Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 16:33

Le théologien saoudien Saleh Al-Fawzan : Prendre une photo avec un chat (ou sans) est interdit

chats

 

Cheikh Saleh bin Fawzan Al-Fazwan, membre du Conseil des Oulémas saoudien, a récemment été interpellé au sujet de la « nouvelle tendance consistant à prendre des photos avec des chats, répandue chez ceux qui veulent ressembler aux Occidentaux ». Il a répondu que « prendre des photos est interdit quand ce n’est pas une nécessité – avec des chats, des chiens, des loups, ou quoi que ce soit d’autre ». La vidéo a été postée le 17 avril 2016 sur plusieurs chaînes YouTube consacrées aux décisions des érudits saoudiens.

Extraits :

http://www.memritv.org/clip/en/5482.htm

Interlocuteur du cheikh : Quelqu’un a posé la question suivante : il existe une nouvelle tendance consistant à prendre des photos avec des chats parmi ceux qui cherchent à ressembler aux Occidentaux…

Cheikh Saleh bin Fawzan Al-Fazwan : Comment ?

Interlocuteur : Une nouvelle tendance à prendre des photos avec des chats…

Cheikh Saleh bin Fawzan Al-Fazwan : Avec quoi ?

Interlocuteur : Avec des chats.

Cheikh Saleh bin Fawzan Al-Fazwan : Qu’entendez-vous par « des photos avec des chats » ? Il est interdit de prendre des photos. Les chats importent peu ici.

Interlocuteur : Ils prennent des photos avec eux, cheikh. C’est une nouvelle tendance.

Cheikh Saleh bin Fawzan Al-Fazwan : Comment ?

Interlocuteur : Ils prennent des photos avec eux. C’est une nouvelle tendance.

Cheikh Saleh bin Fawzan Al-Fazwan : Comment cela ?

Interlocuteur : Ils prennent des photos avec eux. C’est une nouvelle tendance.

Cheikh Saleh bin Fawzan Al-Fazwan : Expliquez-moi cette tendance. Prendre des photos est interdit quand ce n’est pas une nécessité, avec des chats, des chiens, des loups ou quoi que ce soit d’autre.

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans MEMRI
commenter cet article
24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 16:31

Le président kurde Barzani : L’accord Sykes-Picot fut un échec ; il est temps de créer un Etat kurde

barzani

 

Dans une déclaration émise à l’occasion du 100e anniversaire de l’accord Sykes-Picot, Massoud Barzani, président de la région autonome kurde d’Irak, a appelé la communauté internationale à reconnaître que l’accord Sykes-Picot avait été un échec. Pour lui, cet accord, qui ignorait la composition de la région et la volonté de ses populations, représentait une grande injustice, notamment à l’encontre des Kurdes. Pour les Kurdes d’Irak, cet accord a entraîné 100 ans de discrimination et d’atrocités, infligées par les différents régimes irakiens.

Malgré cela, a souligné Barzani, pendant 100 ans, ces Kurdes ont fait de leur mieux pour protéger l’intégrité de l’Etat irakien. Mais aujourd’hui, il incombe aux pays de la région et du monde de mettre un terme à cette tragédie en permettant aux populations d’Irak de définir leur avenir politique. Barzani a enfin appelé à un dialogue sérieux entre Bagdad et Erbil pour trouver une nouvelle solution. « Si un partenariat est impossible, soyons des frères et de bons voisins », a-t-il conclu. 

Sa déclaration a été publiée sur le site officiel de la Présidence de la Région du Kurdistan. Extraits : [1]

Aujourd’hui marque le 100e anniversaire de l’accord Sykes-Picot. Cet accord a contribué à sculpter la région après la Première Guerre mondiale, au mépris de l’opinion des populations  régionales et de leur situation géographique. Il représentait une grande injustice pour les populations de la région, notamment les Kurdes.

Les conséquences de cet accord ont d’abord et avant tout été néfastes pour la population du Kurdistan dans l’Etat irakien. Un Etat irakien qui avait été initialement créé sur les bases d’un partenariat entre les Kurdes et les Arabes, a finalement décidé de marginaliser les Kurdes. Les régimes irakiens successifs ont, depuis, privé les Kurdes de leurs droits et infligé de grandes tragédies au peuple kurde. La part [de souffrance] du peuple kurde dans ce partenariat a consisté dans le massacre et la déportation de 12 000 jeunes Kurdes Failis, l’assassinat de 8 000 Barzanis, l’assassinat et la disparition de 182 000 Kurdes dans la zone de Garmiyan et ailleurs, le bombardement chimique de Halabja, la destruction de 4 500 villages kurdes, l’arabisation des régions kurdes, et en d’innombrables autres injustices.

Après le soulèvement de 1991, le peuple du Kurdistan a choisi d’ouvrir un nouveau chapitre avec l’Etat irakien, et s’est abstenu de représailles contre les détracteurs. Mais cela aussi s’est révélé vain, car le gouvernement irakien de l’époque a poursuivi ses politiques oppressives contre le peuple kurde.

Après la chute du régime baasiste en 2003, le peuple du Kurdistan a décidé de revenir à Bagdad et d’aider à construire un nouvel Irak en rédigeant une nouvelle constitution garantissant les principes d’un partenariat véritable, la démocratie et le fédéralisme. Mais les gouvernements irakiens ont ignoré la constitution, leurs engagements et leur partenariat, et décidé de réduire la part du budget de la Région du Kurdistan…

A toutes fins utiles, l’Irak d’aujourd’hui est un pays divisé selon des frontières communautaires. En Irak, en Syrie et dans de nombreux autres pays, Daech a rendu les frontières insignifiantes, et de nouvelles frontières ont été dessinées. Le peuple du Kurdistan n’est pas responsable de cette situation en Irak. La responsabilité en revient à ceux qui ont dépecé la région il y a une centaine d’années, et aux politiques erronées des dirigeants de la région qui ont voulu maintenir la stabilité en utilisant la  force, la violence et l’oppression. En cela, ils ont échoué.

Ces cent dernières années, le peuple du Kurdistan a essayé de son mieux de protéger l’intégrité territoriale d’un véritable Etat irakien, mais en vain. Je serais reconnaissant que quelqu’un s’avance pour nous dire ce que le peuple kurde aurait pu faire pour protéger l’unité de l’Irak.

Pour éviter la guerre, l’instabilité  et davantage de tragédies, l’accord Sykes-Picot doit être révisé. Le peuple irakien ne peut plus tolérer la guerre, la mésentante et l’extrémisme. Nous ne pouvons endurer plus de tragédies et maintenir un accord de cent ans qui a manifestement échoué. La communauté internationale et les pays de la région doivent comprendre que pour mettre fin à la tragédie irakienne, nous devons tenir compte de la composition du pays, et laisser les populations irakiennes déterminer leur avenir politique. S’agissant de l’avenir des Kurdes dans d’autres régions, ils devront trouver leurs solutions via la paix et le dialogue, conformément à leurs conjonctures respectives.

Nous devons accepter les nouvelles réalités ; la citoyenneté n’a pas évolué ; les frontières et la souveraineté ont perdu leur sens, l’accord Sykes-Picot est caduc. La communauté internationale doit assumer cette responsabilité historique, et au lieu de faire durer la souffrance du peuple irakien, elle doit chercher une véritable solution pour l’Irak et la région. Sinon, nous serons voués à une guerre sans fin, à l’extrémisme et à la tragédie, et la paix et la sécurité internationale se feront sous la menace…

A l’occasion de ce centième anniversaire de l’accord Sykes-Picot, je demande un dialogue sérieux entre Erbil et Bagdad pour trouver une nouvelle solution. Si un partenariat est impossible, soyons des frères et de bons voisins.

Si les partis politiques de la région du Kurdistan, pour une raison quelconque, décident de ne pas assumer cette responsabilité historique qui est la leur, d’agir, les peuples prendront leur décision, et la décision du peuple sera plus forte et plus légitime. Je suis convaincu que le peuple du Kurdistan saura prendre la bonne décision.

Lien vers l’article en anglais 

Note :

[1] Presidency.krd, le 16 mai 2016.

 

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans MEMRI
commenter cet article
24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 13:05

L’ancien président de l’Université Al-Azhar Oussama Al-Abd : Nous devons réformer notre discours religieux pour faire face aux extrémistes

al azhar

https://www.youtube.com/watch?v=SIQnQjcdsWw

Devant le Conseil suprême des affaires islamiques, qui s’est réuni à Assouan, en Egypte, Oussama Al-Abd, ancien président de l’Université Al-Azhar, a appelé à une réforme du discours religieux islamique. Al-Abd a affirmé que le monde ne demeure pas immobile et que ceux qui ne se renouvellent pas s’affaiblissent et périssent. La conférence a été diffusée sur la Première chaîne de la télévision égyptienne le 14 mai 2016. Extraits :

Oussama Al-Abd : Ceci est une tentative pour amener la nation islamique à son lit de mort, un complot pour l’affaiblir. C’est vous qui êtes chargés de sa protection. Une lourde responsabilité repose sur nos épaules. Si nous ne relevons pas le défi, nous serons tenus responsables par Allah. Il est légitime de réformer et de développer le discours religieux, car le monde ne reste pas immobile, et que chaque jour apporte quelque chose de nouveau. Si les gens ne se renouvellent pas, ils faiblissent et périssent. Par conséquent, nous devons toujours consulter le Coran et la Sunna du Prophète Mahomet. Les gens avaient coutume de soumettre leurs questions au prophète Mahomet, et il apportait des décrets adaptés aux différentes personnes, conformes à leurs besoins respectifs. Tel est le sens de la réforme et du développement.

[...]

Nous avons des principes profondément enracinés que nous ne remettons pas en question, et ne permettons à personne de remettre en question. Mais la situation de la nation islamique est aujourd’hui difficile, et nous oblige à réformer notre façon de penser. Des musulmans actifs et des érudits religieux actifs sont ce dont nous avons besoin aujourd’hui. Nous n’avons pas besoin de chercheurs passifs. En toute honnêteté, nous devons tous penser de manière active, pour affronter l’extrémisme obscur qui est toujours associé à l’islam, même si l’islam n’a rien à voir avec lui. [Les extrémistes] nous ont plus nui à nous qu’aux autres. Par conséquent, nous devons nous réexaminer, nous et nos institutions, avec un regard honnête et critique. Ont-elles rempli leurs obligations ? Avons-nous rempli les nôtres ? C’est ce que nous faisons dans cette conférence.

[...]

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans MEMRI
commenter cet article
24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 06:18

Après le JCPOA, le CGRI met les bâtons dans les roues à l’intégration de l’Iran à l’économie occidentale

??

Par A. Savyon et Y. Carmon*

 

Introduction

Comme en Egypte et au Pakistan, l’économie en Iran est contrôlée par l’élite militaire ; en Iran, il s’agit du Corps des Gardiens de la Révolution iranienne (CGRI), pivot du régime de Khamenei. Le CGRI détient militairement le contrôle des appareils du régime révolutionnaire islamique, et contrôle l’économie du pays. Pour une liste partielle des actifs financiers du CGRI, voir The Wall Street Journal, 19 mai 2016.[1] Ce contrôle de l’économie confère au CGRI un pouvoir politique, bien qu’il ne soit pas un organe politique élu, et bien qu’il lui soit interdit de mener une activité politique, sur ordre du fondateur du régime de la Révolution islamique, l’ayatollah Ruhollah Khomeini.

Le CGRI est inclus dans la liste du Trésor américain des “Entités et personnes iraniennes” sanctionnées pour “activités de prolifération et soutien au terrorisme” [2]. En conséquence, tout engagement économique occidental avec l’Iran se heurte à l’obstacle, direct ou indirect, du CGRI – ce qui interdit aux banques et institutions occidentales de s’engager économiquement avec l’Iran.

Khamenei lui-même, qui avait reconnu la gravité de la situation après l’accord du JCPOA en juillet 2015, a demandé que l’accord ne soit pas considéré comme la solution aux problèmes économiques de l’Iran, ayant compris que la réintégration de l’Iran dans l’économie internationale nécessiterait des changements structurels, et principalement de retirer au CGRI le contrôle de l’économie. En conséquence, Khamenei prône un développement économique qui ne repose pas sur la coopération et les investissements liés à l’Occident, mais soit plutôt fondé sur ce qu’il appelle “l’économie de résistance”, qui désigne le fait de laisser au CGRI le contrôle de l’économie nationale.

Le camp idéologique iranien considère l’approche économique du gouvernement de Rohani comme une trahison de la Révolution islamique. Il considère aussi les partisans du JCPOA comme des agents des Etats-Unis, qui oeuvrent à détruire les fondements du régime, y compris son principal appareil révolutionnaire, le CGRI.

Pour plus d’éléments sur le combat entre les deux camps au sujet du rôle et du statut du CGRI, voir MEMRI Inquiry and Analysis No. 1097, en Annexe au présent document.

Le dirigeant du camp pragmatique, Hashemi Rafsanjani, qui représente le secteur privé libre au sein de l’économie iranienne, demande depuis des années, avec le président Rohani, que le secteur privé iranien soit placé au centre de l’économie du pays et qu’il inspire les réformes économiques. Rafsanjani et Rohani voudraient permettre à l’Iran de cueillir les fruits du JCPOA sous forme d’investissements étrangers libres en Iran, et transformer ainsi le CGRI en un organe transparent et imposable, qui ne bénéficierait pas d’un statut préférentiel et n’aurait plus de monopole sur aucun secteur de l’économie.

Lors de la conférence du 4 janvier 2015, intitulée “L’économie iranienne”, Rohani a déclaré : “Notre économie est plus politique que strictement financière, et chaque fois qu’une organisation ou une autre [allusion au CGRI] se voit exiger de payer des impôts, elle sème la pagaille. Mais ce gouvernement ne les craint pas et poursuit son travail. L’économie ne peut se développer [si le CGRI conserve son] monopole. L’économie doit être sauvée du monopole [du CGRI] et devenir concurrentielle. Tous les appareils doivent déclarer de manière transparente leur activité économique, et le peuple tout entier doit être informé de ces faits et chiffres. Comment pouvons-nous progresser économiquement lorsqu’il y a de la corruption ? Nous devons combattre la corruption”.[3]

Le conflit en cours entre les deux camps sur la structure de l’économie iranienne est en fait une lutte politique existentielle pour le contrôle du pays.

L’application des demandes susmentionnées placerait le CGRI hors de l’arène politique, et donnerait au camp pragmatique une nouvelle victoire sur le camp idéologique.

Dans un article publié le 16 mai 2016 sur le site Internet du Conseil atlantique, Barbara Slavin, directrice de l’Initiative pour l’avenir de l’Iran au Centre pour l’Asie du Sud du Conseil atlantique, a clarifié les demandes occidentales pour que “l’Iran nettoie son secteur bancaire, place le CGRI hors de l’économie et cesse de financer des groupes figurant sur la liste des organisations terroristes du Département d’Etat américain”. Face à ces demandes, destinées à aider le camp pragmatique et à transformer l’Iran en profondeur, Slavin a proposé plusieurs manières par lesquelles l’administration américaine pourrait contourner ces demandes, en soutenant le camp idéologique et en maintenant la domination du Guide suprême Khamenei et de son camp.

Le Secrétaire d’Etat américain John Kerry a lui aussi tenté, dans ses pourparlers avec les banques européennes, de les persuader de contourner les demandes et la loi américaines, mais sans succès.[4]

* A. Savyon est directrice du département d’études des médias iraniens ; Y. Carmon est président de MEMRI. 

 

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans MEMRI
commenter cet article
24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 06:17

Une figure de l’opposition syrienne : L’Occident est responsable du maintien d’Assad au pouvoir ; les États-Unis ont permis à la Russie de devenir un acteur essentiel dans la crise

khoja

 

Khaled Khoja, président de la Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution jusqu’en mars 2016, a donné une interview au quotidien saoudien Al-Sharq Al-Awsat, basé à Londres, le 17 avril 2016, où il a fustige la communauté internationale, et particulièrement les États-Unis. Selon lui, les États-Unis, n’ayant jamais désiré de changement de régime en Syrie, n’ont pas pris de position décisive contre Bachar Al-Assad, malgré ses nombreux crimes, ni soutenu de manière significative l’opposition syrienne.

D’après l’auteur, les Américains ont maifesté une certaine apathie, permettant à la Russie de combler le vide - en servant ses propres intérêts. Et d’ajouter que l’objectif de l’aide militaire américaine aux Kurdes était de leur créer un canton, et que cette politique de cantons mènerait à la fragmentation de la Syrie. Il affirme que pour le Haut Comité des négociations syrien, la première étape consiste à mettre en place la transition, et qu’ensuite seulement il sera possible d’envisager une nouvelle constitution, des élections, et de traiter enfin d’autres sujets.

Notons que l’interview a été donnée avant l’annonce du 19 avril par le chef du Haut Comité des négociations syrien, Riyad Hijab, que sa délégation suspendait sa participation aux pourparlers de Genève.

Extraits : [1]

Nous insistons sur la necessité d’une transition sérieuse du pouvoir et de toutes les compétences

Khoja a commencé par mentionner les attentes du Haut Comité syrien des négociations du round actuel des pourparlers de Genève : ”Nous sommes ici pour nous concentrer sur la formation d’un organe de gouvernement pour la phase transitoire. L’envoyé spécial des Etats-Unis Staffan de Mistura poursuit ses efforts incessants pour entamer des discussions sur la phase politique transitoire, qui seront fondées sur la création d’un « organe de gouvernement », comme indiqué dans le communiqué de Genève, la Résolution 2218 du Conseil de Sécurité des Nations unies et les autres résolutions. Nous avons été habilités par les forces d’opposition à discuter de la réalisation de ces objectifs et ne pouvons pas nous en écarter. Les négociations actuelles devraient reprendre là où celles de Genève II se sont interrompues [en février 2014], sous la supervision de [l’ancien envoyé spécial des NU en Syrie] Lakhbar Brahimi.

Nous devons commencer par former cet organe de gouvernement et entamer ensuite la discussion sur les questions de la Constitution, des élections et sur les autres questions qui entrent dans la compétence de l’organe de gouvernement. Naturellement, nous avons des idées très claires sur toutes ces questions, que nous divulguerons au moment opportun. Je souhaite préciser que nous rejetons les lapsus qui ont remplacé la phrase ‘organe de gouvernement de transition’ par ‘régime de transition’ ou ‘gouvernement transitoire’, et adhérons à ‘l’organe de gouvernement de phase transitoire’ et tout ce qu’il implique – ce qui signifie une transition sérieuse du pouvoir et de toutes les compétences”.

L’aide internationale et américaine à l’opposition est faible

Selon Khoja, “l’aide internationale, et en particulier américaine, à l’opposition syrienne, est faible. Ce qui est triste, c’est que les positions véritables [des Etats-Unis et de la communauté internationale] concernant Assad sont faibles et vagues, en dépit de toutes les preuves qui font de Bashar Al-Assad un ‘criminel de guerre’ ,et malgré les nombreuses déclarations américaines qui le tiennent pour responsable des tueries et massacres en cours. Le manque de volonté politique internationale de pousser à la mise en place d’une phase de transition politique en Syrie a laissé à Assad et à ceux qui le soutiennent, qu’ils soient Iraniens ou russes, un espace de manoeuvre, lui permettant [à Assad] de continuer à diriger le régime et de rester un facteur créateur de chaos dans la région, [un facteur] qui exacerbe la crise des réfugiés et l’emploie comme une carte pour faire pression sur les pays voisins et sur l’Europe, et qui exporte l’EI et le terrorisme…”

L’apathie américaine est un facteur essentiel qui a permis à la Russie de devenir un acteur central 

Khoja a encore déclaré : ”Il y a clairement une apathie américaine concernant le Moyen-Orient, qui ouvre la porte à la Russie pour combler le vide laissé par les Américains… Lorsque nous parlons de l’extermination massive des Syriens, de leur expulsion, de l’emploi d’armes chimiques contre eux, des preuves des crimes commis par le régime dans les centres de détention, des disparitions forcées, des assassinats planifiés et des lignes rouges qui sont devenues des lignes vertes – tout cela entraîne les observateurs à perdre foi dans la position américaine… Si les Américains n’avaient pas créé ce vide, nous ne serions pas là où nous en sommes, et la Russie ne serait pas devenue l’acteur principal de cette crise, qui tient les rênes de toute initiative…

En termes politiques, je pense que la position américaine n’a pas beaucoup changé depuis le début de la révolution syrienne… [Depuis le début] il n’y a pas eu de soutien véritable des Américains au changement… L’aide militaire que nous avons reçue [des Américains] n’est pas comparable à celle qu’a reçu le Parti de l’Union démocratique kurde et les Unités de protection du peuple kurde. Nous pensons que cette aide aux Kurdes était destinée à créer un nouveau ‘canton’ kurde et à engendrer une nouvelle réalité, comme une conclusion courue d’avance. L’apathie américaine a transformé la Syrie en une série de ‘cantons’. Le ‘canton du Sud’, qui est séparé du ‘Canton du Nord’, le ‘canton kurde’, et le ‘canton alaouite’. Nous ne pouvons pas éluder la possibilité que, dans le cadre du processus politique, on assister au renforcement du [phénomène] des cantons, et nous ne l’accepterons absolument pas…”

La Syrie ne peut pas rester un groupe de cantons à moyen et long terme

Khoja a affirmé que durant le second round de négociations, on avait évoqué une solution fédérale qui était “vendue par les Américains, les Russes et l’envoyé spécial des NU, de Mistura, qui a parlé ouvertement et explicitement lors d’une conférence de presse du sujet de la confédération. Sauf qu’il n’a pas évoqué cette question avec nous, mais seulement avec les autres parties. Les Russes n’ont pas caché leur soutien à la solution fédérale, et à mon avis, il y a eu une tentative sérieuse de créer des faits sur le terrain en Syrie pour renforcer la solution des ‘cantons’.

Toute solution internationale, indépendamment des parties qui la promeuvent, ne peut imposer une situation que le peuple syrien n’a pas acceptée. Il est possible que la situation actuelle se perpétue dans un avenir proche, mais pas à moyen et long terme. La preuve en est que, dans les années 1920, les Français avaient tenté d’étabir quatre mini-Etats en Syrie, mais ils n’ont durée que quelques années”.

notes :

[1] Al-Sharq Al-Awsat (Londres), 17 avril 2016.

 

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans MEMRI
commenter cet article
24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 06:15

Le commentateur politique égyptien Al-Wahsh : Israël est derrière le crash aérien ; nous devons former des escadrons de la mort qui tueront les Israéliens et mutileront leurs corps

egyptien

https://www.youtube.com/watch?v=aPwTvopIkI8

Le commentateur politique égyptien Nabih Al-Wahsh a accusé Israël du crash du vol 804 d’EgyptAir et appelé les Egyptiens et les Arabes à tuer tout Israélien qu’ils rencontreraient et à mutiler leurs corps. Al-Wahsh, avocat de métier, avait intenté un procès aux tribunaux égyptiens il y a quatre ans dans une tentative d’abolition des accords de Camp David.

L’animateur de télévision Al-Assima s’est efforcé d’empêcher Al-Wahsh d’inciter à la violence, mais en vain, Al-Wahsh appelant à former des « escadrons de la mort » qui traqueraient les Israéliens à travers le monde. L’émission a été diffusée le 20 mai 2016. Extraits :

Nabih Al-Wahsh : Toutes les preuves montrent que la sale entité sioniste est derrière le crash aérien [d’EgyptAir], et l’avenir me donnera raison.

[...]

La sale et méprisable entité sioniste est derrière cela, et j’en ai présenté la preuve.

Animateur Al-Assima : Ont-ils placé une bombe ?

Nabih Al-Wahsh : Non. Ils ont utilisé un missile.

[...]

Monsieur, nous ne voulons pas nous enfouir la tête dans le sable une fois de plus. D’ici, j’appelle tout homme égyptien ou arabe qui rencontre un Israélien à le tuer et à mutiler son corps…

Al-Assima : Non, non, non…

Nabih Al-Wahsh : Je porte l’entière responsabilité de mes propos…

Al-Assima : Vous en êtes responsable mais tout de même, n’appelons pas à la violence.

Nabih Al-Wahsh : Cela n’existe pas, « ne pas appeler à la violence ». Nous rendons la monnaie de la pièce : violence pour violence et saleté pour saleté. L’ignoble entité sioniste ne respecte ni les normes, ni les accords. Elle a exporté le sida en Egypte, ainsi qu’un chewing-gum aphrodisiaque et toutes sortes de catastrophes. J’ai intenté un procès, en cours dans les tribunaux depuis quatre années maintenant, pour amender ou faire abolir les honteux accords de Camp David. Nous les avons respectés, en vertu de notre adhésion à une religion monothéiste, et selon nos habitudes, mais la méprisable entité ne les a pas respectés, alors j’appelle quiconque rencontre… Aucun Israélien ne doit venir ici. A Charm el-Cheikh, à Hurghada…

Al-Assima : Non, non, non…

Nabih Al-Wahsh : Nous devons arrêter de les chouchouter et de les caresser dans le sens du poil…

Al-Assima : Nous ne faisons pas cela, mais n’appelons pas à la violence. Cela suffit.

Nabih Al-Wahsh : J’appelle à former des escadrons de la mort qui traqueront chaque Israélien, partout dans le monde. Nous en avons assez ! Le parlement doit créer une commission d’enquête. Les gens en ont marre. Les gens en ont marre. Enfin, la plupart d’entre eux. Le crash aérien a éclipsé toutes les catastrophes. 90 % des Egyptiens sont convaincus qu’Israël est derrière cela. Permettez-moi simplement de dire une chose : aujourd’hui, Netanyahu a accepté la démission du ministre de la Défense, car ce dernier a protesté contre le fait d’avoir buté l’avion.

[...]

Nous devons nous débarrasser de l’entité sioniste cancéreuse.

 

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans MEMRI
commenter cet article
24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 06:13

Le porte-parole de l’EI Al-Adnani appelle les « soldats du califat » et les partisans de l’EI à prendre pour cibles des civils en Europe pendant le Ramadan

AdnaniSpeech

 

Le 21 mai 2016, Al-Furqan, l’un des principaux organes de médias de l’État islamique (EI), a publié une déclaration audio du porte-parole du groupe, Abou Mohammed Al-Adnani, sous le titre « Qu’ils vivent par la preuve ». Al-Adnani a exhorté « les soldats du califat » et les partisans de l’EI à prendre pour cibles des civils aux États-Unis et en Europe. Il a également minimisé les pertes récemment subies par l’EI en Irak et en Syrie, souligné sa détermination à poursuivre le combat et assuré la victoire aux combattants de l’EI.

S’adressant aux moudjahidines, Al-Adnani a déclaré : « Et voici [le mois de] Ramadan. Le mois du djihad, des combats et des conquêtes [...] Faites-en un mois de colère contre les kuffar [infidèles] partout. »

Al-Adnani a également encouragé les partisans de l’EI à attaquer des civils au lieu de se focaliser sur des cibles militaires : « Nous avons été informés que certains d’entre vous ne peuvent perpétrer d’attaques car ils sont incapables d’attaquer des cibles militaires et éprouvent des difficultés à attaquer de prétendus civils. [Un assaillant potentiel pourrait] annuler [son plan], incertain que [les civils] soient licites. Sachez que [répandre] le sang [de personnes résidant] dans le pays des croisés et des combattants n’est pas interdit. Il n’y a pas d’innocents [là-bas]. »

 

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans MEMRI
commenter cet article
24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 06:10

Le responsable du Fatah Al-Agha : Du droit de retour en Israël, non vers l’Etat palestinien

retour2

https://www.youtube.com/watch?v=DZiWfLB8oZ4

Zakaria Al-Agha, membre du Comité central du Fatah et du Comité exécutif de l’OLP, a déclaré que le droit au retour des Palestiniens, tel que formulé dans la Résolution 194 de l’Assemblée générale de l’ONU, n’était pas contestable, précisant toutefois que le droit au retour n’annulait pas le droit aux dédommagements. « Il s’agit de retour, ainsi que de dédommagements », a déclaré Al-Agha. Il a souligné qu’il s’agit pour les réfugiés de retourner « à leurs leurs villes, villages et foyers », et non dans le futur Etat palestinien. L’interview a été diffusée à la télévision palestinienne le 11 mai 2016. Extraits :

Zakaria Al-Agha : Concernant la résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations unies sur le droit au retour – certains parlent du droit au retour ou d’obtenir une indemnisation, mais c’est faux. La résolution stipule que tout réfugié palestinien, qui a quitté son domicile ou en été chassé, a le droit de revenir. C’est un droit fondamental, incontestable. Tout Palestinien qui veut retourner [chez lui] a le droit de le faire. En outre, il a le droit de recevoir une compensation pour les dommages causés à sa propriété, ou pour l’usage de sa propriété par l’occupant. Il a également le droit de recevoir une compensation pour cette propriété. Il s’agit donc de retour, ainsi que de dédommagements.

Quand les gens parlent de retour « ou » de dédommagements, il s’agit de dédommager ceux qui ne souhaitent pas rentrer. Ces derniers doivent recevoir des indemnisations pour leurs propriétés, et pour leur utilisation dans la période antérieure à son abandon [du droit au retour]. Mais celui qui rendtre a également droit à une indemnisation, n’est-ce pas ?

La résolution parle de retour et de compensation, et il n’y a pas d’autre interprétation possible. Concernant la question de savoir où retourneront les réfugiés – il est très clair que les réfugiés devraient retourner dans les villes, les villages et les maisons desquels ils ont été chassés. On ne parle pas de revenir dans l’Etat palestinien. Certains affirment que l’Etat palestinien doit être la patrie des réfugiés. Non, il y a des réfugiés aujourd’hui dans cet Etat, à Gaza et en Cisjordanie. Pourtant, nous les considérons comme des réfugiés, résidant dans l’État de Palestine ; et l’Autorité palestinienne – ou l’Etat palestinien – est considérée comme un Etat qui accueille ces réfugiés. Ces réfugiés ont le droit de retourner à leurs villes, villages et foyers. Leur présence ici ne diffère pas de leur présence au Liban, en Syrie ou ailleurs.

Il y a quelques années, quand la situation s’est dégradée dans les camps de réfugiés au Liban, et qu’il y a eu des problèmes, en marge de la guerre qui s’est déclenchée en Syrie, et que les réfugiés palestiniens là-bas souffraient, le frère Abou Mazen a proposé que la Palestine reçoive ces réfugiés, ou [du moins] ceux qui veulent partir ou qui rencontrent des problèmes. Israël a répondu qu’il serait d’accord, à la condition qu’ils renoncent à leur droit au retour. La direction palestinienne a rejeté cette condition, car leur présence ou leur entrée dans le territoire de l’Etat palestinien ne signifie pas qu’ils sont rentrés dans leurs foyers.

 

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans MEMRI
commenter cet article
20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 06:47

Le quotidien londonien Rai Al-Youm : Un musulman a été élu nouveau maire de Londres grâce à l’égalité des chances, inexistante dans les pays arabes

sadiq

 

Le 5 mai, 2016, le candidat du Parti travailliste Sadiq Khan est devenu le premier maire musulman de Londres. Cet événement a déclenché une vague de réactions, majoritairement enthousiastes, dans le monde arabe.

Le quotidien panarabe basé à Londres Rai Al-Youm a toutefois mis un bémol à cet enthousiasme, évoquant l’hypocrisie des dirigeants arabes qui se réjouissent de l’élection de Khan tout en empiétant sur l’égalité des chances et les droits de l’Homme dans leurs propres Etats.

Selon l’éditorial, les Etats arabes sont coupables de racisme, de persécution et de répression des minorités et refusent aux immigrés, l’exercice de leurs droits, ce qui signifie que Khan n’aurait jamais pu gravir les échelons dans ces pays. Plusieurs articles parus dans la presse arabe ont émis un point de vue similaire. [1]

Sadiq Khan (Raialyoum.com, le 7 mai 2016)

Extraits : [2]

Les célébrations dans les pays arabes suite à la victoire du Dr Sadiq Khan aux élections municipales de Londres, qui ont débuté vendredi soir, n’ont pas cessé. Khan est un musulman, le fils d’un chauffeur de bus pakistanais, et il a passé une grande partie de sa jeunesse dans un de ces logement publics que le gouvernement fournit aux nécessiteux.

Beaucoup n’ont pas saisi l’importance de la victoire de ce jeune homme, qui a gravi les échelons dans un parcours rempli d’embûches et grâce à des efforts assidus au sein d’une société capitaliste et d’un environnement multiculturel non-islamique.

À notre avis, le secret [de son succès] réside dans l’égalité [des chances], l’Etat de droit et l’absence de racisme – et plus encore dans la lutte contre [le racisme] et pour son déracinement – et dans le respect total des droits de l’Homme, dont le plus important est la justice sociale. Le respect de toutes les formes de libertés, surtout la liberté d’expression [a également contribué à son succès]…

Toutes ces valeurs et principes fondamentaux sont inexistants dans la grande majorité de nos pays arabes et islamiques. Voilà pourquoi nos fils attendent la première occasion pour émigrer, à la recherche d’une bonne vie, loin de la persécution, de l’oppression et du racisme, d’un environnement accueillant qui leur offre des opportunités de réussite et de créativité.

Imaginons que le père de Sadiq Khan ait eu un « coup de chance » et ait immigré dans un pays arabe ou, plus précisément dans un Etat du Golfe, car ces [Etats] abritent des millions d’immigrants indiens et pakistanais ; quelle aurait été la situation de cet immigré pakistanais et quel avenir aurait-il eu ?

D’abord, il aurait été soumis à l’autorité d’un tuteur ; ce tuteur aurait, dès son arrivée [dans un Etat du Golfe], confisqué son passeport et l’aurait verrouillé dans un coffre-fort. Il aurait dû trouver une école indienne ou pakistanaise privée pour ses enfants, qui n’auraient pas été autorisés à fréquenter l’école publique. Si l’un de ses enfants était tombé malade, il aurait dû avoir recours à des soins médicaux privés, car l’accès aux hôpitaux publics est également interdit [aux immigrés]. Et s’ils s’étaient rendus malgré tout dans ces hôpitaux, on les aurait insultés et humiliés, et ils auraient reçu des soins médicaux de moindre qualité, les meilleurs soins étant réservés aux enfants du pays.

Il aurait été naturel que le père de Sadiq Khan réside dans un Etat du Golfe pendant 40 ans et plus sans obtenir, pour lui-même ou ses enfants, de résidence permanente, sans parler de citoyenneté, de droits politiques ou de droit de vote aux élections. Le [sort] de  M. Khan aurait ressemblé à celui de millions d’autres Arabes, musulmans ou chrétiens, chiites ou sunnites, ainsi que de millions d’autres immigrants à travers le monde.

Les sociétés occidentales se sont développées et ont atteint la puissance politique, économique et militaire qui est la leur, car elles ont combattu le racisme sous toutes ses formes, ont accordé à [tous] leurs citoyens l’égalité devant la loi et des opportunités d’emploi égales, indépendamment de leur religion, origine ou couleur.

Ceux qui célèbrent la victoire de M. Khan – qu’il a remportée grâce à ses efforts et à ses propres réussites, et parce qu’il est entré dans les institutions politiques et sociales [clés] grâce à son excellente scolarité – particulièrement [ceux qui la célèbrent] dans les médias arabes, ne devraient pas se focaliser sur des [points] ineptes. En se focalisant sur le fait qu’il soit musulman – plutôt que sur ses origines modestes ou le fait qu’il ait pu réussir grâce à l’égalité [des chances] et à une [véritable] vie sociale, ils font preuve de racisme.

Sadiq Khan entrera dans l’Histoire par la même porte que le président américain Barack Obama… et souvenons-nous toujours que tout cela a lieu grâce à l’égalité [des chances] et à l’Etat de droit. Nous, Arabes qui subissons actuellement les pires formes de racisme de la part même de nos correligionnaires, avons un long chemin à parcourir avant d’atteindre les valeurs et principes fondamentaux que notre religion nous demande spécifiquement de respecter.

 Lien vers l’article en anglais

Notes :

[1] Voir par exemple Al-Shurouq (Egypte), le 7 mai 2016, Al-Watan (Arabie Saoudite), le 8 mai 2016, Al-Wasat (Bahreïn), le 8 mai 2016.

[2] Raialyoum.com, 7 mai 2016.

 

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans MEMRI
commenter cet article
20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 06:42

Reportage télé iranien sur le Concours international de caricatures sur l’Holocauste à Téhéran

caricatures2https://www.youtube.com/watch?v=8r2bM8CIpz4

Le 15 mai 2016, Al-Alam TV a diffusé un reportage sur l’ouverture du troisième Concours international de caricatures sur l’Holocauste à Téhéran. L’exposition comprenait des caricatures du Premier ministre israélien Netanyahu, le comparant à Hitler et aux terroristes de l’Etat islamique. L’organisateur, Shojai Tabtabai, a déclaré que cette exposition était « une réponse à la publication des caricatures par le magazine français Charlie Hebdo, qui a offensé le prophète Mahomet, ainsi que l’expression de [notre opposition] aux massacres perpétrés contre le peuple palestinien ». Extraits :

Journaliste : Pour exprimer notre [empathie à l'égard de] la cause palestinienne, et dans le contexte des massacres perpétrés par les sionistes contre les Palestiniens, et en réaction à la publication de caricatures par le [magazine] Charlie Hebdo français, qui a offensé le prophète Mahomet, un concours de dessins animés et dessins s’est tenu à Téhéran pour la deuxième fois, avec la participation de quelque 150 œuvres d’art de 50 pays du monde.

Shojai Tabtaba, organisateur du concours : Cette exposition est une réaction à la publication des caricatures du magazine français Charlie Hebdo, qui a offensé le prophète Mahomet, et l’expression [de notre opposition] aux massacres perpétrés contre le peuple palestinien. Le gagnant recevra un prix de 12 000 dollars.

Voix off : Les objectifs du concours sont de renforcer la culture de la liberté d’expression par le biais de notre art moderne, et d’ouvrir de nouveaux horizons à la coopération et l’échange culturel et artistique entre les artistes iraniens et étrangers. Voici l’image la plus grande et la plus symbolique de l’exposition. Elle représente des murs, qui rappellent l’invasion par l’occupation israélienne de la Palestine occupée. Le cerf-volant représente l’enfance et l’innocence palestiniennes. Il y a une section consacrée aux dessins de personnes comme Hitler et Benjamin Netanyahu, le Premier ministre de l’occupation israélienne, qui apparaît dans un tableau, brandissant une épée, tel un terroriste de l’Etat islamique.

Mohammad Habibi, secrétaire exécutif du concours : L’un des aspects les plus importants du concours est de présenter la souffrance et l’injustice. Voilà pourquoi nous avons choisi d’exprimer la cause palestinienne au moyen de dessins et de films d’animation.

Journaliste : Les artistes de pays comme l’Australie, le Brésil, la Chine, l’Indonésie et la Colombie se sont empressés d’envoyer leurs œuvres satiriques pour dénoncer les crimes israéliens au moyen de ce concours, dirigé par trois juges iraniens et par des superviseurs étrangers. L’Iran ne néglige rien - et c’est vrai pour tous les arts – dans ses efforts pour exposer les crimes perpétrés par l’entité sioniste, et mettre en lumière l’injustice subie par le peuple palestinien. C’était Salim Issa, sur Al-Alam TV, depuis Téhéran.

 

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans MEMRI
commenter cet article

Pimprenelle Pourprée

  • : Regard d'un Ecrivain sur le Monde
  • Regard d'un Ecrivain sur le Monde
  • : Cherchant les points communs entre les peuples, les nations et les religions pour creer un monde meilleur...et une paix durable.
  • Contact

Profil

  • PIMPRENELLE POURPRÉE
  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.

PIMPRENELLE POURPRÉE

Recherche

Pimprenelle Pourprée