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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 10:22

L’intellectuel égypto-allemand Hamed Abdel-Samad dénonce le traitement réservé aux juifs dans le Coran : est-ce la logique divine de Dieu, qui s’est proclamé miséricordieux ?

L’intellectuel égypto-allemand Hamed Abdel-Samad a abordé le sujet du traitement réservé aux juifs dans le Coran. Il raconte qu’une tribu entière a été punie pour les intentions prêtées par le prophète Mahomet à un seul homme. « Soit il a juste tout inventé, soit il entendait des voix dans une forme de paranoïa, et hallucinait », a déclaré Abdel-Samad. Et d’interroger : « Est-ce la logique divine de Dieu, qui s’est proclamé ‘miséricordieux’ ? » Dans son discours mis en ligne sur Internet le 7 novembre 2016, Abdel-Samad dit encore : « Notre Seigneur accorde Sa bénédiction au vol, au vol sacré sur lequel repose toute l’économie islamique ». Extraits :

Hamed Abdel-Samad : Le Coran dit : « Ne discutez que de la meilleure façon qui soit avec les gens du Livre… » Le Coran a institué le principe du dialogue mais n’a pas su le respecter. Le Coran a déterminé que « la meilleure façon » est le principe du dialogue, mais a ensuite commencé à maudire les juifs en les appelant « singes et porcs ». Il n’a eu aucun problème à se référer aux juifs comme aux « pires des créatures  ». Où était passé l’étiquette du dialogue ? […]

Les juifs étaient un modèle à suivre [pour le prophète Mahomet], à tel point qu’il priait dans la direction de Jérusalem. Mais quand il leur a dit : « Je suis un prophète, comme c’est écrit dans la Torah », ils lui ont répondu : « Nous avons vérifié dans la Torah, mais nous n’avons pas trouvé votre nom. » Il en fut de même avec les chrétiens. […]

C’est alors que la théorie du complot entre en jeu : « Les chrétiens et les juifs ont vu mon nom dans [leurs Écritures], mais ils ont déformé la Torah et le Nouveau Testament, de sorte que mon nom n’y figure pas. » […]

[Mahomet] a eu une vision lorsqu’il parlait [aux juifs] de la tribu des [Banu] Nadhir. Alors qu’il discutait avec eux d’affaires courantes, comme il avait l’habitude de le faire, il eut cette vision de Gabriel, qui lui dit qu’un juif allait lui lancer une pierre depuis un toit et le tuer. Soit il a juste tout inventé, soit il entendait des voix dans une forme de paranoïa, et hallucinait. Il ne s’est pas contenté de saisir l’homme qui avait prétendument l’intention de… La loi ne demande pas de rendre des comptes pour ses intentions mais seulement pour ses actes. Quelqu’un a-t-il jeté une pierre ? Non. Toutes les sources islamiques le disent. Mais Gabriel lui a dit que quelqu’un avait l’intention de le lapider. OK, saisissez cet individu et tenez-le responsable. Tuez-le. D’accord, peu importe. Mais rassembler toute la tribu, abattre leurs palmiers et prendre leurs champs et leurs maisons… Et le Coran célèbre cela. […]

C’est ce que devrait signifier l’expression « la corruption sur la terre » : abattre les palmiers des juifs et les chasser de chez eux, simplement à cause d’une vision qu’il a eue, simplement parce qu’il a rêvé que l’un d’eux le lapiderait. Est-ce la logique divine de Dieu, qui s’est proclamé « miséricordieux ? » […]

« A cause de leur rupture de l’engagement, leur mécréance aux révélations d’Allah, leur meurtre injustifié des prophètes… » Un seul juif de Médine a-t-il tué un prophète ? Pouvez-vous me dire le nom du prophète et du juif qui l’a tué ? […]

« Tu verras, d’ailleurs, que ceux qui ont la maladie au cœur se précipitent vers eux et disent : ‘Nous craignons qu’un revers de fortune ne nous frappe.’ » Les croyants, les musulmans, pourraient avoir un ami juif ou un ami chrétien. Ils affirment avoir des intérêts communs, et ainsi de suite… Non. Ces liens doivent être coupés. Le terrorisme commence ici – quand vous pensez que notre Seigneur vous dit de ne pas faire confiance à untel ou à untel… Admettons que votre fils se trouve dans un pays européen, ou même dans un pays comme l’Egypte, la Syrie ou le Liban : il va à l’école et tout autour de lui, il y a des chrétiens, des juifs et même des athées. Comment peut-il vivre avec eux et leur faire confiance ? Comment peut-il coexister avec eux dans un environnement sain ? Comment peuvent-ils coopérer ou travailler ensemble dans une même société ? Le Coran entend isoler [les musulmans] du reste de l’humanité. Il les éloigne de tous les autres. Vous ne devez être qu’avec des gens qui aiment le prophète Mohammed, mènent le djihad avec lui et lui versent de l’argent. Tout autre [individu] doit être ignoré. […]

La dernière tribu juive [à Médine] était celle des Banu Qurayza. C’était le dernier groupe juif et le plus riche, et leur forteresse était impénétrable. […]

[Le prophète Mahomet] les a assiégés, jusqu’à ce que les enfants sortent car ils n’avaient plus rien à manger. Ils se sont rendus et se sont livrés. Qu’a-t-il fait d’eux ? Il les a décapités. Pourquoi ? Parce qu’ils ne l’ont pas aidé et ne lui ont rien versé. Le Coran célèbre cet événement : « Et Il a fait descendre de leurs forteresses ceux des gens du Livre qui les avaient soutenus, et Il a jeté l’effroi dans leurs cœurs ; un groupe d’entre eux vous tuiez, et un groupe vous faisiez prisonniers. Et Il vous a fait hériter leur terre, leurs demeures, leurs biens, et aussi une terre que vous n’aviez point foulée. Et Allah est omnipotent. » Notre Seigneur donne Sa bénédiction au vol et au pillage. « Il vous a fait hériter leur terre, leurs demeures… » Pourquoi ? Ils n’ont pas travaillé pour cela. Qui les a construits ? Y avait-il un musulman bâtisseur parmi eux, capable de construire une maison ? Y avait-il un agriculteur, capable d’ensemencer un champ ? Pourquoi prendre leurs champs, leurs terres et leurs biens ? C’est du mensonge. C’est un vol. Dans le Coran, notre Seigneur donne Sa bénédiction au vol, le vol sacré sur lequel repose toute l’économie islamique. C’est ainsi que le Coran traite les juifs.

 

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 10:13

Un journaliste chiite koweïtien aux chiites des pays arabes : l’ingérence iranienne nous cause du tort ; nous devons nous y opposer

Dans un article publié le 17 février 2017 sur le site Middle East Online, le journaliste chiite koweïtien Ali Haidar écrit que de nombreux chiites au Koweït, en Irak, à Bahreïn, au Liban et en Arabie saoudite ont le sentiment que la politique de l’Iran au Moyen-Orient et son ingérence dans les affaires intérieures des pays arabes, non seulement ne les représente pas, mais leur cause du tort – et pourtant ils ne s’y opposent pas ouvertement. Dans cet article, intitulé « Chiites du Koweït, l’Iran n’est pas [notre] refuge », Haidar appelle les chiites des pays arabes à s’opposer ouvertement à la politique iranienne, afin de ne pas donner d’eau au moulin de la haine et de l’hostilité de leurs compatriotes sunnites. Il affirme que « les chiites ont déjà payé un lourd tribut en termes de réputation, de sécurité, de bien-être et d’avenir pour leurs enfants, en raison de leur silence prolongé » face à la politique iranienne, et que le moment est venu de faire entendre leur voix. Extraits : [i]

Comment l’islam politique chiite, le Hezbollah et la Révolution islamique [iranienne] ont pu si facilement conquérir l’opinion publique et le cœur des chiites dans la région du Golfe et les régions arabes ? Pourquoi n’entendons-nous pas les chiites en dehors de l’Iran s’opposer à la politique étrangère iranienne, et notamment aux positions [iraniennes] dont ils paient le prix… afin que tout le monde comprenne que la politique iranienne ne représente pas l’opinion de tous les chiites du monde arabe ? De nombreux chiites au Koweït, en Irak, à Bahreïn, au Liban et en Arabie saoudite pensent que la politique iranienne en général ne représente pas les opinions de [tous] les chiites. [En réalité, ils pensent] que depuis 1979, la politique iranienne a mis en péril les intérêts politiques des chiites dans les pays où ils vivent dans le monde arabe et ailleurs, et entraîné leur isolement dans la communauté, et a peut-être même suscité des menaces et des actes de vengeance à leur encontre. En témoignent l’incident de la husseiniyya en Arabie saoudite ; [ii] la destruction de mosquées chiites au Pakistan ; [iii] ce que nous lisons et voyons à la télévision, sur Internet et dans les journaux, ainsi que les attentats à Beyrouth.[iv]

Toutefois, [en dépit de ce qui précède], nous avons à peine entendu les [chiites] s’opposer ou émettre des réserves [concernant la politique iranienne], exprimer la moindre protestation, opposition ou critique, voire même une simple mise en garde à leur population, concernant ceux qui la dirigent vers un dangereux fanatisme communautaire.

Comme chacun le sait, parmi ce groupe [les chiites] et en particulier au sein de l’élite religieuse, politique, économique, sociale et culturelle chiite, se trouvent des milliers de médecins, ingénieurs, chanteurs, universitaires, hommes d’affaires, religieux, politiciens, personnalités culturelles, auteurs et figures des médias. Toutefois, ils n’élèvent pas la voix ni n’expriment aucune opposition ou critique envers la politique iranienne, sinon en de rares occasions, et peu importe combien cette politique nuit à leurs intérêts, à leur image politique ou à leurs relations avec les autres citoyens ou communautés, comme on peut le voir dans la région du Golfe, au Liban, en Syrie, en Irak et à Bahreïn, au cours des vingt dernières années au moins.

Qui pourrait prendre la défense de la principale erreur de l’Iran – la création d’un « parti chiite armé » au Liban [le Hezbollah] contre la volonté du gouvernement et du peuple libanais, qui contrôle aujourd’hui la stabilité et le destin du Liban, et cela après avoir impliqué le Liban dans une guerre contre Israël qui a nui aux intérêts de tous les Libanais ? Qui pourrait trouver une justification à la jurisprudence chiite qui soutient le régime du parti Baath [en Syrie], qui domine le peuple syrien depuis des décennies, perpétrant des assassinats, détruisant ses villes et dispersant ses femmes, ses enfants et ses personnes âgées dans des camps de réfugiés en Turquie, au Liban et en Jordanie ? Et si l’Iran a créé le Hezbollah au Liban pour résister à Israël, pourquoi l’a-t-il forcé à opérer en tant que puissance militaire iranienne en Syrie, contre les intérêts des peuples syrien et libanais, et d’une manière qui a embarrassé le reste des chiites dans le monde arabe, au vu des dizaines de questions restées sans réponse, et d’une manière qui a engendré une hostilité communautaire et une haine envers les chiites, qui en paieront le prix pour les années à venir ?…

Qui au sein des Iraniens, ou de tous les chiites qui soutiennent la politique destructrice de l’Iran – parmi lesquels les Kurdes, les Baluchis, et certains habitants du sud de l’Iran – voudraient créer un parti politique armé en Iran, comme le Hezbollah au Liban, avec des équipements militaires lourds, des véhicules blindés, des tanks et des missiles, qui recevrait des instructions et un financement de la Turquie, par exemple, ou des Etats du Golfe et du monde arabe ?

Les chiites ont déjà payé un lourd tribut leur coûtant leur réputation, leur sécurité, leur bien-être et l’avenir de leurs enfants, en raison de leur silence prolongé [face à la politique iranienne]. Leurs rivaux [les Sunnites] les accusent de tout et n’importe quoi, et les menacent, en tant que groupe qui n’a pas de position claire et de sollicitude pour les pays dans lesquels ils vivent. Quelqu’un est-il conscient des dangers inhérents à de telles accusations ?

Pendant des générations, les chiites se sont posés comme une minorité assiégée, privée de ses droits, représentant les opprimés, défenseurs de toutes les causes justes, et combattant toute forme d’injustice, de tyrannie et de domination. Toutefois, la politique globale erronée de l’Iran et ses aventures – qui a gagné une sympathie étendue parmi les chiites en dépit de la tromperie et de l’exploitation [par l’Iran] de divers sentiments et craintes [des chiites] – a entraîné l’isolement total des chiites au Liban, dans les pays du Golfe, en Irak, au Yémen et partout ailleurs.

En outre, tous les [éléments] neutres pensent que la politique étrangère de l’Iran est contraire à sa politique intérieure, et qu’il intervient dans les affaires des Arabes et des pays du Golfe qui ne le concernent pas. Il invoque également des slogans, selon ses caprices, là où il l’entend, du Liban à la Syrie, à Bahreïn, au Yémen et ailleurs, nonobstant les intérêts des minorités chiites [qui y vivent] et sans tenir compte de l’équilibre politique et des risques communautaires, et du fait que cela n’apporte aucun avantage au peuple iranien lui-même.

Pourquoi l’Iran, ou ses partisans au Koweït, au Liban, au Yémen et à Bahreïn, par exemple, sont-ils incapables de nous expliquer quel intérêt ont les chiites dans ces pays à soutenir le Hamas à Gaza, à crier « Mort à l’Amérique » à chaque occasion, ou à demander le renversement de plusieurs des régimes du Golfe ? Pourquoi l’Iran n’adopte-t-il pas une politique étrangère équilibrée et ne cesse-t-il pas son intervention et ses slogans, qui portent avant tout atteinte aux intérêts suprêmes de l’Iran, de son peuple et de son économie… [?] [Ils nuisent également] au niveau culturel et à la réputation internationale de son peuple, et ont contraint ce dernier à vivre dans la pauvreté pendant les 35 dernières années.

Pourquoi l’Iran n’évolue-t-il pas [pour se focaliser sur] la création d’une société florissante, sur l’augmentation du niveau de vie de sa population et sur la recherche de solutions à ses différents problèmes de développement, au lieu de s’embarquer dans des aventures militaires onéreuses, qui coûtent si cher aux Iraniens et aux chiites, partout où ils se trouvent.

Les chiites du Koweït et des pays du Golfe souffrent, en particulier depuis 1979, de la politique d’exportation de la révolution iranienne, des manifestations [qui ont eu lieu] au cours des pèlerinages [à la Mecque], de la création de cellules du Hezbollah, de l’exploitation [par l’Iran] de la naïveté et des bonnes intentions de quelques jeunes gens issus des minorités, du respect de la liberté de culte et de l’ouverture politique des pays du Golfe. Suite à cela, la seconde étape a commencé, avec le recrutement de chiites pour les aventures du Hezbollah, dans l’objectif de tirer parti de l’atmosphère créée en Irak après la chute du régime du Baath en 2003. Par la suite, les partisans de la politique du Hezbollah et de l’Iran se sont encore dégradés [moralement] et ils ont tenu une cérémonie dans une de leurs husseniyyas du Koweït en hommage à [l’ancien chef militaire du Hezbollah] Imad Mughniyeh, malgré son passé tristement célèbre.[v]

Puis est venue la phase de l’ingérence claire et ouverte [de l’Iran] en Syrie, suivie par le soutien à la faction extrémiste de l’opposition au Bahreïn. Nul ne sait à présent dans quel genre de labyrinthe les Houthis sont entrés au Yémen, et quel genre de réconciliation peut être atteint au sein des pays du Golfe et en Iran suite aux erreurs et la dangereuse ingérence [de l’Iran. Par conséquent], les chiites du Koweït et des autres pays, et en particulier les religieux, les économistes, les célébrités et les universitaires, hommes et femmes, n’ont pas d’autre choix que de lever la voix, de parler rationnellement, d’exprimer [ouvertement] leurs critiques [contre l’Iran] et de consolider une position indépendante et nationale face à cette détérioration communautaire extrêmement dangereuse.

 

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 10:08

La crise du Golfe dépeinte dans des caricatures de presse

La crise actuelle entre les pays du Golfe et l’Egypte d’une part, et le Qatar de l’autre, [1] a été rendue par plusieurs caricaturistes de la presse du Golfe, tant au Qatar que dans les Etats qui le boycottent.

De nombreuses caricatures de journaux saoudiens ou des Emirats arabes unis présentent le Qatar comme se rapprochant de l’Iran, trahissant les pays du Golfe et le monde arabe, et soutenant le terrorisme en le finançant, en l’armant et au moyen de la chaîne télévisée Al-Jazira. Plusieurs caricatures laissent entendre que le Qatar devrait être expulsé du Conseil de Coopération du Golfe (CCG). D’autres caricatures représentent le Qatar comme un instrument ou une victime de l’Iran, de la Turquie et des Frères musulmans.

La presse qatarienne présente quant à elle des caricatures accusant les pays boycotteurs de se focaliser sur lui – au lieu de faire face aux graves crises qui affectent le monde arabe – et d’adopter un comportement qui porte atteinte à l’unité du CCG et du Golfe. Nombre de ces caricatures dépeignent les médias de ces pays boycotteurs comme des manipulateurs et des mendiants. D’autres évoquent l’indépendance du Qatar et son refus de se soumettre aux dictats d’autres Etats.

Caricatures en Arabie saoudite et dans les Emirats arabes unis : le Qatar trahit le Golfe et le monde arabe, se rapproche de l’Iran et soutient le terrorisme

Le « régime qatarien » – un poignard dans la péninsule Arabique. Source : Al-Ittihad (EAU), le 11 juin 2017.
Le « régime qatarien » sème des punaises sur la route du « CCG ». Source : Al-Ittihad (EAU), 24 juin 2017.
Le « Qatar » coupe la branche de l’arbre du « Golfe » sur lequel il est assis. Source : Al-Jazira (Arabie saoudite), 30 juin 2017.

Le Qatar soutient et finance le terrorisme

Le « Qatar » poignarde le monde avec ses « groupes terroristes » et laisse des déflagrations derrière lui. Source : Al-Madina (Arabie saoudite), 28 juin 2017.
Le « régime qatarien » déroule le tapis rouge aux terroristes. Source : Al-Ittihad (EAU), 18 juin 2017.
Le Qatar nourrit la « bête du terrorisme » avec des sacs d’argent, en lui disant : « Ouvre-la, ma chérie ». Source : Al-Jazira (Arabie saoudite), 24 juin 2017.
« Le régime qatarien » fournit aux terroristes des armes – et un mégaphone. Source : Al-Ittihad (EAU), 9 juin 2017.
Les terroristes et les médias tètent le Qatar, la vache qui finance le terrorisme. Source : Okaz (Arabie saoudite), 28 juin 2017.
La télévision Al-Jazira flotte dans une mer de sang. Source : Al-Jazira (Arabie saoudite), 16 juin 2017.

Le Qatar se rapproche de l’Iran et d’acteurs hostiles

Le Qatar se lie d’amitié avec « l’Iran » et le « terrorisme », tournant le dos au « monde arabe ». Source : Al-Riyadh (Arabie daoudite), le 8 juin 2017.
Le Qatar s’allie avec l’Iran, l’EI, la Turquie, Jabhat Al-Nusra, le Hezbollah, Israël et Al-Hashd Al-Shabi. Source : Al-Jazira (Arabie saoudite), 18 juin 2017.

 

« Le régime qatarien », une façade mensongère de « l’Iran », de « [Jabhat] Al-Nusra » et des « Frères [musulmans] ». Source : Al-Ittihad (EAU), 28 juin 2017.
Le Qatar devrait être expulsé du CCG

 

Des chirurgiens, représentant les pays du CCG et l’Égypte, pratiquent une « appendicectomie » sur le CCG pour retirer le Qatar. Source : Okaz (Arabie saoudite), 6 juin 2017.
Des chirurgiens opèrent le Golfe pour extraire la « tumeur » de la « politique qatarienne », qui porte le visage de l’émir du Qatar. Source : Al-Madina (Arabie saoudite), 14 juin 2017.
Le « CCG » envoie un coup de pied au Qatar et à « l’Iran », en disant : « Va jouer plus loin ». Source : Al-Madina (Arabie saoudite), 8 juin 2017.

Le Qatar représenté comme un instrument de l’Iran, du terrorisme, des Frères musulmans et de la Turquie

L’Iran, les terroristes et les Houthis du Yémen retirent le Qatar du puzzle du Golfe. Source : Al-Jazira (Arabie saoudite), 21 juin 2017.
L’amour du Qatar pour les Frères musulmans le blesse. Al-Ittihad (EAU), 23 juin 2017.
La pieuvre turque, qui ensserre le Qatar dans ses tentacules, ne parvient pas à capturer les autres États du Golfe. Source : Al-Watan (Arabie saoudite), 4 juin 2017.
Le requin iranien attend que le Qatar se sépare de la péninsule Arabique. Source : Okaz (Arabie saoudite), 17 juin 2017.

Caricatures dans la presse qatarienne : les pays du Golfe minent l’unité du Golfe ; le Qatar n’abandonnera pas sa souveraineté

Comme indiqué, les caricatures qatariennes s’en prennent aux pays boycotteurs, dépeints comme persécutant le Qatar au lieu d’affronter les crises que traverse le monde arabe, et nuisant ainsi à l’unité du Golfe.

Les pays boycotteurs ignorent les crises réelles dans le monde arabe

« Les enfants de Mossoul sont en danger, et les Arabes sont occupés avec le Qatar ! » Source : Al-Watan (Qatar), 7 juin 2017.
Le monde arabe interloqué face aux médias préoccupés par le « siège de Qatar », tandis que « la Syrie », « l’Irak », « le Yémen » et « la Libye » sont en feu. Source : Al-Arab (Qatar), 28 juin 2017.

Les pays boycotteurs minent l’unité du Golfe

« Les frères ennemis » (les pays du Golfe) scient l’arbre de « l’unité du Golfe ». Source : Al-Watan (Qatar), 15 juin 2017.
Les pays du Golfe se débarrassent avec mépris de la charte du CCG. Source : Al-Raya (Qatar), 29 juin 2017.

Le Qatar ne renoncera pas à sa souveraineté

Le Qatar, se libérant de ses chaînes, dit « non au parrainage… » Source : Al-Watan (Qatar), 8 juin 2017.
Le Qatar jette les conditions des États du Golfe à la levée du boycott. Source : Al-Watan (Qatar), 28 juin 2017.
Le Qatar, hôte de la Coupe du Monde 2022, assène un coup au « complot » contre lui. Source : Al-Watan (Qatar), 18 juin 2017.
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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 10:04

Abbas et des officiels de l’AP réaffirment leur engagement à continuer de verser les allocations aux prisonniers et aux familles des « martyrs »

 

En dépit des demandes des Etats-Unis de cesser le paiement des allocations aux prisonniers et aux familles des « martyrs » palestiniens, des officiels haut-placés de l’AP, le président Mahmoud Abbas à leur tête, ont réitéré leur position selon laquelle les allocations devaient continuer d’être versées, les bénéficiaires n’étant pas des terroristes, mais des soldats qui ont combattu pour leur peuple, et car celles-ci constituent une assistance sociale. [1] 

Abbas : Je ne ferai pas de compromis sur les allocations des prisonniers et des martyrs

Le quotidien en ligne de Gaza Dunya Al-Watan a cité le membre du Comité central du Fatah, Jamal Muhaisen, faisant l’éloge de la position d’Abbas sur les allocations versées aux prisonniers. Selon Muhaisen, Abbas a déclaré en réaction à la demande américaine de cesser le versement des allocations : « Même si je devais démissionner, je ne ferai aucun compromis sur les allocations des martyrs et des prisonniers. Je suis le président de l’ensemble du peuple palestinien, y compris des prisonniers, des martyrs, des blessés, des expulsés et des migrants forcés. » [2] Cette déclaration d’Abbas a également été reprise sur une bannière figurant sur la page Facebook officielle du Fatah :[3]

Abbas dans un communiqué à la Conférence de Herzliya : « Les paiements pour soutenir les familles sont une responsabilité sociale »

Dans un communiqué à la Conférence de Herzliya de juin 2017, lu par son conseiller Nabil Shaath, Mahmoud Abbas a déclaré que « les paiements pour soutenir les familles relèvent d’une responsabilité sociale de prendre soin de personnes innocentes touchées par l’incarcération ou le meurtre de leurs proches en conséquence de l’occupation militaire ». [4]

Le dirigeant du Club des prisonniers palestiniens : les allocations sont une question de consensus ; notre combat est juste

Qadura Fares, chef du Club des prisonniers palestiniens, a déclaré dans une interview au quotidien Al-Quds : « La question des allocations aux prisonniers et aux prisonniers libérés est une question essentielle et idéologique très chère à nos cœurs, en tant que [membres du] peuple palestinien… Notre discours est que notre combat est juste et légitime, qui ne pourra être abandonné qu’une fois que nous aurons obtenu intégralement nos droits, lesquels sont appuyés par le droit international… La question des allocations est une question de principe, et personne au sein de la direction [palestinienne] ou de l’OLP ne peut renoncer à ce principe, de quelque manière que ce soit. Il existe un consensus clair sur le fait que [les allocations] ne doivent pas être suspendues, aussi cela ne m’inquiète pas du tout. »[5]

Un éditorialiste du quotidien de l’AP Al-Ayyam : Les incidents au cours desquels des civils ont été atteints étaient des erreurs anormales

Muhannad Abd Al-Hamid, éditorialiste du quotidien de l’AP Al-Ayyam, a écrit :

La guerre autour de nos symboles nationaux, qui inclut le démantèlement du système national et de valeurs humaines, constitue le danger immédiat qui menace actuellement le peuple palestinien. La campagne autour du monument en l’honneur du martyr Khaled Nazzal dans la ville de Jénine [6] était la dernière expression de ce combat, dans lequel notre résolution a triomphé de l’arrogance de l’occupation, car malgré la destruction du monument… l’occupation n’est pas parvenue, et ne parviendra jamais, à effacer l’amour et l’estime ressentis par la jeunesse [palestinienne] envers les martyrs, y compris le martyr Khaled Nazzal, dont le nom reste gravé dans leurs cœurs. Au contraire, les attaques de l’occupation contre le monument ont aidé les nouvelles générations de Palestiniens à connaître [Nazzal], l’un des meilleurs ayant risqué leurs vies et tout sacrifié sur l’autel de la liberté de leur peuple…

Si la demande israélo-américaine de punir les familles des martyrs et des prisonniers en annulant leurs droits financiers est acceptée, cela équivaudra à transformer le combat pour la libération de la Palestine – combat dont la légitimité est reconnue par une majorité absolue des pays du monde entier – en crime ; en d’autres termes, [cela signifiera] l’effacement des valeurs nationales et humaines dont l’essence est la liberté… Nous devons absolument rejeter ces demandes et refuser de négocier à ce sujet, peu importe la sévérité de la réaction israélienne et américaine et le montant du prix à payer…

Israël exploite les erreurs et les violations du droit international des Palestiniens, en particulier la tendance à viser parfois des civils à l’intérieur et à l’extérieur des terres en litige, ou à viser des non-Israéliens. Je parle ici des actions que les Palestiniens ont vite reconnues comme étant des erreurs tactiques et auxquelles ils ont renoncé, comme les détournements d’avion [des années 1960 et 1980], l’attentat de Munich en 1972 contre les athlètes israéliens, l’attentat du sommet de l’OPEC [à Vienne en 1975], et les attentats-suicides du Hamas contre des cibles israéliennes, qui ont été officiellement condamnés par l’Autorité palestinienne, laquelle a également arrêté leurs responsables.

Oui, au cours du combat il y a eu des erreurs et des violations palestiniennes [du droit international] qui ont nui à la cause palestinienne. Mais il s’agissait d’exceptions, pas de la règle, et comme elles étaient secondaires, le soutien international au peuple palestinien est resté intact, et s’est même accru. Israël et les Etats-Unis, et certains cercles occidentaux, confondent [délibérément] le combat légitime des Palestiniens, qui est l’approche principale et dominante, et les opérations illégitimes contre des civils qui violent le droit international. Israël voudrait utiliser ces erreurs pour mettre dans le même panier le combat palestinien dans son ensemble, le terrorisme mondial et [les actions] des organisations tafkiries extrémistes…

La reconnaissance par les Palestiniens de leurs erreurs, leur renonciation à [de telles actions] et leur respect du droit international, qui reconnaît la légitimité du combat palestinien, sont la meilleure réponse aux tentatives d’extorsion israélo-américaines. Ils sont aussi le point de départ d’une contre-offensive palestinienne contre le terrorisme d’Etat et les crimes israéliens, qui n’ont pas de date d’expiration. Alors que les erreurs palestiniennes sont l’exception, les violations [du droit international] par Israël et ses atrocités sont la règle. En outre, les erreurs [palestiniennes] – qui sont l’exception – ne transforment pas les combattants [qui en sont responsables] en terroristes. Ils demeurent des combattants de la liberté, confrontés aux violations israéliennes, qui équivalent à des crimes contre l’humanité. » [7]

Un éditorialiste d’Al-Ayyam : Israël cherche à diffamer notre combat sacré, en le présentant comme du terrorisme

L’éditorialiste d’Al-Ayyam, Tawfiq Abu Shumar, a écrit :

Nous pensons qu’Israël, comme les autres pays, a bouclé le dossier de [la question] des prisonniers palestiniens selon l’adage : « on fait la paix avec ses ennemis… » Le but d’inclure la question des prisonniers sous l’étiquette du terrorisme est de désacraliser la cause palestinienne et d’effacer l’expression « prisonnier de guerre » du [discours sur] les prisonniers palestiniens en les accusant de terrorisme. Pour accomplir cette tâche, il suffit de les associer au terrorisme mondial, qui noircit l’image de la cause palestinienne…

[Grâce à] une large campagne internationale, parrainée par les Etats-Unis, Israël a tenté de convaincre les pays que l’argent des contribuables américains et européens finit dans la poche des prisonniers palestiniens, à savoir des terroristes [palestiniens]. Israël a compilé un dossier spécial, qui a été soumis à Donald Trump, énumérant les destinataires des allocations, classés selon le nombre d’années passées en prison. Il a diffusé ce dossier au sein de ses ambassades et en a fait, grâce à son influence dans les médias, la nouvelle question urgente [à l’ordre du jour]. La pire conséquence [de tout cela] est que les combattants emprisonnés sont lésés, et parviennent à la conclusion que leur pays ne mérite pas leur sacrifice. C’est [précisément] ce qu’Israël veut obtenir : porter un coup au besoin inné du combat sacré palestinien. C’est [précisément] leur manière de démanteler le fondement le plus important du combat palestinien, avant de détruire, un à un, les autres piliers essentiels de ce combat, à savoir Jérusalem comme capitale de la Palestine, le droit au retour des réfugiés palestiniens, la fin de l’occupation et le démantèlement des implantations. [8] 

Lien vers le rapport en anglais

Notes :
[1] Le soutien financier de l’AP aux prisonniers détenus et libérés et aux familles des « martyrs » a été examiné en détail par le président de MEMRI, Yigal Carmon, dans sa déposition le 6 juillet 2016 devant le Congrès américain. Voir MEMRI en français, Le témoignage du président de MEMRI Yigal Carmon devant la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants, le 6 juillet 2016 : l’Autorité palestinienne aide financièrement les terroristes emprisonnés, libérés et blessés, et les familles des « martyrs », 12 juillet 2016.
[2] Alwatanvoice.com, 2 juillet 2017.
[3] Facebook.com/officialfateh1965, 2 juillet 2017.
[4] 
Al-Quds (Jérusalem), 22 juin 2017.
[5] 
Al-Quds (Jérusalem), 24 juin 2017.
[6] Khaled Nazzal était le chef du Front démocratique de Libération de la Palestine (FDLP), et le responsable de l’organisation d’attentats meurtriers contre des Israéliens, notamment le massacre de Maalot, au cours duquel 27 Israéliens, pour la plupart des écoliers, ont été tués. Sur les récentes tentatives palestiniennes  d’honorer sa mémoire, voir MEMRI en français, 
Le combat des Palestiniens pour célébrer la mémoire du cerveau de l’attentat meurtrier contre des écoliers israéliens en 1974, 6 juillet 2017.
[7] Al-Ayyam (AP), 4 juillet 2017.
[8] 
Al-Ayyam (AP), 28 juin 2017.

 

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 00:45

Sami Aldeeb Abu Sahlieh : Le lait périmé est dangereux pour la santé ; les prophètes périmés le sont aussi

 

Dr Sami Aldeeb Abu Sahlieh, Palestinien de nationalité suisse, Professeur des universités, Directeur du Centre de droit arabe et musulman et auteur de traductions du Coran dans l’ordre chronologique en français et en anglais, publie sur son blog « Savoir ou se faire avoir » un article caustique intitulé « Mahomet est un prophète périmé ».  Il explique : « Le lait périmé peut provoquer une intoxication mortelle », comparant le prophète Mahomet au lait. Extraits : 

Votre serviteur n’a pas de voiture. Je ne dispose que d’une bicyclette. Le supermarché le plus proche est à cinq kilomètres de chez moi. Et comme je n’aime pas les déplacements fréquents, j’attelle à ma bicyclette un chariot pouvant transporter 40 kilos de nourriture que je conserve dans la cave.

Une fois, j’ai acheté ainsi vingt litres de lait. J’ai par la suite découvert que le lait était périmé et que j’avais encore dix litres non consommés. Je devais donc les jeter. Mais j’ai pensé que je pouvais m’en servir comme engrais. Je l’ai versé sur de petites plantes dans mon jardin. Le résultat a été catastrophique : les plantes sont toutes mortes, ce qui m’a beaucoup chagriné.

« Aujourd’hui, le judaïsme et le christianisme sont très différents du judaïsme et du christianisme du Moyen Âge » (1)

Il y a un grand débat en Occident et dans les pays arabes et musulmans sur la question de savoir s’il est possible de réformer l’islam, ou si au contraire il doit être considéré comme périmé. Toutes les religions sont passées de l’expansion à la contraction et à la mort. Le judaïsme a pu développer ses enseignements. Le christianisme aussi. Mais ça n’a pas été sans peine. Les opposants ont été liquidés de façon atroce, et des guerres de religion ont ravagé de nombreux pays. Aujourd’hui, le judaïsme et le christianisme sont très différents du judaïsme et du christianisme du Moyen Âge.

L’Islam a connu une période d’inquisition appelée la Mihna, qui a débuté en 833 et pris fin en 848 ou 851. Elle s’est cristallisée autour de la doctrine selon laquelle le Coran serait créé, et non pas la parole éternelle de Dieu descendue du ciel sur Mahomet. Cette doctrine prônée par les Mutazilites fut adoptée par le calife Mamoun qui l’a alors imposée à tous, destituant tout juge qui n’y adhérait pas. Cette doctrine a fait un grand nombre de victimes, et elle été contestée par certains imams, comme Ahmad ibn Hanbal, qui a enduré la torture jusqu’à ce que le calife Al-Mutawakkil y mette fin et le libère.

« Depuis le début de l’islam jusqu’à ce jour, tout musulman qui quitte l’islam est considéré comme apostat passible de la peine de mort »

En réalité le monde arabo-musulman n’a jamais cessé de pratiquer l’inquisition, puisque depuis le début de l’islam jusqu’à ce jour, tout musulman qui quitte l’islam est considéré comme apostat passible de la peine de mort. Cette sanction est même prévue par le Code pénal arabe unifié adopté par le Conseil des Ministres arabes de la Justice en 1996 (sur le site de la Ligue arabe), que j’ai traduit. Et aujourd’hui, l’islam est traversé par une inquisition bien plus grave que celle du 9e siècle, en particulier depuis l’apparition de Daesh, issu du courant majoritaire sunnite, et qui ne fait qu’appliquer ce qu’enseigne l’Azhar dans ses écoles et ses facultés. Les conséquences désastreuses sont clairement visibles dans ce qui se passe en Irak, en Syrie, en Égypte, en Libye et dans d’autres pays affectés par ce fléau. Ceci prouve que les enseignements de l’islam sont périmés. Malgré ces catastrophes, les musulmans continuent de clamer que l’islam est une religion valable en tout temps et en tout lieu. Ils ne peuvent pas se débarrasser de cette ineptie, car le Coran dit :

  • La religion auprès de Dieu est l’islam (3:19) 
  • Quiconque recherche une religion autre que l’islam, cela ne sera pas accepté de lui, et il sera, dans la vie dernière, des perdants (3:85) 
  • Aujourd’hui, j’ai complété pour vous votre religion, j’ai accompli ma grâce envers vous, et j’ai agréé l’islam comme religion pour vous (5:3).

Une telle conception relève de l’hallucination. Dieu n’a rien à faire avec les religions, et toutes les religions sont des inventions humaines.

Peut-on réformer l’islam ? Mahmoud Muhammad Taha, Islam Al-Buhairi, Cheikh Muhammed Abdullah Nasr ont essayé et ont été persécutés

C’est ce qu’a tenté de faire le regretté Mahmoud Muhammad Taha, qui a suggéré de laisser de côté le Coran et l’Islam de Médine, et de revenir aux seuls Coran et Islam de La Mecque. Résultat: il a été pendu en 1985 à l’instigation de l’Azhar, des Frères musulmans et de la Ligue islamique mondiale. À ce jour, ses livres restent interdits … mais ils sont disponibles en ligne sur http://www.alfikra.org. Prochainement, je publierai un ouvrage en arabe et en français intitulé : Mahmoud Muhammad Taha entre le Coran mecquois et le Coran médinois.

Il y a aussi ceux qui veulent introduire des ajustements à certains enseignements de l’islam, comme l’a fait une avocate alaouite d’origine turque et résidant en Allemagne. Elle a mis en place une mosquée mixte pour les hommes et les femmes dont la prière est présidée par une femme, aidée d’un homme. Ce qui a provoqué la colère des autorités religieuses turques et les critiques de l’Azhar. Voir cet article https://goo.gl/PqA4pM. À présent, cette dame vit sous protection policière 24 heures par jour à cause des menaces proférées par des musulmans en Allemagne.

Il est inutile de mentionner ici tous les courants réformistes dans l’islam et qui rencontrent la même opposition de la part des autorités religieuses. Il suffit de mentionner Islam Al-Buhairi emprisonné pendant une année en Égypte, et le cheikh Muhammed Abdullah Nasr, surnommé « le cheikh Miso » enfermé dans les prisons égyptiennes.

Il y a aussi les courants athéistes, qui veulent jeter le bébé avec l’eau du bain, ne voyant aucun espoir dans la réforme de l’islam.

Il y a également la campagne provocatrice que j’ai initiée visant à élire un nouveau prophète en lieu et place de Mahomet parce qu’il n’est plus adapté à notre temps https://goo.gl/X1GQUa  (en arabe).

En dépit de toutes ces cogitations intellectuelles, il y a ceux qui continuent de croire que l’islam est solide et ne sera nullement affecté par les objections de ses adversaires. Mais quelle est la validité de cette croyance ? (…)

L’islam aujourd’hui a mauvaise réputation en raison des comportements de ses adeptes. Allez dans un supermarché à Londres ou à Paris et criez « Allahou Akbar » et vous verrez les gens se précipiter hors du magasin en courant. Les voyages d’un pays à l’autre sont de plus en plus compliqués par des procédures restrictives, à cause de l’islam. De nombreux pays ont commencé à adopter diverses mesures hostiles envers l’islam. La dernière en date est la création en Italie du Partito anti islamizzazione, ce qui signifie « Parti contre l’islamisation », lequel vise à limiter l’immigration musulmane et à déporter tout migrant reconnu coupable par la justice. Ce parti entend participer aux élections et entrer au parlement italien pour mettre en œuvre ses idées opposées aux normes islamiques qui violent les droits de l’homme (voir cet article https://goo.gl/qZJXZJ et son site https://goo.gl/5JS4AK).

« À mon avis, le Coran, Muhammad et l’islam sont désormais périmés, à en juger par les conséquences tragiques de leurs enseignements en Syrie, en Irak, au Yémen, en Libye, en Égypte et ailleurs, y compris en Occident avec les attentats commis dans différentes villes »

« C’est au fruit que l’on reconnaît l’arbre. Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits », dit le Christ. Et maintenant, sans trop tarder, c’est à la société de décider de les rejeter comme on le fait avec le lait périmé… si elle ne veut pas subir une intoxication alimentaire. À moins de trouver une solution radicale visant à changer complètement l’islam. Ce changement doit passer par l’interdiction de la distribution du Coran sous sa forme actuelle, l’imposition d’une version du Coran par ordre chronologique et l’ajout d’un avertissement au début du Coran indiquant que la partie médinoise du Coran est toxique. Une telle présentation chronologique permet de distinguer l’évolution du Coran, d’un texte plus ou moins pacifique pendant la période mecquoise à un texte violent et contraire aux droits de l’homme pendant la période médinoise. Je considère à cet effet la partie médinoise du Coran plus dangereuse que Mein Kampf de Hitler.

Voilà l’avertissement que j’ai mis au début de mon édition arabe et de mes traductions du Coran en français, en anglais et en italien (sous presse) par ordre chronologique (voir dans ce lien):

Comme les autres Livres sacrés, le Coran comporte directement, ou indirectement par le biais de la sunnah de Mahomet que les musulmans doivent suivre, des normes contraires aux droits de l’homme reconnus aujourd’hui dans les documents internationaux. Nous invitons donc les lecteurs à le lire avec un esprit critique et à le placer dans son contexte historique, à savoir le VIIe siècle.

Les normes coraniques violent les Droits de l’Homme

Parmi les normes qui violent les droits de l’homme, qui inspirent les lois des pays arabes et musulmans, et que les mouvements islamistes voudraient appliquer, en tout ou en partie, nous signalons à titre d’exemples :

  • L’inégalité entre les hommes et les femmes dans le mariage, le divorce, l’héritage, le témoignage, les sanctions et l’emploi, le mariage de filles impubères, et la circoncision masculine et féminine pratiquée sur des enfants.
  • L’inégalité entre musulmans et non-musulmans dans le mariage, le divorce, l’héritage, le témoignage, les sanctions et l’emploi.
  • La non-reconnaissance de la liberté religieuse, en particulier la liberté de changer de religion.
  • L’exhortation à combattre les non-musulmans, à occuper leurs pays, à imposer aux non-musulmans le paiement d’un tribut (jizya) et à tuer ceux qui ne suivent pas les religions monothéistes.
  • L’esclavage, la capture des ennemis et l’appropriation de leurs femmes.
  • Les sanctions cruelles comme la mise à mort de l’apostat (qui abandonne l’islam), la lapidation de l’adultère, l’amputation des mains du voleur, la crucifixion, la flagellation et la loi du talion (œil pour œil, dent pour dent).
  • La destruction des statues, des peintures et des instruments de musique, et l’interdiction des arts.
  • La maltraitance envers les animaux et le meurtre des chiens de compagnie.

Et comme on le dit : ça passe ou ça casse.

(1) Les sous-titres ont été choisis par MEMRI.fr

 

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 00:42

Abd Al-Rahman Al-Rashed : Doha doit agiter le drapeau blanc

 

Dans un article intitulé « Doha doit agiter le drapeau blanc », le célèbre journaliste saoudien Abd Al-Rahman Al-Rashed, ancien rédacteur en chef d’Al-Sharq Al-Awsat et ancien directeur d’Alarabiya TV, conseille au Qatar de ne pas compter sur ses alliés, l’Iran et la Turquie, ni sur les piètres tentatives de médiation de l’Occident pour sortir de la crise actuelle. Au lieu de cela, il recommande au Qatar d’admettre que sa politique représente un danger pour la région et de satisfaire aux demandes de ses voisins en mettant fin au soutien d’acteurs menaçant pour la sécurité de l’Egypte, de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis et de Bahreïn.

Al-Rashed observe que le Qatar a promis de s’amender dans le passé, mais a trouvé des moyens détournés pour éviter de le faire. Ainsi, il a cessé d’accueillir des extrémistes à Doha et les a transférés dans d’autres pays comme la Turquie, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis pour leur permettre d’agir contre leurs pays depuis ces Etats. Par ailleurs, il a interdit à Al-Jazira de diffuser les enregistrements de terroristes, mais a créé plusieurs réseaux médiatiques remplissant cette fonction. Par conséquent, affirme-t-il, les voisins du Qatar ne veulent plus croire à ses mensonges. Il prévient le Qatar que s’il s’entête sur cette voie, ses voisins lui renverront la balle.

La version en anglais de cet article a été postée le 28 juin 2017 sur le site d’Al-Arabiya.[1]

Dans le contexte du récent boycott lancé par les pays en colère contre le Qatar, ce dernier se comporte comme un chat en cage qui cherche un moyen de s’enfuir. Au lieu d’aborder de manière réaliste la crise et de reconnaître qu’il représente un problème dangereux et grave pour tous dans la région, il fait des bonds tout en recourant à ses vieilles méthodes.

Nous disons au chat qatarien : N’essaie plus de sauter par toutes les fenêtres vu qu’il n’y a qu’une porte de sortie à la crise. Tu dois trouver un accord avec tes voisins. Le Guide suprême iranien ne te sauvera pas, ni les soldats de la Turquie, ni les cercles américains qui te proposent des demi-solutions. Les déclarations des Allemands et des autres pays auxquels tu as eu recours ne te sauveront pas non plus.

Si les demandes des quatre pays  qui boycottent le Qatar sont au nombre de 13, elles n’ont en réalité un seul but : que le régime qatarien cesse de nuire aux pays de la région. Ces derniers empêcheront le Qatar d’agir s’il s’obstine, car tout indique qu’ils ont décidé de ne plus garder le silence face aux menaces qu’il fait peser sur leur sécurité et à leur existence. Ils vont donc le réprimer, jusqu’à ce qu’il goûte à son tour à ses propres remèdes.

Pourquoi cette insistance ? L’Egypte appelle depuis plus de deux ans maintenant le régime qatarien à cesser de soutenir l’opposition [égyptienne], armée ou civile, car les affaires de l’Egypte ne regardent que le peuple égyptien. L’Arabie saoudite et les EAU exigent exactement la même chose du Qatar. Ils souhaitent qu’il cesse de financer l’opposition extrémiste à l’intérieur et à l’extérieur de leurs pays et qu’il arrête de soutenir des groupes d’opposition armés agissant contre eux, au Yémen et ailleurs. En attendant, Bahreïn a beaucoup souffert du financement par le Qatar de l’opposition armée et civile.

Les mensonges exposés au grand jour

Pourquoi ces pays tiennent-ils à ces 13 conditions ? Parce qu’ils ont tenté de parvenir à un accord avec le [Qatar] mais ont exposé ses mensonges au grand jour. Lors de l’accord de Riyad en 2013, le régime qatarien avait signé une charte promettant de ne pas s’engager dans une quelconque activité dirigée contre son voisin, l’Arabie saoudite.

Suite à leurs protestations selon lesquelles le Qatar n’avait pas respecté ses engagements, Doha a prétendu qu’il n’avait pris aucun engagement. Cette dénégation a suscité un choc. Les pays médiateurs ont alors proposé un mécanisme pour vérifier l’engagement du Qatar, mais après moins d’un an, ils ont compris que le Qatar avait laissé ses empreintes sur chaque crise qu’ils affrontaient.

Ils ont compris que Doha avait des projets bien pires contre eux et qu’en sus de tous ces préjudices, il leur mentait. Le Qatar prétendait être engagé à faire ce qu’on lui avait demandé de faire. Il l’a fait au pied de la lettre, en adoptant une approche trompeuse du respect de l’accord de Riyad. Il a cessé d’accueillir des figures d’opposition extrémistes à Doha, mais les a transférées dans d’autres pays comme la Turquie, la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis, [où elles ont pu continuer] d’œuvrer contre leurs pays.

Il les a installées à ses frais et les a financées. Certaines de ces figures ont reçu la nationalité qatarienne, appuyant l’argument de Doha selon lequel il ne finance pas d’extrémistes égyptiens ou saoudiens.

Il a également obligé la chaîne Al-Jazira à ne pas s’approcher de l’Arabie saoudite et a cessé d’inciter à la haine et de diffuser les enregistrements de terroristes par son biais. Toutefois, il a lancé plusieurs réseaux médiatiques pour assurer ce rôle. Ces réseaux incluaient des chaînes télévisées, qu’il finançait en Turquie et en Grande-Bretagne.

L’escalade de la crise

Le Qatar pense à présent qu’il peut continuer à tricher par une approche différente. Toutefois, la crise a connu une escalade. L’Egypte estime que les actions du Qatar nuisent à sa sécurité, notamment lorsqu’il finance des groupes terroristes armés en Libye.

Ces groupes attaquent l’Egypte au milieu des célébrations d’Al-Jazira et des franches incitations à la haine contre elle. De son côté, l’Arabie saoudite ne reste plus silencieuse face aux Houthis qui bombardent les villes saoudiennes, soutenus par les Iraniens et les Qataris.

L’Arabie saoudite ne peut plus garder le silence sur le financement par le Qatar de Saoudiens manipulés, qui combattent avec l’Etat islamique et le Front Al-Nusra en Syrie et en Irak. Nous sommes conscients que le véritable but et projet du Qatar est que ces Saoudiens retournent ultérieurement en Arabie saoudite pour y combattre. Cela ressemble à ce qu’a fait le Qatar, lorsqu’il a incité les Saoudiens à se rebeller contre leur pays et à rejoindre Al-Qaïda en Afghanistan, au cours des deux dernières décennies.

La bataille est claire. Le Qatar prend pour cibles certains régimes en les affaiblissant ou en les renversant. Il est impossible de ne pas réagir en recourant à des moyens similaires.  Par conséquent, il vaut mieux pour ce chat mal élevé de piètre réputation qu’il agite le drapeau blanc au lieu de se laisser entraîner par sa propagande et d’y croire.

Elle est menaçante et nous prévient que la confrontation rappellera la « tente de Safwan », [2] mais nous craignons pour Doha qu’elle se solde plutôt par une « Place Rabia » ! [3]

Lien vers le rapport en anglais

 Note :

[1] English.alarabiya.net, 28 juin 2017. Pour la version arabe de cet article, voiraawsat.com, 28 juin 2017.

[2] Allusion à la tente de l’aéroport de Safwan dans laquelle l’Irak a officiellement accepté les conditions de la coalition pour un cessez-le-feu permanent le 3 mars 1991, à l’issue de la première Guerre du Golfe.

[3] Allusion au raid des forces de sécurité égyptiennes, le 14 août 2017, contre les manifestants des Frères musulmans sur la Place Rabia Al-Adawiya du Caire, au cours duquel des centaines de manifestants ont été tués.

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 06:28

Mascarade - Marche des musulmans contre le terrorisme : 60 imams traversent les villes européennes frappées par le terrorisme « au nom de l’islam »

 

La Conférence des imams, présidée par l’Imam de Drancy Hassen Chalghoumi, organise une grande « Marche des musulmans contre le terrorisme » du 8 au 14 juillet 2017. Soixante participants sont prévus, des imans ainsi que des délégations de pays à majorité musulmane, dans un car portant l’inscription en gros caractères : « Marche des musulmans contre le terrorisme », en français, en arabe et en anglais.

Dans un communiqué, la Conférence des imams précise : « La délégation empruntera un car mis à sa disposition pour un tour de toutes les villes où des assassins, au nom de l’islam, ont commis des attentats meurtriers (…) Berlin, Bruxelles-Maelbeek, Saint-Étienne-du-Rouvray, Paris, Toulouse, Nice. Ensuite, la délégation reprendra la route pour Paris (…) à l’occasion de la fête du 14 juillet. Et, devant le Mur pour la Paix, les imams seront attendus par des représentants des cultes juifs, catholiques, protestants, orthodoxes, ainsi que des personnalités politiques. Là, devant des milliers de personnes, tous entonneront la Marseillaise. »

Le lieu de départ indiqué par la Conférence des Imams est l’avenue des Champs Elysées, à Paris. De là, le car se dirigera vers Berlin, en hommage au policier tué en avril 2017.

Avec Marek Halter, qui accompagne la Marche des imams

Dans un document explicatif, la Conférence des Imams présente les objectifs de cette initiative :

« (…) ’Nos voisins musulmans sont-ils avec nous ou contre nous ?’, se demandent des millions et des millions d’individus à travers le monde. Pour éviter cette montée de la haine et des affrontements inter-communautaires, il faut agir vite. Et si possible de manière spectaculaire. Aussi envisageons-nous une mobilisation de musulmans contre le terrorisme.

Des imams venus de toute l’Europe, ainsi que des délégations représentant les pays à majorité musulmane se retrouveront à Berlin, sur la Breitscheidplatz, en présence du Gouvernement fédéral et de la Chancelière Angela Merkel. Là, ils diront une prière à la mémoire des victimes de l’attentat du 19 décembre 2016. La délégation empruntera alors un car mis à sa disposition pour un tour de toutes les villes où des assassins, au nom de l’islam, ont commis des attentats meurtriers. Chrétiens, juifs, laïcs gauche droite confondues, personnalités politiques ou intellectuelles accueilleront les représentants de l’islam, étape par étape : Berlin, Bruxelles-Maelbeek, Saint-Étienne-du-Rouvray, Paris, Toulouse, Nice. Ensuite, la délégation reprendra la route pour Paris. Elle se rendra sur le Champ de Mars où le chef d’orchestre Valeri Guerguiev donnera un concert à l’occasion de la fête du 14 juillet. Et, devant le Mur pour la Paix, les imams seront attendus par des représentants des cultes (juifs, catholiques, protestants, orthodoxes) ainsi que des personnalités politiques. Là, devant des milliers de personnes, tous entonneront la Marseillaise.

Dans un entretien accordé à CNEWS et mis en ligne le 29 juin sur YouTube, Hassen Chalghoumi présentait son initiative en ces termes :

« Malheureusement, le terrorisme, la haine et le fanatisme ont touché dernièrement l’Europe, comme à Berlin, comme à Bruxelles, comme en France, en Angleterre. Je pense qu’il est très important [de montrer] qu’on en a assez de cette image, de ces personnes prises en otages, de ces fous, ces criminels – et c’est le moment pour nous tous de nous exprimer et de dire non à ces criminels et à ces assassins. » Il relevait que « (…) le salafisme, le wahhabisme se développent énormément, que ce soit sur les réseaux sociaux ou sur le terrain. »

Quelques jours plus tôt, Hassen Chalghoumi, dans le cadre de son combat continu contre le terrorisme, dénonçait aussi le silence des Etats européens face au soutien du Qatar au terrorisme et l’islam politique, alors même que l’Arabie saoudite avait clairement pris position contre le Qatar : « Comment se fait-il que des pays arabes soient intransigeants sur la question du terrorisme alors que la France, l’Allemagne ou l’Angleterre restent silencieux devant ces graves accusations [de financement du terrorisme] ? Le Qatar finance pourtant depuis des années un islam politique en Europe via la mouvance des Frères musulmans. Dernièrement, nous rappelle encore l’imam Hassen Chalghoumi, le ministre saoudien a interdit la vente de tous les ouvrages du Cheikh Qaradaoui, porte-voix des frères musulmans qui a trouvé refuge à Doha. Pourquoi ses livres sont-ils vendus dans toutes les capitales européennes….? »

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 18:34

La proposition d’une députée irakienne d’asseoir la légalité de la polygamie déclenche un tollé

Le 12 mars 2017, seulement quatre jours après la Journée internationale de la femme, la députée sunnite irakienne Jamila Al-Obaidi, appartenant à la Coalition nationale, a convoqué une conférence de presse appelant à défendre la polygamie et à résilier des restrictions qui lui sont imposées par la loi irakienne. [1] La polygamie, dit-elle, est autorisée dans le Coran, qui permet à un homme d’épouser jusqu’à quatre femmes [2]. Et d’ajouter que l’objectif d’une telle initiative est d’ « endiguer le phénomène de la multiplication des veuves âgées, femmes divorcées et célibataires dans la société irakienne, qui en compte actuellement plus de quatre millions. » Selon Al-Obaidi, les femmes devraient encourager les hommes à prendre plus d’une épouse et dénoncer la culture de la monogamie qui, selon elle, est pratiquée « au détriment des autres sœurs » et bafoue l’honneur de la femme. Elle a même suggéré l’adoption de lois prévoyant des « incitations financières visant à encourager les hommes et les aider à épouser plus d’une femme et à doubler ces incitations pour ceux qui épousent une veuve ou une divorcée ». [3]

La proposition de la députée Al-Obaidi a provoqué un tollé au parlement. Une collègue l’a même attaquée, lui a lancé une chaussure et l’a giflée. [4] D’autres députées se sont vigoureusement opposées à la reconnaissance juridique de la polygamie, affirmant qu’au lieu de renforcer le statut de la femme, Al-Obaidi contribuait à l’affaiblir, à rabaisser les femmes et même à en faire commerce. Des militants des droits de la femme ont menacé de lui intenter un procès, prévenant que sa proposition entraînerait la désintégration du noyau familial et déclarant que la polygamie nuit tant aux femmes qu’aux hommes.

La proposition a également soulevé le débat dans la presse irakienne. Certains journalistes irakiens ont raillé Al-Obaidi et sa « compassion » à l’égard des hommes mariés à une seule femme, quand elle ferait mieux d’œuvrer à la protection des femmes et à la défense de leurs droits. D’autres au contraire ont justifié sa démarche, avançant que la polygamie est un droit accordé aux hommes dans le Coran, qui ne doit par conséquent pas être remis en question. Ils ont même accusé les adversaires d’Al-Obaidi et les pays musulmans ayant adopté des lois laïques restreignant la polygamie de miner l’unité familiale et de pousser les femmes à la prostitution, à la débauche et à la décadence. Certains ont en outre considéré que le refus des femmes mariées de voir leur époux se prendre une seconde épouse était mu par l’égoïsme et le manque de considération à l’égard des veuves et les divorcées.

D’autres journalistes ont adopté une position neutre, alléguant que la polygamie comporte des avantages et des inconvénients. L’un d’eux a principalement dénoncé la grossièreté d’un tel débat au sein du parlement irakien, qualifiant les réactions et la violence à l’encontre d’ Al-Obaidi de « dégoûtantes ».

Dans ce contexte, il convient de noter que ces dernières années, la polygamie en Irak a considérablement augmenté. A titre d’exemple, le 25 mars 2015, le journal londonien Al-Arabi Al-Jadid a fait état d’une hausse importante des cas de polygamie enregistrée dans les tribunaux d’état civil irakiens, majoritairement pratiquée de manière illégale et sans l’autorisation d’un cadi [juge dans les pays musulmans]. Selon l’article, le juge d’état civil irakien Majabal Hussein a souligné que l’islam autorise la polygamie, non pas pour que l’homme puisse s’en enorgueillir ou pour des raisons telles que l’amour, mais parce que « la polygamie est permise pour un objectif élevé, celui d’adorer Allah en prenant à sa charge des veuves, des divorcées et des célibataires âgées en les épousant, en pourvoyant à leurs besoins financiers et les protégeant ». [5]

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 09:50

Le combat des Palestiniens pour célébrer la mémoire du cerveau de l’attentat meurtrier contre des écoliers israéliens en 1974

Les actions de l’Autorité palestinienne [AP] pour cultiver l’héritage de la lutte armée contre Israël et glorifier les prisonniers et les martyrs s’expriment notamment dans la commémoration de ceux, en particulier des membres de l’OLP, qui ont mené des attentats contre des Israéliens, y compris des civils. L’AP commémore les auteurs d’attaques en organisant des cérémonies, en édifiant des monuments en leur honneur, et en nommant des édifices et des places publiques à leur nom.

Récemment, la municipalité de Jénine a ainsi inauguré une place et un monument en l’honneur de Khaled Nazzal, qui était le chef du Front démocratique de Libération de la Palestine (FDLP), et a orchestré plusieurs attentats sanglants, dont le plus meurtrier a été le massacre de Maalot en 1974, au cours duquel 27 Israéliens, pour la plupart des enfants, ont été tués. Une semaine après l’inauguration du monument, suite à des pressions américaines et israéliennes, la municipalité de Jénine a démantelé le monument, mais des activistes du Fatah l’ont par la suite restauré. Après sa destruction par l’armée israélienne, des activistes de Jénine ont construit un monument similaire dans une autre partie de la ville, qui a été lui aussi détruit par l’armée israélienne. Un autre monument en l’honneur de Nazzal a été construit à Ramallah, et n’a pas été détruit.

Le FDLP, qui fait partie de l’OLP, a condamné les demandes de démantèlement du monument, et accusé le président palestinien Mahmoud Abbas « de céder aux diktats du gouvernement de l’occupation, surtout s’agissant des martyrs, des prisonniers et des blessés ». La branche du Fatah à Jénine, dont les membres ont reconstruit le monument après son retrait par la municipalité, a déclaré dans un communiqué que les martyrs étaient « une ligne rouge qui ne doit pas être franchie ». Des condamnations ont également été émises par des officiels et des auteurs palestiniens, et par la veuve de Nazzal, qui a souligné l’importance de commémorer son époux et les autres martyrs. Le présent rapport traite de la commémoration palestinienne des terroristes, en se focalisant sur le cas de Khaled Nazzal.

Des représentants de l’AP assistent à une cérémonie d’inauguration de la place et du monument en l’honneur de Khaled Nazzal à Jénine

Le 15 juin 2017, la municipalité de Jénine et le FPLP ont tenu une cérémonie, en présence de représentants de l’AP, pour inaugurer une place et un monument en l’honneur de Khaled Nazzal dans la ville. Le gouverneur adjoint de la ville, Kamal Abou Al-Rub, a souligné « le rôle national et essentiel du martyr Khaled Nazzal ». Le maire adjoint de Jénine, Mahmoud Abou Mweis, a déclaré lors de la cérémonie : « Aujourd’hui, nous consolidons l’héritage du martyr Nazzal… Les âmes des martyrs flottent au-dessus de nous, [ici] en Palestine… Nos dirigeants et notre peuple sont fidèles à la voie des martyrs. » [1]

http://memri.fr/wp-content/uploads/2017/07/struggle-300x198.jpg http://memri.fr/wp-content/uploads/2017/07/struggle-300x198.jpgInauguration de la place et du monument à la mémoire de Khaled Nazzal à Jénine (Photo : wafa.ps, 15 juin 2017)

Un monument retiré après un ultimatum israélien

Une semaine plus tard, suite aux pressions d’Israël et des Etats-Unis, qui ont culminé avec l’ultimatum israélien exigeant que l’AP retire le monument, sinon l’armée israélienne raserait toute la place avec des bulldozers, la municipalité de Jénine a démantelé le monument. Toutefois, le maire de Jénine Mohammed Abou Ghali a expliqué que la place resterait nommée en l’honneur de Nazzal, ajoutant : « Les martyrs ne sont jamais détruits. Comme le phénix, ils renaissent de leurs cendres, le jour de leur anniversaire, ou autrement, sous forme d’une rue ou d’une place portant leur nom. C’est la meilleure preuve qu’ils sont gravés dans les cœurs du peuple [palestinien] et pas seulement dans ceux des membres de leur famille. » [2]

FPLP : Le retrait du monument est un acte de capitulation de la municipalité de Jénine et de déloyauté envers les martyrs

La branche de Jénine du FPLP a condamné la décision de la municipalité comme une capitulation aux pressions israéliennes et un « mépris total de [notre] loyauté envers le sang des martyrs et leur sacrifice ». Il a ajouté que « le peuple [palestinien] combattant ne renoncera jamais à son histoire nationale, à ses martyrs et à ses prisonniers, qui ont obtenu la gloire et, par leur sacrifice, ont forcé le monde à reconnaître le peuple palestinien et son droit à l’autodétermination ». Le FPLP a demandé que l’AP, dirigée par le président Mahmoud Abbas, ne « cède pas aux diktats du gouvernement de l’occupation, notamment au sujet des martyrs, des prisonniers et des blessés », et qu’elle remette en place le monument. Il a ajouté que « la capitulation à de tels diktats inciterait l’occupation à exercer de nouvelles pressions. Aujourd’hui, c’est le monument du martyr Khaled Nazzal et demain, ce sera le mausolée du martyr Abou Ammar [Yasser Arafat], la place George Habache à Ramallah, Dalal Al-Mughrabi, les installations nommées en l’honneur de Khalil Al-Wazir, etc. » [3]

La branche militaire du FPLP, les Brigades de la résistance nationale, ont employé un langage plus virulent encore. Dans un communiqué de presse, elles ont qualifié le retrait du monument de « trahison du sang des martyrs qui ont sacrifié leur vie pour la Palestine » ajoutant : « [Les Brigades] ne permettront jamais de telles actions, qui effacent l’histoire des martyrs et des honorables dirigeants de notre peuple. » [4]

Le communiqué de presse du FPLP, posté sur la page Facebook du mouvement

L’agence de presse palestinienne Maan a publié un article du responsable de l’information du FPLP, Fathi Kulab, qui énonçait : [Le Premier ministre israélien] Netanyahou pensait qu’en retirant le monument, il retirerait le martyr de la mémoire et des cœurs d’un peuple qui connaît la signification du sacrifice et qui les sanctifie, en raison de la sainteté et du caractère noble des objectifs pour lesquels ce sacrifice a été effectué – objectifs toujours vivants dans la mémoire collective d’un peuple qui continue de [cheminer] sur la voie des martyrs. Si les négociations et [la question] d’un règlement politique [avec Israël] et le jeu de [l’aspiration] à obtenir un siège [politique] ont divisé le peuple palestinien, le martyre et les martyrs sont le dénominateur commun qui unit tous [les Palestiniens].

Si le monument d’un martyr a rendu furieux le Premier ministre de l’ennemi, au point qu’il a publié deux tweets appelant à son retrait, alors la simple réponse des patriotes palestiniens progressistes, qui [protègent] avec zèle le nom, la réputation et l’héritage des martyrs, transformera les monuments [honorant] Nazzal et tous les martyrs en ornements à l’entrée de toutes nos villes, nos villages et camps de réfugiés, à l’intérieur et à l’extérieur de la Palestine. Si le nom et l’image de Nazzal et de tous les autres martyrs ont un tel effet sur les dirigeants de l’occupation, notre devoir, à tout le moins, est de placer le nom et l’image de Nazzal en tête de nous nos sites médiatiques, et c’est une chose que nous pouvons tous faire. Nous devons tous agir sous une seule bannière : « Nous sommes tous Nazzal ; l’occupation et les implantations doivent disparaître. » [5]

Le monument a été restauré après l’intervention de Fatah et démantelé par l’armée israélienne

Le 24 juin, deux jours après le retrait du monument et suite à l’intervention de la branche du Fatah à Jénine, le monument a été reconstruit, avec l’accord du maire. Selon la déclaration du Fatah : « Nous, [la branche de] Jénine du mouvement du Fatah… soulignons notre refus total de céder aux menaces israéliennes de retirer [le monument] de la place… Nos martyrs sont une ligne rouge qui ne doit pas être franchie… » [6] Un représentant du FDLP, Taysir Khaled, a remercié le Fatah à Jénine pour « son rôle dans la restauration du monument sur la place Khaled Nazzal à Jénine » et pour la déclaration qu’ils ont publiée. [7]

Le lendemain, Omar Hilmi Al-Ghoul, chroniqueur du quotidien palestinien Al-Hayat Al-Jadida, qui a été conseiller de l’ancien Premier ministre de l’AP, Salam Fayyad, a écrit que les martyrs palestiniens comme Khaled Nazzal sont « des symboles glorieux dans l’histoire de notre lutte nationale et sont plus nobles et honorables que nous tous… Oui, le gouvernement [israélien] d’extrême-droite peut envahir Jénine et toutes les villes palestiniennes, mais il ne peut envahir le narratif palestinien et nuire à l’honneur de l’un des martyrs du peuple arabe palestinien… » [8]

Le monument en l’honneur de Khaled Nazzal reconstruit sur la place Khaled Nazzal (alwatanvoice.com, 24 juin 2017)

 La place après la destruction du monument par l’armée israélienne (palinfo.com, 30 juin 2017)

Un nouveau monument érigé à Jénine, détruit par l’armée israélienne

Le 30 juin, des jeunes habitants de Jénine ont érigé un nouveau monument à Nazzal, dans la rue Haïfa, à l’entrée de la ville. Il a été détruit par l’armée israélienne le 2 juillet. [9]

Un autre monument dédié à Nazzal construit à Ramallah

Le 30 juin, des militants de Ramallah ont construit un autre monument dédié à Nazzal, sur la rue Rakab dans la ville, expliquant que c’était leur réaction à la destruction du [premier] monument de Jénine. (L’explication a également été inscrite sur le monument lui-même). [10] 

La veuve de Nazzal : Sommes-nous censés effacer les martyrs de la mémoire palestinienne ?

La veuve de Khaled Nazzal, Rima Katana Nazzal, membre du Conseil national palestinien et éditorialiste pour le quotidien palestinien Al-Ayyam, a qualifié l’opposition publique au retrait du monument de « position claire qui refuse de soutenir tout élément politique prêt à faire des compromis sur les principes nationaux, et notamment sur les problèmes des prisonniers, des martyrs et des blessés. [Ceci] à plus forte raison alors que ce que l’on nous propose en contrepartie [des compromis] est [de mener] des négociations [avec Israël] qui n’ont pas changé grand-chose, car elles durent depuis 25 ans sans donner de résultat. »

Elle a ajouté : « La question qui prévaut dans la ville [de Jénine] est de savoir si nous sommes conscients des dangers auxquels nous sommes confrontés. Cette question est plus importante que la destruction du monument du martyr Khaled Nazzal. Elle est beaucoup plus importante que cela. La destruction [du monument] par les deux parties [Israël et l’AP] a fait ressurgir les martyrs en tant que secteur persécuté par l’occupation. Khaled n’a jamais été plus vivant qu’au moment où [Israël] a planifié de le détruire à nouveau [en détruisant son monument]. Prendre Khaled pour cible – ce qui rehausse son [statut] symbolique au niveau le plus élevé – est une manœuvre [israélienne] pour [nous obliger à] accepter des conditions impossibles pour être dignes de la prochaine [étape des] négociations, dans un état de schisme parmi les Palestiniens. Quelle est la limite jusqu’à laquelle vous acceptez des conditions impossibles ? Quel est le point auquel nous entamons les négociations ? [Après avoir accepté de suspendre] les allocations pour les familles des martyrs et des blessés [et de retirer] les monuments, les places et les rues aux noms des martyrs ? Ou peut-être [leurs] tombes font-elles [aussi] partie des questions ouvertes à la négociation ? Sommes-nous censés formater la mémoire et effacer la base de données des martyrs et des prisonniers de l’esprit palestinien ? » [11]

Le ministre des Affaires des Prisonniers, Issa Qaraqe : détruire le monument équivaut à assassiner ceux qui vivent encore sur le sol palestinien

Le ministre en charge des Affaires des Prisonniers, Issa Qaraqe, a consacré un article au sujet de la destruction du monument : 

Le 30 juin 2017, les autorités d’occupation israéliennes ont détruit le monument commémorant le martyr Khaled Nazzal, qui était membre du Comité central du FDLP dans le district de Jénine. De la sorte, il a été assassiné deux fois – la première pendant sa vie et la seconde après sa mort, et cet acte continue de persécuter l’âme palestinienne et ses restes…

Détruire les monuments honorant le combattant martyr Nazzal équivaut à assassiner tous ceux qui vivent encore sur la terre palestinienne et à persécuter toute personne patriotique et humaine, dans ce monde et dans le monde à venir, dans le cadre de la campagne israélienne d’incitation contre le combat du peuple palestinien et de [la tentative] de le définir comme terroriste et criminel. La destruction du monument n’est pas seulement un acte physique de destruction. Elle éteint un idéal palestinien brillant et sacré. Elle déforme les valeurs culturelles, porte atteinte à [notre sens de] l’appartenance, et détruit la continuité temporelle palestinienne, martyr par martyr, prisonnier par prisonnier – [ne laissant] aucune tombe, ni dans la diaspora, ni ici [en Palestine], ni même quelqu’un à qui raconter notre histoire dans les manuels scolaires. Les Israéliens persécutent les Palestiniens même dans les programmes scolaires, qui devraient être une page blanche sans temps ni lieu. Ils voudraient que personne ne marche à la surface de la terre, [qu’il ne subsiste] ni maison ni jardin, ni quiconque pouvant se rappeler d’un massacre [commis] ici ou là, quelqu’un qui chantera ou récitera [un poème] en l’honneur de la liberté, de la paix et de la tranquillité. Ils veulent dissimuler les victimes et les ensevelir comme si elles n’avaient jamais existé.

Les autorités de l’occupation pensent qu’en détruisant le monument du martyr Nazzal, elles cacheront toute trace de leur crime originel et les crimes qui l’ont suivi, en se débarrassant de [la responsabilité] de notre sang [versé] et en nettoyant la scène de nos tourments et de nos corps, pour qu’il ne reste aucune preuve qui pourrait au bout du compte [être découverte]. Les Israéliens s’attellent à détruire la signification et les aspects humains et légaux du combat du peuple palestinien contre l’occupation et pour la liberté, [le droit au] retour et l’indépendance. Ils s’en prennent sans cesse aux droits des prisonniers, des martyrs et à l’aide apportée à eux et à leurs familles. Ils attaquent tous ceux qui transmettent leurs condoléances aux [familles des] martyrs, ou prient pour leurs âmes. Ils attaquent le sol et effacent le nom des arbres, des oiseaux, des rochers, des sources et des souvenirs. Ils attaquent même les martyrs, et détiennent leurs corps dans des cimetières et des réfrigérateurs spéciaux. Ils mènent une campagne totale contre la peine et la joie des Palestiniens. Ils ne veulent pas que les Palestiniens puissent contempler la couleur blanche, sinon dans des linceuls blancs… [12]

Lien vers le rapport en anglais

Notes :
[1] Wafa.ps, 15 juin 2017.
[2] Wattan.tv, 23 juin 2017.
[3] Qudsn.ps, 22 juin 2017.
[4] Facebook.com/nrb.info.office/posts/1439422846118656, 23 juin 2017.
[5] Maannews.net, 1
er juillet 2017.
[6] Karamapress.com, le 24 juin 2017.
[7] Amad.ps, 24 juin 2017.
[8] Alhayat.ps, 25 juin 2017.
[9] Hadfnews.ps, 2 juillet 2017.
[10] Amad.ps, 1
er juillet 2017.
[11] Al-Ayyam (AP), 2 juin 2017.
[12] Al-Quds (Jérusalem), 3 juillet 2017.

 

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 09:48

Une vidéo de recrutement produite par un groupe de médias djihadiste dénonce la société occidentale et encourage les musulmans d’Occident à rejoindre le djihad en Syrie

 

Le 25 juin, le groupe de médias djihadiste en Syrie, Al-Muhajirun, dirigé par des militants occidentaux, a téléchargé sur sa chaîne YouTube une vidéo de 35 minutes intitulée « Fitrah – l’Occident derrière le masque », commentée en arabe avec des sous-titres en anglais. A travers le regard d’Abd Al-Salam Al-Mujahir, anciennement Andreas Müller, un Européen ayant grandi « au cœur de l’Europe », la vidéo cherche à recruter des musulmans résidant en Occident au sein des groupes djihadistes qui combattent en Syrie, en dénonçant le mode de vie occidental et en glorifiant la migration en Syrie pour y participer au djihad.

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