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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 12:05

Le patriarche melkite Grégoire III Laham : Les chrétiens d’aujourd’hui doutent que les musulmans soient prêts à coopérer

pretre

 

Dans une interview du 7 janvier 2016 paru dans le quotidien égyptien officiel Al-AhramUsually, stories relating to Muhammad’s hair​ in French refer to hair from his beard. But I am not sure how reliabale they are., patriarche d’Antioche et de l’Orient et chef de l’Eglise catholique grecque melkite , exprime sa préoccupation quant au sort des communautés chrétiennes dans le monde arabe.

Le patriarche est un fervent partisan du dialogue entre musulmans et chrétiens. Il fait partie des dignitaires à être sortis au milieu d’un discours du sénateur américain Ted Cruz qui maintenait qu’Israël est le meilleur allié des chrétiens au Moyen-Orient.

Dans l’interview, il déclare que les chrétiens du Moyen-Orient ont toujours défendu les musulmans, mais que les chrétiens d’aujourd’hui doutent que les musulmans soient prêts à les accepter et à coopérer avec eux de manière positive.

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 12:03

Le grand mufti de Russie lors de sa visite en Irak : Même à l’époque du communisme, nous avons réussi à protéger notre religion et notre unité

Supreme_Mufti_of_Russia_Talgat_Tadzhuddin

 

Lors d’une récente visite de condoléances en Irak, le grand mufti de Russie Talgat Tadzhuddin a déclaré : « Même face à l’épreuve communiste, nous avons réussi à protéger notre religion et notre unité », et « ces 15 dernières années… nous avons construit 7 500 nouvelles mosquées et sept universités islamiques ». Tadzhuddin a apporté avec lui une boîte contenant des cheveux du Prophète Mahomet, l’un des trois présents du sultan Abdulhamid II, le grand mufti de la Russie tsariste. Des vidéos de la visite ont été mises en ligne le 16 janvier 2016. Extraits :

Talgat Tadzhuddin : Même face à l’épreuve communiste, nous avons réussi à protéger notre religion et notre unité. Au temps de Staline, plus de 14 000 mosquées ont été touchées. Cependant, ces 15 dernières années, nous avons construit 7 500 nouvelles mosquées et 7 universités islamiques.

[…]

Ces cheveux du Prophète Mahomet sont en notre possession depuis 120 ans, depuis l’époque du sultan Abdulhamid II. Le grand mufti de la Russie tsariste est allé effectuer le Hajj, et il a rencontré le sultan Abdulhamid II. En signe d’appréciation de la ténacité des musulmans russes, le sultan lui a donné trois cheveux du Prophète.

[…]

Les cheveux du Prophète font partie de son corps, tout comme nous faisons partie de la nation du Prophète Mahomet. Les Compagnons du Prophète ont gagné nos terres, et le Prophète a prédit que la victoire viendrait du Nord. Ce groupe mal avisé et trompeur [Etat islamique], utilisé par les ennemis de l’islam partout dans le monde, veut ternir la renommée de l’islam et des musulmans.

Désignant la boîte contenant les cheveux, en aparté  hors micro : 

Peut-on l’ouvrir ? Ils peuvent les mettre dans de l’eau puis boire.

Assistance : Que la prière d’Allah soit sur Mahomet.

Que la prière d’Allah soit sur Mahomet.

Que la prière d’Allah soit sur Mahomet.

Que la prière d’Allah soit sur Mahomet.

Allah soit sur Mahomet.

 

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 10:55

Tirawi, membre du Comité central du Fatah : Un État palestinien dans les frontières de 1967 n’est qu’une phase

Fatah Central Committee Member Tirawi_ Palestinian State on 1967 Borders Is Just

 

Le membre du Comité central du Fatah Tawfiq Al-Tirawi a affirmé à l’agence de presse Maan : « La Palestine s’étend du fleuve [du Jourdain] à la mer [Méditerranée] » et ‘ »un Etat palestinien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem comme capitale, n’est qu’une phase ».

L’ancien chef des renseignements de l’Autorité palestinienne a ajouté : « Hitler n’était pas corrompu » dans l’interview du 9 janvier 2016. Extraits :

Tawfiq Al-Tirawi : Je crois que l’Intifada palestinienne actuelle a uni le peuple palestinien. L’Intifada a uni le peuple dans toutes les parties géographiques de la Palestine. Si vous me demandez mon avis sur cette question, j’ai une opinion « extrémiste ».

Journaliste : Oui, j’aimerais entendre votre opinion.

Tawfiq Al-Tirawi : Mon opinion « extrémiste » sur la question, dans les limites de ce qui peut être dit, est que la Palestine s’étend du fleuve [du Jourdain] à la mer [Méditerranée].

Journaliste : C’est notre patrie, du fleuve… L’Etat peut être [créé] dans [les frontières] de l’Autorité palestinienne, mais la patrie ne changera jamais.

Tawfiq Al-Tirawi : Au contraire, un Etat palestinien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem comme capitale, n’est qu’une phase, en ce qui me concerne. Laissez-moi poser une question, que je pose souvent aux intellectuels et aux politiciens, et il s’avère qu’ils n’y ont jamais pensé : Qu’a dit Abou Amar [Arafat] lorsqu’il a déclaré en Algérie la création de l’Etat palestinien ?

Journaliste : Il a dit qu’il créerait un Etat sur toute partie de terre libérée.

Tawfiq Al-Tirawi : Non. Il a dit : « Je déclare par la présente la création de l’Etat de Palestine sur notre terre palestinienne, avec la noble Jérusalem pour capitale. » C’est ce qu’il a dit. Où est notre terre palestinienne ? En Palestine. Où est la noble Jérusalem ? A Jérusalem. Nous n’avons pas dit « Jérusalem Est» et nous n’avons pas dit « les frontières de 1967 ».

Journaliste : Mais c’est la voie politique.

Tawfiq Al-Tirawi : Peu importe. Cela ne signifie pas que je refuserai d’accepter un Etat dans les frontières de 1967. Ce que je dis est : Le monde n’a-t-il pas construit le Liban ? Le monde n’a-t-il pas construit les pays post-Yougolslavie ? N’imaginez pas qu’il puisse y avoir une solution au problème palestinienne qui consisterait à créer un Etat dont les frontières se limiteraient à la Cisjordanie et à Gaza. Je défie tout Palestinien de dire que la carte de la Palestine se limite à la Cisjordanie et à Gaza.

Journaliste : Là-dessus nous sommes d’accord.

Tawfiq Al-Tirawi : La carte de la Palestine, qui est gravée dans l’esprit de tout être humain, dans chaque livre, dans chaque rue, dans chaque ville, partout… Qui voudrait la déformer et la remplacer par une autre carte ?

Journaliste : Quelques manuels scolaires de nos écoles palestiniennes ont retiré la Mer morte de la carte.

Tawfiq Al-Tirawi : C’est une erreur. Cela ne signifie pas que je veuille jeter les juifs à la mer. Non. Je veux vivre avec eux…

Journaliste : Pourquoi les jeter à la mer ? Nous leur donnerons des billets d’avion pour partir d’ici.

Tawfiq Al-Tirawi : Non, cela non plus. Nous voulons que les peuples qui se trouvent en Palestine vivent en Palestine, dans ses frontières historiques, et nous voulons que tous les réfugiés palestiniens retournent dans leur pays.

[…]

Ce dont nous avons essentiellement besoin est de renforcer le sentiment d’appartenance [palestinien].

Journaliste : L’appartenance à quoi ? A la patrie ? Au dirigeant ?

Tawfiq Al-Tirawi : Non, non. Appartenir à un dirigeant n’existe pas. Il y a une loyauté envers un dirigeant. Il y a une différence entre loyauté et appartenance.

Journaliste : Quelle est la différence entre la loyauté, l’écoute et l’obéissance ?

Tawfiq Al-Tirawi : La loyauté est une autre forme d’écoute et d’obéissance. Les mouvements islamiques parlent d’écoute et d’obéissance, et les laïcs parlent de loyauté.

Journaliste : Etes-vous d’accord ?

Tawfiq Al-Tirawi : Evidemment que non. Absolument pas.

Journaliste : Mais vous êtes un général. Vous devriez être le premier à croire en l’écoute, en l’obéissance, en la discipline et en « chargez, tirez ! »…

Tawfiq Al-Tirawi : Non, non. Il y a une différence…

Journaliste : La vie n’est pas faite de casernes militaires…

Tawfiq Al-Tirawi : Il y a une différence entre un officier qui exécute des ordres, et la loyauté envers le dirigeant. Ce dirigeant peut être corrompu…

Journaliste : Comment le saurions-nous si’l était corrompu ?

Tawfiq Al-Tirawi : Qui ignore que son dirigeant est corrompu ?

Journaliste : Le peuple allemand ignorait qu’Hitler était corrompu.

Tawfiq Al-Tirawi : Il n’était pas corrompu.

Journaliste : Le peuple français considérait De Gaulle comme un demi-prophète. Je ne connais pas bien l’histoire de Churchill, mais le peuple le voyait comme l’un des politiciens les plus éminents…

Tawfiq Al-Tirawi : Soyons logiques. Hitler n’était pas corrompu. Il était imprudent.

Journaliste : Vous savez quoi, faisons une pause thé. Nous ne voulons pas que vous vous fassiez arrêter à cause de notre émission. Prenons du thé et faisons une pause. Ne parlons plus d’Hitler.

 

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 04:07

L’ancien Frère musulman Farid Abdelkrim dénonce l’ « hypocrisie » de ceux qui n’osent lier attentats et islam

Farid Abdelkrim

 

Le 17 janvier 2016, Farid Abdelkrim a mis en ligne sur le siteSaphirNews un article intitulé « Pour un islam français, soyons déterminés à agir ». Anciennement islamiste et Frère musulman, Farid Abdelkrim prône aujourd’hui un islam français. Ci-dessous, il évoque « l’hypocrisie » de ceux qui affirment que les derniers attentats n’avaient rien à voir avec l’islam. « C’est pourtant bien le contraire qu’affirment ces criminels qui revendiquent qu’ils sont musulmans et qu’ils incarnent l’islam authentique », précise-t-il.« Extraits : 

Un an après les premiers attentats qui ont bouleversé la société française, que faut-il retenir de ces funestes événements et de leurs conséquences ? Quels messages promouvoir et que préconiser pour construire une société meilleure ? Le point sur Saphirnews avec Farid Abdelkrim, auteur et humoriste, ancien membre de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) et cofondateur et ancien président de Jeunes musulmans de France (JMF). Derniers ouvrages parus : « Pourquoi j’ai cessé d’être islamiste, Itinéraire au cœur de l’islam en France » et « L’islam sera français ou ne sera pas » (Les points sur les i, 2015).

« Les attentats qui ont touché la France en 2015, comme tous les crimes perpétrés au nom de la folie des hommes, non seulement m’attristent mais me plongent dans une incompréhension chaque fois plus grande. Et en tant qu’homme et croyant, ma compassion pour les victimes, leurs familles ainsi que leurs proches croît tout autant.

Ma colère, qui ne changera rien à ce qui s’est passé et à ce qui risque de se passer à nouveau, est, elle aussi, très grande. Elle l’est à cause de la lâcheté des coupables. Elle est aussi en partie liée à la manière dont se dédouanent tous ces prétendus « religieux » qui affirment sans sourciller que tout cela n’a rien à voir avec l’islam ! « Ce n’est pas ça, l’islam… », « Ceux qui ont commis ces actes ne sont pas musulmans », disent-ils. C’est pourtant bien le contraire qu’affirment ces criminels qui revendiquent qu’ils sont musulmans et qu’ils incarnent l’islam authentique.

Tristesse, incompréhension et colère n’altèreront cependant pas ma détermination à agir. Aujourd’hui plus qu’hier.

Le camp des grands absents

Aussi, je crois qu’on ne saurait parler des conséquences de ces actes sans revenir sur les causes. Autrement dit, « il n’y a pas de fumée sans feu ». C’est sans aucun doute la première leçon à tirer de ces événements. (…)

Le constat est donc simple : l’islam se trouve prisonnier entre l’ignorance de ses adeptes et l’incapacité de ses savants d’y remédier. Comment, dès lors, s’étonner que l’islam soit en proie à toutes les interprétations possibles, même les plus déviantes ?

(…)

Apprentis sorciers de la religion

À mes concitoyens, j’aimerais dire que je les comprends. Je sais leurs questionnements, leurs angoisses, leurs inquiétudes… Je partage les mêmes. L’affirmer, c’est en finir avec la langue de bois ! Ce n’est par ailleurs rien d’autre qu’assumer ma responsabilité, qu’il ne faudrait pas confondre avec une quelconque forme de justification.

Aux fidèles de l’islam, ceux qui le souhaitent, j’affirme que ceux qui les mènent en bateau sont en premier lieu tous ces apprentis sorciers de la religion. Ils sont nombreux. Et avec le temps, ils se sont mis à exceller sur le marché de la pleurniche, de l’excommunication et de la médiocrité.

À nos politiques enfin, ceux qui sont en charge de ce dossier de l’islam, il est impératif qu’ils s’inspirent de ceux qui ont une expérience, une expertise et qui font de vraies propositions.

Faire société

En finir avec les vœux pieux et devenir humble, notamment dans notre volonté d’œuvrer pour faire société consiste, selon moi, non pas à chercher à changer le monde, mais à agir là où nous le pouvons durant le temps qui nous est imparti. 

Limiter ainsi mes prétentions revient à admettre ce que je crois être en mesure d’assumer. C’est d’ailleurs un enseignement divin en même temps qu’une promesse, puisque Allah affirme qu’il ne change l’état d’un peuple que si chaque individu qui le compose change ce qui est en lui-même. 

Or, s’il est avéré que je suis l’un des problèmes qui empêche de faire société, ne devrais-je pas commencer par moi et m’occuper de ce problème en priorité ? Avec honnêteté ? C’est un déni et cela est totalement irresponsable de penser et de dire que ce sont les autres qui ne savent pas y faire avec l’islam et les musulmans. 

Pour conclure, améliorer mon monde à mon niveau passe par l’élaboration de contributions. L’une d’elles se trouve dans mon dernier livre qui se veut être une série de pistes et de propositions : « L’islam sera français ou ne sera pas.’  »  

 

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 04:04

L’écrivaine franco-égyptienne Sérénade Chafik : Non au relativisme culturel

Serenade Chafiq

 

Début janvier 2016, l’écrivaine franco-égyptienne Sérénade Chafik, auteur de Répudiation, femme et mère en Egypte (2003), a lancé une pétition pour la défense de la laïcité et le refus du relativisme culturel : « Nous refusons le relativisme culturel consistant à accepter que les hommes et les femmes de culture musulmane soient privés du droit à l’égalité », précise-t-elle. La pétition a été mise en ligne sur le site de pétitions change.org et a atteint les 695 signatures.  Elle a pour titre :  « La laïcité, un droit fondamental, une valeur universelle d’émancipation ». En voici le texte : 

La laïcité, un droit fondamental, une valeur universelle d’émancipation, une garantie pour notre liberté

L’islamisme veut semer la terreur pour faire reculer la libre pensée et imposer ses lois totalitaires.

Dans 20 pays, en 18 mois, une des organisations islamistes la plus meurtrière l’EI a causé plus de 1 600 morts.

Depuis juin 2014, date de proclamation du « califat », l’EI et ses diverses « filiales » à travers le monde ont commis 83 attentats et exécutions d’otages.

En attaquant Charlie le 7 janvier 2015, et les lieux de culture, de loisirs et de vie à Paris le 13 novembre, en détruisant le patrimoine mondial, notre mémoire collective et les fondements historiques de nos civilisations, l’islamisme a démontré qu’il compte sur la terreur pour s’imposer en maître religieux qui voudrait se répandre en un empire mondialisé.

Les prédicateurs de haine misent sur ces sentiments pour former les bataillons grâce auxquels ils imposeront leur idéologie mortifère pour accomplir leur crime contre l’humanité.

Nous défendons la laïcité en tant que préalable à l’égalité de toutes les citoyennes et citoyens quelles que soient leurs sexes, leur identité sexuelle, leurs croyances, leurs convictions ou leurs origines.

Parce que la Laïcité repose sur la séparation des pouvoirs politiques et religieux, nous déclarons que le principe de laïcité ne peut être ni négociable ni aménageable.

Nous affirmons que la laïcité est le socle de toute démocratie

Nous disons aux associations, médias, formations politiques et gouvernements que plus que jamais se taire ou tergiverser, c’est accepter l’inacceptable, devenir complice de l’infâme.

Nous refusons le « relativisme culturel » consistant à accepter que les hommes et les femmes de culture musulmane soient privés du droit à l’égalité, à la liberté et à la laïcité au nom du respect des cultures et des traditions.

Nous refusons de renoncer à l’esprit critique par peur d’encourager l’ « islamophobie », concept malheureux qui confond critique de l’islam en tant que religion et stigmatisation des croyants.

Nous soutenons toutes celles et tous ceux qui luttent pour la promotion de la laïcité, la liberté de conscience, et qui luttent contre l’obscurantisme au péril de leur vie et de leur liberté.

Pour tout contact : promotion.laicite@gmail.com

 

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 04:02

Un éditorial du quotidien saoudien Al-Riyadh exhorte à fixer un calendrier pour un programme nucléaire pacifique

saoudia

 

Après la mise en œuvre du JCPOA et la levée des sanctions contre l’Iran, le quotidien gouvernemental saoudien Al-Riyadh a publié un éditorial intitulé « Que se passera-t-il dans 15 ans ? », exprimant la crainte du développement futur du programme nucléaire iranien. L’éditorial observe que d’ici 2031, la plupart des restrictions que le JCPOA impose à l’Iran seront levées, laissant le pays libre de développer son programme nucléaire comme il l’entend. Il appelle par conséquent à rejoindre le club nucléaire et expose une « feuille de route » pour construire des réacteurs nucléaires saoudiens à des fins pacifiques, qui seraient prêts avant 2031.

Notons que, depuis l’annonce du JCPOA le 15 juillet 2015, de nombreux articles de la presse saoudienne exhortent l’Arabie saoudite et d’autres pays du Golfe à profiter de la prochaine décennie pour développer leurs propres programmes nucléaires militaires en réaction à la menace nucléaire iranienne, qui refera surface après l’expiration de l’accord. [1] 

Extraits : [2] 

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a affirmé hier [le 16 janvier 2016] que les sanctions contre son pays seraient levées immédiatement après la publication du rapport de l’AIEA annonçant que l’Iran a rempli ses obligations en vertu de l’accord nucléaire signé avec les superpuissances en juillet dernier [2015]. [Même] si nous ignorons les implications politiques et économiques de cet accord pour la région dans un avenir proche et lointain, un aspect de cet accord doit [néanmoins] être pris en compte. En 2031, cet accord sur le nucléaire sera consigné dans les archives de l’ONU et l’Iran sera libre de faire ce qui lui plaira concernant son programme nucléaire. Ceci du fait que la plupart des restrictions imposées [à l’Iran] par les articles du présent accord expireront dans 15 ans. Entre-temps, l’Iran enrichira de l’uranium à un niveau qui ne dépassera les 3,67 %, le niveau de sécurité. Mais que se passera-t-il après 15 ans ?

Le président américain Barack Obama compte sur [l’hypothèse] selon laquelle, au cours de cette période de 15 ans, un changement interviendra dans le comportement iranien, [aujourd’hui] attentatoire à ses voisins. Cette philosophie du président provient de sa conviction que, dès lors que le peuple iranien pourra goûter à une existence privée de sanctions, il exprimera son amour de la paix. Dans une telle situation, [pense-t-il], les décisionnaires iraniens ne penseront plus à  progresser vers la fabrication d’une bombe nucléaire, car ceci causerait des problèmes au régime iranien et à sa population, qui refuserait de revenir à l’ère des sanctions après avoir goûté la liberté. Mais le fait est que le président américain a lancé une bouée de sauvetage au régime iranien, qui lui permettra de survivre, et la Corée du Nord constitue un exemple de la manière dont une puissance nucléaire peut constituer un bouclier pour des régimes malades… Cette philosophie [d’Obama] ne devrait présenter aucun intérêt pour nous…

Ce que nous devons faire, dès aujourd’hui, est de commencer à préparer un programme nucléaire à des fins pacifiques pour obtenir les connaissances nécessaires sur le cycle du carburant nucléaire et construire des réacteurs nucléaires afin de produire de l’électricité et dessaliniser l’eau, ce qui nous permettra de diversifier nos sources d’énergie. Après tout, le royaume [saoudien] se développe constamment, et selon les statistiques, il brûle plus de quatre millions de barils de pétrole par jour pour produire de l’électricité, et en 2035, ce chiffre atteindra dix millions de barils [par jour]. La perte de cette ressource naturelle et les bénéfices que cela pourrait générer sont évalués à plusieurs millions de dollars par jour.

En outre, le royaume a le droit d’enrichir de l’uranium jusqu’au niveau autorisé par la communauté internationale, à savoir 3,75 %.  Le comportement constructif de l’Arabie saoudite, qui aspire à la paix avec les pays de la région, l’aide à avancer dans cette direction, tout comme [le fait qu’]elle échappe à toutes les caractéristiques des pays malavisés qui possèdent [déjà] cette technologie. [Cette technologie] confère un prestige international, ce qui est un fait indéniable, car le club nucléaire est un club de pays d’élite, même si certains d’entre eux sont parfois décrits comme étant malavisés, partisans du terrorisme et membres de l’Axe du Mal.

Un bref examen des programmes nucléaires régionaux nous laisse confiants en la capacité de l’Arabie saoudite à entamer la construction de réacteurs nucléaires et à les achever avant 2031. Les Émirats arabes unis, qui ont pour intention de construire quatre réacteurs, ont annoncé en 2008 leur politique globale de développement d’énergie nucléaire à des fins civiles. Le creusement [des fondations] a commencé en 2012, et le premier [réacteur] devrait être opérationnel d’ici 2017. Les autres suivront progressivement d’ici 2020.

L’Egypte, qui éprouve aussi une difficulté à répondre à ses besoins énergétiques, a annoncé l’an dernier avoir signé un accord avec la Russie pour construire quatre réacteurs nucléaires [en Egypte], dont le premier serait opérationnel en 2024.

Ces informations nous incitent à fixer un calendrier ou une feuille de route claire pour établir un programme nucléaire civil visant à atteindre les objectifs de l’Arabie saoudite. La « cité scientifique de l’énergie nucléaire et renouvelable au nom du roi Abdallah » supervisera naturellement le programme [nucléaire], en raison de son expertise. 2030 sera fixée comme la date d’activation du premier réacteur nucléaire.

Notes : 

[1] Voir Dépêche spéciale n° 6112 de MEMRI, Saudi Press: We Must Have A Military Nuclear Program Within A Decade, 22 juillet 2015.

[2] Al-Riyadh (Saudi Arabia), 17 janvier 2016.

 

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 04:01

Des médias russes fustigent la Turquie, évoquent l’option d’une attaque nucléaire et accusent le président Erdogan de soutenir l’EI

erdogan

 

 

Le conflit entre la Russie et la Turquie se reflète non seulement dans la tension militaire, politique et économique entre les deux pays, mais également dans les médias russes, qui expriment une hostilité extrême envers la Turquie et son président.

Cette hostilité est palpable, par exemple, dans les articles en anglais récemment mis en ligne sur les sites russes NEO et Pravda. L’un d’eux cite « un important expert militaire » qui affirme qu’en cas de guerre entre les deux pays, « la Russie devra immédiatement utiliser des armes nucléaires, l’existence de la nation étant en jeu ». D’autres se focalisent sur le président turc Recep Tayyip Erdogan, qu’ils présentent comme un partisan de l’EI et qu’ils traitent de « fou » et de « meurtrier ». Un autre suggère même que la Turquie était un « instigateur de l’attentat de Paris [du 13 novembre]« .

Le conflit entre la Russie et la Turquie se reflète non seulement dans la tension militaire, politique et économique entre les deux pays, mais également dans les médias russes, qui expriment une hostilité extrême envers la Turquie et son président.

Cette hostilité est palpable, par exemple, dans les articles en anglais récemment mis en ligne sur les sites russes NEO et Pravda. L’un d’eux cite « un important expert militaire » qui affirme qu’en cas de guerre entre les deux pays, « la Russie devra immédiatement utiliser des armes nucléaires, l’existence de la nation étant en jeu ». D’autres se focalisent sur le président turc Recep Tayyip Erdogan, qu’ils présentent comme un partisan de l’EI et qu’ils traitent de « fou » et de « meurtrier ». Un autre suggère même que la Turquie était un « instigateur de l’attentat de Paris [du 13 novembre]« .

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 03:58

La sexologue égyptienne Heba Kotb : Les juifs ont présenté le plus haut taux de perversions sexuelles de l’histoire

Egyptian Sex Therapist Heba Kotb_ The Jews Have Had the Highest Rate of Sexual P

 

 

Dans une émission télévisée égyptienne, Heba Kotb, consultante en médecine islamique et en vie conjugale, déclare que les juifs « ont présenté le plus haut taux de perversions sexuelles de l’histoire ». Selon Kotb, cela est dû à un « déséquilibre psychologique » causé par des règles strictes. « Dans la pensée juive, le sexe doit être pratiqué pour une raison », dit-elle.

L’émission a été diffusée sur Al-Hayat, le 16 janvier 2016.

Extraits :

Journaliste : Un sujet récurrent dans les questions de nos téléspectateurs est que le sexe est uniquement un moyen de procréer. D’autres voient le sexe comme une source de plaisir. Qu’en pensez-vous ?

Heba Kotb : Ni l’un ni l’autre, évidemment. Si le sexe n’était que pour procréer… D’ailleurs, c’est la croyance des juifs. Dans la religion juive, le sexe doit être pratiqué pour une raison. Vous pouvez le dire… Vous me l’avez rappelé. Dans la pensée juive, le sexe doit avoir une raison, et la raison peut-être la procréation ou le désir sexuel vorace d’un homme, qu’il ne peut supporter jusqu’à avoir des rapports avec sa femme. Les juifs ont des règles très strictes.
Cela doit se faire à travers une séparation, après le coucher du soleil, sans se toucher, etc. C’est tout une histoire dans la religion juive. Mais cela crée un déséquilibre psychologique, même parmi les juifs qui font ces choses, et par conséquent, ils ont présenté le plus haut taux de perversions sexuelles de l’histoire.

Voir les extraits vidéo sur MEMRI TV

 

Dans une émission télévisée égyptienne, Heba Kotb, consultante en médecine islamique et en vie conjugale, déclare que les juifs « ont présenté le plus haut taux de perversions sexuelles de l’histoire ». Selon Kotb, cela est dû à un « déséquilibre psychologique » causé par des règles strictes. « Dans la pensée juive, le sexe doit être pratiqué pour une raison », dit-elle.

L’émission a été diffusée sur Al-Hayat, le 16 janvier 2016.

Extraits :

Journaliste : Un sujet récurrent dans les questions de nos téléspectateurs est que le sexe est uniquement un moyen de procréer. D’autres voient le sexe comme une source de plaisir. Qu’en pensez-vous ?

Heba Kotb : Ni l’un ni l’autre, évidemment. Si le sexe n’était que pour procréer… D’ailleurs, c’est la croyance des juifs. Dans la religion juive, le sexe doit être pratiqué pour une raison. Vous pouvez le dire… Vous me l’avez rappelé. Dans la pensée juive, le sexe doit avoir une raison, et la raison peut-être la procréation ou le désir sexuel vorace d’un homme, qu’il ne peut supporter jusqu’à avoir des rapports avec sa femme. Les juifs ont des règles très strictes.
Cela doit se faire à travers une séparation, après le coucher du soleil, sans se toucher, etc. C’est tout une histoire dans la religion juive. Mais cela crée un déséquilibre psychologique, même parmi les juifs qui font ces choses, et par conséquent, ils ont présenté le plus haut taux de perversions sexuelles de l’histoire.

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 04:21

Ajouter le russe aux langues prioritaires de MEMRI

putin shoigu

 

Par Alberto M. Fernandez et Yigal Carmon*

La Russie a été une grande puissance pendant des siècles, et tout au long de son histoire, elle a souvent regardé vers le Sud et vers l’Est, en direction du monde musulman et du Moyen-Orient. Des guerres contre l’Empire ottoman au soutien aux chrétiens orthodoxes maltraités, à la Révolution communiste et au soutien soviétique aux régimes socialistes arabes et nasseriste, le rôle de la Russie a été déterminant.[1]

L’intervention militaire russe en Syrie a créé un nouveau défi géopolitique, tant pour Israël que pour les Etats-Unis. Le Secrétaire à la Défense américain Ashton Carter l’a décrit comme “de l’huile versée sur le feu de la guerre civile syrienne”.[2] Ce défi concerne non seulement la Syrie, l’Iran et le Hezbollah – qui font tous partie de l’axe de la résistance – mais aussi l’Irak. (…)

Cette intervention militaire pourrait relancer une nouvelle forme de Guerre froide entre les Etats-Unis et la Russie, ce qui est déjà le cas côté russe, à en juger par la stratégie et la propagande du pays. Si les alliés sunnites des Etats-Unis, comme l’Arabie saoudite, la Turquie ou les Etats du Golfe faisaient le pas d’équiper les rebelles syriens de missiles portatifs pouvant être utilisés contre un avion syrien ou russe, la Guerre froide pourrait éclater dans la région. Israël, sans être directement impliqué dans la crise syrienne, reste un allié des Etats-Unis, et serait donc concerné, d’une manière ou d’une autre.

Des milliers de volontaires russes de la région du Caucase combattent d’ores et déjà dans les rangs de différents groupes djihadistes au Moyen-Orient, en particulier l’Etat islamique (EI) et Jabhat Al-Nusra. L’EI cherche aussi à radicaliser d’autres Russes, par des vidéos de propagande diffusées dans cette langue.[4]

Au cours des dernières années, la Russie s’est affirmée  comme un nouveau rival des Etats-Unis sur la scène internationale, défiant la présence et la politique américaine par sa propagande et ses moyens militaires et soutenant les ennemis des Etats-Unis. Ceci s’est produit en Europe (en Ukraine notamment), en Amérique latine, dans le monde arabe et musulman et ailleurs. Ces efforts sont soutenus par une vaste tentative visant à endoctriner l’opinion à la haine des Etats-Unis, sans précédent depuis la chute de l’Union soviétique.[5]

La majeure partie du public américain n’est pas consciente de cela, et même ceux qui le sont sous-estiment la nature du problème. Il est absolument nécessaire d’appliquer le modèle MEMRI à l’égard de la Russie : surveiller les médias, les traduire, les analyser et diffuser le résultat de cette veille. Ceci est particulièrement important du fait que la Russie cherche, comme l’a observé le président de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants, Ed Royce, à “transformer l’information en arme” au service de ses objectifs de politique étrangère.[6]

Combler le fossé de la langue

Aucune politique censée dans un pays démocratique ne peut reposer sur un vide de l’information. Certes, les gouvernements démocratiques ont leurs propres sources d’information confidentielles, et il y a des experts reconnus de la Russie. Mais afin de générer un soutien public étendu à une politique donnée, il convient de combler le vide informatif en visant au moins quatre publics essentiels : les médias, les universitaires les parlementaires et le public dans son ensemble. C’est seulement lorsque ces publics-cibles au sein des sociétés démocratiques bénéficient d’un fondement solide d’information que des politiques peuvent être établies et mises en oeuvre avec succès.

Les sources accessibles de tous, telles que les journaux, médias et réseaux sociaux, constituent les éléments de base à la formulation d’une politique. De larges secteurs de l’opinion publique, ou des catégories plus étroites comme l’université ou le Parlement, peuvent souvent se heurter à un vacuum de l’information sur des sujets spécifiques.

Au cours des 18 dernières années, MEMRI a cherché à combler ce vide à l’égard du monde arabe et musulman, en fournissant un contenu provenant de sources accessibles de tous, utile, aux publics anglophones et occidentaux, sur la réalité du Moyen-Orient. Ce contenu a servi à définir la politique et à enrichir le débat public sur les questions importantes telles que le terrorisme, la montée de l’extrémisme islamiste, et le combat de nombreux réformistes musulmans pour se faire entendre.

Suivre le discours public et officiel en Russie concernant l’Occident, et le Moyen-Orient, est à présent nécessaire car apportant un complément important et opportun de l’information à ce qui se dit en arabe, en farsi et en turc. MEMRI est un concept : se concentrer sur une source de conflit grandissante, la révéler et l’analyser par le biais de ce qui se dit en son sein, afin de comprendre la réalité fondamentale de tout développement politique. La Russie et les voix en russe méritent certainement notre attention.

*Alberto M. Fernandez est vice-président de MEMRI ; Yigal Carmon est président de MEMRI

Par Alberto M. Fernandez et Yigal Carmon*

La Russie a été une grande puissance pendant des siècles, et tout au long de son histoire, elle a souvent regardé vers le Sud et vers l’Est, en direction du monde musulman et du Moyen-Orient. Des guerres contre l’Empire ottoman au soutien aux chrétiens orthodoxes maltraités, à la Révolution communiste et au soutien soviétique aux régimes socialistes arabes et nasseriste, le rôle de la Russie a été déterminant.[1]

L’intervention militaire russe en Syrie a créé un nouveau défi géopolitique, tant pour Israël que pour les Etats-Unis. Le Secrétaire à la Défense américain Ashton Carter l’a décrit comme “de l’huile versée sur le feu de la guerre civile syrienne”.[2] Ce défi concerne non seulement la Syrie, l’Iran et le Hezbollah – qui font tous partie de l’axe de la résistance – mais aussi l’Irak. (…)

Cette intervention militaire pourrait relancer une nouvelle forme de Guerre froide entre les Etats-Unis et la Russie, ce qui est déjà le cas côté russe, à en juger par la stratégie et la propagande du pays. Si les alliés sunnites des Etats-Unis, comme l’Arabie saoudite, la Turquie ou les Etats du Golfe faisaient le pas d’équiper les rebelles syriens de missiles portatifs pouvant être utilisés contre un avion syrien ou russe, la Guerre froide pourrait éclater dans la région. Israël, sans être directement impliqué dans la crise syrienne, reste un allié des Etats-Unis, et serait donc concerné, d’une manière ou d’une autre.

Des milliers de volontaires russes de la région du Caucase combattent d’ores et déjà dans les rangs de différents groupes djihadistes au Moyen-Orient, en particulier l’Etat islamique (EI) et Jabhat Al-Nusra. L’EI cherche aussi à radicaliser d’autres Russes, par des vidéos de propagande diffusées dans cette langue.[4]

Au cours des dernières années, la Russie s’est affirmée  comme un nouveau rival des Etats-Unis sur la scène internationale, défiant la présence et la politique américaine par sa propagande et ses moyens militaires et soutenant les ennemis des Etats-Unis. Ceci s’est produit en Europe (en Ukraine notamment), en Amérique latine, dans le monde arabe et musulman et ailleurs. Ces efforts sont soutenus par une vaste tentative visant à endoctriner l’opinion à la haine des Etats-Unis, sans précédent depuis la chute de l’Union soviétique.[5]

La majeure partie du public américain n’est pas consciente de cela, et même ceux qui le sont sous-estiment la nature du problème. Il est absolument nécessaire d’appliquer le modèle MEMRI à l’égard de la Russie : surveiller les médias, les traduire, les analyser et diffuser le résultat de cette veille. Ceci est particulièrement important du fait que la Russie cherche, comme l’a observé le président de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants, Ed Royce, à “transformer l’information en arme” au service de ses objectifs de politique étrangère.[6]

Combler le fossé de la langue

Aucune politique censée dans un pays démocratique ne peut reposer sur un vide de l’information. Certes, les gouvernements démocratiques ont leurs propres sources d’information confidentielles, et il y a des experts reconnus de la Russie. Mais afin de générer un soutien public étendu à une politique donnée, il convient de combler le vide informatif en visant au moins quatre publics essentiels : les médias, les universitaires les parlementaires et le public dans son ensemble. C’est seulement lorsque ces publics-cibles au sein des sociétés démocratiques bénéficient d’un fondement solide d’information que des politiques peuvent être établies et mises en oeuvre avec succès.

Les sources accessibles de tous, telles que les journaux, médias et réseaux sociaux, constituent les éléments de base à la formulation d’une politique. De larges secteurs de l’opinion publique, ou des catégories plus étroites comme l’université ou le Parlement, peuvent souvent se heurter à un vacuum de l’information sur des sujets spécifiques.

Au cours des 18 dernières années, MEMRI a cherché à combler ce vide à l’égard du monde arabe et musulman, en fournissant un contenu provenant de sources accessibles de tous, utile, aux publics anglophones et occidentaux, sur la réalité du Moyen-Orient. Ce contenu a servi à définir la politique et à enrichir le débat public sur les questions importantes telles que le terrorisme, la montée de l’extrémisme islamiste, et le combat de nombreux réformistes musulmans pour se faire entendre.

Suivre le discours public et officiel en Russie concernant l’Occident, et le Moyen-Orient, est à présent nécessaire car apportant un complément important et opportun de l’information à ce qui se dit en arabe, en farsi et en turc. MEMRI est un concept : se concentrer sur une source de conflit grandissante, la révéler et l’analyser par le biais de ce qui se dit en son sein, afin de comprendre la réalité fondamentale de tout développement politique. La Russie et les voix en russe méritent certainement notre attention.

*Alberto M. Fernandez est vice-président de MEMRI ; Yigal Carmon est président de MEMRI

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 04:17

En savoir plus sur la connexion Turquie-Etat islamique

turkey-isis

Ces derniers mois, de nouvelles informations sur le soutien du gouvernement de l’AKP à l’Etat islamique et à d’autres djihadistes en Syrie ont été diffusées. Les journalistes turcs qui se sont exprimés sur le soutien de leur gouvernement aux terroristes et ont publié des preuves de la présence de camions d’armement et de munitions, ainsi que de l’envoi de combattants en Syrie, ont été menacés, arrêtés et emprisonnés par les autorités turques. Les médias étrangers ont également largement couvert le parrainage par la Turquie de l’Etat islamique et d’autres organisations terroristes, informant de la facilité avec laquelle des milliers de djihadistes turcs et étrangers vont et viennent en Syrie sous les yeux des fonctionnaires turcs.

De leur côté, les gouvernements occidentaux s’abstiennent de critiquer la conduite de la Turquie, qu’ils continuent de considérer comme un « partenaire dans la lutte contre le terrorisme ». Beaucoup en Turquie, y compris Mehves Evin, chroniqueur pour le quotidien de l’opposition turque Diken, ont demandé, suite à cette forte médiatisation : « Pourquoi l’Occident n’y regarde-t-il pas de plus près? »

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