans plusieurs domaines. Tout d’abord, le Brexit pourrait déclencher une “guerre commerciale” entre le Royaume-Uni et l’UE, qui pourrait mettre en danger les investissements russes non seulement en Grande-Bretagne, mais aussi aux Pays-Bas et à Chypre, principaux partenaires commerciaux de la Russie. En outre, Sushentsov mentionne le fait que le Brexit pourrait influer sur la sécurité des réserves d’or et de devises russes, qui sont les troisièmes au monde par leur taille, car “les problèmes économiques liés au Brexit de l’UE” pourraient entraîner la dévaluation de ces réserves.

Sushentsov écrit que le Brexit affecterait aussi la politique étrangère de la Russie en Europe. Tout d’abord, le Brexit rendrait moins viable le concept russe de fusion entre le projet d’Union économique eurasienne du président russe Vladimir Poutine. Deuxièmement, la Russie redoute que le Brexit ait pour conséquence que l’UE, privée de la Grande-Bretagne, ne devienne un bloc dominé par l’Allemagne – scénario qui pourrait avoir des répercussions négatives pour Moscou. Enfin, en conséquence du Brexit, la Grande-Bretagne pourrait se rapprocher des Etats-Unis, pour constituer une nouvelle “alliance anglo-saxonne”, dont les inclinaisons politiques pourraient s’avérer plus hostiles à la Russie. Extraits de l’article de Sushentsov :

Le Premier ministre du Royaume-Uni, David Cameron (Source : Valdaiclub.com)

‘Le référendum sur le Brexit est resté dans l’ombre dans les médias russes’

Le Brexit va indubitablement porter atteinte à l’économie du Royaune Uni comme à celle de l’UE. En fin de compte, il affectera aussi la Russie, en l’amenant à modifier ses priorités financières et à chercher un abri plus sûr pour son argent et ses investissements. Un élément central de l’ordre du jour européen, le référendum sur la sortie de la Grande-Bretagne (Brexit) en juin, est quasiment demeuré dans l’ombre dans les médias russes, alors qu’en Angleterre, la Russie est décrite comme un des principaux bénéficiaires du Brexit. Cela est étonnant parce qu’il n’existe pas une seule déclaration d’homme politique russe pouvant être interprétée comme une évaluation de l’importance du Brexit pour la Russie. Cela est dû en partie au fait que la Russie doit encore prendre le temps d’étudier les conséquences de cette mesure. Mais dans le même temps, Moscou a beaucoup à perdre si l’Angleterre se retire de l’UE, et c’est probablement la raison principale pour laquelle la Russie n’est pas pressée de livrer ses évaluations.

Pour la Russie, le Brexit serait un signal d’incertitude, comme pour le reste de l’Europe. Les résultats du référendum sont difficilement prévisibles, tout comme leur impact sur la politique et l’économie européenne. La rupture du statu-quo européen pourrait avoir des conséquences négatives significatives et elle pose des questions auxquelles personne n’est disposé à répondre. En tant qu’acteur historiquement pessimiste, la Russie ne cherche pas la meilleure porte de sortie. Elle cherche plutôt à anticiper le pire.

« Le bien-être économique de la Russie et ses priorités stratégiques et économiques dépendent du résultat du référendum [sur le Brexit]« 

La question est que, dans une certaine mesure, le bien-être économique de la Russie et ses priorités stratégiques et économiques dépendent du référendum britannique. L’économie russe est étroitement intégrée au sein de l’EU et de la Grande-Bretagne et elle sera automatiquement affectée si le résultat du référendum s’avère dommageable pour celles-ci. Pendant plusieurs décennies, l’UE a été le principal partenaire commercial de la Russie. En 2015, elle représentait 46 % du commerce extérieur de la Russie (249 milliards $). La part de la Grande-Bretagne dans ce commerce est insignifiante et les deux nations n’ont presque pas de projets industriels conjoints. Mais le tremblement de terre économique européen induit par le Brexit aurait des conséquences directes et indirectes sur Moscou, parce qu’il affecterait principalement les Pays-Bas et Chypre, principaux partenaires de la Russie. Selon certaines estimations, ce sont ces deux pays qui sont les plus étroitement liés au Royaume-Uni économiquement, et qui seront probablement les plus sévèrement atteints. Il faut se rappeler que les problèmes financiers de Chypre ont contraint la Russie à lui prêter 2,5 milliards $ à des conditions avantageuses en 2010-2011, afin de protéger les activités offshore de la Russie à Chypre.

Le Brexit pourrait déclencher une guerre commerciale entre le Royaume Uni et l’UE, qui mettrait en péril les investissements russes en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas et à Chypre. Début 2014, les investissements russes directs cumulés au RU s’élevaient à 9,1 milliards $, auxquels s’ajoutent encore 60,9 milliards $ dans les Îles vierges britanniques. Les investissements russes à Chypre totalisent 19,7 milliards $ et ceux aux Pays-Bas, 19,1 milliards $.

 « Si Londres devient moins attractive en tant que capitale financière mondiale, les sociétés russes pourraient commencer à se délester de leurs actions »

Pas moins importante est la question de savoir comment le Brexit influera sur la sécurité des réserves d’or et de devises russes, les troisièmes au monde, dont 80% sont investies en titres étrangers et déposées auprès de banques étrangères. Le RU représente 9,4 % de ces titres, et l’UE dans son ensemble environ 62 %. En sus de cela, environ 41,5 % des réserves russes sont libellées en Euros. Leur valeur actuelle est estimée à 360 milliards $ mais les problèmes économiques liés au Brexit pourraient entraîner la dévaluation de ces réserves.

Il est peu probable que Londres devienne un centre financier moins populaire si le Brexit se produit effectivement, mais un tel développement pourrait aussi être attendu. Les principales sociétés russes – Gazprom, Rosneft, Lukoil, Sberbank, Tatneft, Megafon, Rusagro – ont commencé à vendre leurs actions sur la Bourse de Londres à la fin des années 1990. Actuellement, la part des sociétés de la CEI sur la bourse de Londres (LSE) est de 17%. Cinq sociétés russes sont dans le Top-20 de la LSE (London Stock Exchange), Gazprom détenant le record en termes de capitalisation depuis plusieurs années. Si Londres devient moins attractive en tant que capitale financière mondiale, les sociétés russes pourraient commencer à vendre leurs actions. Au cours des dernières années, les sociétés russes étaient plus désireuses d’introduire leurs actions en Bourse à Shanghaï, Hong Kong et Singapour, certaines d’entre elles s’étant de fait retirées de la LSE.

La fragmentation actuelle de l’UE est venue comme une ‘surprise lente’ pour Moscou.

Si les conséquences économiques du Brexit peuvent encore être évaluées, ses retombées politiques sont quasiment imprévisibles. La fragmentation actuelle de l’UE est venue comme une surprise pour Moscou. La Russie n’était pas prête pour ces développements et elle escperait que l’UE s’affirmerait en tant qu’acteur global indépendant, libéré de tout patronage américain. Il serait plus facile pour Moscou de commercer avec une UE unie que de discuter de commerce et de visas avec les 28 membres de l’UE simultanément. C’est cette logique qui a inspiré l’initiative de créer un espace commun de Vancouver à Vladivostock, entreprise que Moscou continue de soutenir. En créant l’Union économique eurasienne [EAEU], la Russie a voulu renforcer ses positions dans la négociation pour une ‘intégration des intégrations’, éventuellement en fusionnant l’EAEU et l’UE. A présent, cette priorité est remise en question.[2]

Le Brexit va certainement créer un nouvel équilibre au sein du Conseil de l’Europe. Comment la rivalité franco-allemande va-t-elle s’en sortir, sans le Royaume-Uni qui aplanissait les divergences dans le passé? Paris et Berlin vont-ils s’éloigner, ou au contraire resserrer les rangs ? Il n’est pas non plus impossible que l’Europe se retrouve face à une Allemagne plus forte, qui fera de l’UE son propre projet, en introduisant une réglementation fiscale commune et en incitant les économies plus faibles, comme la Grèce, à quitter l’organisation. Dans ce cas, l’UE cessera d’être une alliance de 27 pays pour devenir un bloc dominé par l’Allemagne et ses alliés. Est-ce une bonne chose, ou la Russie doit-elle le redouter ? C’est une question ouverte, mais clairement pas le meilleur scénario pour Moscou.

Le [Brexit] finira par devenir une nouvelle alliance anglo-saxonne… Une alliance qui établira un « mur polonais-baltique » à sa frontière avec la Russie

Une question non moins importante est de savoir quel rôle assumera le Royaume-Uni après le Brexit. Peu de gens en Russie pensent qu’il choisira de devenir un acteur global indépendant. Pour conserver son influence et éviter des problèmes d’intégrité territoriale, Londres peut se focaliser sur une alliance plus étroite avec les Etats-Unis. Le nouveau bloc pourrait aussi être rejoint par des régimes pro-américains en Europe orientale. Il ne fait aucun doute que l’insistance sur des sanctions anti-russes fera reculer l’argent russe. Cela finira par l’émergence d’une nouvelle alliance anglo-saxonne en Europe, qui établira un “mur polono-baltique” à sa frontière avec la Russie. D’un autre côté, les principaux pays de l’UE – l’Allemagne, la France, l’Italie et d’autres – vont consolider un bloc qui voudra entretenir des relations normales avec la Russie. Une génération plus tard, nous pourrions nous retrouver avec deux Europe distinctes, toutes deux en concurrence l’une avec l’autre. Nous pouvons difficilement souhaiter un avenir de ce type… En fin de compte, cela affectera aussi la Russie [économiquement], en lui faisant modifier ses priorités financières et chercher un havre plus sûr pour son argent et ses investissements. Une conséquence indirecte de cela pourrait être un « retournement vers l’Est » plus marqué de la Russie, en conséquence de sa présence déclinante sur les marchés financiers européens et de la réorientation des marchés boursiers asiatiques”.

 

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 04:35

Sami Aldeeb : La signification du verset coranique « Nulle contrainte en religion » ; « aucun exégète ne laisse la liberté de choix aux polythéistes »

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Source : Wikicommons

Dans un article mis en ligne le 17 mai 2016 sur son blog « Savoir ou se faire avoir », Sami Aldeeb, Suisse palestinien professeur des universités et auteur d’une traduction du Coran dans l’ordre chronologique,  évoque, dans le style caustique qui lui est propre, le verset coranique bien connu : « Nulle contrainte en religion (…) », revenant sur sa signification réelle, et sur l’ouvrage entier qu’il consacre à ce verset. Aldeeb rapporte dans ce contexte des articles du Code pénal arabe uniforme, puis des articles de la Déclaration des droits de l’Homme, avec lesquels le Code arabe entre en conflit. Extraits : (1)

 « Nulle contrainte dans la religion ! »

« (…) Dans chaque colloque les musulmans nous cassent les oreilles avec le verset coranique suivant : ‘Nulle contrainte dans la religion ! La bonne direction s’est distinguée du fourvoiement. Quiconque mécroit aux idoles et croit en Dieu, tient à l’attache la plus sûre et imbrisable. Dieu est écouteur, connaisseur’(2:256).

Pour comprendre le véritable sens de ce verset, j’ai examiné toutes les exégèses musulmanes du Coran, depuis le début de l’Islam jusqu’à ce jour-ci, et je les ai publiées dans un ouvrage sorti en français, en anglais et en arabe, intitulé Nulle contrainte dans la religion: interprétation du verset coranique 2:256 à travers les siècles. Ce livre, avec d’autres recueils d’exégèses de versets coraniques problématiques, est disponible sur Amazon : Nulle contrainte dans la religion: Interprétation du verset coranique 2:256 à travers les siècles, Createspace (Amazon), Charleston, 2015, 201 pages : Amazon.fr

Mahomet : “Celui qui change sa religion, tuez-le” ; la mise à mort de l’apostat confirmée par le Code pénal arabe uniforme

Les musulmans recourent au verset cité plus haut pour démontrer que l’Islam est tolérant et admet la liberté religieuse. Mais ce verset entre en conflit avec un récit de Mahomet qui dit : “Celui qui change sa religion, tuez-le”.

La mise à mort de l’apostat, celui qui quitte l’islam, est confirmée, à titre d’exemple, par le Code pénal arabe uniforme adopté à l’unanimité par le Conseil des ministres arabes de la justice en 1996 (http://carjj.org/node/237). Voici la traduction française de l’extrait pertinent :

Article 162 – L’apostat est le musulman, homme ou femme, qui abandonne la religion islamique par une parole explicite ou un fait dont le sens est indiscutable, insulte Dieu, ses apôtres ou la religion musulmane, ou falsifie sciemment le Coran.

Article 163 – L’apostat est puni de la peine de mort s’il est prouvé qu’il a apostasié volontairement et s’y maintient après avoir été invité à se repentir dans un délai de trois jours.

Article 164 – Le repentir de l’apostat se réalise par le renoncement à ce qui a constitué sa mécréance ; son repentir est inacceptable s’il apostasie plus de deux fois.

Article 165 – Tous les actes de l’apostat après son apostasie sont considérés comme nuls de nullité absolue, et tous ses biens acquis par ces actes reviennent à la caisse de l’État.

La Déclaration universelle des droits de l’homme confirme la liberté religieuse : un défi pour l’islam

La liberté religieuse a d’ailleurs posé des problèmes à toutes les religions. Ses contours sont affirmés par l’article 2 alinéa 1 et l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’homme :

Article 2.1 – Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

Article 18 – Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion : ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.

La clause de ce dernier article, qui parle de la liberté de changer de religion ou de conviction, a provoqué une réaction très vive de la part des pays musulmans. Cette question constitue probablement le plus important défi posé aux musulmans, conscients du fait que la liberté religieuse peut signifier la disparition de l’islam, comme l’affirme Al-Qaradawi : “Si l’islam ne tuait pas les apostats, il aurait disparu à la mort de Muhammad” (voir la vidéo sous-titrée: http://goo.gl/bu1PcG), dit-il en citant le verset coranique 5:33 pour justifier la mise à mort des apostats :

La rétribution de ceux qui guerroient contre Dieu et son envoyé, et qui s’empressent de corrompre sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupés leurs mains et leurs pieds opposés, ou qu’ils soient bannis de la terre. Ils auront l’ignominie dans la vie ici-bas, et dans la vie dernière un très grand châtiment.

Résumé des exégèses du Coran concernant ce verset

Le sens du verset 2:256 donné par les exégèses publiées dans la présente étude peut être résumé comme suit:

1) Les polythéistes arabes, n’ayant pas de livre révélé, ne sont pas tolérés. Ils n’ont le choix qu’entre l’islam et l’épée. Souvent, les exégèses parlent d’Arabes, sans faire usage du qualificatif “polythéistes”. Les polythéistes sont souvent appelés “associateurs”, c’est-à-dire ceux qui associent d’autres divinités à Allah.

2) Les gens du livre, à savoir les juifs et les chrétiens, ont le choix entre se convertir à l’islam, conserver leur religion en payant le tribut, ou (mourir par) l’épée. Cette norme s’applique aussi aux sabéens et aux zoroastriens. On ne les contraint donc pas à changer de religion, comme les polythéistes. Mais ceux qui refusent de payer le tribut et de se convertir à l’islam doivent être tués.

3) Les polythéistes qui se convertissent au judaïsme ou au christianisme sont traités comme les polythéistes ; ils n’ont le choix qu’entre l’islam et l’épée.

4) Les captives et captifs juifs et chrétiens devenus esclaves ne sont pas contraints à devenir musulmans. Mais les captives et captifs polythéistes, sabéens et zoroastriens doivent devenir musulmans, car leur maître ne peut épouser leurs femmes ni manger de la viande d’animaux saignés par eux. Les enfants en revanche sont convertis de force, afin qu’ils n’adoptent pas une religion erronée.

« On entend par ‘contrainte’, en règle générale, la contrainte physique, ou plus concrètement la mise à mort » ; « Aucun exégète ne comprend le principe ‘Nulle contrainte en religion’ dans le sens du droit de quitter l’islam, ou du droit de ne pas pratiquer les obligations cultuelles »

5) On entend par contrainte, en règle générale, la contrainte physique, ou plus concrètement la mise à mort. Un seul exégète interprète la contrainte dans le sens de la mise à mort, de l’emprisonnement et de la privation des biens. Aucun exégète ne tient compte des restrictions imposées aux non-musulmans pour les inciter à se convertir l’islam, ni le paiement du tribut, ni les normes discriminatoires (comme l’interdiction du mariage avec une musulmane).

6) Aucun exégète ne comprend le principe “Nulle contrainte en religion” dans le sens du droit de quitter l’islam, ou du droit de ne pas pratiquer les obligations cultuelles telles que la prière ou le jeûne. Un exégète moderne dit expressément que le musulman qui refuse de prier ne peut invoquer le verset 2:256 – il doit être puni.

7) Certains exégètes, surtout modernes, rejettent l’accusation selon laquelle l’islam se serait propagé par l’épée, et estiment généralement que les guerres ont été entreprises pour se défendre ou pour pouvoir pratiquer le prosélytisme islamique. Mais aucun exégète n’envisage le droit des non-musulmans à convertir autrui.

8) Aucun exégète n’envisage le droit des enfants nés musulmans, et qui n’ont pas choisi la religion, de le faire une fois adulte. L’apostasie reste interdite. Celui qui est né musulman doit le rester.

« Aucun exégète ne laisse la liberté de choix aux polythéistes. Ceux-ci doivent être éliminés de la surface de la terre »

9) Les exégètes estiment que toute personne raisonnable devrait choisir l’islam, mais reste libre de ce choix. En même temps, ils estiment que la conversion à l’islam ne peut se faire qu’avec la volonté de Dieu. D’autre part, aucun exégète ne laisse la liberté de choix aux polythéistes. Ceux-ci doivent être éliminés de la surface de la terre, comme l’écrit un des exégètes modernes. Cela explique pourquoi les musulmans ne semblent pas émus par le massacre de plus de 80 millions d’hindouistes – ceux-ci sont considérés comme des polythéistes.

10) Les exégètes modernes estiment que l’Islam est la première et la seule religion qui admet le principe “Pas de contrainte en religion”, principe qui leurs semble correspondre à celui de la liberté religieuse des droits de l’homme. Aucun d’eux ne mentionne de contradiction entre la liberté religieuse prévue par les droits de l’homme et le principe islamique.

11) Il est souvent question d’abrogation en rapport avec le verset 2:256. Afin qu’on ne comprenne pas ce verset dans un sens général, applicable à toutes les situations, les exégètes ont estimé que le sens général en a été abrogé par les versets prescrivant le combat, et donc que le verset ne reste en vigueur que dans le sens restreint de non-imposition de la conversion aux gens du livre qui paient le tribut.

Antagonisme avec les normes constitutionnelles et internationales

Certes, le principe “Nulle contrainte en religion” peut être considéré comme une étape importante vers la reconnaissance de la liberté religieuse. Et sur ce plan, on ne peut nier que la reconnaissance de ce principe est un progrès par rapport au christianisme du VIIe siècle. Mais par rapport aux pratiques arabes rapportées par les sources musulmanes elles-mêmes, y compris dans les recueils des récits de Mahomet, la prescription coranique constitue une régression. La société arabe polythéiste reconnaît toutes les religions – sur ce plan, la morale polythéiste était supérieure aux prescriptions coraniques qui n’admettent que les gens du livre, dans certaines limites. Le fait que Mahomet ne donne aux polythéistes que le choix entre la conversion à l’islam et l’épée était en contradiction avec les normes admises par la société arabe de l’époque.

Si nous laissons de côté l’histoire arabe, le principe “Nulle contrainte en religion” ne peut en aucune manière être comparé au principe de la liberté religieuse prévue par les normes constitutionnelles modernes et les documents onusiens ou européens relatifs aux droits de l’homme.

Si nous nous limitons à la Suisse, on peut avancer que le droit musulman, basé sur le Coran et la sunnah, n’est pas compatible avec la conception de la liberté religieuse prévue par la constitution suisse. (…)

(1) Le sous-titres ont été ajoutés par MEMRI

 

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 04:30

Hassona Aldramly ou l'infantilisme palestinien : Nous devons faire tomber le sionisme

apartheid

 

Hassona Aldramly, représentant officiel de l’ambassade palestinienne en Afrique du Sud, a participé à une manifestation de BDS, le 9 mars 2016 à l’Université de Johannesburg, qui s’est tenue dans le cadre de la « Semaine de l’Apartheid ».

Dans son discours, Aldramly a raillé le surnom du Premier ministre israélien, Bibi, affirmant qu’on ne peut rien attendre « d’un bébé ». « Nous devons œuvrer ensemble pour faire tomber le sionisme», a-t-il ajouté, « car c’est la case première du terrorisme dans le monde. » La vidéo a été mise en ligne sur le compte YouTube de BDS en Afrique du Sud, le 11 avril.

Extraits :

http://www.memritv.org/clip/en/5504.htm

Hassona Aldramly : [Mon fils] m’a dit : « Est-ce que je peux te poser une question, Papa ? Quel est le nom du Premier ministre d’Israël ? » Je lui ai dit : « Bibi. » Il a rigolé : « Bébé ? Ha ha ha. Sérieusement, c’est un bébé ? » J’ai dit : « Oui, Bibi. » Il a dit : « Comment les Palestiniens peuvent-ils attendre d’un bébé qu’ils reconnaisse un Etat palestinien… il ne peut pas prendre de décisions sérieuses ! N’attendez rien de ce bébé. » Je lui ai répondu : « Bibi n’est pas un bébé, Bibi est Bibi. » Il m’a dit : « Bibi est le nom de mon poupon. Non, non, non. Il y a quelque chose qui ne va pas. »

[…]

Les Palestiniens se battent pour le droit à l’indépendance et à l’auto-détermination, ainsi que pour le droit au retour dans leurs foyers et leurs terres, dont ils ont été expulsés par la puissance de l’apartheid israélien, par l’oppression et le génocide impitoyables.

[…]

Nous devons œuvrer ensemble pour faire tomber le sionisme, car il [est synonyme de] racisme, car il est la première case du terrorisme dans le monde. Le sionisme a ordonné et permis à ses gangs terroristes de tuer et assassiner des civils palestiniens innocents, de détruire leurs villes et leur pays, et de pratiquer toutes sortes d’actes de génocide.

[…]

Ensemble, nous devons lever nos mains ainsi, et dire : « Effondre-toi, sionisme, effondre-toi. Effondre-toi, sionisme, effondre-toi. » Merci beaucoup.

 

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 03:22

Escalade des menaces, politiques et peut-être physiques – contre le chef du Conseil de discernement iranien Rafsanjani

Rafsandjani

 

 

Ces dernières semaines, le camp idéologique iranien a intensifié ses menaces à l’encontre du chef du camp pragmatique et président du Conseil du Discernement Hashemi Rafsanjani. Des appels à le poursuivre en justice ont été entendus ; il arrive d’ailleurs que certains de ses proches soient emprisonnés – et il est régulièrement qualifié de déviant, traître, accessoire et porte-flambeau de ce que le camp idéologique appelle « la fitna de 2009 », soit les troubles civils survenus après les élections présidentielles. Rappelons que les dirigeants de ce mouvement – l’ancien Premier ministre Mir-Hossein Moussavi et son épouse, et l’ancien président du Majlis Mehdi Karroubi – sont en résidence surveillée depuis 2011.

Concernant Rafsandjani, les déclarations des membres du camp idéologique sont dures, voire violentes. Ce ton témoigne de l’antipathie du régime envers l’homme considéré comme le chef de file de l’initiative d’ouverture vis-à-vis des États-Unis et de l’Occident, ouverture qui a mené au JCPOA – alors que le Guide suprême Ali Khamenei considère les Etats-Unis comme un ennemi avec lequel l’Iran ne doit pas composer. Notons que le camp idéologique considère le JCPOA comme un outil utilisé par le camp pragmatique et par les Etats-Unis pour l’écarter du pouvoir.

Rafsandjani est perçu par le camp idéologique comme une menace existentielle pour son régime et pour le contrôle des institutions du pays. La lutte qui oppose actuellement les camps idéologique et pragmatique, et notamment le différend personnel entre les dirigeants respectifs de ces camps, dure depuis au moins trois ans, et a atteint son point culminant (voir Enquête et analyse n° 1137 de MEMRI, The Power Struggle Between Khamenei And His Camp And Rafsanjani And His Camp – Part XIV, le 21 janvier 2015, et Dépêche spéciale n° 5794 de MEMRI, The Rafsanjani-Khamenei Struggle Escalates Into Open, Direct Confrontation, 13 juillet 2014).

Récemment, la fille de Rafsandjani, Faezeh Hashemi, a été photographiée avec une activiste bahai, une ancienne codétenue. La rencontre entre les deux femmes a incité le camp idéologique à prendre des mesures juridiques immédiates contre Rafsanjani lui-même. Le régime considère le bahaïsme comme une secte déviante et illégitime. Ses membres sont persécutés et se voient refuser les droits civils et religieux. Il considère également les bahaïs comme des collaborateurs avec Israël et les États-Unis. Si Rafsanjani s’est démarqué des actions de sa fille, le camp idéologique les considère toutefois comme une preuve valable de sa propre trahison.

Suite à l’énorme pression et aux menaces dirigées contre lui, il semble que Rafsanjani ait dû renoncer à sa candidature à la tête de l’Assemblée des experts, bien qu’ayant remporté les élections générales de l’Assemblée en février 2016.

Même après la nomination de son rival, l’ayatollah Ahmad Jannati, à ce poste, les attaques contre Rafsanjani n’ont pas cessé. L’agence de presse Tasnim, affiliée au CGRI (Corps des Gardiens de la révolution islamique), a publié un article prédisant la mort de Rafsanjani, le qualifiant de pion des Britanniques et de la BBC. L’article considère que puisqu’il n’a pas été choisi pour être président de l’Assemblée, et ne peut donc plus servir les Britanniques, ils n’ont plus besoin de lui, et il leur sera plus utile mort que vivant.

Dans ce contexte, il est possible que le régime iranien continue de harceler les proches et associés de Rafsandjani, ou s’en prenne à sa propre personne.

 

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 14:15

Sermon à la mosquée Al-Aqsa : le prédicateur Ali Abou Ahmad prie pour l’anéantissement des juifs

al-aqsa

 

Dans un discours prononcé à la mosquée Al-Aqsa le 20 mai 2016, à l’approche du mois de Ramadan, le prédicateur palestinien Cheikh Ali Abou Ahmad a déclaré espérer que le califat serait rétabli dans un avenir proche et appelé les armées de la nation islamique à se joindre à la bataille. Abou Ahmad a prié : « Ô Allah, protège la mosquée Al-Aqsa de la saleté des juifs ! Ô Allah, anéantis tous les juifs ! Ô Allah, permets-nous de les tuer ! » Le sermon a été mis en ligne sur le compte YouTube d’Aqsa Call.

Extraits :

http://www.memritv.org/clip/en/5506.htm

Cheikh Ali Abou Ahmad : La Palestine a été conquise par l’Emir des Croyants, le Calife Omar, sous l’égide du califat. Elle a été libérée par Saladin, sous l’égide du califat. Elle a été protégée de la perdition par Abdulhamid, le Sultan des musulmans, sous les auspices du califat. La Palestine et la mosquée Al-Aqsa ont été perdues avec la fin du califat. La Palestine, la perle des pays musulmans, ne sera regagnée qu’avec le retour du califat, dans un avenir proche, avec l’aide d’Allah.

[…]

Ô armées de la nation islamique, nous allons  entrer dans le mois des bénédictions et des victoires [le Ramadan]. C’est votre heure. Ô armées de la nation islamique ! Soit vous mourrez en obéissant à Allah, et pour Lui, pour défendre votre religion, votre Dieu les hommes libres parmi les musulmans, soit vous mourrez à cause des complots de vos gouverneurs, comme ce fut le cas en Turquie, en Irak et en Egypte. Ô armées de la nation islamique, c’est votre heure.

Puisse Allah vous voir faire de bonnes actions qui Lui plairont. Nous demandons à Allah de nous accorder bientôt la bénédiction d’un califat bien guidé.

Ô Allah, accorde la tranquillité aux armées de l’islam et à leurs commandants, et qu’elles soutiennent l’islam et les musulmans ! Ô Allah, sauve les musulmans ! Ô Allah, protège la mosquée Al-Aqsa de la saleté des juifs ! ÔA llah, anéantis tous les juifs ! Ô Allah, permets-nous de les tuer !

 

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 14:13

Pour le 100e anniversaire de l’accord Sykes-Picot, certains auteurs arabes redoutent un nouveau Sykes-Picot imposé par les Etats-Unis et la Russie ; d’autres soutiennent que les luttes intestines arabes sont le véritable danger

picot

 

Pour marquer le 100e anniversaire de l’accord Sykes-Picot, qui a divisé l’Empire ottoman en plusieurs territoires et a par conséquent largement façonné la carte du Moyen-Orient telle que nous la connaissons aujourd’hui, la presse arabe a publié de nombreux articles sur cet accord et ses conséquences. Certains auteurs abordent les effets négatifs de l’accord, et avertissent que les États-Unis et la Russie élaborent actuellement un nouvel accord Sykes-Picot pour subdiviser les Etats de la région en plusieurs mini-Etats fondés sur des critères communautaires et ethniques. Ceci, dans le but d’affaiblir plus encore le monde arabe et de le soumettre à leur contrôle. Des articles accusent également les régimes arabes de coopérer avec ce projet, consciemment ou inconsciemment, et certains accusent Israël d’y être associé.

A l’inverse, d’autres auteurs affirment que la désintégration du monde arabe selon des critères ethniques et communautaires n’est pas due aux complots extérieurs mais à la division et la haine qui dominent actuellement dans le monde arabe.

Le journaliste libanais Khairallah Khairallah adopte une autre approche : il écrit que l’accord Sykes-Picot est en réalité un « don du ciel », dont les Arabes n’ont pas su tirer profit. Au lieu de l’utiliser pour développer leurs Etats au bénéfice de leurs populations, ils s’en sont servis comme prétexte pour les opprimer et justifier tous leurs échecs. Extraits :

Les États-Unis et la Russie élaborent un nouvel accord Sykes-Picot en coopération avec Israël et certains régimes arabes

Un éditorial du quotidien égyptien Al-Ahram met en garde contre la réapparition des « fantômes de Sykes-Picot » et exhorte les Arabes à s’unir afin d’éviter le danger.

Aujourd’hui, le 16 mai, c’est le 100e anniversaire du maudit accord Sykes-Picot… qui a divisé la patrie arabe entre la France et la Grande-Bretagne… Aujourd’hui, le monde arabe connaît l’une des pires périodes de faiblesse de son existence. De nombreux pays affrontent des guerres internes, des complots extérieurs et une intervention internationale, en plus d’une détérioration intérieure due à la lutte contre le terrorisme et aux crises économiques… Le complot est clair. Les instituts de recherche occidentaux et la presse américaine parlent ouvertement d’un nouvel [accord] Sykes-Picot qui corrigera les erreurs de la précédente partition. Personne ne peut manquer de remarquer que cinq pays arabes – l’Irak, la Syrie, la Libye, l’Arabie saoudite et le Soudan – doivent être divisés en 13 États. Les fantômes de Sykes-Picot sont présents de manière tangible, [et prévoient] de diviser la région arabe en mini-Etats selon des frontières communautaires : des Etats [séparés] pour les chrétiens, chiites, Alaouites, sunnites et Kurdes… Le danger est réel et nous menace tous ; c’est pourquoi nous, Arabes, devons nous réveiller et nous unir, afin de avoir à nous réveiller devant un désastre encore plus grand. »

Nizar Abd Al-Qader, analyste stratégique libanais, écrit dans le quotidien saoudien Al-Hayat, basé à Londres, que les plans de division de la Syrie, l’Irak et d’autres pays du Moyen-Orient, ont été élaborés aux États-Unis dès les années 1970, et qu’aujourd’hui, certains pays arabes coopèrent avec eux :

Les plans américains formulés dans les années 1970 et dans les décennies suivantes ont aiguisé [l'appétit de] certains dirigeants communautaires et ethniques et ont été accueillis avec des encouragements par certains régimes corrompus et tyranniques [qui les voyaient comme un moyen de les] aider à se maintenir au pouvoir. Apparemment, les administrations américaines continuent également d’encourager [ces plans]…

Les dirigeants arabes comprennent-ils le danger de se soumettre à des plans qui redessinent les frontières actuelles, menant à un chaos religieux et ethnique qui pourrait durer un siècle, comme cela est arrivé en Europe au Moyen-Age, [et tout cela] afin de servir les intérêts géopolitiques d’Israël et du monde ?

 

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 14:11

L’animateur TV russe Dmitri Kisiliov : Erdogan est un terroriste

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Dmitri Kisiliov, animateur de télévision connu en Russie, a déclaré dans son talk-show du 22 mai 2016 que puisque Erdogan envoyait des armes et des terroristes en Syrie, où ils rejoignaient Jabhat Al-Nosra et l’État islamique, Erdogan devait être qualifié du terroriste, en vertu du proverbe « Dis-moi qui est ton ami, [je te dirai qui tu es] » .

Extraits :

http://www.memritv.org/clip/en/5507.htm

Dmitri Kisiliov : Souhaitant étendre son territoire, Erdogan envoie des caravanes avec des armes et des terroristes en Syrie. Ils rejoignent l’Etat islamique ainsi que Jabhat Al-Nosra, qu’Ankara considère comme une organisation terroriste uniquement sur le plan officiel. En d’autres termes, ce sont des terroristes pour tous les autres, mais Erdogan les considère, dans les faits, pratiquement comme des alliés. Alors en vertu du proverbe « Dis-moi qui est ton ami, [je te dirai qui tu es]», Erdogan est un terroriste.

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 14:10

Les partisans de l’EI continuent d’utiliser le hashtag « juifs du djihad » en référence à Al-Qaïda

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Les partisans de l’Etat islamique (EI) sur Twitter continuent d’utiliser le hashtag péjoratif « les juifs du djihad » en référence à Al-Qaïda, laissant entendre que le groupe rival a les mêmes caractéristiques négatives que les juifs.

L’expression est d’abord apparue dans un article intitulé « Les juifs du djihad : Al-Qaïda d’Al-Zawahiri », du notoire partisan de l’EI Abou Maysara Al-Shami. Dans cet article, ce dernier dénonçait un plan proposé à Al-Zawahiri par le leader tunisien d’Al-Qaïda, Abou Iyadh Al-Tunsi, envisageant qu’Al-Qaïda rejoigne l’EI pour le détruire de l’intérieur. Al-Shami qualifie Al-Qaïda de « juifs », en vertu de la croyance sunnite qui veut le chiisme ait été initié par les juifs pour détourner les musulmans de leur religion.

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 14:06

Une journaliste égyptienne condamne l’attentat de Tel Aviv : Qu’y a-t-il d’héroïque à tirer sur des gens dans un restaurant ?

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Dans une série de tweets mis en ligne sur sa page personnelle, [1] la journaliste égyptienne Bothaina Kamel, qui désirait se porter candidate aux élections présidentielles de 2011, a condamné l’attentat du 8 juin 2016 au soir à Tel-Aviv, au cours duquel deux Palestiniens armés ont ouvert le feu sur des Israéliens dans un restaurant, faisant quatre morts. Kamel a qualifié leur action de crime, affirmant qu’elle n’avait rien d’héroïque. Dans son premier tweet, elle a écrit : « Qu’y a-t-il d’héroïque dans le fait d’entrer dans un restaurant et de tirer sur les gens qui y dînent [?] »

Ce tweet a suscité des réactions furieuses sur Twitter, certains affirmant que les actions d’Israël contre les Palestiniens – « occuper la terre », « expulser » les gens, « assiéger et affamer les hommes, femmes, enfants et personnes âgées » et « commettre quotidiennement des assassinats de sang-froid en utilisant toutes sortes d’armes » – étaient aussi des crimes. Kamel a répondu que si ces agissements d’Israël étaient effectivement de « grands crimes », « répondre à un crime par un autre crime n’absout pas [l'auteur des représailles] de son crime. » Dans un autre tweet, elle écrit : « Malheureusement, la mafia des armes dirige le monde, et l’humanité en paie le prix. Il n’y a pas d’autre choix que de mettre fin à ce cycle du mal. »

 

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 06:23

Le religieux saoudien Mohammed Al-Munajid : Notre guerre avec les juifs, plaie de l’Histoire, se poursuivra jusqu’à la fin des temps

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Le prédicateur saoudien Cheikh Mohammed Al-Munajid a déclaré dans un talk-show que les juifs, avec leur « sombre histoire », sont « le fléau de l’histoire, sa maladie maligne », et que la guerre des musulmans avec eux continuerait « jusqu’à la fin des temps, quand ils seront conduits par l’Antéchrist ». Les déclarations de cheikh Al-Munajid ont été diffusées sur la chaîne télévisée saoudienne Al-Majd le 15 mai 2016.

Extraits :

http://www.memritv.org/clip/en/5502.htm

Animateur : Les juifs sont la plaie de l’Histoire, sa maladie maligne. Leur passé est sombre, et leurs histoires sont souillées de sang.

Cheikh Mohammed Al-Munajid : Les juifs font partie des ennemis [de l’islam]. En fait, ils sont au sommet de la liste. Les juifs d’aujourd’hui sont les juifs d’autrefois. Aucune preuve n’est nécessaire. Allah nous a bien clarifié leurs traits de caractère, et le Prophète Mahomet a clarifié que notre guerre avec eux se poursuivrait jusqu’à la fin des temps, lorsqu’ils seront menés par l’Antéchrist. Allah a dit que « les juifs sont les ennemis les plus acharnés des croyants ». Il a dit que les juifs « s’efforcent de semer la corruption sur la terre ». Il a dit : « Ils se précipitent vers le péché et l’iniquité ». Il a dit : « Ils ne s’interdisaient pas les uns aux autres les iniquités qu’ils commettaient. »

Ibn Qayyim a dit : « Les juifs sont la nation qui a éveillé le courroux d’Allah. Ils sont le peuple des mensonges, des inventions, de la traitrise et des complots. Ils sont les tueurs de prophètes et profitent de ce qui est interdit. Ils sont la plus répugnante des nations, dotée du caractère le plus vil. »

Animateur : La haine des juifs en tant que telle est-elle considérée comme une forme d’adoration ?

Cheikh Mohammed Al-Munajid : La question devrait être : Nous haïssent-ils ? Ces gens croient que quiconque n’adhère pas à leur religion est un sale porc. C’est écrit dans leur Torah dévoyée. Les juifs ont le droit de violer des femmes non juives. C’est aussi inscrit dans leurs livres. Certains disent : Pourquoi devrions-nous être hostiles à leur égard ? Pourquoi ne pourrions-nous pas les aimer et répandre l’amour, la fraternité et la paix sur la Terre ? De quelle paix et de quelle fraternité parlez-vous ?! Si nous les traitons ainsi, nous rendront-ils la pareille ? Ou nous haïront-ils, nous combattront-ils, nous tueront-ils et voleront-ils nos bien ?

 

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  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
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