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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 06:00

Mesurez la tolérance palestinienne : L’ambassadeur palestinien en Iran : Je prie pour que l’Iran produise 1 000 bombes nucléaires

 

L’ambassadeur palestinien en Iran, Salah Zawawi, a mis en garde contre ce qu’il a appelé « l’entreprise occidentale » qui voudrait établir le Grand Israël et transformer les Arabes « en serviteurs, sinon en esclaves, dans notre région ».

« Je prie Allah pour que l’Iran produise 1 000 bombes nucléaires », a-t-il affirmé, ajoutant qu’elles ne seraient pas dirigées contre des pays arabes ou islamiques, mais « seraient utilisées pour défendre la République islamique et ses principes ». Extraits :

Salah Zawawi : Notre guerre n’est pas seulement dirigée contre cet ennemi sioniste. Nous combattons une entreprise occidentale vieille de 100 ans, qui perdure. Cette entreprise ne vise pas une partie de la Palestine, ou même la Palestine dans son intégralité. Son objectif est de créer le Grand Israël, pour contrôler les pays arabes et islamiques disloqués, et c’est effectivement ce qui se passe aujourd’hui dans notre monde islamique. Ainsi notre ennemi, avec ses défenseurs et ses maîtres, pourrait mener à bien son projet de nous transformer en serviteurs, sinon en esclaves, dans cette région, et de piller nos ressources.

Lorsqu’ils parlent de la signature de l’accord nucléaire, ils sont littéralement terrifiés. Si l’Iran produit une bombe nucléaire – et je prie Allah pour que l’Iran produise 1 000 bombes nucléaires – elle ne sera pas dirigée contre un quelconque pays arabe ou islamique. Elle sera utilisée pour défendre, à tout le moins, la République islamique et ses principes.

 

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 05:58

Un ancien ministre jordanien : L’EI a été créé par l’Iran, Israël et le régime d’Assad pour écraser les Arabes sunnites

 

L’ancien ministre de l’Information jordanien, Salah Al-Qallab, écrit dans sa chronique du quotidien gouvernemental jordanien Al-Rai que l’Etat islamique (ISIS) a été créé par l’Iran, Israël et le régime d’Assad dans le but de fournir à l’Iran une excuse pour faire ce qu’il veut dans la région et écraser les Arabes sunnites. Extraits : [1]

Lorsque [le Premier ministre israélien] Binyamin Netanyahou s’adresse au président italien Sergio Mattarella et parle du « changement radical » qui s’est produit dans le monde arabe, [à savoir que] de nombreux pays arabes commencent à considérer Israël comme un allié essentiel dans la lutte contre l’Etat islamique (EI) et l’Iran, il confirme en effet que cette organisation terroriste est en définitive une création de l’Iran, créée avec la coopération du régime d’Assad, et une création d’Israël. Ils ont en effet les mêmes objectifs et intérêts. L’intention est d’inciter les Arabes à combattre en priorité le dénommé « Etat islamique » et de fournir à l’Iran les excuses lui permettant de justifier ses agissements actuels en Irak, en Syrie, au Liban et au Yémen.

Les seuls à avoir bénéficié de l’émergence de l’EI au moment historique où il a émergé sont : l’Iran, qui a initié toute cette violence barbare contre les Arabes sunnites en Irak et en Syrie sous l’intitulé du combat et de l’opposition [contre l’EI] ; le régime de Bachar Al-Assad, dont les alliés, les Russes, ont déclaré que la destitution de l’EI, plutôt que celle [d’Assad], était leur priorité absolue ; et Israël, qui continue d’oeuvrer à la création d’une autre menace dans cette région, en sus de lui-même, et d’un autre ennemi qui serait une cible prioritaire, comme cela s’est effectivement produit. C’est pourquoi Binyamin Netanyahu s’est empressé de dire ce qu’il a dit, estimant que la paix avec les Palestiniens s’obtiendra « par la voie inverse », c’est-à-dire par le rapprochement avec les pays arabes d’abord !

Naturellement, on suppose que le président italien, qui a fait preuve d’une meilleure compréhension de la question palestinienne et de la nature du plus dangereux des conflits régionaux, connaît les faits et comprend que l’Iran et le régime de Bachar Al-Assad sont du même côté qu’Israël – non seulement en vertu du [principe selon lequel] « l’ennemi de mon ennemi est mon ami », mais aussi car le régime [iranien] de la Jurisprudence est convaincu qu’il n’a d’autre choix que de draper de son manteau communautariste cette partie du Moyen-Orient et de la déchirer en morceaux le long des lignes de fracture communautaires, afin d’extirper le concept de nationalisme du cœur des Arabes. C’est [également] ce que les Israéliens s’évertuent sans relâche à faire, depuis la création de leur entité étrangère sur le sol palestinien… Eliezer Tzafrir, ancien chef de la branche du Mossad au Liban, confirme dans des documents récemment révélés au grand jour qu’un ancien commandant des phalanges libanaises, Elie Hobeika, qui était responsable du fameux massacre des camps de réfugiés de Sabra et Shatila et qui, suite à ce massacre, a rejoint le régime de Hafez Al-Assad à Damas, lui a transmis un message du régime [syrien] proposant de créer une telle coalition – soit une coalition de minorités régionales sous la direction de l’ « ennemi sioniste »… [L’objectif], bien évidemment, était d’affronter la majorité arabe sunnite au Moyen-Orient.

Binyamin Netanyahou dit aussi : « Les gens commettaient une erreur en disant que le coeur du conflit […] au Grand Moyen-Orient, c’est la question palestinienne. Cela n’a jamais été le cas – ni en Tunisie, ni en Libye, ni au Yémen, ni en Irak, ni en Syrie. C’est une guerre entre la modernité et le Moyen-âge. Nous sommes fermement du côté de la modernité ! » Le Premier ministre israélien a ensuite déclaré : « La bonne nouvelle, l’incroyable nouvelle, qui m’emplit d’un immense espoir, est que […] de nombreux pays arabes ne voient plus Israël comme leur ennemi, mais comme leur allié, et même leur allié vital, dans le combat contre le terrorisme islamiste et l’islam militant, qu’il soit dirigé par l’Iran ou par Daesh ! » [2]

Ceux qui souhaitent revisiter les priorités du conflit régional ont probablement commencé à comprendre la vérité et à reconnaître que cette organisation terroriste, l’EI, a été cultivée et soutenue [par ces éléments]. [Ils] ont également coordonné [leurs activités] avec elle et l’ont présentée comme beaucoup plus puissante qu’elle ne l’est vraiment, et ceci pour détruire ce qui est véritablement la principale force arabe au Moyen-Orient : les Arabes sunnites. Même les personnes atteintes de cécité mentale ont probablement commencé à comprendre toute cette affaire, au regard de ce qui s’est passé et se passe toujours en Irak et en Syrie, et des agissements de la coalition satanique russe-irano-syrienne…

Lien vers le rapport en anglais

Notes :

[1] Al-Rai (Jordanie), 7 novembre 2016.

[2] Les déclarations ont été prononcées au début de la réunion de Netanyahou, le 2 novembre 2016, avec son homologue italien Sergio Mattarella. Voir pmo.gov.il, 2 novembre 2016.

 

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 05:55

Le rédacteur en chef du quotidien égyptien indépendant Al-Misriyyoun : Cheikh Omar Abd Al-Rahman n’a jamais été condamné pour l’assassinat de Sadate, ni pour son implication dans l’attentat du World Trade Center en 1993

 

Après la mort d’Omar Abd Al-Rahman, également connu comme « le Cheikh aveugle », qui était le père spirituel de l’organisation Al-Gamaa Al-Islamiyya et faisait partie des fondateurs du mouvement du djihad international, Mahmoud Sultan, rédacteur en chef du quotidien égyptien indépendant Al-Misriyyoun, a pris sa défense. Sous le titre « Omar Abd Al-Rahman – les islamistes l’ont opprimé avant même les Américains ! », Sultan affirme qu’en dépit des accusations selon lesquelles le cheikh aurait été impliqué dans l’attaque du World Trade Center en 1993 et dans l’assassinat du président égyptien Anouar Sadate, il n’a été condamné dans aucune de ces affaires. [1] Sultan ajoute que le cheikh n’avait aucun lien avec un livre intitulé « La secte de l’abstinence », autorisant le meurtre de musulmans dans la police et l’armée. Ce livre, affirme Sultan, a été rédigé en 1981 par deux représentants de la Gamaa Al-Islamiyya, qui ont tenté d’en faire porter la paternité au cheikh. Aussi, conclut-il, le cheikh Omar Abd Al-Rahman a été traité de manière injuste par les officiels de la Gamaa Al-Islamiyya, avant même de l’être par les Américains. Extraits : [2]

Alors que le titre de CNN faisait état de « la mort du cheikh Omar Abd Al-Rahman », presque tous les médias égyptiens titraient sur « la mort du terroriste Omar Abd Al-Rahman ». La différence faite ici entre « cheikh » et « terroriste » reflète celle entre les médias « professionnels » et « parasites ». Nul ne peut connaître avec certitude les chefs d’accusation pour lesquels le Dr Omar Abd Al-Rahman a été condamné aux Etats-Unis en 1996, car toutes les versions [des événements] confirment qu’il n’a pas été accusé d’entretenir des liens avec les auteurs de l’attaque du World Trade Center [en 1993], mais en raison de son « opinion » au sujet des Etats-Unis, qu’il a exprimée ouvertement lors d’une conversation avec un ami qui s’est avéré plus tard être un agent qui enregistrait ses propos à son insu. Toute tentative d’enquêter sur le « contenu » de ses propos qui l’ont conduit en prison, où il est resté pendant des années jusqu’à ce qu’il rende son âme à son Créateur, est vouée à l’échec.

Lors de réunions en privé, les membres de la Gamaa Al-Islamiyya ont imputé la responsabilité de « sa perte » [c.-à-d. son emprisonnement] à la direction du mouvement à l’étranger, et notamment au cheikh Ahmed Refai Taha et à Mustafa Hamza, car ils ne lui ont fourni aucune protection contre ceux qui s’en sont pris à lui et l’ont espionné depuis son arrivée aux Etats-Unis.

A ma connaissance, le tribunal militaire égyptien qui a jugé les cinq assassins [de Sadate] – Khalid Al-Islambouli, Mohammed Abd Al-Salam Farag, Hussein Abbas, Abd Al-Hamid Abd Al-Salam et Atta Tayel – ont acquitté cheikh Omar Abd Al-Rahman et ne l’ont pas condamné pour l’assassinat de l’ancien président. Il est aussi étonnant que le Tribunal de la sécurité nationale, dirigé par Abd Al-Ghaffar Mohammed, a décidé qu’aucun des accusés de l’assassinat de Sadate n’avait le droit d’émettre une fatwa, à l’exception d’Omar Abd Al-Rahman, qui était conférencier en commentaires du Coran et titulaire d’un diplôme universitaire, ce qui le rendait apte à [émettre des fatwas]. Beaucoup de gens ignorent qu’Abd Al-Rahman était un étudiant de Mohammed Sayyid Tantawi, ancien cheikh d’Al-Azhar, un religieux musulman respecté et le plus grand des imams, qui l’a guidé durant ses études de doctorat. C’est pourquoi il n’a jamais été condamné par un tribunal égyptien pour l’assassinat de Sadate. Au contraire, le tribunal l’a considéré comme [une source d’autorité] religieuse et a reconnu son droit d’émettre des fatwas.

Même s’il y a eu une crise de confiance en l’ancien cheikh, en raison de son ouvrage controversé célèbre intitulé « Al-Taifa Al-Mumtaniah » [La secte de l’abstinence]… écrit en 1981, [cheikh Omar] Abd Al-Rahman n’avait rien à voir avec [cet ouvrage], qui avait été en réalité écrit par deux dirigeants de la Gamaa Al-Islamiyya, Essam Derbala et Essam Abd Al-Maged, [3] qui ont ajouté à certains des exemplaires [du livre] une ligne [écrite] sous la supervision du cheikh Omar Abd Al-Rahman. [Ils l’ont fait] par volonté de placer sous l’égide d’Al-Azhar leur sérieuse étude, qui avait d’emblée été rédigée comme un document devant être présenté au tribunal comme une preuve valable sur le plan religieux de la légitimité de la violence contre l’Etat.

Il y a deux jours, le 18 février 2017, Pr Maher Farghali, ancien membre de la Gamaa Al-Islamiyya et actuellement chercheur en islam politique, a révélé sur sa page Facebook que Dr Mahmoud Shuayb, beau-frère d’Omar Abd Al-Rahman, lui avait affirmé qu’ [Abd Al-Rahman] avait [à l’époque] recommandé de soumettre La Secte de l’abstinence à Al-Ahzar avant publication, en raison de son caractère grave, mais que les dirigeants de la Gamaa avaient ignoré sa requête.

Par conséquent, le curriculum vitae de cet homme montre qu’il a subi deux injustices, l’une de la part des musulmans et l’autre de celle des Américains.

Lien vers l’article en anglais

Notes :
[1] Après l’assassinat de Sadate, Omar Abd Al-Rahman a été arrêté par les autorités égyptiennes et accusé d’avoir émis la fatwa ayant engendré l’assassinat, mais il a finalement été acquitté de ce chef d’accusation. Lors de son procès de 1996 aux Etats-Unis, Abd Al-Rahman et ses disciples n’ont pas été directement accusés de l’attentat du World Trade Center en 1993, mais ont été condamnés pour avoir conspiré avec les auteurs de l’attentat. Le cheikh a aussi été accusé d’une série de chefs d’inculpation liés au terrorisme, incluant la conspiration pour assassiner le président égyptien Moubarak, la tentative d’attaquer une installation militaire américaine et la conspiration pour mener des attentats à la bombe.

[2] Al-Misriyyoun (Egypte), 20 février 2017.

[3] Al-ta’ifa al-mumtani’ah est une expression du droit islamique signifiant “la secte de l’abstinence”, en référence aux musulmans qui s’abstiennent de respecter les commandements essentiels de l’islam et doivent par conséquent être combattus jusqu’à la mort. En 1981, après l’assassinat de Sadate et l’attentat contre le quartier général des renseignements et les postes de police d’Asyout, au cours desquels 120 soldats et officiers ont été tués – tous deux perpétrés par la Gamaa Al-Islamiyya – les dirigeants de la Gamaa Al-Islamiyya Essam Derbala et Essam Abd Al-Maged, tous deux impliqués dans l’attentat d’Asyout, ont publié un ouvrage intitulé La secte de l’abstinence, expliquant qu’il était permis de combattre et de tuer les soldats et policiers musulmans. Selon des informations, cheikh Omar Abd Al-Rahman n’était pas d’accord avec cet ouvrage et l’a critiqué ; toutefois, les auteurs ont dissimulé à leur mouvement la position du cheikh.Derbala et Abd Al-Maged, qui faisaient partie des dirigeants de la Gamaa Al-Islamiyya, ont été arrêtés en 1981 pour leur implication dans l’attentat d’Asyout et l’assassinat de Sadate. Ils ont passé 25 ans en prison et ont été libérés en 2006.
Il convient d’observer que depuis 1997, la Gamaa Al-Islamiyya a connu une évolution idéologique, et ses dirigeants ont proclamé leur abandon du terrorisme et publié des excuses pour les attentats commis. Ils ont adopté une idéologie de coexistence avec le régime et oeuvrent pour condamner l’idéologie d’Al-Qaïda et combattre son influence parmi les musulmans.

 

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 17:40

Un chroniqueur saoudien exhorte ses compatriotes à parler arabe

 

Dans un récent article intitulé « Parlez-moi en arabe », paru dans le quotidien en anglais Saudi Gazette, le chroniqueur Ibrahim Badawood déplore le fait que de nombreux Saoudiens ayant étudié à l’étranger ou travaillé pour des entreprises multinationales, ainsi que les enfants qui fréquentent les écoles internationales du royaume, s’expriment en anglais plutôt qu’en arabe. Soulignant que la connaissance de l’arabe est globalement en déclin dans le royaume, que beaucoup sont incapables de lire, écrire et parler correctement dans leur langue maternelle, il avertit qu’ « une nation qui ne s’enorgueillit pas de sa propre langue est une nation sans identité, qui peut facilement être assujettie ». Extraits : [1]

Il est très étrange de voir un certain nombre de jeunes Saoudiens ayant obtenu leurs diplômes dans des universités étrangères parler en anglais. Vous verrez également de nombreux Saoudiens qui ont travaillé pour des sociétés multinationales en Arabie saoudite ou à l’étranger, ou d’autres ayant résidé à l’étranger pendant un certain temps avant de revenir au Royaume, parler en anglais, devenu à peu de chose près la langue de communication dans notre société. Lorsque ces Saoudiens très instruits se réunissent, ils communiquent en anglais, comme si l’arabe n’est pas leur langue maternelle.

Lorsque vous demandez à ces individus pourquoi ils parlent en anglais plutôt qu’en arabe, ils vous donnent les explications les plus bizarres. Certains diront immédiatement que l’anglais est la langue de l’époque actuelle et la langue officielle de la plupart des réunions et rassemblements scientifiques. Ils diront également que l’anglais est la langue des affaires dans le monde entier et que de nombreuses recherches et essais sont rédigés dans cette langue.

Malheureusement, les Arabes ont tourné le dos à leur propre langue. Ils l’ont remplacée par l’anglais pour les raisons les plus illogiques. En agissant ainsi, les Arabes ont non seulement détruit leur langue, mais l’ont pratiquement tuée et totalement écartée de la scène.

Certains d’entre nous ont commis un crime grave en inscrivant leurs enfants dans des écoles internationales, uniquement pour perfectionner leurs compétences en anglais. Ils croient que leurs enfants apprendront l’arabe en se mêlant à la société ou aux membres de la famille. Il n’est pas rare de voir des enfants d’une même famille incapables de communiquer car tous ne savent pas bien parler l’arabe.

La langue arabe souffre aujourd’hui dans les domaines de l’écriture, de la lecture et de la conversation. En allant dans la rue, on peut constater que la majorité des panneaux publicitaires sont écrits soit en anglais, soit en arabe écorché et incorrect. Vous pouvez aussi témoigner de la catastrophe lorsque vous naviguez sur les réseaux sociaux. L’arabe que beaucoup de gens utilisent dans leurs tweets est rempli de fautes d’orthographe et de grammaire. Ceci est un indicateur sérieux que notre langue est très malmenée.

L’arabe est une langue divine. C’est la langue du Saint Coran et elle est répandue dans le monde entier. Une nation qui ne s’enorgueillit pas de sa propre langue est une nation sans identité qui peut facilement être assujettie. Lorsqu’une nation évite d’utiliser sa propre langue maternelle, elle peut facilement être dominée. Son patrimoine et son histoire lui seront usurpés. C’est exactement ce que nos ennemis nous souhaitent. Ils veulent que nous ignorions notre langue afin qu’il leur soit facile de nous contrôler. Les ennemis souhaitent que nous ne fassions pas de l’arabe la langue vernaculaire de nos programmes scolaires et que nous annulions l’enseignement de cette langue dans nos établissements éducatifs.

Il est certes important, voire nécessaire, d’apprendre des langues étrangères. Nous devrions être désireux d’apprendre des langues étrangères, mais pas au détriment de notre propre langue, culture et identité. Dans notre société, l’arabe devrait être le moyen de communication. Nous devrions parler en arabe entre nous. Alors parlez-moi en arabe, même si vous parlez couramment l’anglais.

Lien vers l’article en anglais

Note :

[1] Gazette saoudienne (Arabie saoudite), 29 décembre 2016.

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 02:54

Des auteurs égyptiens : Israël dépasse les Arabes dans l’innovation et le développement scientifique

 

Dans de récents articles, plusieurs éditorialistes égyptiens ont déploré le fait que les Arabes en général, et l’Egypte en particulier, soient à la traîne en termes de développement scientifique, en comparaison des prouesses scientifiques d’Israël et de son classement international élevé en matière d’innovation et d’esprit d’entreprise. L’un des éditorialistes écrit que, si les Arabes avaient réalisé des progrès technologiques, ils auraient certainement refusé de les partager avec le reste du monde, afin d’éviter toute coopération avec les “infidèles” et les “ennemis”.

Ces éditorialistes appellent les Arabes à s’inspirer des pays occidentaux au lieu de les considérer comme des infidèles, et de profiter de leurs ressources pour créer des institutions académiques comme l’Institut Weizmann et l’Institut de Technologie israéliens [Technion], au lieu de construire de plus en plus de mosquées. Extraits :

Si nous avions inventé ce qu’a inventé l’Occident, nous ne l’aurions pas partagé avec eux car ce sont des Infidèles

L’éditorialiste d’Al-Masri Al-Yawm Osama Gharib écrit : “Les contributions arabes à la modernité ont pris fin il y a plus de 1 000 ans. Au cours des derniers siècles, nous avons exploité les découvertes et les inventions des autres. Ils pensent, travaillent et inventent pendant que nous restons assis les bras croisés. Cela soulève une question : qu’aurions-nous fait si nous avions été nous-mêmes les innovateurs et les inventeurs du téléphone, de l’automobile, du train, de l’avion, du réfrigérateur, de la machine à laver, du radiateur, de la radio, de la télévision, du téléphone portable, de l’ordinateur, du pistolet, de la bombe, des missiles et des canons ? Nous aurions probablement gardé ces inventions pour nous seuls et n’aurions pas laissé les autres en profiter, par le troc ou par l’exportation. Cela, au motif que les autres sont des infidèles, et qu’il est [par conséquent] inapproprié de se lier d’amitié ou de partager avec eux l’essence de notre philosophie, et de leur permettre de profiter de ce dont nous profitons ou que nous utilisons, pour leur permettre de gagner du temps et leur simplifier les choses. Nous qualifions l’Occident “d’Occident croisé”, pour signifier que c’est un ennemi que nous devons affronter, au lieu de collaborer avec lui. Est-ce que j’exagère en disant que nous aurions refusé [de partager avec] l’Occident nos inventions et les aurions conservées pour nous-mêmes, même si leur exportations nous auraient aidés à faire fonctionner nos usines, à embaucher des salariés et à faire entrer de l’argent dans nos coffres ? Selon moi, ce n’est pas une exagération, car [nous autres musulmans] aurions émis des fatwas interdisant le commerce, [affirmant] que même si cela représente beaucoup d’argent, nous n’en avons pas besoin. [Nous aurions soutenu] que les relations bilatérales avec ces gens [en Occident] suscitent la colère d’Allah et de Son Prophète, qu’il n’y a aucune bénédiction dans l’argent provenant du commerce avec eux, et que nous serions perdants si notre subsistance dépendait de la collaboration avec les infidèles.

Toutefois, si l’on descend des hauteurs de l’imagination pour revenir à la réalité, force est de constater que c’est l’Occident qui a inventé tout ce dont tout le monde profite, alors que nous sommes de simples spectateurs, qui acclament le match… Peut-être est-il temps pour nous de comprendre que les inventeurs étaient plus généreux et plus humains que nous, en partageant tout ce qu’ils ont inventé avec nous, au lieu de le garder pour eux-mêmes. Je sais qu’un impertinent pourrait faire remarquer qu’ils ne nous ont pas fait partager les produits de leurs inventions par humanisme, mais pour des considérations commerciales, afin que nous devenions un marché [pour leurs produits], leur apportant des bénéfices et des opportunités d’emploi, de revenus et d’autoréalisation. C’est un fait indéniable, mais il y a un autre aspect. S’ils nous avaient considérés de la même manière que nous les considérons – à savoir comme des infidèles avec lesquels il ne faut pas avoir de relations réciproques – ils ne nous auraient rien vendu et n’auraient pas réalisé de profits avec nous. Toutefois, leur conception, aussi motivée par le profit qu’elle soit, est plus ouverte et humaine, car elle reconnaît l’humanité et l’importance d’autrui, et comprend qu’il est essentiel de partager une certaine dose de progrès avec l’autre, afin que le monde ne soit pas divisé en un camp civilisé et un camp barbare. Un autre impertinent pourrait soutenir que l’Occident partage ses inventions avec nous mais ne divulgue pas ses secrets, afin de nous empêcher de les concurrencer et de les dépasser. Toutefois, il ignorerait le fait que la connaissance est accessible à ceux qui travaillent, et que nul ne se porte volontaire pour se réprimer et aider ses concurrents. Au bout du compte, je sais que les paroles des cheikhs l’emporteront, et que des gens [parmi nous] continueront de croire qu’Allah a placé les étrangers à notre service pour nous épargner le mal et les migraines causés par [l’impératif] de réfléchir. » [1]

Israël est au sommet de la recherche scientifique dans le monde alors que les Arabes sont à la traîne

Metwali Salem, un autre éditorialiste d’Al-Masri Al-Yawm, écrit : Dans les pays qui valorisent la connaissance, l’invention est considérée comme l’un des pivots et l’un des sommets de l’investissement, alors qu’en Egypte, le niveau des investissements du gouvernement et de la population reste minime. C’est une honte [pour nous] qu’Israël soit considéré comme le deuxième pays au monde en termes d’inventions… En outre, la recherche scientifique est l’une de ses priorités essentielles, peut-être même sa priorité absolue, alors que nous sommes encore dotés de la mentalité de l’échec et de l’extrémisme, et que notre intérêt pour la science se confine aux vantardises de comptoirs de café et aux conversations de salon…

Hélas, nous sommes une nation qui est passée du premier rang dans le monde [en termes de science et de progrès] au dernier, et tout le monde festoie sur le corps malade et déformé [de notre peuple]… En attendant, Israël est au sommet du trône de la science, que nous avons ignorée à tel point que nos diplômés d’université et les titulaires de maîtrises et de doctorats sont une petite minorité, à la recherche d’un gagne-pain, car tout ce que leurs connaissances leur ont apporté est un diplôme inscrit sur leur CV et aucun avantage.[2]

Dans la même veine, l’éditorialiste d’Al-Ahram Ibrahim Al-Naggar écrit : Israël a vaincu les Arabes dans la compétition scientifique en s’attirant les scientifiques européens et américains, tandis que dans les pays arabes, la fuite des cerveaux se poursuit et ils ne parviennent pas à faire revenir [leurs diplômés] et à en bénéficier. La Ligue arabe a averti du danger que cela représente pour l’avenir sécuritaire, politique et économique des pays arabes, après avoir vu Israël parvenir à la 24e place des pays développés, à la deuxième place – juste après les Etats-Unis – en matière de recherche et de capacités scientifiques et à la quatrième place – après le Japon, les Etats-Unis et la Finlande – en matière d’adoption des développements technologiques. [3]

Israël sait comment exploiter ses ressources, alors que les Egyptiens n’ont pas exploité les leurs

Dr Bahgat Korany, expert en relations internationales et en économie politique, directeur du forum de l’Université américaine du Caire, écrit dans Al-Ahram : Même s’il y a de nombreuses écoles [de pensée] scientifiques concernant le développement, tout le monde s’entend sur une chose : l’échec ne provient pas du manque de ressources naturelles. Le Japon est pauvre en ressources, alors que le Congo et le Nigéria en sont riches. Le développement se rapporte à la manière d’exploiter les ressources existantes et de les gérer – et c’est pourquoi les ressources humaines sont d’une importance cruciale, notamment les gens éduqués et talentueux, dans leur pays ou en dehors. Cela tient au fait que, à l’ère de la mondialisation et du développement accéléré des technologies, alors que nous disposons de [technologies] de téléconférences comme Skype ou [d’outils] similaires, les frontières entre les pays sont devenues insignifiantes. Par conséquent, nos scientifiques à l’étranger sont un élément fondamental de nos ressources [humaines], comme beaucoup ont pu en témoigner.

Ainsi, par exemple, Chaim Weizmann, le premier président de l’Etat d’Israël, était chimiste en Grande-Bretagne, et il a contribué au développement de l’industrie de l’armement dans ce pays, et en retour, a convaincu le gouvernement britannique de publier la Déclaration Balfour, qui est le fondement de l’Etat d’Israël actuel. Le développement d’Israël depuis lors, et les victoires remportées par ce petit pays contre ses voisins, malgré leurs populations et leurs ressources bien supérieures, ne peut s’expliquer que par la manière dont Israël exploite ses ressources humaines externes, le fameux lobby israélien aux Etats-Unis, au Canada, en Europe et même en Amérique latine…

Même si l’Egypte possède des ressources [humaines] précieuses similaires, trop de temps a été gaspillé dans des efforts [infructueux] pour les exploiter… Si de nombreux efforts ont été investis [dans ce domaine], par exemple par l’ancien ambassadeur [égyptien] auprès de la Ligue arabe Tahseen Bashir ou par le [conseiller de Moubarak] Osama El-Baz, aucun plan au niveau gouvernemental n’a jamais été entrepris.[4]

Nous devons créer des institutions comme le Technion et l’institut Weizmann, et non de nouvelles maisons de prière

Après l’annonce par le président Al-Sissi selon laquelle la nouvelle capitale administrative de l’Egypte [5] inclura la plus grande mosquée et la plus grande église du pays, l’éditorialiste d’Al-Watan Khaled Montaser a appelé à créer un institut de recherche ou une grande usine, et pas seulement des lieux de culte. Il écrit : « Quand le monde nous respectera et prendra en compte notre opinion ? Il nous respectera et nous prendra en considération, pas seulement en raison de la quantité d’armes dans nos dépôts d’armes, mais en raison de notre capacité à produire ces armes [par nous-mêmes] et à en inventer de nouvelles. Non en raison du nombre de nos minarets ou des croix au sommet de nos dômes d’églises, mais en raison de nos inventions, de notre recherche scientifique et des certificats de participation à des formations universitaires étrangères… Au lieu d’importer quatre sur cinq miches de pain que consomment les Egyptiens, le chercheur [égyptien] devrait [explorer] avec diligence la manière d’augmenter la production de farine dans nos moulins… Il devrait investir des efforts pour traiter les maladies et les épidémies, et inventer des outils d’ingénierie… »

« Notre rival et voisin Israël, qui était censé utiliser la religion pour ses besoins et [l’exploiter] pour justifier sa création et le vol de la Palestine, n’a jamais annoncé ou évoqué la construction de la plus grande synagogue au monde. Au lieu de cela, il s’enorgueillit, non de ses synagogues, mais de ses institutions – l’Institut Weizmann et le Technion. Ce sont les deux plus grands instituts de recherche du Moyen-Orient, parmi les plus importants du monde… Monsieur le Président, nous devons construire un Technion arabe aux côtés de la plus grande mosquée et de la plus grande église. »[6]

Lien vers le rapport en anglais

Notes :

[1] Al-Masri Al-Yawm (Egypte), 27 décembre 2016.

[2] Al-Masri Al-Yawm, 24 novembre 2016.

[3] Al-Ahram (Egypte), 21 décembre 2016.

[4] Al-Ahram (Egypte), 27 décembre 2016.

[5] En mars 2015, les autorités égyptiennes ont annoncé qu’une nouvelle capitale administrative serait construite à l’est du Caire. Voir notamment ahram.org.eg, 19 mars 2015.

[6] Al-Watan (Egypte), 7 janvier 2016.

 

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 02:52

Le député koweïtien Mohammed Hayef Al-Mutairi appelle à amender la Constitution et à instaurer la charia : « Sommes-nous des voleurs, qui devons craindre de voir nos mains coupées ? »

 

Au cours d’une session du parlement koweïtien le 14 février 2017, le député Mohammed Al-Mutairi a exigé une modification de l’Article 79 de la constitution koweïtienne, qui stipule qu’« aucune loi ne peut être promulguée si elle n’est pas adoptée par l’Assemblée nationale et ratifiée par l’Emir ». Son objectif était de limiter la capacité des députés et du gouvernement de soumettre des projets de loi non conformes à la charia. Selon lui, la charia doit être rétablie au Koweït, conformément à un engagement conclu à la suite de la libération de l’invasion irakienne. « Qu’avons-nous à craindre ? », a demandé le député Hayef. « Sommes-nous des buveurs d’alcool, qui devons craindre d’être fouettés ? Sommes-nous des voleurs, qui devons craindre de voir nos mains coupées ? »

Pour conclure, il a affirmé que la charia devrait être imposée aux gens et non plus simplement proposée comme une option, qu’ils peuvent accepter ou rejeter. Le discours a été diffusé sur la chaîne télévisée Al-Majlis, qui suit l’activité du parlement koweïtien. Le député Al-Mutairi est le président de la « Commission des phénomènes négatifs », nouvellement constituée, qui a récemment fait l’objet de critiques de la part des libéraux koweïtiens pour s’être réunie afin de débattre du phénomène des « adorateurs de Satan » dans les écoles koweïtiennes. Extraits :

Mohammed Al-Mutairi : J’appelle mes collègues les députés à signer la demande d’amendement de l’Article 79 de la constitution (Aucune loi ne peut être promulguée à moins qu’elle ait été adoptée par l’Assemblée nationale et ratifiée par l’Emir). Elle sera prête demain. C’est le moins que l’on puisse faire pour notre charia. […] Comme nous croyons en Allah notre Seigneur, en l’islam Sa religion, et en Mohammed son Prophète et Messager, nous devons suivre Ses décrets et obéir à Son Messager. […] L’application de la charia ne doit pas être le dernier de nos objectifs et la dernière de nos priorités. C’est notre priorité absolue, et elle le restera, et lors de chaque session parlementaire, nous devons exiger son application. La moindre des choses à faire est d’amender l’Article 79, pour endiguer le flux de projets de loi non conformes à la charia, qui pourraient être soumis par les députés ou par le gouvernement. […]

Le chef d’Etat, le gouvernement et le parlement, ensemble, doivent respecter l’engagement qu’ils ont pris au moment de l’invasion [de l’Irak en 1990]. Lorsqu’ils ont été injustement bannis de leurs maisons par les oppresseurs, ils ont promis à Allah qu’ils montreraient leur gratitude [s’ils étaient libérés] en rétablissant la charia dans le pays. Qu’avons-nous à craindre ? Sommes-nous des buveurs d’alcool, qui devons craindre d’être fouettés ? Sommes-nous des voleurs, qui devons craindre de voir nos mains coupées ? Les dispositions de la charia sont clémentes pour les serviteurs d’Allah. Les prisons sont surchargées, comme viennent de le dire mes collègues. Une personne envoyée en prison pour une rixe en ressort trafiquant de drogue ou toxicomane. […] La charia devrait être imposée. Malheureusement, avec les temps qui changent et les vicissitudes des circonstances, la charia est proposée aux gens, et soit ils l’acceptent, soit ils la rejettent, Dieu préserve. C’est une sévère transgression. La charia est suprême et doit être imposée aux gens, au lieu de leur donner la prérogative de l’accepter ou de la rejeter.

 

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 02:49

Discours de Khamenei à la Sixième conférence internationale de soutien à l’Intifada palestinienne en Iran : « Nous [nous tenons] aux côtés de chaque groupe qui reste tenace sur la voie [de la résistance] » ; « La ‘tumeur cancéreuse’ Israël doit être traitée en plusieurs phases

 

Le 21 février 2017, le Guide suprême iranien Ali Khamenei a ouvert la sixième Conférence internationale de soutien à l’Intifada palestinienne. Selon les organisateurs iraniens, les participants incluaient des représentants de 80 pays, ainsi que du Hamas et du Jihad islamique palestinien. De nombreux responsables du régime iranien devaient prononcer des allocutions, dont le président du Majlis (parlement), Ali Larijani, qui préside la conférence, et le président iranien Hassan Rohani.

Dans son discours d’ouverture, Khamenei a déclaré : le peuple palestinien a été « chassé de son foyer et de son pays et un autre groupe de gens venant de régions reculées du monde y a été amené pour remplacer cette nation. On n’a jamais vu qu’une entité authentique soit ignorée et qu’une fausse entité prenne sa place… Mais ceci [Israël] est une autre page scabreuse dans l’histoire qui sera refermée, avec la permission et l’aide d’Allah le Glorifié. »

Il a affirmé que la « tumeur cancéreuse » – à savoir Israël – « s’est développée en plusieurs phases, jusqu’à devenir la catastrophe actuelle ». Il a ajouté que le traitement de cette tumeur doit se faire en plusieurs phases, représentées par toutes les violentes Intifadas palestiniennes et les guerres contre Israël impliquant le Hezbollah au Liban et les factions palestiniennes à Gaza. Il a ajouté que grâce à la « résistance » et au Hezbollah, la lutte contre l’ennemi sioniste, qui reposait autrefois exclusivement sur les Palestiniens, est aujourd’hui sur la bonne voie.

Khamenei a cité les deux paradigmes palestiniens concernant la manière de traiter avec Israël – la résistance et le compromis – soutenant que la résistance est le seul moyen efficace d’atteindre les objectifs palestiniens. Soulignant que l’identité et les symboles palestiniens doivent être préservés, il a ajouté que ceux-ci garantissent que « l’entité illégitime du régime sioniste » ne pourra se renforcer, c’est pourquoi la résistance héroïque doit être célébrée. Selon lui, si la résistance n’a pas encore atteint son objectif ultime de libération totale de la Palestine, elle a réussi à maintenir la question palestinienne en vie.

Khamenei a également déclaré que la libération du Sud-Liban et de Gaza représentait deux phases cruciales sur la voie de la libération de la Palestine. Il a fait l’éloge des branches militaires de plusieurs groupes palestiniens, parmi lesquels les Brigades Al-Qods du Jihad islamique palestinien, les Brigades Al-Qassam du Hamas, les Brigades des Martyrs Al-Aqsa du Fatah et les Brigades Abou Ali Mustafa du FPLP [Front populaire de la libération de la Palestine].

Il a également appelé à soutenir les mouvements de résistance, affirmant que l’aide de l’Iran à ces groupes dépend de leur niveau d’engagement envers le principe de « résistance » [la destruction d’Israël]. Il a souligné que la Cisjordanie en particulier a besoin d’aide pour la résistance et exhorté à canaliser les conflits et les divergences d’opinion internes palestiniennes et à adopter un mécanisme qui exerce une pression sur « l’ennemi » et contribue à renforcer l’objectif de l’unité nationale comme base du djihad.

En conclusion, il a déclaré que si un groupe déposait le flambeau de la résistance, un autre surgirait immédiatement pour le remplacer.

Avant de commencer son discours, Khamenei a mentionné que le 21 février était la date de « l’anniversaire du martyre de Malcolm X, un dirigeant musulman américain » et a demandé à tous les participants de prier « pour l’âme de ce martyr ».

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 00:19

L’acteur syrien Jamal Soliman dans un plaidoyer pour la démocratie : C’est une culture, un mode de vie, non une solution magique

 

Dans une interview télévisée diffusée sur Al-Jazeera, l’acteur syrien Jamal Soliman évoque le rôle de la culture et de l’éducation dans la prévention du terrorisme et de l’extrémisme, affirmant que les mesures de sécurité, si elles sont nécessaires, ne sont pas suffisantes. « C’est une question d’éducation et de culture », estime-t-il. La rupture de la relation citoyen-État crée une « situation dangereuse », dit-il encore. Selon lui, si la démocratie n’est pas une solution magique et ne se résume pas aux urnes, « nous devons commencer à l’instituer demain, afin que dans 20 ans, nous puissions vivre dans un vrai pays ». L’interview a été diffusée le 5 janvier 2017. Extraits :

Jamal Soliman : Nous parlons d’un complot contre la région arabe. Monsieur, je crois dans les théories du complot et je sais que de tels complots existent. Mais à mon avis, personne ne complote plus contre nous que nous-mêmes. Nous aidons les complots à prospérer. Nous leur déroulons le tapis rouge. C’est comme si quelqu’un voulait brûler ma maison et que je lui préparais un tas de bois sec devant ma porte, afin que le feu se répande vite et soit mortel.

Je pense que la culture joue un rôle déterminant dans ce qui est arrivé et ce qui arrive dans le monde arabe. Le discours qu’on y entend aujourd’hui mentionne le combat contre l’extrémisme et l’idéologie extrémiste, qui mènent à la violence, aux meurtres, au takfir, etc. Comment lutter contre l’extrémisme et la violence ? Allons-nous combattre l’extrémisme par le seul moyen des agences de renseignements ? Je comprends très bien que lorsqu’une cellule terroriste projette de faire exploser un endroit et de tuer des innocents, il faille sans nul doute les attaquer et les arrêter, et leur tirer dessus si nécessaire. C’est incontestable, car c’est le devoir de l’Etat. Mais comment allons-nous empêcher l’émergence de nouveaux terroristes et extrémistes ?

C’est une affaire d’éducation et de culture. Le développement social dans le monde arabe est quasi-inexistant, car les gens n’ont pas les moyens de devenir éclairés. Même la relation entre le citoyen arabe et l’Etat s’est déformée et brisée, au point de sembler hostile. C’est une situation dangereuse. Il est vrai qu’ici la justice, la bienséance, la vie dans des conditions économiques et humaines raisonnables, la dignité humaine, entrent en ligne de compte, mais aussi la culture, le fait que ce soit là mon pays, ma patrie, que j’en suis un partenaire et que je la défends, tout comme je la critique quand elle a tort.

Je crois que même la démocratie à laquelle nous aspirons dans notre bien-aimée et précieuse Syrie… Beaucoup me demandent si la démocratie résoudra les problèmes. Non. Nous devons commencer à instituer la démocratie demain, afin que dans 20 ans, nous puissions vivre dans un vrai pays. La démocratie n’est pas une recette magique, et elle ne se résume pas aux urnes – parce que [si c’était le cas], je pourrais acheter des votes au prix d’un shawarma. Les gens voteraient selon leur affiliation communautaire, tribale ou géographique, et ce serait mortel pour la démocratie. C’est pourquoi [les élections] peuvent être mortelles, et c’est là qu’on se met à languir l’époque de la dictature.

La démocratie est une culture, un mode de vie. Nous devons renforcer ces aspects, à travers des livres, des pièces de théâtre, des films et des séries télévisées – particulièrement des séries télévisées, car ce sont elles qui ont le plus d’influence sur le téléspectateur arabe.

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 00:15

Marwan Abou Ras sur la chaîne Al-Aqsa du Hamas : Les Juifs recrutent des filles atteintes du sida pour attirer les Arabes – Ni les personnes, ni les arbres, ni les pierres n’aiment les Juifs

Le 6 janvier 2017, le député du Hamas Marwan Abou Ras a prononcé un sermon du vendredi à Gaza, dans lequel il a cité le hadith antisémite des arbres et des pierres et déclaré que les Juifs étaient la « nation la plus répugnante » dotée des « pires valeurs morales que l’humanité connaisse ». Abou Ras a ajouté que les Juifs recrutent des prostituées dans les rangs de leur armée « pour attirer les Arabes dans leurs pièges », qu’ils envoient « des filles infectées du sida pour qu’elles forniquent avec de jeunes musulmans », tout en empêchant l’entrée de marchandises utiles. « La victoire arrive bientôt », a-t-il promis, précisant : « Leur Etat est sur le point de disparaître. » Abou Ras a prié Allah de « détruire les Juifs criminels et ceux qui les aident et les soutiennent, ainsi que ceux impliqués dans la coordination sécuritaire avec eux ! » Le sermon a été diffusé sur la chaîne Al-Aqsa du Hamas. Extraits :

Marwan Abou Ras : Qui sont [les Juifs] ? C’est le peuple le plus répugnant, la nation la plus répugnante. Ils ont les pires valeurs morales que l’humanité connaisse. Dès qu’un prophète leur disait quelque chose qui leur plaisait, ils le suivaient. Mais si un prophète les contredisait, même sur une question des plus triviales, soit ils le traitaient de menteur, soit ils le tuaient. Ils ne se sont jamais comportés autrement, car leurs valeurs morales sont mues par la traîtrise et la trahison. Ils n’ont que faire des valeurs morales, de l’honnêteté ou de l’honneur. Ils ne savent pas ce que c’est que l’honneur. Savez-vous qui les Juifs recrutent dans les rangs de leur armée, une armée qui sera bientôt vaincue, si Allah veut ? Ils recrutent des prostituées pour attirer les Arabes dans leurs pièges, et dans les pièges de leurs agences de renseignements. Ainsi, s’ils recrutent des filles pour piéger les gens, que reste-t-il de leurs valeurs morales ? […]

Ils furent les premiers à propager l’usure, les premiers à diffuser de répugnants films et sites pornographiques. Ils sont en tête du peloton de la propagation des drogues et de l’alcool. […] Savez-vous quelle marchandise pénètre Gaza en grandes quantités, avec la bénédiction de l’ennemi ? Les drogues. Seulement les drogues. La seconde marchandise est le tabac. Ceux qui veulent effectuer de la contrebande de drogues ou du tabac peuvent le faire librement, mais la contrebande d’une denrée utile à Gaza ? C’est interdit. […] Ô Juifs criminels, Allah nous a décrit vos attributs. Vous ne pouvez rester sur notre terre. Nous ne renoncerons jamais à un seul pouce de notre terre.

Mon message à notre nation islamique est : revenez à la raison ! Sachez que cet ennemi est votre ennemi, tout comme il est notre ennemi. Je ne comprends pas ce qui passe par la tête de ces Arabes. L’ennemi déclare ouvertement que sous couvert de tourisme, il envoie des filles infectées du sida forniquer avec de jeunes musulmans, afin de répandre la fornication et le sida au sein de la jeunesse musulmane. […]

Mes frères, ayez de la patience. La victoire est proche, si Allah veut. Leur Etat est sur le point de disparaître. Nous ne savons pas comment cela se produira exactement, mais nous savons ce que notre Seigneur et notre Prophète nous ont dit. Le temps des miracles est presque là. Certains miracles se sont déjà produits. Nous voulons entendre les pierres et les arbres appeler les musulmans et dire : « Ô musulman, ô serviteur d’Allah, il y a un Juif derrière moi. Viens le tuer ! » La seule exception sera l’arbre Gharqad, car c’est l’arbre des Juifs.

Mes frères, sachez que les personnes, les pierres et les arbres haïssent tous [les Juifs]. Tous sur terre haïssent cette nation répugnante, une nation extrinsèque à l’Humanité. Ce fait a été clarifié par le Coran et par la Sunna. Ô Allah, détruis les Juifs criminels et ceux qui les aident et les soutiennent, ainsi que ceux impliqués dans la coordination sécuritaire avec eux ! Ô Allah, assène-leur un coup retentissant, car ils ne Te conviennent pas.

 

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 04:28

Le politicien jordanien Thaher Ahmad Amr : Israël connaîtra sa fin le 13 juillet 2023 ; personne ne veut des Juifs

 

Thaher Anmad Amr, fondateur du parti jordanien Al-Hayat, a déclaré : « Nous avons reçu deux promesses : la première au sujet de l’essor arrogant de ces Juifs, et nous avons reçu une autre promesse sur leur anéantissement. » Dans une interview diffusée sur la chaîne jordanienne Kaifa le 16 janvier 2017, Amr a prédit, se basant sur des « conclusions numériques, religieuses, intellectuelles et politiques », que l’Etat d’Israël connaîtra sa fin le mercredi 13 juillet, 2023. « Par Dieu, je vois l’anéantissement d’Israël aussi clairement que je vous vois », a-t-il dit à l’intervieweur. Extraits :

Thaher Anmad Amr : Nous avons reçu deux promesses : la première portait sur l’essor arrogant de ces Juifs, et nous avons reçu une autre promesse sur leur anéantissement.

Intervieweur : Oui.

Thaher Anmad Amr : Selon moi, nous vivons actuellement les temps de la première promesse, celle de l’essor arrogant des Juifs.

Intervieweur : Leur « essor » signifie leur domination politique, militaire, économique et intellectuelle.

Thaher Anmad Amr : Un symbole de leur essor est la visite de Netanyahou à la Maison Blanche, lorsqu’il est allé en Amérique et s’est rendu au Congrès des États-Unis, sans la permission d’Obama. Il est entré au Congrès et a prononcé un discours tel l’un des grands héros de l’Amérique – ils l’auraient applaudi 26 ou 28 fois – et il est parti – exactement comme il est entré – sans la permission du maître des lieux. […]

Avant que les Juifs ne viennent en Palestine – c’était tout récemment – des restaurants en Europe et en Amérique affichaient des pancartes indiquant : « Entrée interdite aux Noirs, aux chiens et aux Juifs ». C’était tout récemment. Ils ne pouvaient pas se montrer en public, ni dans le monde arabe et islamique et ni en Occident. Ils étaient tels des chauves-souris vespérales, si vous me suivez. Leur essor arrogant a commencé quand ils sont arrivés en Palestine. […]

[Notre] nation ne triomphera jamais tant qu’un seul Juif régnera, ne serait-ce que sur un seul kilomètre carré de la terre de Palestine. […]

J’ai écrit un article dans lequel j’ai écrit que le mercredi 13 juillet 2023 marquerait la fin de l’État d’Israël.

Intervieweur : 2023 ?

Thaher Anmad Amr : C’est exact, ou peut-être était-ce 2022…

Intervieweur : Et vous y croyez toujours ?

Thaher Anmad Amr : Absolument, je suis convaincu qu’ils seront anéantis mais…

Intervieweur : Oui, mais en quelle année ?

Thaher Anmad Amr : Ce n’est pas dans le Coran ou dans le Hadith. Ce sont mes propres conclusions – numériques, religieuses, intellectuelles et politiques.

Intervieweur : Êtes-vous absolument certain que les Juifs seront anéantis ?

Thaher Anmad Amr : Par Dieu, je vois l’anéantissement d’Israël aussi clairement que je vous vois. Cet Etat est transitoire. Il n’a pas de fondations, vous comprenez ? Il n’a pas de racines, il sera donc facilement anéanti. […]

Six millions de Juifs vivent actuellement sur la terre de la Palestine historique, et d’autre part, il y a six millions de musulmans. […]

Ces six millions [de Juifs] se sont rassemblés de tous les coins de la Terre, et aucun d’entre eux ne sait qui était son arrière-arrière-grand-père. Ils vivent tous sur cette terre. Ni les six millions [de Palestiniens], ni les 350 millions d’Arabes, ne veulent des six millions de Juifs là-bas… Je parle des peuples, pas des quelque 500 dirigeants… La majorité des peuples arabes ne veulent pas de ces Juifs. Les musulmans, en général, ne veulent pas non plus des Juifs, ni les peuples libres partout au monde. Les gens qui ont souffert entre leurs mains ne veulent pas des Juifs. Donc, à mon avis, ils ne peuvent subsister qu’en nous détruisant, en détruisant nos maisons, en…

Intervieweur : Par la discrimination.

Thaher Anmad Amr : Ils ont réussi à nous voler la terre de Palestine dans sa totalité. Ils ont volé et pillé notre histoire. La seule chose qu’ils ne peuvent pas voler, ce sont les gènes dans notre sang. Ils ne peuvent pas voler la Palestine qui est dans nos gènes.

 

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