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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 22:46

Le porte-parole d’une milice chiite irakienne soutenue par l’Iran en Syrie : « Nous avons créé l’armée de libération du Golan »

 

Le 8 mars 2017, Hashem Al-Mousawi, porte-parole de la milice chiite irakienne Al-Nujaba, soutenue par l’Iran, a accordé une interview à l’agence de presse iranienne Tasnim, exposant les activités de la milice en Irak et en Syrie. Il a accusé l’Arabie saoudite et les États-Unis d’être responsables des actions de l’Etat islamique, soulignant que l’Iran est le seul pays ayant aidé sa milice. Il a déclaré que les relations entre l’Irak et l’Arabie saoudite étaient « un mariage raté », ajoutant « nous ne voulons pas de séparation entre l’Iran et l’Irak ».

Al-Mousawi a déclaré que sa milice ne permettrait pas aux forces étrangères de rester à Mossoul et a révélé que l’administration américaine avait exercé de fortes pressions sur le gouvernement irakien pour empêcher les Unités chiites de mobilisation populaire (PMU) d’entrer dans les villes sunnites reprises des mains de l’Etat islamique. Il a ajouté que les États-Unis avaient demandé de nommer un gouverneur civil à Mossoul, mais que leur demande avait été rejetée.

Al-Mousawi a averti la Turquie que si elle ne se retirait pas de Bachiqa, au nord de l’Irak, son organisation déclencherait une action militaire contre elle. Al-Nujaba s’oppose à la présence de l’ancien Premier ministre irakien Tariq Al-Hashimi – un sunnite vivant actuellement en exil – aux conférences organisées par la Turquie pour discuter du destin de l’Irak.

Il a également souligné que sa milice se trouve en Syrie depuis quatre ans et qu’elle n’a pas l’intention de se retirer avant le départ des « terroristes ». Il a exprimé sa crainte d’un nettoyage ethnique dans les villages chiites de Fu’ah et de Kafriya en Syrie.

En outre, Al-Mousawi a annoncé que sa milice avait créé l’« Armée de libération du Golan », qui « comprend des forces spéciales ayant reçu une formation et du matériel ». Cette force, a-t-il affirmé, « possède des plans [d’action] détaillés », mais attend que le gouvernement syrien autorise sa présence dans le Golan. Al-Mousawi a reconnu que sa milice est directement liée aux PMU et à l’axe de la résistance iranien et a affirmé qu’elle étend son activité afin de combattre Israël sur le plateau du Golan, car « Israël est foncièrement [responsable de] la destruction de l’Irak… et a pris des mesures pour détruire nos infrastructures ». Il a également averti la coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite au Yémen de ne pas progresser vers l’Iran, car c’est « un pays puissant ».

Al-Nujaba et la connexion iranienne

La milice d’Al-Nujaba a été créée par Akram Al-Kabi, qui a quitté la milice chiite irakienne soutenue par l’Iran, Asaeb Ahl Al-Haqq, et a rejoint la Syrie pour superviser l’activité d’Al-Nujaba, y compris sa participation au combat pour défendre le régime d’Assad.

Dans un entretien accordé au quotidien irakien Al-Alam Al-Jadid, Al-Kabi a déclaré que l’Iran soutenait son organisation, tant sur le plan militaire que logistique, et a souligné ses liens étroits avec Qassem Soleimani, commandant de la Force Qods du Corps iranien des gardiens de la révolution islamique (CGRI), et avec le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah. [1] Selon des articles parus sur les sites d’opposition syriens, les miliciens sont formés par le CGRI et le Hezbollah et sont déployés dans toute la Syrie – Racca, la Province d’Alep et Damas. [2] Les photos publiées indiquent que la milice utilise des drones iraniens. En outre, illustrant ses liens étroits avec la Force Qods, la milice a publié une chanson faisant l’éloge de Qassem Soleimani. Pour voir la vidéo, cliquez ici.

Le drone iranien Yasir utilisé par la milice Al-Nujaba (Dana.ir, 25 mars 2015, Abna, Iran, 23 décembre 2014)
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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 05:32

L’UNRWA entend modifier les programmes scolaires de Cisjordanie et Gaza ; l’Autorité palestinienne et le Hamas s’y opposent

De récents rapports de presse font état de la volonté de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA) d’introduire des changements dans les programmes scolaires des écoles de Cisjordanie et de Gaza. Ces modifications, qui seraient intégrées graduellement, concernent différents sujets tant politiques que socioculturels, et comprennent l’élimination de contenus que l’UNRWA juge contraires au principe de neutralité politique : des cartes montrant la Palestine s’étendant de la rivière du Jourdain à la mer Méditerranée ou des références au conflit palestino-israélien dans des cours sans rapport avec le sujet. D’autres changements tentent de donner plus de place aux filles, et incluent le remplacement de photos de garçons par des photos de filles ou de garçons et de filles pris ensemble.

Les changements proposés ont suscité une vague d’opposition de la part des Palestiniens, au motif qu’ils dénatureraient l’identité palestinienne et serviraient les intérêts d’Israël, qui accuserait l’Autorité palestinienne (AP) d’incitation à la haine. Leur objectif à long terme serait d’inculquer aux élèves une culture de normalisation et de coexistence avec Israël et de les éloigner de la résistance à l’occupation.

Le ministère de l’Education de l’AP a rejeté le programme de l’UNRWA qu’il a même menacée de poursuivre en justice. Le ministre de l’Éducation de l’AP, Sabri Saidam, a souligné que les Palestiniens aspiraient à une « éducation qui les libérera » de l’occupation. Le ministère a également organisé un atelier auquel ont participé des responsables de l’AP ainsi que d’éminentes personnalités arabes israéliennes, où les orateurs ont contré les accusations d’Israël d’incitation à la haine dans les manuels scolaires palestiniens. Le membre de la Knesset Ahmed Tibi a déclaré que « c’est le droit des Palestiniens sous occupation d’inciter[à la haine] contre elle ». La députée Hanin Al-Zoabi a déclaré, dans la même veine, que « l’incitation contre l’occupation et ses crimes n’est pas seulement un droit, mais une obligation humaine ».

Le Hamas, ainsi que les employés de l’UNRWA et les comités de parents des écoles de l’UNRWA, ont également protesté contre les changements proposés, affirmant qu’ils représentent un grave danger pour le système éducatif palestinien et qu’ils servent les intérêts des États-Unis et d’Israël. À Gaza, des manifestations ont été organisées contre ce projet de l’UNRWA.

Changements proposés : retrait des cartes présentant la Palestine s’étendant de la rivière à la mer, desphotos de soldats israéliens, de références à « l’occupation » et à la « barrière de séparation »

Selon des articles publiés dans les médias palestiniens, la présidence générale de l’UNRWA à Amman a informé les branches de Gaza des changements proposés, déclarant qu’ils seront dans un premier temps incorporés aux programmes du CP au CM1 – dans la deuxième moitié de l’année 2017, et par la suite aux programmes de collège et de lycée [1]. Les articles précisent également que l’UNRWA prévoit quelque 50 changements dans les manuels des diverses matières, y compris dans les manuels d’arabe, d’études islamiques, de mathématiques, de sciences sociales, de sciences et d’anglais. [2]

Comme indiqué, la plupart des changements prévus touchent à des questions politiques et entendent supprimer les contenus qui ignorent l’existence d’Israël et/ou font référence au conflit israélo-palestinien dans des cours sans rapport avec le sujet. Par exemple, l’UNRWA souhaiterait supprimer une carte de la Palestine s’étendant de la rivière à la mer qui apparaît dans plusieurs manuels scolaires, en encore des expressions telles que « occupation », « soldats de l’occupation », « prisonniers » et « barrière de séparation » des exercices de mathématiques ou d’arabe.

Un site palestinien rapporte que des ateliers ont déjà été organisés l’an dernier, avec la participation de dizaines d’enseignants, pour les informer des changements et préparer leur introduction. [3]

Ci-dessous quelques exemples ds changements proposés, tels que rapportés par le site palestinien Alray.ps le 16 mars 2017 :

« Le changement : retirer une carte de la Palestine [de la rivière à la mer] d’un manuel du CM1 ». La carte accompagne un poème intitulé « Bonjour, patrie ».

 

(Photo : Alray.ps, 16 mars 2017)

« Le changement : remplacer la carte de la Palestine [de la rivière à la mer] par une photo différente dans un manuel de CE1 ». La carte accompagne un poème intitulé « Nous vous saluons, nos collines ». Le texte en anglais, vraisemblablement fourni par l’UNRWA, fait valoir un « problème de neutralité : un poème illustré par une carte d’histoire dans un contexte non historique » et suggère de remplacer la carte par une photo de collines palestiniennes.

 

(Photo : Alray.ps, 16 mars 2017)

« Le changement : remplacer une carte de la Palestine [de la rivière à la mer] par des photos d’un oiseau et d’une citrouille dans un manuel d’arabe de CP ». La carte est utilisée pour enseigner la transcription du son « t », tel qu’on l’entend dans le mot « Falastine » (Palestine). Le texte en anglais suggère d’enseigner ce son en utilisant d’autres mots ou en utilisant le mot « Falastine », mais sans l’illustrer par la carte.

 

(Photo : Alray.ps, 16 mars 2017)

« Le changement : supprimer un exercice qui évoque ‘l’occupation’, la ‘Mosquée Al-Aqsa’ et les ‘postes de contrôle de l’armée’ dans un cours de mathématiques du CE1. »

 

(Photo : Alray.ps, 16 mars 2017)

« Le changement : supprimer un exercice sur la Journée du prisonnier palestinien d’un cours d’études nationales de CE2 »

.

 

(Photo : Alray.ps, 16 mars 2017)

« Le changement : supprimer l’expression ‘bulldozers de l’occupation’ d’un cours d’arabe du CE1. »

 

(Photo : Alray.ps, 16 mars 2017)

« Le changement : remplacer le texte ‘Jérusalem est la capitale de l’État de Palestine’ par ‘Jérusalem est une ville sainte pour les religions abrahamiques’ dans un cours d’arabe du CM1. »

 

(Photo : Alray.ps, 16 mars 2017)

« Le changement : remplacer les mots ‘le prisonnier’, ‘le détenu’ et ‘la prison’ par les mots ‘le prince’ et ‘l’hôtel de ville’ dans un cours d’arabe du CE1. »

 

(Photo : Alray.ps, 16 mars 2017)

« Le changement : supprimer le mot ‘occupation’ d’un cours d’arabe du CE1. »

 

(Photo : Alray.ps, 16 mars 2017)

« Le changement : retirer la photo d’un soldat israélien [d’une illustration d’un] cours d’arabe de CE1. »

 

(Photo : Alray.ps, 16 mars 2017)

« Le changement : remplacer une photo de ‘la barrière raciste [de séparation]’ par la photo d’une cascade dans un cours d’arabe du CP. »

 

 

(Photo : Alray.ps, 16 mars 2017)

« Le changement : supprimer les noms de lieu ‘Jérusalem’, ‘Vallée du Jourdain’ et ‘Haïfa’ d’un cours de science de CM1 et les remplacer par des références à des villes de Cisjordanie et de Gaza. »

 

(Photo : Alray.ps, 16 mars 2017)

L’agence de presse palestinienne Maan a mis en ligne sur son site Web une liste des changements proposés et transmis par l’UNRWA aux écoles. Parmi les changements liés au genre : « remplacer la photo des garçons par une photo de filles » ; « remplacer la photo d’hommes qui prient par une photo de femmes qui prient » ; « remplacer la photo de garçons jouant au football par une photo incluant garçons et filles jouant ensemble » ; « remplacer la photo des filles qui jouent avec des animaux par une photo de garçons et de filles jouant avec des animaux » ; « remplacer la photo de garçons qui s’intéressent à l’environnement par une photo de garçons et de filles qui s’intéressent à ce sujet » ; « remplacer la photo d’hommes faisant la fête dans un mariage par une photo d’hommes et de femmes festoyant ensemble ».

Parmi les changements dans le domaine politique : « retirer toute mention de l’occupation israélienne et d’affrontements incluant des pertes humaines » ; « supprimer le texte qui désigne Jérusalem comme la capitale de la Palestine » ; « retirer une photo de soldats israéliens démolissant une maison et la remplacer par des photos qui établissent une comparaison entre maison moderne et maison rustique » ; « remplacer un texte intitulé ‘Nous reconstruirons et reconstruirons encore’ sur un bulldozer démolissant une maison par un texte intitulé ‘Nous construirons et ne détruirons pas’, sur une vieille maison à Jérusalem » ; « supprimer un passage sur les mesures prises par l’occupation contre les pêcheurs de Gaza » ; « remplacer un poème intitulé ‘La terre de l’honorable’ sur le sacrifice pour expulser l’occupant étranger par un texte intitulé ‘Le Saint des Saints’ qui ne mentionne pas le sacrifice » ; « retirer la photo d’une fille effrayée par des soldats par celle de la construction d’une maison et d’un garçon disant à son père : ‘ô père, nous sommes une nation qui construit et ne détruit pas’ » ; « supprimer le texte ‘école saisie par l’occupation et transformée en colonie’ ».

 

La liste des changements transmis aux écoles (Photo : Maannews.net, 24 mars 2017)

 

 

Lire le rapport dans son intégralité en anglais

* C. Jacob est chargé de recherche à MEMRI.

Notes :

[1] Al-Risala (Gaza), 23 mars 2017.

[2] Alwatanvoice.com, 26 mars 2017.

[3] Alwatanvoice.com, 26 mars 2017.

[4] Al-Quds (Jérusalem), 24 mars 2017.

[5] Al-Ayyam (AP), 23 mars 2017.

[6] Alwatanvoice.com, 26 mars 2017.

[7] Al-Risala (Gaza), le 23 mars 2017.

[8] Al-Risala (Gaza), le 16 mars 2017.

[9] Al-Risala (Gaza), le 23 mars 2017.

[10] Maannews.net, le 24 mars 2017.

[11] Alray.ps, 16 mars 2017.

[12] Alwatanvoice.com, 26 mars 2017.

[13] Palinfo.com, le 29 mars 2017.

[14] Al-Quds (Jérusalem), 21 mars 2017.

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 05:30

Les Saoudiens critiquent l’indulgence de leur gouvernement envers les sermons d’un prédicateur incitant à la violence

 

Depuis plusieurs mois en Arabie saoudite, les médias et les utilisateurs des médias sociaux créent un tollé autour du cheikh Saeed Bin Farwah, de ses sermons controversés et des réactions des autorités saoudiennes à leur égard. Dans le premier de ces sermons, prononcé le 19 juin 2015, Bin Farwah a attaqué Nasser al-Qasabi, comédien saoudien, animateur de télévision et star de l’émission Selfie,[1] le qualifiant d’infidèle et exprimant le souhait « qu’Allah ne laisse aucun os intact dans le corps de cette ordure ».

Suite à ce sermon, les utilisateurs des médias sociaux ont exprimé leur opposition au cheikh, en utilisant le hashtag « Saeed bin Farwah qualifie Nasser Al-Qasabi d’infidèle ». Al-Qasabi a attaqué Bin Farwah en diffamation, et le ministre saoudien des Affaires islamiques a ordonné une enquête contre ce dernier.[2]

Le 31 octobre 2016, les médias saoudiens et arabes ont rapporté que Bin Farwah avait été reconnu coupable de ses déclarations contre Al-Qasabi et que le tribunal l’avait condamné à 45 jours de détention.[3]

Un mois après la condamnation de Bin Fawah, le 29 novembre 2016, un autre de ses sermons a été posté sur YouTube, dans lequel il fustigeait les pères qui envoient leurs filles à l’étranger pour étudier la pharmacologie et la médecine. Il avait comparé cela à du proxénétisme et qualifié leurs filles de prostituées.[4]L’indignation contre Bin Fawah a de nouveau éclaté dans le pays, et les médias ont publié de nombreux éditoriaux le condamnant. Sur Twitter, de nombreuses réactions ont été publiées sous le hashtag « Saeed bin Farwah calomnie la société ». Le religieux a aussi été proposé dans des sondages sur Twitter pour élire « la pire personnalité de 2016 », et il a remporté l’un d’eux. [5]

Le 30 novembre, au lendemain de la diffusion du second sermon, le Grand Mufti d’Arabie saoudite, Cheikh Abd Al-Aziz Aal Al-Cheikh, a condamné Bin Farwah, et appelé le ministère des Affaires islamiques à imputer aux prédicateurs de son acabit la responsabilité de leurs erreurs, ou à tous les révoquer.[6] Le ministère, de son côté, a affirmé qu’il s’agissait d’un ancien sermon, datant d’il y a six ans, et que des mesures avaient été prises à l’époque contre l’imam qui avait autorisé Bin Farwah à le délivrer. Le ministère a souligné que Bin Farwah n’était pas un prédicateur désigné par le ministère et qu’il n’était pas autorisé à prononcer des sermons en tant que prédicateur officiel de la charia. [7]

Alors que les commentaires contre Bin Farwah se déchaînaient sur les médias sociaux, le 15 janvier 2017, une cour d’appel saoudienne a annulé la condamnation pour diffamation d’octobre 2016, en raison de sa bonne réputation et de son statut de personnalité religieuse – et également du fait que dans ses critiques contre Al-Qasabi, il ne l’a jamais désigné par son nom. La cour d’appel a ordonné un nouveau procès, et le 16 février 2017, la condamnation originale a été rétablie. [8]

Une réaction particulièrement virulente aux sermons de Bin Farwah a pris la forme d’une caricature montrant un prédicateur vomissant de la bile verte sur les têtes des fidèles, qui en retour le remercient pour ses déclarations. La caricature a été publiée le 11 novembre 2016 après la diffusion sur YouTube du sermon contre les jeunes filles étudiant la pharmacologie et la médecine. Elle a été postée sur Twitter après l’annulation de la condamnation de Bin Farwah.

Lire l’article dans son intégralité en anglais

 

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 05:27

L’Iran n’annulera pas le JCPOA : il lui confère le statut de puissance nucléaire et une garantie occidentale de la survie du régime

 

Par A. Savyon et Yigal Carmon*

Introduction

Le JCPOA a conféré au régime iranien deux succès historiques : le statut d’Etat nucléaire et l’immunité contre une attaque occidentale qui serait due à son développement nucléaire. Il s’agit dans les faits d’une garantie occidentale apportée à la survie du régime de la République islamique. Ces accomplissements ne peuvent être annulés qu’avec l’invalidation de l’accord lui-même.

Les porte-parole iraniens ont fait valoir que même si l’administration du président Trump annulait l’accord, celui-ci ne pourrait être annulé – parce que l’Iran, avec prescience, a impliqué l’UE et l’ONU et obtenu leur soutien à cet accord. Même si les Etats-Unis seuls annulaient l’accord, celui-ci resterait en vigueur – c’est-à-dire que le statut de l’Iran comme Etat nucléaire ne pourrait être altéré.

Le président iranien Hassan Rohani a ainsi souligné, lors d’une réunion du cabinet le 11 novembre 2016, au lendemain de l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis, qu’il n’y avait aucune manière d’annuler l’accord. Il a déclaré : “La sagesse de l’Iran concernant l’accord nucléaire est d’avoir fait approuver le JCPOA par une résolution du Conseil de Sécurité des Nations unies, et [donc il n’est] pas un accord [bilatéral conclu] avec un pays ou une administration en particulier. Par conséquent, il ne sera pas modifié par une quelconque décision d’une administration en particulier ». [1]

Au lendemain de l’entrée en vigueur du JCPOA, en janvier 2016, et même avant, des officiels du régime iranien avaient averti à plusieurs reprises que, si les Etats-Unis violaient l’accord et notamment si des sanctions supplémentaires étaient imposées à l’Iran, celui-ci annulerait l’accord et reviendrait au statu quo en vigueur avant l’accord.

Ainsi, une lettre du 21 octobre 2015 contenant des directives du Guide suprême iranien Ali Khamenei au Président Rohani et apportant une “approbation conditionnelle” à l’accord précisait : “Pendant une période de huit ans, toute imposition de sanctions, à quelque niveau que ce soit et sous n’importe quel prétexte (y compris les prétextes répétés de terrorisme et de [manquements aux] droits de l’homme) de la part d’un des signataires de l’accord constituera une violation du JCPOA et le gouvernement [iranien] sera contraint de prendre les mesures nécessaires en vertu de l’Article 3 de la résolution du Majlis et d’interrompre les actions prévues par le JCPOA”.[2]

L’Iran change de politique et passe de menaces d’annulation de l’accord aux menaces de réactions équivalentes

Toutefois, après l’imposition par les Etats-Unis de nouvelles sanctions à l’Iran, durant les deux administrations d’Obama et de Trump, il est apparu clairement [3]que l’Iran n’allait pas mettre à exécution ses menaces. Au lieu de cela, l’Iran a présenté une nouvelle formule qui ne l’oblige pas à abroger l’accord, comme il en avait émis la menace précédemment : elle consiste à ce que le régime iranien réponde à toute violation américaine de l’accord par une violation parallèle.

De fait, le 26 mars 2017, après l’annonce du Département d’Etat américain du 24 mars 2017 de nouvelles sanctions contre les sociétés et les personnes liées au programme de missiles iranien, le ministère des Affaires étrangères iranien a annoncé des contre-mesures contre 15 sociétés américaines. En outre, en réaction à la Loi contre les activités déstabilisantes de l’Iran de 2016, actuellement examinée par l’administration américaine et par le Sénat américain, qui désigne le Corps des Gardiens de la Révolution islamique iranien comme organisation terroriste, le président de la Commission de la Sécurité nationale du Majlis, Ala Al-Din Boroujerdi, a annoncé le 25 mars 2017 que la commission présenterait au Majlis un projet visant à désigner la CIA et les Forces armées américaines comme organisations terroristes, devant être adopté après la fête iranienne de Norouz, le 21 mars.[4]

Le 3 avril 2017, le ministre des Affaires étrangères iranien Javad Zarif a répété : “Si le moment venu, les Américains n’appliquent plus le JCPOA, notre retour [à la situation antérieure au JCPOA] sera très rapide, et nous obtiendrons même plus que ce que nous avions auparavant… Nous avons suffisamment de garanties pour le jour où le régime [iranien] décidera et estimera que le niveau de ruptures par l’Amérique de ses promesses est tellement élevé que nous devons revenir à la [situation] d’avant le JCPOA. Mais il ne me semble pas que cela se produira”. [5]

Il convient d’observer que les menaces de Zarif quant à la possibilité d’un retour de l’Iran au statu quo en vigueur avant l’accord ne fixent pas de ligne rouge ni de condition spécifique dont la violation obligerait l’Iran à annuler l’accord. Au lieu de cela, Zarif affirme que l’Iran agira “quand il estimera” que les Etats-Unis auront augmenté leur niveau de violations contre l’Iran. En outre, Zarif ajoute qu’une telle situation, selon son évaluation, ne se produira pas.

Le fait que l’Iran soit revenu sur ses précédentes menaces et mises en garde concernant la validité du JCPOA témoigne de l’importance historique de l’accord pour le régime iranien. Selon notre évaluation, l’Iran n’annulera pas l’accord, même si les Etats-Unis continuent d’imposer des sanctions au régime, et même s’ils sont impliqués dans une action militaire contre les intérêts iraniens. L’Iran n’annulera pas un accord qui lui confère le statut d’Etat nucléaire, qui constitue une garantie de la survie du régime et lui offre une immunité contre une attaque occidentale destinée à changer le régime. Ces succès historiques pour l’Iran lui ont été accordés par l’administration Obama, par le biais du JCPOA.

Il est inutile de préciser que la menace de revenir à la situation d’avant le JCPOA est une menace vaine, car si le régime le faisait, il se replacerait dans une situation que l’ancien Secrétaire d’Etat John Kerry avait décrite en ces termes : “breakout time [nucléaire] de deux mois”.[6] Ce faisant, le risque d’une attaque de l’Occident deviendrait réel.

Le JCPOA, outil de garantie de la survie du régime iranien

Le régime iranien s’accroche au JCPOA, parce que cet accord garantit sa survie. Le président Obama a promu le régime iranien du statut “d’Etat sur la défensive”, soumis aux sanctions du Conseil de Sécurité pour son programme nucléaire, à celui d’Etat nucléaire légitime pouvant négocier avec le reste du monde sur l’amélioration de son activité nucléaire.

La menace qui a conduit le Guide suprême Ali Khamenei à faire revivre le projet nucléaire iranien en 2002 (après que le fondateur de la Révolution iranienne, l’Ayatollah Ruhollah Khomeini, eut interrompu le projet nucléaire datant de l’époque du Shah), était d’ordre existentielle pour le régime. Le régime était menacé directement d’attaques de la part de l’Occident, dans le but d’amener un changement de régime, et indirectement, par des éléments de l’opposition interne, troubles que le régime qualifiait de “fitna” – rappelant la fitna (troubles civils) qui avait suivi l’élection présidentielle de 2009, et été réprimée. Pour cette raison, Khamenei, lors des négociations sur le JCPOA, avait demandé à ce que les Etats-Unis mettent fin à leurs programmes en farsi diffusés en Iran, suspendent leur aide politique et économique aux groupes d’opposition iraniens et cessent de critiquer la censure iranienne sur Internet – trois demandes liées à la survie du régime (voir MEMRI Inquiry and Analysis No. 837, Khamenei’s Aim at the Nuclear Talks – Securing the Survival of His Regime, 15 mai 2012).

Avec le JCPOA, Khamenei a obtenu un double succès, assurant tant la survie de son régime que l’entrée de l’Iran dans le club des pays nucléaires. L’objectif original du régime iranien en négociant le JCPOA était de garantir la survie du régime face à toutes les menaces possibles, de l’intérieur et de l’extérieur – non d’obtenir une aide économique massive ni d’intégrer l’Iran au sein du marché occidental pour apaiser la détresse économique du peuple. Cela, Khamenei entend s’y atteler avec “l’économie de résistance”, dont l’axe principal est l’autosuffisance et le rejet de toute coopération économique avec l’Occident et de tous investissements étrangers en Iran.

Le statut nucléaire de l’Iran, promis à Khamenei par l’administration Obama dans le cadre de l’accord soutenu par l’Europe, lui permet de continuer à opprimer le peuple iranien et à exporter la Révolution iranienne dans la région.

*A. Savyon est directrice du Projet de médias iraniens de MEMRI ; Yigal Carmon est le Président de MEMRI.

[1] ISNA (Iran), 9 novembre 2016.

[2] MEMRI Inquiry and Analysis No. 1196, Iranian Supreme Leader Khamenei’s Letter Of Guidelines To President Rohani On JCPOA Sets Nine Conditions Nullifying Original Agreement Announced July 14, 2015, 22 octobre 2015.

[3] Tasnim (Iran), 26 mars 2017.

[4] IRIB (Iran), 25 mars 2017.

[5] Farsnews (Iran), 3 avril 2017.

[6]http://www.huffingtonpost.com/entry/john-kerry-iran-israel_us_55b22b45e4b0224d8831d360

 

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 12:03

L’imam chiite australien Mohammad Tawhidi : Nous ne sommes pas venus en Australie pour y voir défiler les burqas ; si vous n’êtes pas contents, prenez un kangourou et rentrez chez vous

 

L’Imam chiite australien Mohammed Tawhidi a déclaré que certains ouvrages islamiques, comme la compilation de hadiths de Bukhari, devraient être interdits en Australie. « Tous les actes terroristes sont enseignés par le biais de ce livre », a-t-il déclaré. S’exprimant au Rotary Club d’Adelaïde, le cheikh Tawhidi, originaire d’Iran, a défendu la limitation des constructions de mosquées et déclaré que son père n’était pas venu en Australie pour y voir « circuler des burqas ». Il a appelé l’ASIO [Service de renseignements intérieur australien] à surveiller les chefs religieux pour dépister leurs bailleurs de fonds, et appelé les politiciennes australiennes à ne pas porter le voile lors de visites officielles en pays musulmans.

« Cela va me causer des ennuis de le dire », a ajouté l’imam Tawhidi, « mais la Palestine est une terre juive. Sérieusement, qui ne sait pas cela ? »

L’imam Tawhidi est diplômé du séminaire islamique à Qom, en Iran, et est l’imam de l’Association islamique d’Australie du Sud. La conférence a été mise en ligne sur la chaîne YouTube du Rotary Club of Adelaide, le 21 mars 2017. Extraits :

« Je crois que la religion doit être intégralement revue. Je crois que certains ouvrages doivent être interdits dans ce pays »

Mohammed Tawhidi : Mon père a choisi – or il était lui-même imam, et l’est toujours : il a choisi de venir en Australie parce que c’était un pays non-musulman. Si nous avions su que 30 ans plus tard, nous aurions des burqas un peu partout, des mosquées à chaque coin de rue et des personnes pour proposer la loi de la charia à la place de la démocratie, nous ne serions pas venus. […]

Je crois que la religion doit être intégralement revue. Je crois que certains ouvrages doivent être interdits dans ce pays. Il y a des livres qui sont considérés comme arrivant en deuxième position après le Coran. Tous les musulmans traditionalistes croient en ce livre : Le Bukhari, un livre très célèbre. Il se trouve au moins dans la majorité des foyers musulmans. Il est partout. Il est posé sur l’étagère juste à côté du Coran. Or tous les actes de terrorisme sont enseignés à partir de ce livre, et pourtant ce livre est facilement disponible, vendu et publié en Australie. […]

Je ne comprends pas comment les musulmans croient – on parle ici essentiellement des musulmans radicaux… comment ils croient que si vous vous faites exploser, vous irez déjeuner avec le prophète Mohammed au Paradis. Je ne savais pas que mon Prophète tenait un restaurant là-haut. (rires)Franchement, je n’en savais rien. Puis ils font d’autres déclarations très séduisantes, comme : vous aurez 72 vierges. Pour quel genre de vierge dois-je me faire exploser ? […]

« ll n’est pas nécessaire de construire des mosquées qui seront ensuite dirigées par des chefs musulmans radicaux »

Je m’oppose aussi à la construction des mosquées. Nous avons un grand problème. Je suis contre l’idée de changer ce pays. On peut avoir une mosquée à Adelaïde – c’est la mosquée la plus ancienne – et avoir des centres. On peut avoir des centres éducatifs. On peut louer des salles d’universités, des centres communautaires. Il n’est pas nécessaire de construire des mosquées qui seront ensuite dirigées par des chefs musulmans radicaux.

Certains d’entre eux n’arrivent pas à radicaliser les jeunes qui viennent à la moquée pour prier Dieu. Alors que font-ils ? Ils ont pris leurs voitures avec leurs bateaux, de l’ouest de l’Australie – vous en avez peut-être entendu parler – jusqu’à Queensland, car ils voulaient rejoindre l’Etat islamique via la Malaisie. J’ai toujours exhorté l’ASIO [Service de renseignement australien] à vérifier les comptes en banque des imams musulmans et leurs bailleurs de fonds. Ces gens qui les financent attendent-ils quelque chose d’eux ? qu’ils endoctrinent ces enfants ? Où en sommes-nous de l’excision et des mariages précoces ? Que se passe-t-il dans ce pays ?

« …la Palestine est une terre juive. Allons, qui ne sait pas cela ? »

Je sais que certains politiciens, ces derniers temps, ont levé la voix pour s’opposer résolument à l’islam. Ils veulent dire aux gens que l’islam est une religion très dangereuse. Pourquoi disent-ils une chose pareille ? Je ne m’oppose pas à ces politiciens car je sais exactement quelles souillures contient ma religion. Je sais exactement ce qui se passe, et c’est pourquoi je ne les contre pas. Je dénonce la généralisation, car il y a de bons musulmans, mais je suis d’accord avec l’essentiel de leur message. […]

« Il est grand temps que les politiciennes [australiennes] arrêtent de porter le voile lorsqu’elles se rendent dans des pays musulmans »

Cela va me causer des ennuis – je ne l’ai encore jamais dit, mais la Palestine est une terre juive. Allons, qui ne sait pas cela ? Jésus est venu à Jérusalem. Il est allé rejoindre les Israélites qui s’y trouvaient. C’est une terre juive. […]

« En 20 ans, le Grand Mufti, qui est élu pour nous représenter, n’a pas déclaré en anglais : ‘Je condamne le terrorisme' »

Il est grand temps que les politiciennes [australiennes] arrêtent de porter le voile lorsqu’elles se rendent dans des pays musulmans. Je sais qu’il est bien de respecter autrui, mais si vous êtes la ministre des Affaires étrangères, vous êtes ministre des Affaires étrangères avec votre uniforme et votre badge, et s’ils ne vous respectent pas en tant que femme, s’ils ne respectent pas [votre droit à] venir habillée comme vous le souhaitez, alors c’est un pays dont nous ne voulons pas d’ambassade. Nous ne voulons rien avoir à faire avec eux, s’ils ne respectent pas notre ministre des Affaires étrangères, quel que soit le pays dont il s’agit. […] C’est l’Australie, c’est comme çà ici. Si vous l’aimez, tant mieux. Si vous ne l’aimez pas, nous vous donnerons un de nos kangourous pour vous raccompagner là d’où vous venez. […]

En 20 ans, le Grand Mufti, qui est élu pour nous représenter, n’a pas déclaré en anglais : « Je condamne le terrorisme. » Certes, il soutient les verdicts contre l’Etat islamique, mais le problème est que l’Australie a besoin de faire face à l’EI. La communauté musulmane ici a besoin d’un verdict contre l’EI, pas de quelqu’un en Amérique que vous félicitez d’un « Bravo ! » Non. Nous devons prendre position contre l’EI, car nous le méritons. Nous méritons une communauté musulmane qui prenne position contre le terrorisme, parce que c’est là que se trouve la frontière ténue avec l’hypocrisie. Si vous n’êtes pas un hypocrite, parlez. […]

Comment réformer une idéologie pratiquée ? Premièrement, le gouvernement doit comprendre que les livres au programme des écoles musulmanes et sur les étagères des mosquées doivent être retirés, ouverts – pour en trouver l’éditeuret renvoyés à l’expéditeur. C’est aussi simple que ça. Nous n’avons pas besoin de brûler quoi que ce soit. Nous n’avons pas besoin de créer des tensions. Il suffit de rassembler les livres, et merci beaucoup. C’est la première chose.

« Certains musulmans ont plus d’une femme dans ce pays »

Deuxièmement, les services secrets doivent surveiller les agissements de chaque chef religieux. Les discours en arabe, que disent-ils ? Les exemples qu’ils utilisent… Donnent-ils des cours particuliers ? L’argent dans leurs comptes en banque… Combien d’épouses ont-ils ? C’est très important, et nombreux sont ceux qui ne le comprennent pas. Certains musulmans ont plus d’une femme dans ce pays. […]

Nous devons arriver à un accord commun : soit nous repectons la loi du pays, soit nous ne la respectons pas. Si nous la respectons, alors ce sera une seule femme. Autrement, retournez d’où vous venez, et épousez autant de femmes que vous voulez. […]

En Australie, ou existent la liberté d’expression et la démocratie, de nombreux musulmans jugent qu’il n’est pas prudent de dénoncer l’extrémisme dans leur pays – du tout. Et lorsque je dis qu’ils ont peur, ce n’est pas de l’isolement qu’ils ont peur, c’est de la mort. Et je l’ai frôlée, et Dieu m’a sauvé plusieurs fois.

 

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 12:00

 

AQPA se félicite de l’attentat de Londres dans Inspire Guide, et appelle les djihadistes « solitaires » à poursuivre le combat en Occident

 

Le 7 avril 2017, Al-Malahem, la branche médiatique d’Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (AQPA), a publié un nouveau numéro de son Inspire Guide en arabe et en anglais, félicitant l’auteur de l’attaque de Westminster du 22 mars à Londres et qualifiant l’opération de « raid béni ». Le Guide exhorte les djihadistes « solitaires » en Occident à en mener d’autres.

Pour rappel, l’Etat islamique avait revendiqué l’attaque de Westminster, affirmant que l’auteur « l’a menée en réaction aux appels [de l’EI] à prendre pour cibles les citoyens des États de la coalition » [1].

Dans ses « Analyses générales de l’opération », AQPA considère que l’attaque a « révélé la véritable signification du succès d’une opération militaire » et souligne que le lieu et l’heure de l’attentat ont été « les plus déterminants ». Le fait que l’opération ait eu lieu le jour où la Première ministre Theresa May a parlé devant le Parlement lui aurait conféré à l’opération « une dimension politique et militaire ».

Après avoir félicité l’agresseur de « ne pas s’être laissé dissuader ou décourager par son manque de moyens », AQPA recommande au djihadistes « solitaires » d’augmenter les possibilités, les moyens et les méthodes, […] de tirer les leçons de toutes les opérations précédentes et de découvrir les autres facteurs de réussite de l’opération, non moins importants ».

AQPA appelle ensuite les djihadistes « solitaires » résidant en Occident à mener des attaques : « Ô moudjahid, tu es la tête de notre guerre et notre épée tirée, alors cherche conseil en Allah et place ta confiance en Lui. Ensuite, choisis soigneusement tes cibles et choisis le meilleur emplacement. Prépare les moyens les plus simples et les plus efficaces, et n’oublie pas le moment adéquat. Combats-les au nom d’Allah et de Sa cause, contre l’incroyance en Allah et ceux qui combattent les musulmans. Ô moudjahid, tu mènes une bataille de l’islam et tu es l’un des piliers de la victoire et une brique de sa structure. Qu’Allah te bénisse dans ton djihad, qu’Il nous accorde, à nous et à toi, le martyre pour Sa cause et qu’Il frappe Ses ennemis, les ennemis de la religion. »

 

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 10:26

Le cheikh d’Erdogan appelle la Turquie à développer des armes nucléaires

 

Dans son éditorial publié le 16 mars 2017 dans le quotidien pro-gouvernementalYeni Safak, Hayrettin Karaman suggère, sous le titre « Que faire », que la Turquie développe ses armes nucléaires pour contrebalancer [celles de] l’Occident. Karaman, professeur de droit islamique célèbre en Turquie, réputé pour ses liens étroits avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, est souvent dénommé « l’imam aux fatwas » d’Erdogan, ou le cheikh d’Erdogan.

Cet éditorial est le premier de deux articles publiés en l’espace de quelques semaines dans Yeni Safak par des commentateurs qui appellent la Turquie à acquérir des armes de destruction massive. Le 27 mars, le rédacteur en chef du quotidien, Ibrahim Karagul, avait appelé la Turquie à cesser de combattre les ennemis de l’Occident, à savoir l’Etat islamique (EI), et à acquérir toutes sortes d’armes, y compris nucléaires (voir Dépêche spéciale de MEMRI No. 6845,Sensationalist Pro-Erdogan Turkish Daily Calls For Nuclear Weapons, A Stop To Fighting ISIS, 27 mars 2017). Extraits : 

« Que faire »

Tout d’abord, avec le fanatisme chrétien ; ensuite lorsque l’Occident a commencé à utiliser la religion comme instrument et que les motifs principaux sont devenus financiers – pour engranger des bénéfices internationaux et locaux – l’Occident a planifié de détruire l’Orient islamique, ou de le modifier pour l’utiliser à son service, en le dominant, et il a mis en œuvre des politiques en ce sens et continue de le faire.

Aujourd’hui, un mélange de religion, d’égoïsme national, de profit, de racisme, de xénophobie et d’une soi-disant menace/crainte de l’islam (islamophobie) affecte la population occidentale, et les valeurs occidentales contemporaines telles que les droits de l’homme et la démocratie sont utilisées comme des excuses, propageant l’idée que ces valeurs ont été enfreintes, [tandis que] les principales raisons/motivations [à cela] sont cachées, et les opérations contre la Turquie ont redoublé.

Chacun connaît et voit les doubles standards qu’applique l’Occident, sans honte ou considération pour quiconque d’autre, s’agissant de valeurs comme les droits de l’homme, la moralité, les bonnes manières et la justice. La fortune que l’Occident (y compris les Etats-Unis) détient aujourd’hui a été obtenue par l’usurpation et par le vol (le colonialisme) de l’Orient. Il n’est même pas possible de sonder la destruction matérielle et spirituelle et le sang répandu en Orient pour [obtenir] les maudits bénéfices financiers de l’Occident.

Les gens disent : « c’est un temps révolu, l’Occident est à présent civilisé, il y existe une démocratie fondée sur les droits de l’homme, il doit y avoir des motifs légitimes pour leurs actions aujourd’hui ».

Il est évident que la motivation principale de toutes les actions des Européens (s’opposer à l’islam et obtenir des avantages financiers), sur le plan national et international, est cachée et que les valeurs modernes sont exploitées pour tromper le public. La défaillance à voir cela est due à l’aveuglement de l’esprit et du cœur, qui est plus nocif encore que l’aveuglement des yeux.

« La force militaire… consiste à posséder des armes efficaces… L’arme nucléaire est la plus pertinente… Nous devons commencer à ne plus acheter, mais à inventer ces armes »

Alors que l’Occident fait ce que bon lui semble avec l’Orient, et notamment avec la Turquie, leader en puissance, il ne se fonde pas sur la force du droit, de la justice ou sur les valeurs modernes, mais sur la force financière et militaire.

Si l’Orient veut cesser d’être opprimé, il ne suffit pas que sa religion soit authentique et sa cause juste ; dans une époque dominée par les forts et non par les justes, il se doit d’être plus fort que son ennemi.

La première condition pour cela est que l’Orient victimisé et opprimé s’unisse et coopère. Après avoir emprunté la voie de l’unité et de la coopération, la collaboration avec le moindre mal pour franchir les barrières est faisable, si c’est une obligation.

Jadis, la force militaire était constituée de flèches et de chevaux. Mais à présent, elle consiste en armement efficace inventé, au moyen de la connaissance et de la technologie modernes – les armes nucléaires étant les plus pertinentes – et en outils permettant d’utiliser de telles armes.

Sans perdre de temps, ou faire la sourde oreille devant les plaintes et les obstacles occidentaux, nous devons commencer à ne plus acheter, mais à inventer ces armes. Nous devons inventer ces armes et les [utiliser comme une force] d’équilibre. N’employons pas d’armes de destruction massive, sauf si nécessaire, et le moyen d’éviter de les utiliser consiste à disposer de versions plus puissantes que celles de nos ennemis.

Si le Seigneur me le permet, je parlerai des 100 projets que l’Occident a mis en application pour déclencher l’effondrement de l’Empire ottoman et exterminer l’islam, dans [mon] article de dimanche.

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 09:34

 

« Matsot de sang » à Pâque : le journaliste libanais Ghassan Jawad accuse les Juifs d’en nourrir leurs ennemis

Le journaliste libanais Ghassan Jawad a déclaré que pendant la Pâque juive, « les Juifs extrémistes nourrissent leurs ennemis avec des matzot faites de sang ». Dans une interview diffusée le 25 mars 2017 sur la chaîne télévisée Al-Manar du Hezbollah, Jawad, rédacteur en chef de Beirutpress.net, a estimé que cette pratique reflètait la mentalité israélienne et celle du Talmud.  Extraits :

Ghassan Jawad : Dans la mentalité israélienne, et dans la mentalité, non de la Torah, mais du Talmud, [on utilise] des matzot de sang à Pâque. Les Juifs extrémistes nourrissent leurs ennemis de matzot faites de sang. C’est devenu une idéologie, qui est la base de l’idéologie juive extrémiste, de poursuivre et de tuer les combattants de la résistance.

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 09:06

Une éditorialiste libanaise avertit : Toute agression du Hezbollah contre Israël sera désastreuse pour le Liban, plus que pour quiconque

 

Dans un article intitulé « Does Hizbullah Threaten Israel or Us » [Le Hezbollah menace-t-il Israël ou nous menace-t-il ?], paru dans le quotidien saoudien en anglais Arab News, l’éditorialiste libanaise Diana Moukalled a abordé la récente escalade des menaces proférées par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, contre Israël, y compris celle de viser le réacteur nucléaire d’Israël à Dimona.[1]

Selon elle, cette escalade verbale dans la rhétorique de Nasrallah est une tentative qui vise à compenser les pertes militaires subies par le Hezbollah en Syrie et à gagner le soutien populaire, au vu du déclin du statut international du Hezbollah et de l’Iran. Elle observe également que la menace de cibler le réacteur [de Dimona] est irresponsable, car des milliers de civils palestiniens et israéliens vivent à proximité. Notant que l’Iran utilise souvent le Liban comme arène pour mener ses « aventures », elle met en garde contre le climat politique actuel, qui pourrait amener l’Iran et le Hezbollah à renouveler leur agression contre Israël – ce qui serait catastrophique pour le Liban, plus encore que lors des précédentes confrontations. Extraits : [2]

Israël a réagi aux récentes déclarations du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, par un mélange de moquerie et de cynisme, lorsqu’il a déclaré que le Hezbollah était prêt à bombarder le réacteur nucléaire de Dimona ou les réservoirs d’ammoniac [de Haïfa]. Des sites Internet israéliens ont rapporté des discussions au sein de l’armée, indiquant qu’Israël pense que le Hezbollah est confronté à un dilemme concernant l’aide et les fonds, en raison des combats en Syrie.

Dans le passé, Israël abordait plus sérieusement et précautionneusement les menaces et les décisions du Hezbollah, mais cela semble avoir changé. Je ne vais pas faire l’éloge d’Israël, Etat d’occupation raciste, ni minimiser le danger qu’il constitue en tant qu’agresseur. Mais je tenterai de comprendre le tourbillon rhétorique lancé par Nasrallah, qui affecte les Libanais, les Palestiniens et les autres [populations] vivant à quelques kilomètres du réacteur de Dimona.

Chacun sait, et le Hezbollah le premier, que les conséquences d’une guerre ou d’une opération militaire contre Israël seraient catastrophiques. Nasrallah a peut-être appris la leçon, car le front Sud contre Israël reste calme depuis la fin de la dernière guerre, il y a 11 ans.

A ce titre, l’escalade rhétorique parlant sur la prise pour cibles de réacteurs nucléaires – à proximité desquels des milliers de civils palestiniens et israéliens vivent, qui subiraient les retombées radioactives – est à tout le moins irresponsable, et ne constitue rien d’autre qu’une tentative de mobilisation populaire.

Mais ces slogans creux semblent plus nécessaires aujourd’hui que jamais, car les paroles de Nasrallah ressembleraient à une tentative de rebâtir une position de combat contre Israël et de compenser les pertes du Hezbollah en Syrie. Cette approche semble logique, dans la perspective de rapides développements politiques et du consensus international autour de la Syrie, qui mèneront au départ du Hezbollah du pays. Cela déclenchera une réaction iranienne, partout où l’Iran peut le faire.

Si l’on envisage de manière réaliste la situation politique actuelle, ce n’est pas le moment de prendre des décisions, mais plutôt de montrer sa force et de réunir ses cartes à présenter, en attendant une meilleure compréhension de la politique américaine dans la région. Une escalade continue contre l’Iran et son influence en Syrie pourrait inciter Téhéran et le Hezbollah à revenir à une politique de confrontation, y compris contre Israël. Quel meilleur endroit que le Liban [pour servir de] passerelle vers de nouvelles aventures iraniennes ?

Mais la situation n’est plus celle de la guerre de 2006, car Israël affirme que sa réaction sera massive contre le Hezbollah et le Liban, si le Hezbollah lance une action militaire contre lui. Cette menace inclut la disposition d’Israël à viser l’ensemble du territoire libanais. Les déclarations du président libanais Michel Aoun, selon lesquels l’armement du Hezbollah complète le rôle de l’armée, servent de prétexte à Israël pour viser également l’armée [libanaise].

Si les conditions appropriées pour viser le Hezbollah se présenteront bientôt, Israël n’est pas pressé de mener une action militaire, car il surveille l’épuisement financier, moral et militaire du Hezbollah en Syrie, et l’hostilité arabe envers le Hezbollah, comparativement au soutien de 2006, en raison de son rôle régional aux ordres de l’Iran. Toute menace posée par le Hezbollah affectera les Libanais avant quiconque, et plus sévèrement qu’au cours des précédentes guerres et crises.

Notes :
[1] Dans une allocution du 16 février 2017 diffusée sur la chaîne télévisée Al-Mayadeen, Nasrallah a appelé Israël « non seulement à déplacer l’installation d’ammoniac de Haïfa, mais à démanteler la centrale nucléaire à Dimona », en disant : « Ils savent ce qui adviendra d’eux et de leur entité [sioniste] si des missiles frappent cette usine. » Voir MEMRI en français : Le secrétaire général du Hezbollah, Nasrallah, menace d’envoyer des missiles sur les installations d’ammoniac israéliennes et la centrale nucléaire de Dimona, 21 février 2017.

[2] Arab News (Arabie saoudite), 26 février 2017.

 

 

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 09:04

Al-Sharq Al-Awsat indique l’emplacement des bases militaires étrangères en Syrie ; la Syrie divisée en trois zones d’influence : américaine, russe et turque

 

Le 14 mars 2017, le quotidien basé à Londres Al-Sharq Al-Awsat présentait un article donnant l’emplacement des bases militaires de différentes forces étrangères en Syrie, dont les forces américaines, russes et turques. Selon ce rapport, l’emplacement des bases reflète la zone d’influence de chaque pays, et le fait que la Syrie devient une fédération d’Etats ethniques susceptibles de se désintégrer à tout moment. [1] Extraits :

Entre les conférences de Genève et d’Astana, les superpuissances ont entrepris d’élargir leurs zones d’influence en Syrie en y installant plusieurs bases militaires qui, selon les experts, ouvrent effectivement la voie à une solution politique fondée sur une fédération et sur la division [de la Syrie]. Jusqu’à présent, Moscou et Washington étaient les principaux acteurs, aux côtés de l’Iran, mais récemment Ankara a décidé d’installer de nombreuses bases militaires dans la région connue comme le Bouclier de l’Euphrate, [2] afin de s’assurer un siège à la table des négociations internationales…

La Russie est le seul pays ayant ouvertement annoncé plus d’une fois qu’elle disposait de deux bases [en Syrie] : une base aérienne à Khmeimim, dans la région de Lattaquié, et une base navale à Tartous, sa seule base en Méditerranée qui devrait devenir sa plus grande base navale… Selon différentes sources, Moscou a récemment étendu sa présence à Damas, dans les zones rurales à l’est de Homs et à proximité d’Alep, et il y a aussi un état-major russe dans les zones tenues par les Kurdes au nord de la Syrie, qui font partie de la zone d’influence américaine.

Washington garde le silence sur l’emplacement de [ses forces] en Syrie, qui comptent plus de 900 hommes. La semaine dernière, elle a annoncé l’envoi de 400 Marines en Syrie pour soutenir les forces locales dans la bataille de Racca, bastion de l’organisation de l’EI. Selon certaines informations, les troupes américaines qui sont arrivées ont commencé à installer une base militaire permettant de mener des attaques d’artillerie contre les positions de l’EI à 32 km. Les Etats-Unis ont installé leurs bases militaires dans le nord de la Syrie, essentiellement dans les zones contrôlées par leurs alliés, les Unités de protection du peuple kurde.[3] La plus importante de ces bases est celle de Rmeilan, dans la pointe Nord-Est [du pays], près de la frontière irakienne, et une base installée dans la ville d’Ain Al-Arab (Kobane). Selon des sources kurdes, les Américains ont d’autres bases en Syrie, dont une à Hassakah.

La seule base britannique en Syrie est proche d’Al-Tanf, à la frontière syrienne avec la Jordanie et l’Irak, dans la région du désert d’Al-Hamadn au sud-est du district de Homs, à 240 km de Palmyre.

L’Iran dispose de deux bases militaires [en Syrie], une à l’aéroport international de Damas, le siège du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) en Syrie, et une autre dans la région des montagnes d’Azzan, près d’Alep.

Les plus récentes bases militaires en Syrie sont apparemment les bases turques, encore en construction. Elles sont situées dans la région contrôlée par la Turquie, une ceinture de 30 km dont la limite nord s’étend d’Al-Bab aux frontières municipales de Manbij. Un épais voile de secret entoure ces bases, et des informations contradictoires circulent par conséquent à leur sujet. Des sources kurdes ont précisé à Al-Sharq Al-Awsat qu’il y avait plus d’une base turque dans les environs des villes d’Al-Raï et d’Akhtarin. Le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme, Rami Abdel Rahman, affirme qu’il y a une base à Al-Raï, une autre à Jarabulus et une troisième dans la montagne de Sheikh Aqil, à l’ouest d’Al-Bab. Il explique que la Syrie est effectivement devenue un pays sous contrôle international, en particulier au vu du fait que tous les pays susmentionnés aspirent à y élargir leurs bases militaires, ce qui fait de la partition de la Syrie une réalité tangible.

En février dernier, le régime syrien a fait deux fois appel à l’ONU [pour protester] contre l’établissement par la Turquie d’une base militaire en Syrie… au nord de la ville de Tel Rifat. [La base] inclut des dépôts d’armes, des casernes pour les officiers et des positions des forces du Bouclier de l’Euphrate. Selon des sources anonymes de l’opposition syrienne, Ankara a édifié une base militaire à Al-Bab ; aussi semble-t-il que la Turquie dispose de plusieurs bases pour consolider son influence dans la région Nord.

Selon le Dr Abdel Rahman Al-Hajj, spécialiste des groupes extrémistes, la Syrie peut être considérée comme étant divisée en trois zones d’influence : américaine, russe et turque. La région américaine se trouve à l’est de l’Euphrate et s’étend jusqu’à Deir Al-Zor et à la frontière irakienne. Par leur zone d’influence, les Etats-Unis tentent de réduire l’influence de l’Iran en Syrie et de perturber les lignes d’approvisionnement du Hezbollah en provenance de Beyrouth… Cela ouvre la voie à un Etat fédéral fondé sur la division ethnique et sur la guerre civile, Etat fédéral qui peut se désintégrer à tout moment.

Concernant les Iraniens, Al-Hajj affirme : « Les Iraniens veulent tout le pays. Par le biais du régime syrien, ils contrôlent la vie quotidienne dans le pays, en se focalisant sur les zones stratégiques qui relient la Syrie, le Liban et l’Irak. Par conséquent, [dans le cas des Iraniens], nous pouvons parler de centres d’influence, plutôt que de zones d’influence ».

Lire la version anglaise

Notes :

[1] Concernant la possibilité d’une partition de la Syrie, voir MEMRI Inquiry & Analysis Series No. 887, Pro- And Anti-Assad Camps Share Concerns Over Syria’s Possible Disintegration Into Separate Sectarian, Ethnic Entities, 29 septembre 2016.

[2] Région au nord de la Syrie où la Turquie, avec les factions de l’opposition syrienne qui lui sont alliées, mène l’Opération Bouclier de l’Euphrate contre l’EI et les milices kurdes. La région s’étend de la ville de Jarabulus à la frontière Syrie-Turquie jusqu’à Manbij, Al-Bab et au nord d’Alep. Dans le cadre de cette opération, la Turquie vise à élargir son intervention au nord-est de la Syrie et dans le bastion de l’EI à Racca.

[3] Les unités de protection du peuple sont la branche militaire de l’Union démocratique kurde (PYD), parti créé par des activistes kurdes au nord de la Syrie, et dirigé par Saleh Muslim. Selon la Turquie, ce parti est la branche syrienne du PKK turc.

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