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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 18:06

L’ambassadeur d’Arabie saoudite en Algérie : le Hamas est une organisation terroriste ; l’Arabie saoudite n’a aucun lien avec « l’entité sioniste »

 

L’ambassadeur d’Arabie saoudite en Algérie, Dr Sami Abdullah Al-Saleh, a déclaré que le Hamas était une organisation terroriste. Selon lui, la seule solution est que le Qatar accepte toutes les revendications de l’Arabie saoudite et de ses alliés et cesse d’héberger et de financer les organisations terroristes.

L’ambassadeur a démenti les perspectives de normalisation des relations entre son pays et Israël, assurant que l’Arabie saoudite n’entretenait pas de relations diplomatiques ou économiques avec l’entité sioniste. L’interview, presque entièrement consacrée à la crise du Qatar, a été diffusée sur la chaîne télévisée algérienne Ennahar le 11 juillet 2017. Extraits :

Journaliste : Monsieur l’Ambassadeur, l’Arabie saoudite considère-t-elle le Hamas comme un mouvement terroriste ?

Sami Abdullah Al-Saleh : Bien sûr. Il est catégorisé… Dans ces circonstances, évidemment. S’il cherche à causer des problèmes, bien sûr qu’il est [une organisation terroriste].

Journaliste : Qu’en est-il du droit à la résistance, Monsieur l’Ambassadeur ?

Sami Abdullah Al-Saleh : Le droit à la résistance est garanti à l’OLP, et non à des gens assis dans un hôtel cinq étoiles au Qatar, d’où ils fomentent des complots. […]

Malheureusement, les dirigeants du Qatar continuent d’agir de façon totalement stupide et impudente. Ils ne respectent pas les accords ou ce que nous appelons les « liens fraternels ». Ils soutiennent les groupes extrémistes et les attentats en Arabie saoudite, à Bahreïn, aux Emirats arabes unis et en Egypte. […]

Nous parlons d’un changement de la politiquee [du Qatar], afin qu’il se conforme à la lutte contre le terrorisme. Ils doivent cesser de financer [le terrorisme] et s’engager à expulser les groupes terroristes hébergés au Qatar, que ce soit en Libye, en Égypte, au Pakistan ou ailleurs. Je crois que c’est très important. […]

Journaliste : Qu’est-ce qui vous dérange concernant la chaîne Al-Jazira ?

Sami Abdullah Al-Saleh : La réponse la plus simple serait de vous demander comment il se fait qu’Al-Jazira n’est pas présente en Algérie. Comment se fait-il qu’il n’y a pas de bureaux ou de journalistes d’Al-Jazira en Algérie ? À vous de me le dire. Al-Jazira sème la discorde. […]

Journaliste : Monsieur l’Ambassadeur, quelles sont les différentes manières de traiter la question du Qatar ?

Sami Abdullah Al-Saleh : Le Qatar doit accepter toutes nos demandes.

Journaliste : Ou bien ?

Sami Abdullah Al-Saleh : Ou bien nos pays opteront pour une aggravation des sanctions. […] L’Arabie saoudite ne peut entretenir de relations diplomatiques ou économiques avec l’entité sioniste. Le sujet est clos. Il n’est pas sujet à débat. […]

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 19:18

L’Autorité palestinienne organise les funérailles militaires d’un terroriste

Mohammed Jibrin, [1] du village de Taqua, a été abattu le 10 juillet 2017, après avoir blessé un soldat dans une attaque à la voiture-bélier puis avoir tenté de poignarder des soldats situés près de la localité juive de Teqoa. Le quotidien de l’Autorité palestinienne (AP) Al-Hayat Al-Jadida et le quotidien palestinien Al-Ayyam ont rapporté qu’il avait été tué par les forces israéliennes, « au prétexte » qu’il aurait tenté de perpétrer une attaque, [2] tandis que des sites d’information palestiniens, comme le site du Hamas palinfo.com, ont statué explicitement qu’il avait « perpétré une attaque à la voiture-bélier ».[3]

Jibrin a bénéficié de funérailles militaires officielles, des soldats de l’AP en uniforme portant son cercueil. La cérémonie s’est tenue en présence de Kamel Hmeid, gouverneur de Hébron et ancien dirigeant de la branche de Bethléem du Fatah, ainsi que d’autres représentants du Fatah. En outre, des hauts-représentants de l’AP et du Fatah sont venus présenter leurs condoléances à la famille dans la tente de deuil, parmi lesquels le dirigeant des Renseignements généraux Majed Faraj, proche du président palestinien Mahmoud Abbas ; le membre du Comité central du Fatah Jamal Muhaisen, qui a prononcé un discours au nom d’Abbas et du Fatah ; et Abbas Zaki, lui aussi membre du Comité central, qui s’est exprimé au nom du Fatah. Extraits des déclarations des officiels de l’AP et du Fatah en hommage à Jibrin.

Les orateurs lors des funérailles de Jibrin ont condamné « les crimes de l’occupation », et le gouverneur de Hébron Kamel Hmeid a déclaré : « Le terrorisme d’Etat d’Israël ne dissuadera pas notre peuple palestinien et ne l’incitera pas à abandonner ses revendications justes, en tête desquelles le droit au retour… »

Le dirigeant du comité du Fatah à Taqua a déclaré : « Le Fatah enterre l’un de ses chevaliers, un jeune homme courageux qui croyait en la justesse de la cause palestinienne et au combat de son peuple pour la liberté… Le Fatah promet au martyr Mohammed [Jibrin] et à tous les autres martyrs de poursuivre sur la voie [de la réalisation] des objectifs pour lesquels ils ont été tués. Le Fatah n’hésitera pas et ne restera pas silencieux face aux crimes de l’occupation. » [4]

Des officiels de l’AP et du Fatah présentent leurs condoléances à la famille de Jibrin.

Comme indiqué, de nombreux officiels de l’AP et du Fatah se sont rendus dans la tente de deuil pour réconforter la famille de Jibrin, et y ont prononcé des discours. Le Fatah de Bethléem a rapporté sur sa page Facebook qu’une délégation importante avait visité la famille au nom du mouvement, dont « le frère combattant Jamal Muhaisen, le membre du Comité central du Fatah en charge du recrutement et des opérations, et [notre] frère le général Majed Faraj, dirigeant des Renseignements généraux ».[5]

Le membre du Comité central du Fatah, Jamal Muhaisen, a déclaré dans la tente de deuil : « Au nom du président Abou Mazen et des membres du Comité central du Fatah et du Conseil révolutionnaire, nous présentons nos sincères condoléances pour la mort du combattant Mohammed Jibrin, délibérément tué par les forces de l’occupation sans la moindre raison. » [6]Le membre du Comité central du Fatah Abbas Zaki s’est également exprimé au nom du Fatah.[7]

Jamal Muhaisen s’exprime dans la tente de deuil (Facebook.com/iqlimfateh, 12 juillet 2017)
Abbas Zaki s’exprime dans la tente de deuil (Facebook.com/iqlimfateh, 11 juillet 2017)

Un autre orateur a fait l’éloge de Jibrin, affirmant : « Nous sommes fiers de l’acte de sacrifice qu’il a commis sur la ligne de confrontation, à l’instar du mouvement du Fatah depuis sa création et jusqu’à ce jour. » Une réception a également été organisée en l’honneur d’un groupe de combattants masqués venus consoler la famille. [8]

Le Fatah fait l’éloge de Jibrin

Le mouvement du Fatah a fait l’éloge funèbre de Jibrin sur une affiche qu’il a imprimée et dans des posts sur ses pages Facebook. L’affiche, imprimée par le Fatah de Bethléem et accrochée sur la tente de deuil, comportait des photos du défunt et du président Abbas, accompagnées du texte : « Le mouvement du Fatah pleure son fils devenu martyr, le héros Mohammed Ibrahim Jibrin, qui a abreuvé de son sang pur le sol de la ville de Taqua. » [9]

Selon un post sur la page Facebook officielle du Fatah : « Le Fatah dans le district de Bethléem, dans le secteur de Taqua, [pleure] le héros et martyr Mohammed Ibrahim Jibrin. Gloire et vie éternelle à nos martyrs héroïques. » [10]

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 19:14

Hamed Abdel-Samad : Imagineriez-vous les coptes se faire exploser parce qu’ils sont opprimés ? Le terrorisme est le résultat d’une idéologie qui a jailli des racines textuelles de votre religion

L’intellectuel égypto-allemand Dr Hamed Abdel-Samed a abordé, dans sa série de conférences en ligne « Box of Islam », le sujet de la persécution des chrétiens en Egypte par les islamistes et les autorités. Rejetant l’idée qui veut que le terrorisme découle de l’oppression et de l’injustice, Abdel-Samed a relevé que les coptes et les Yézidis ne sont pas devenus terroristes, malgré les souffrances endurées. « Le terrorisme résulte d’une idéologie qui découle des racines textuelles de votre religion – pas de l’interprétation de ces textes, mais des textes eux-mêmes », a-t-il précisé. La conférence a été mise en ligne sur la page YouTube de Dr Abdel-Samed le 27 février 2017. Extraits :

Dr Abdel-Samed : La minorité [copte] est humiliée pace qu’il n’y a pas d’égalité. C’est toujours la même chose. Ce n’est pas la première fois. En 2013, j’ai écrit un article dans Al-Shorouk, sur un enseignant chrétien appelé Bishoy Kamil Kamel. Son histoire est tragique. Quelqu’un a ouvert une page Facebook sous son nom et a maudit l’islam. Bien que sa famille ait prouvé que cette page ne lui appartenait pas, l’homme a fait six ans de prison. Pourquoi ? En raison de ce qui se passe aujourd’hui à El-Arish et de ce qui s’est passé à Minya.

Des fanatiques musulmans se sont rassemblés devant chez lui, ont brûlé sa maison et ont voulu tuer ses voisins chrétiens. Puis les forces armées sont arrivées, ont bouclé le quartier, et ont dit aux chrétiens : « Pour être épargnés du courroux [des musulmans], quittez ce lieu, fuyez. » C’est ce qui s’est passé. Ils lui ont fait un procès sommaire – il a reçu une peine de six années de prison – et c’est tout.

Après la parution de mon article dans Al-Shorouk, ils sont allés chercher de nouvelles preuves, et après trois ans en prison, il a été déclaré innocent et libéré. Il s’est passé exactement la même chose avec un autre jeune chrétien, Gamal Massoud, qui n’avait rien fait. L’un de ses amis l’a tagué, dans une photo où le Prophète ou l’islam était dénigré. Un tag ! Cela apparaît automatiquement sur les pages Facebook. Il a été attrapé et emprisonné pour trois ans. C’était en 2012.

Ces choses… Cinq enfants chrétiens ont mis en scène une pièce comique sur l’Etat islamique et leur manière de prier… Ils ont été attrapés et emprisonnés pour j’ignore combien d’années. Quand ces enfants sont arrivés en Suisse, où il ont fui cette inculpation cruelle et injuste, et ont raconté ce qui leur était arrivé, on a dit : « Ils ternissent la réputation de l’Egypte. » Magnifique. On tue, on réduit en esclavage, on massacre, on brûle, on dévêtit [des femmes], et cela ne ternit pas l’image de l’Egypte, mais des enfants qui vont en Suisse et disent « on nous a intenté un procès injuste » ternissent sa réputation. […]

Il faut dire qu’en 2004, le cheikh d’Al-Azhar a émis une fatwa – ou plutôt, une demi-fatwa – statuant qu’il est permis, selon l’islam, de construire des églises, tant qu’elles ne nuisent pas à la sécurité nationale. Je ne comprends pas comment une église peut porter atteinte à la sécurité nationale. Quoi, le cheikh d’al-Azhar n’est-il pas conscient du fait que ce sont les mosquées qui nuisent à la sécurité nationale ? Que ce sont les mosquées qui prêchent la haine ?

Est-ce que les chrétiens disent dans leurs prières : « Dieu, transforme les enfants musulmans en orphelins » ? Est-ce que les chrétiens, dans leurs églises, disent : « Ne faites pas des musulmans vos alliés » ? Est-ce que ce sont eux qui disent : « Et tuez-les partout où vous les rencontrerez » ? Disent-ils : « Combattez ces Gens du Livre qui ne croient pas en Allah… jusqu’à ce qu’ils se soumettent et acceptent de payer [l’impôt de] la jizya » ? Est-ce que ce sont eux qui disent ces choses-là ? Non ! Ces choses sont dites dans les mosquées. Ce sont les mosquées qui posent un danger à la sécurité nationale. C’est pourquoi le ministère du Waqf est en train de rédiger une khutbah unifiée : ils redoutent que si l’on se met à parler sérieusement de l’islam, cela ne conduise au terrorisme. C’est logique. Donc qu’est-ce qui nuit à la sécurité nationale ? […]

Ne me racontez pas que le terrorisme résulte de l’injustice, de l’oppression et de circonstances sociales, car personne n’est plus opprimé aujourd’hui que les Coptes d’El-Arish. Imagineriez-vous les Coptes d’El-Arish devenir des terroristes, se ceindre de ceintures d’explosifs et faire sauter des gens, parce qu’ils sont opprimés ? Les Yézidis ont-ils agi de la sorte après avoir été brûlés et violés ? Non ! Le terrorisme est le résultat d’une idéologie qui a jailli des racines textuelles de votre religion – non de l’interprétation de ces textes, mais des textes eux-mêmes. Tout ce que nous faisons, c’est tourner en rond. Si nous ne sommes pas prêts à reconnaître la source [du problème], nous ne le résoudrons jamais. Les problèmes prennent de l’ampleur, la violence s’accentue et les terroristes gagnent du terrain jour après jour.

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 19:13

Nouveaux rapports d’un site de l’opposition syrienne : une installation de missiles longue portée près de Baniyas fabriquerait des missiles iraniens Fateh-110

 

Récemment, le site de l’opposition syrienne Zamanalwsl.net a publié plusieurs articles d’une fiabilité incertaine, sur l’existence d’une nouvelle installation de fabrication de missiles longue portée à Wadi Jahannam, entre Baniyas et Hama, en Syrie, subordonnée au Centre d’études et de recherches scientifiques syrien (CERS). Le CERS syrien a été défini par le Département du Trésor américain comme une « agence gouvernementale syrienne responsable du développement et de la production d’armes non conventionnelles ». [1]

Dans un premier rapport mis en ligne le 28 juin 2017, le site Zamanalwsl.net expliquait que cette nouvelle installation avait été construite à Wadi Jahannam et qu’elle se trouvait sous la supervision directe de l’Iran. Selon ce rapport, le président syrien Bachar Al-Assad avait récemment visité l’installation et rencontré des experts iraniens et syriens (voir MEMRI en français, Un site de l’opposition syrienne : Assad a visité une nouvelle installation de missiles longue portée près de Baniyas, 3 juillet 2017).

Le 10 juillet 2017, Zamanalwsl.net affichait un autre rapport sur l’installation, intitulé « Que font là-bas la Russie et la Corée [du Nord] ? » L’article, illustré de photos « exclusives » de l’installation de Wadi Jahannam, mentionnait que l’installation produit des missiles à longue portée ainsi que des missiles balistiques M600, une version syrienne du missile iranien Fateh 110. Selon ce rapport, cette installation disposerait d’une succursale dans la province occidentale de Hama, qui produit des agents chimiques, et il existerait une base militaire russe dans la région, où des officiers nord-coréens servaient autrefois. Extraits du rapport du 10 juillet 2017 de Zamanalwsl.net :

Le rapport de Zamanalwsl.net dit « avoir reçu des photos exclusives du centre de recherche scientifique du régime d’Assad dans la région de Wadi Jahannam, qui se trouve [administrativement] dans la zone rurale de Tartus. Les nouvelles photos illustrent le rapport précédent de ce site web concernant le centre, où Bachar [Al-Assad] a effectué une visite secrète, alors qu’il rendait officiellement visite à plusieurs [de ses partisans] dans la région rurale de Hama… »

« Il s’agit d’une installation de développement et de fabrication de missiles longue portée et de missiles balistiques M600 – nom secret donné par le centre scientifique [à ces missiles, fabriqués selon] le modèle du missile Fateh 100 iranien. »

« Les sources [citées dans le rapport] indiquent que le centre a une branche à Deir Shamil [dans la province occidentale de Hama] où se trouve une base de la Quatrième Division [de l’armée syrienne sous le commandement de Maher Al-Assad, frère de Bachar]. [Dans cette branche], les produits chimiques sont produits et stockés sur le flanc de la colline adjacent à une route souterraine. Selon les sources, le général de brigade Ghassan Abbas [2] est le directeur de la branche, sous le commandement direct de Salim Tamah, directeur adjoint du CERS. Les sources estiment que la construction de [la branche du CERS] sera achevée avant la fin de l’année. »

L’installation vue d’un autre angle.

Le rapport souligne également qu’en septembre 2015, un article de Zamanalwsl.net avait signalé une base militaire russe près du village de Kaib [3] dans la région rurale de Baniyas et comprenait des déclarations d’ « un ancien soldat du Haut Centre de recherche scientifique [le CERS] », nommé « Ayman Al-Thakil », qui avait servi dans cette base en 1999. Le soldat avait déclaré que « des officiers et des soldats russes et nord-coréens » y avaient servi et que pendant son séjour là-bas, « des gros camions chargés d’équipement recouvert de poutres en bois » arrivaient à la base. Le travail des soldats syriens, a-t-il affirmé, était de démanteler le bois, puis les Russes et les Nord-Coréens, sous la surveillance rigoureuse du Service de renseignement de l’armée de l’air [syrienne], transféraient l’équipement dans d’autres camions et le recouvraient de tissu. Il a ajouté que le service militaire syrien de cette base observait le secret. Il était interdit aux soldats syriens qui avaient servi là-bas de quitter le pays pendant une période de cinq ans après la fin de leur service, ou même de mentionner où ils avaient servi pendant 15 ans. [4]

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 19:00

Cheikh Raed Salah, chef du Mouvement islamique en Israël, prie pour les terroristes « martyrs » ayant perpétré l’attentat de Jérusalem

Dans un sermon du vendredi prononcé à Oum El-Fahm après l’attentat commis dans la Vieille Ville de Jérusalem le 14 juillet 2017, Cheikh Raed Salah, chef de la branche nord du Mouvement islamique en Israël et ancien maire d’Oum El-Fahm, a prié Allah d’accueillir les martyrs – « ces fils d’Oum El-Fahm » – au Paradis et  de « les unir aux prophètes, aux justes, aux martyrs et aux purs ». Extraits :

Raed Salah : L’occupation israélienne est responsable de tout le sang versé dans la mosquée d’Al-Aqsa, sans exception. L’occupation israélienne est responsable de tout le sang versé dans la mosquée d’Al-Aqsa. Elle est responsable du sang de nos martyrs d’Oum El-Fahem, versé ce matin. Mohammed, Mohammed et Mohammed. […] Depuis cette chaire, j’aimerais souligner cette position : [l’occupation] est responsable de toute l’injustice dont nous souffrons à la mosquée d’Al-Aqsa. […] Par conséquent, mes frères, je demande qu’Allah accepte tous les martyrs de la mosquée d’Al-Aqsa, et qu’Il les unisse [au Paradis] aux prophètes, aux justes, aux martyrs et aux purs. Je demande qu’Allah accepte toutes les femmes martyres de la mosquée d’Al-Aqsa, et qu’Il les unisse [au Paradis] aux prophètes, aux justes et aux purs. Je demande qu’Allah accepte tous ceux devenus martyrs ce matin, les fils d’Oum El-Fahem, Mohammed, Mohammed et Mohammed, et qu’Il les unisse [au Paradis] aux prophètes, aux justes, aux martyrs et aux purs.

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 18:59

Le journaliste et politicien libanais Naufal Daou : le Hezbollah occupe le Liban

 

Le journaliste libanais Naufal Daou, membre de l’Alliance du 14 mars, a appelé les chrétiens et les Libanais en général à s’opposer au Hezbollah. « Notre problème aujourd’hui au Liban est que le Hezbollah ressemble en tous points à n’importe quelle force d’occupation », avec ses armes illégitimes, a-t-il déclaré, ajoutant que personne n’ose ouvrir la bouche. Dans une altercation avec l’animatrice, Dima Sadek, qui lui a répondu qu’il n’y a d’autre armée au Liban que l’armée libanaise, Daou a rétorqué : « Le Corps des Gardiens de la révolution iranienne est ici. Ils s’appellent le Hezbollah. » Il est intervenu sur LDC TV le 28 juin 2017. Extraits :

Naufal Daou : Les chrétiens devraient entreprendre de dénoncer l’illégitimité du Hezbollah et de ses armes. Les chrétiens doivent dire, purement et simplement, que notre source d’autorité est l’Etat, qui nous protège, et non le régime d’Assad, l’Iran, ou tout autre axe régional étranger. […]

A chaque fois que nous essayons d’arriver à un règlement, la situation empire. La déclaration qu’a émise le président Michel Aoun fut une erreur historique, de même l’Accord de Doha [de 2008]. Ce fut une erreur historique. Si vous me demandez ce qu’il faut faire, je vous dirai, tout simplement : les chrétiens et les Libanais doivent dire à Hassan Nasrallah : ca ne va pas. Allez vous faire voir. Quoi qu’il arrive, nous ne vous soutiendrons pas. Que fera-t-il alors : il occupera le Liban ? Il l’a déjà fait. Que fera-t-il ? Laissez-moi vous dire où est le problème. Notre problème aujourd’hui au Liban est que le Hezbollah ressemble en tous points à n’importe quelle force d’occupation. D’abord… Laissez-moi terminer…

Dima Sadek : Mais en tant qu’interviewer, je ne peux adhérer…

Naufal Daou : Non, non…

Dima Sadek : Vous parlez d’occupation…

Naufal Daou : C’est mon opinion.

Dima Sadek : Mais vous offensez certains Libanais…

Naufal Daou : Non, c’est faux. C’est une occupation. Si vous ne me laissez pas appeler cela une occupation, je m’offenserai. C’est là que commence la résistance au Hezbollah.

Dima Sadek : Mais ce sont des Libanais.

Naufal Daou : Et alors ? Ces Libanais sont illégitimes car ils nous occupent par la force du fusil. Leurs armes sont illégitimes. C’est une force d’occupation qui a pris le contrôle de nos décisions politiques. Ils font appel à des mercenaires. Ils menacent de faire venir des mercenaires au Liban au défi de ce que pense l’Etat. […]

Aujourd’hui, personne n’ose ouvrir la bouche. [Il y a] trente ministres au gouvernement, et aucun d’eux n’ose dire à Nasrallah : « Qu’est-ce qui vous donne le droit de parler comme vous le faites ? » Le président ne dit mot. Le commandant de l’armée ne dit mot. Les ministres de la Défense et des Affaires étrangères ne disent mot. Personne n’ose même mentionner les résolutions 1701 et 1595. Personne n’évoque les obligations internationales du Liban. Personne ne dit qu’il ne peut y avoir d’autre force militaire au Liban que l’armée libanaise et les forces onusiennes. Si vous commencez à…

Dima Sadek : J’ignorais qu’il y avait une quelconque armée ici, hormis l’armée libanaise.

Naufal Daou : C’est ce que vous croyez ?

Dima Sadek : C’est ce que je sais.

Naufal Daou : Peu importe…

Dima Sadek : Il n’y a pas d’autre armée au Liban.

Naufal Daou : Bien…

Dima Sadek : L’armée syrienne se trouvait bien ici. Mais y a-t-il une quelconque armée étrangère ici aujourd’hui ?

Naufal Daou : Le Corps des Gardiens de la Révolution iranienne est ici. Ils s’appellent le Hezbollah. Ne me dites pas… N’essayez pas de me museler…

Dima Sadek : Je n’essaie pas. Je vous donne des faits. Les membres de ce « Corps des Gardiens de la Révolution » sont des Libanais, non des Iraniens.

Naufal Daou : Et qu’est-ce que cela change qu’ils soient Libanais ? A qui obéissent-ils ?

 

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 18:56

Un correspondant proche du CGRI tweete des photos de sites à Haïfa, cibles potentielles des missiles iraniens du Hezbollah

 

Le 10 juillet 2017, Hossein Dalirian, correspondant militaire de l’agence de presse iranienne Tasnim, proche du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), a tweeté des photos de sites stratégiques en Israël, notamment à Haïfa. Les sites de Haïfa incluent la Compagnie d’électricité, le centre d’industries scientifiques MATAM et les industries pétrochimiques de la baie de Haïfa. Dalirian a observé dans ses tweets qu’il s’agissait de cibles essentielles pour les missiles Fateh 110 de fabrication iranienne du Hezbollah, qui ont une portée de 300 km. Les photos étaient accompagnées de hashtags en persan, dont #Fateh110.

Des officiels du CGRI ont par ailleurs menacé de mener des attaques contre Israël et ses infrastructures avec des missiles iraniens développés par le CGRI, dont certains ont été livrés au Hezbollah. Pour plus d’informations sur ces menaces, visant en particulier les industries pétrochimiques de la baie de Haïfa, voir MEMRI Special Dispatch No. 5906, Iranian Regime Escalates Threats To Annihilate Israel, 17 décembre 2014; pour des détails sur les missiles iraniens Fateh 110 que Téhéran a livrés au Hezbollah, voir MEMRI Inquiry and Analysis No. 1135,Iranian IRGC Missile Unit Commanders: We’ve Developed 2,000-km Range Missiles And Equipped Hizbullah With 300-km Range Missiles; Fars News Agency: Israel’s Illusions About Its Natural Gas Fields Will Be Buried In The Mediterranean, 3 décembre 2014.

On trouvera ci-dessous des tweets et photos de Hossein Dalirian, en date du 10 juillet 2017 :

« La Jaffa [Electric Company, précurseur de la Israel Electric Corporation] – Une des meilleures cibles pour le Hezbollah à Haïfa. » Twitter.com/HosseinDalirian/status/884363970978689024, 10 juillet 2017.

« MATAM [Centre des industries scientifiques], le coeur virtuel #Haifa #Hizbullah #Fateh110 » Twitter.com/HosseinDalirian/status/884363970978689024, 10 juillet 2017.

« Pétrochimie #Haifa #Hizbullah #Fateh110 » Twitter.com/HosseinDalirian/status/884363970978689024, 10 juillet 2017.

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 10:21

Un débat télévisé libanais tourne au pugilat lorsqu’un invité refuse de présenter ses condoléances à un collègue dont le cousin a été exécuté par l’EI

Un débat entre le chef islamiste libanais sunnite Bilal Daqmaq et l’ancien député syrien Ahmad Shlash – un chef tribal sunnite de Deir Al-Zour qui soutient le régime de Bachar Assad – s’est transformé en pugilat, quelques secondes après le début de l’émission sur la chaîne OTV. Le modérateur a exprimé ses condoléances à Shlash, dont le cousin avait été exécuté par l’Etat islamique la veille. Lorsqu’il a demandé à Cheikh Daqmaq s’il souhaitait se joindre à son geste, Daqmaq s’est contenté de présenter ses condoléances au peuple syrien pour tous les Syriens qui ont été tués. Cela a déclenché rapidement un échange d’injures et de coups. OTV a posté la vidéo sur sa chaîne YouTube le 10 juillet 2017. Extraits : 

Modérateur : Nous allons débattre des derniers événements avec l’ancien député syrien Ahmad Shlash et avec le théoricien islamique Cheikh Bilal Daqmaq. Je vous souhaite à tous deux la bienvenue dans cette émission. Tout d’abord, nous souhaitons vous présenter nos condoléances, Cheikh Ahmad. Nous savons que votre cousin est tombé en martyr hier. Il a été décapité par l’Etat islamique, qui l’a accusé de collaborer avec le régime syrien. […] Cheikh Bilal, souhaitez-vous exprimer vos condoléances à Cheikh Ahmad ? 

L’islamiste libanais Bilal Daqmaq : Je présente mes condoléances au peuple syrien pour quiconque a été tué… 

L’ancien député syrien Ahmad Shlash : Mon frère, il vous a posé une question directe : me présentez-vous des condoléances ou non ? 

Bilal Daqmaq : Cela ne vous regarde pas. 

Ahmad Shlash : Comment cela peut-il ne pas me regarder ? 

Bilal Daqmaq : Taisez-vous… 

Ahmad Shlash : C’est à vous de vous taire ! Quelqu’un comme vous ne devrait pas ouvrir la bouche ! Allez au diable, bâtard ! 

Bilal Daqmaq lance son verre d’eau à Shlash, les hommes s’empoignent et une bagarre s’ensuit. […]

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 10:20

Le cheikh palestinien Issam Amira : Tout ce que nous avons à offrir à Trump est l’épée

Traitant les dirigeants arabes de « méprisables », le cheikh palestinien Issam Amira a déclaré à Jérusalem qu’ils auraient dû accueillir Donald Trump, lors de son voyage au Moyen-Orient, avec les mots : « Allez au diable ! Tout ce que nous avons à vous offrir est notre épée ! » Son sermon a été posté sur YouTube le 26 juin 2017. Extraits : 

Issam Amira : Allah nous a guidés vers l’islam et nous a rendus plus forts grâce à cela. Devons-nous donc donner notre argent [aux Américains] ? Par Allah, la chose que nous leur donnerons est l’épée, jusqu’à ce qu’Allah rende son jugement entre nous et eux. […]

Si nos méprisables dirigeants étaient de vrais hommes, ils auraient accueilli Trump – lorsqu’il est venu avec son entourage et ses soldats, et leur a extorqué leur argent – avec les mots : « Allez au diable ! Tout ce que nous avons à vous offrir est notre épée ! » Allah Akbar ! Allah Akbar ! Allah Akbar !

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 10:01

Un journaliste palestinien : le règne du Hamas à Gaza – une décennie d’échecs et de dommages pour la cause palestinienne

 

Après une décennie de règne du Hamas sur la bande de Gaza, l’auteur et journaliste palestinien Majed Kayali, qui réside en Syrie et écrit pour le quotidien basé à Londres Al-Hayat et pour le quotidien libanais Al-Mustaqbal, en fait une critique virulente, affirmant que le mouvement est miné par les échecs et les défaillances. Selon lui, le Hamas s’est avéré dénué de perspicacité politique ou de capacité d’aborder la complexité du problème palestinien ; sa prise de pouvoir à Gaza a aidé Israël en créant le chaos, en enchâssant les dissensions au sein de la société palestinienne et en justifiant le siège de la bande de Gaza. En outre, le Hamas n’est pas parvenu à asseoir sa position de mouvement de résistance et a exploité la démocratie comme un simple moyen d’obtenir le pouvoir. En conclusion, l’auteur avance que le Hamas ne sait pas ce qu’il fait à Gaza et que les événements là-bas ont apporté la preuve de la désintégration du mouvement national palestinien. Extraits : [1]

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Majed Kayali (Photo : Alarab.co.uk)

Aucun mouvement politique n’a jamais été confronté à des problèmes, des frustrations et des doutes de l’ampleur de ceux du Hamas depuis son arrivée au sein de l’arène [politique] palestinienne, lorsqu’il l’a emporté sur le mouvement du Fatah aux élections du Conseil législatif (au début 2006) qu’il est monté au pouvoir ou est devenu associé au pouvoir, et qu’il a ensuite pris unilatéralement le contrôle de Gaza (en 2007), en excluant [le Fatah], puis en gouvernant plus de deux millions de Palestiniens.

Qui aurait cru qu’une décennie allait s’écouler avec l’entité palestinienne divisée [en deux parties], la Cisjordanie et Gaza, suite au conflit entre le Hamas et le Fatah qui a débuté ce mois-ci, il y a tout juste dix ans ? Qui aurait cru que deux entités allaient naître, ou deux régimes palestiniens rivaux, opposés l’un à l’autre : le Fatah en Cisjordanie et le Hamas à Gaza, chacun d’eux possédant son propre appareil de sécurité, et chacun fournissant ses services au public, tandis que tous deux sont soumis à l’occupation, au siège ou à la domination israélienne ? Qui aurait cru que tous les efforts des Arabes et tous les accords [de réconciliation entre le Fatah et le Hamas] (signés à la Mecque, à Sanaa et à Doha) ne parviendraient pas à rétablir l’unité au sein des Palestiniens ?

Bien entendu, bon nombre des échecs et des défaillances peuvent être attribués aau contexte régional et international, ou aux conflits internes (avec le Fatah), et  à l’existence de deux points de vue politiques différents. Il aurait été naïf de présumer d’emblée que les acteurs internationaux, régionaux et arabes allaient applaudir le Hamas, en être satisfaits, ou allaient soutenir sa survie sans aucune contrepartie. Il aurait été également simpliste de penser que le Fatah allait faciliter le règne du Hamas, alors qu’il a souffert de la politique de ce mouvement, lorsque ce dernier se trouvait encore dans l’opposition.

Malgré tout cela, ces excuses ou hypothèses n’aident pas le Hamas, mais soulignent le fait que le mouvement manque de perspicacité politique, de toute connaissance et expérience [qui l’aideraient] à gérer la complexité et les complications du problème palestinien, et qu’il adopte une approche fondée sur des vœux pieux…, déconnectée de la réalité, des opportunités et des circonstances existantes.

Par conséquent, c’est le mouvement du Hamas lui-même qui est responsable de la situation à Gaza – même si nous concevons qu’Israël porte la responsabilité principale de tout ce qui est arrivé aux Palestiniens, et notamment de leur situation tragique à Gaza, particulièrement après les trois guerres destructrices menées contre elle (en 2008, 2011 et 2014). Aussi, il n’y a pas lieu d’espérer, et il ne serait pas réaliste d’escompter, par exemple, que les pays donateurs continuent de financer le Hamas sans rien demander en retour, comme s’il s’agissait de simples organismes caritatifs, alors qu’ils ont [en fait] été voués à financer le processus de paix entre Israël et les Palestiniens.

En outre, il serait déraisonnable d’attendre qu’Israël allège le siège contre le régime du Hamas et contre les Palestiniens qu’il contrôle dans la bande de Gaza. C’est Israël qui a instauré le siège, qui le maintient et fait pression sur les zones de l’Autorité palestinienne [comme il le fait] depuis la fin 2001, afin d’imposer ses diktats et de perpétuer l’occupation et la colonisation. Mais le Hamas a totalement oublié que sa prise de contrôle de Gaza (en juin 2007) et ses conséquences au sein de l’arène palestinienne sont exactement ce qu’avait escompté Israël, lorsqu’il a planifié son retrait unilatéral de la bande de Gaza (en fin 2005), à savoir, semer la division, le conflit et le chaos dans l’arène palestinienne.

Le Hamas a [également] totalement oublié que sa prise de contrôle nuit à sa propre légitimité dans [la rue] palestinienne, à tel point que les Arabes et le monde ne peuvent maintenir de relations réciproques avec lui. Il a également aidé Israël à justifier ses efforts pour resserrer le siège de la bande de Gaza et à échapper à ses obligations de tenter de trouver un accord avec les Palestiniens, ce qui s’est [effectivement] produit. L’expérience de la dernière décennie montre que le Hamas a échoué dans plusieurs domaines. Ainsi, il n’est pas parvenu à trouver un équilibre entre son existence en tant que mouvement politique et en tant que mouvement religieux. [Cela est manifeste] dans sa gestion de la situation à Gaza, dans de nombreuses déclarations explicites et implicites de ses dirigeants, dans la culture que ses appareils de sécurité imposent [aux Gazaouis] et dans le comportement des membres de ces appareils.

Le Hamas a manifestement également échoué à maintenir son statut de mouvement de résistance après avoir conquis le pouvoir, s’étant trouvé dans la même situation bizarre que celle de (son rival) le Fatah par le passé, lorsque lui [aussi] n’a pas su conserver sa position de mouvement de résistance après sa prise de pouvoir, avec toutes les restrictions et contraintes qui en découlent.

En tant que mouvement islamique politique, le Hamas a échoué au test de la démocratie et de la gestion d’une société, lorsqu’il n’est pas parvenu à faire croire en la capacité des mouvements islamiques à changer pour devenir des mouvements démocratiques, qui respectent l’autre, favorisent la diversité et le pluralisme social et acceptent le principe du transfert ordonné du pouvoir… A ce jour, il semble que le Hamas ne sait pas ce qu’il fait dans la bande de Gaza et s’il souhaite que Gaza soit une base de libération ou une base de résistance, ou encore un fragment de territoire dans lequel une administration palestinienne avisée doit être établie.

L’expérience d’une décennie de règne du Hamas à Gaza peut mener à plusieurs conclusions, dont la plus importante est la suivante : les Palestiniens n’ont pas réussi à tirer avantage du retrait unilatéral d’Israël de la bande de Gaza et à le transformer en succès national cumulatif, qui aurait pu constituer une base solide. Ce succès s’est évaporé, dans le mépris [total] de l’important nombre de victimes sacrifiées pour y parvenir, et Gaza est devenue un lieu de conflit, de division et de guerres, au lieu d’un modèle valable de naissance d’une entité palestinienne. Les affrontements [entre le Fatah et le Hamas], suivis de la division, ont fait passer les élections démocratiques d’une source de fierté palestinienne à un échec et un désastre pour le mouvement national. L’expérience de Gaza a montré que les Palestiniens ne sont pas parvenus à régler [le conflit] ou à créer une entité [politique]. Ils ont également échoué au test de la démocratie et de la création d’un mouvement national. L’expérience du Hamas éveille de nouveau le soupçon que les mouvements de l’islam politique dans la région arabe exploitent les élections [démocratiques] comme un moyen d’accession au pouvoir, plutôt que comme un moyen ou une approche pour gérer un régime, un [système] politique ou une société.

Ce qui s’est produit à Gaza et qui s’y produit encore est une nouvelle preuve de la désintégration du mouvement national palestinien contemporain, en particulier depuis qu’il est devenu un gouvernement sous occupation.

 

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