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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 09:43

Les veuves de combattants de l’EI racontent : nous étions battues et emprisonnées

 

Dans un reportage diffusé sur la chaîne télévisée Alaan, des veuves de combattants de l’Etat islamique, détenues dans un camp de réfugiés après avoir été capturées par les Forces démocratiques syriennes, alors qu’elles fuyaient l’EI, ont évoqué leurs regrets d’avoir quitté leur pays d’origine pour rejoindre le califat. Iman, une mère tunisienne de deux enfants, raconte comment les veuves étrangères des combattants de l’EI sont battues, détenues dans des « maisons d’hôtes » et forcées de se remarier. La Libanaise  Nur Al-Huda affirme qu’elles ont été trompées par Abu Bakr Al-Baghdadi, que ses soldats « le suivent comme des moutons ». Une autre mère tunisienne relate à 7alpress Online que l’EI a abattu de nombreux membres tunisiens de l’EI qui avaient fini par se désolidariser de l’organisation. Les deux reportages ont été diffusés les 24 et 26 juin 2017. Extraits :

Voix off : L’EI détenait le pouvoir absolu dans les rues de Raqqa. Mais les choses commencent à changer maintenant, depuis le début de l’opération pour libérer la ville. C’est ce qui a incité de nombreuses épouses de combattants de l’EI à essayer de s’évader de Raqqa pour la Turquie. Mais les Forces démocratiques syriennes les ont attrapées avant. Maintenant, elles vivent dans de petites pièces dans un camp de réfugiés de la région d’Ayn Issa. Voici Iman, une mère de deux enfants, une ressortissante tunisienne et l’épouse d’un combattant de l’EI. Elle affirme avoir été trompée par l’EI, avoir commis une grande erreur en quittant son pays pour la Syrie. […]

Iman : Les mouhajirat [femmes venues de l’étranger] sont battues et forcées de se marier contre leur volonté. Par exemple, lorsque mon mari s’est fait tuer, ils m’ont sortie de chez moi immédiatement. Ils m’ont emmenée dans une « maison d’hôtes », car j’ai refusé de me remarier. Lorsque je leur ai demandé de me renvoyer dans mon pays, ils ont refusé. Ils ont pris mon passeport et celui de mon mari, et les ont brûlés.

Voix off : Ces femmes vivent seules dans le camp de réfugiés, depuis que leurs maris ont été tués au combat, arrêtés [par l’EI], ou ont décidé de rester à Raqqa et de se battre. […]

Nur Al-Huda, une Libanaise, affirme évaluer à près de 100 le nombre de ressortissants libanais dans les rangs de l’EI. Elle raconte qu’elle rencontrait parfois, par hasard, ses amis et voisins libanais dans les rues de Raqqa. Quant à Al-Baghdadi, il les aurait tous trompés.

Nur Al-Huda : Pensez-vous que diriger la prière une fois à Mossoul fait de vous un « Emir des croyants » ? J’aimerais dire à ses soldats qu’ils le suivent comme des moutons… Ils ne savent pas qui… Il ne parlait même jamais de foi. Comment pouvez-vous suivre pareil individu ? J’étais un mouton exactement comme eux, mais Allah m’a ouvert les yeux. […]

Avant notre départ de Raqqa, j’ai compris que les membres de l’EI étaient des infidèles. Ils ont induit en erreur de nombreuses personnes, y compris un bon nombre de leurs propres soldats. […] En partant, nous pensions rejoindre un califat – un califat qui suivait la voie du Prophète. Nous pensions qu’Abu Bakr Al-Baghdadi était l’Emir des croyants. Nous pensions qu’il y avait un Etat islamique gouverné par la charia. C’est ce que nous pensions, mais lorsque nous sommes arrivés, nous avons compris la vérité.

Femme : Mon mari a découvert que l’Etat islamique exerçait une forte oppression. Il a dit : « Cet Etat n’est pas sur la bonne voie. Nous devons trouver un moyen de nous enfuir. » […] De nombreux membres du personnel de sécurité de l’EI surveillaient de près les Tunisiens. La plupart des Tunisiens qui avaient rejoint l’EI ont fini par l’abandonner. Ils disaient que l’EI était constitué d’oppresseurs, tuaient de nombreuses personnes, etc. Alors ils [l’EI] ont commencé à les abattre, parce qu’ils redoutaient un coup d’Etat. Ils ont tué environ une centaine d’entre eux  à Raqqa. Il y avait aussi des Algériens et des Libyens, mais la plupart étaient tunisiens. Les « maisons d’hôtes » pour femmes étaient une honte. Elles y étaient battues et emprisonnées. Ils ouvraient une trappe dans la porte uniquement pour faire passer de la nourriture pour elles et leurs enfants.

 

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 08:42

Un éditorialiste saoudien de renom adopte une position inhabituelle : le boycott devrait viser les officiels qatariens et non le peuple

 

Dans sa chronique du quotidien saoudien Al-Jazira, Jasser Al-Harbash dénonce le boycott économique et diplomatique imposé au Qatar ces dernières semaines par l’Arabie saoudite, l’Égypte, Bahreïn, les Emirats arabes unis (EAU) et d’autres États arabes. Le boycott entend faire payer au Qatar son soutien à l’Iran et à diverses organisations terroristes, et ses tentatives de déstabilisation des États arabes. Les mesures de ces Etats incluent la rupture de tout lien diplomatique avec le Qatar, la fermeture de leurs frontières aériennes, maritimes et terrestres à son trafic et l’expulsion des citoyens qatariens de leurs territoires. [1]

Al-Harbash soutient que le boycott est inefficace car il nuit à la population et non au gouvernement qui, à l’instar de nombreux gouvernements dans le monde et de ceux de la région, ne se soucie pas de la souffrance de son peuple. Il a donc appelé à limiter le boycott aux officiels qatariens et à les « prendre personnellement pour cibles, en tout lieu ».

Il convient de noter que les critiques d’Al-Harbash sont surprenantes en ce qu’elles paraissent dans un média officiel saoudien ; or les médias officiels ont apporté leur plein soutien aux mesures anti-Qatar. Extraits : [2]

Quel est, dans la pratique, l’objectif d’un boycott total imposé en réaction à l’action agressive d’un gouvernement ? Le but est d’inciter à faire pression sur le gouvernement pour qu’il corrige ses relations avec la partie [boycottée] et lui présente des excuses. Cela peut fonctionner avec les quelques gouvernements qui sont à l’écoute de l’opinion, à condition qu’il y ait des mesures et des mécanismes populaires ou légaux permettant d’exercer des pressions. [Mais] combien de gouvernements dans notre monde actuel sont-ils dans ce cas ? Je pense que l’on peut les compter sur les doigts d’une main, et dans le monde arabe et musulman, il n’y en a aucun.

Le boycott total imposé à l’Irak après la deuxième guerre du Golfe [en 1990-1991] n’a eu aucun impact sur l’élite dirigeante de Baghdad – [qui n’a pas eu à se rationner en] boisson, denrées alimentaires, vêtements ou soins de santé. [Le boycott] n’a pas donné aux Irakiens le courage de descendre dans la rue pour faire pression sur leur gouvernement. Au contraire, il n’a fait qu’entraîner la mort de milliers et de milliers d’enfants irakiens pour cause de malnutrition, et les malades et les personnes âgées ont également péri suite à l’effondrement des services de santé. Seul le peuple irakien, dans son ensemble, a souffert…

Aujourd’hui, les citoyens arabes du Golfe voient un certain gouvernement – et non un peuple – ignorer et menacer la sécurité de la région, y compris de son propre peuple, à savoir le peuple qatarien, qui est notre chair et notre sang dans tous les sens du terme. Le Qatar est aujourd’hui sous siège économique et médiatique, afin de sensibiliser ses citoyens au danger posé par leur gouvernement, qui joue avec le feu. Cela, dans l’espoir que [le gouvernement] les écoute, corrige le tir, s’excuse et promette [de veiller aux] intérêts et à la sécurité de tous dans la région. [Mais] cela a-t-il des chances de se produire ? Je pense que non. Les citoyens qatariens ont commencé à souffrir tangiblement, alors que leur gouvernement devient de plus en plus rigide et têtu et ouvre de plus en plus grand la porte aux ennemis historiques de la région [l’Iran].

Alors, quelle est la bonne solution ? La solution est de veiller à limiter les mouvements – aériens, martitimes et terrestres – des officiels du gouvernement qatarien et de leurs associés, qui gagnent leur vie en [exploitant] la religion et le terrorisme – et de les prendre personnellement pour cibles, en tout lieu. Le citoyen qatarien n’est nullement responsable des crimes de son gouvernement et de ses agents et n’a aucun moyen de les corriger.

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 08:40

Rira bien qui rira le dernier - En présence de Mahmoud Abbas, son conseiller Al-Habbash : pas un seul millimètre du Mur occidental ne tombera sous souveraineté non palestinienne

 

Dans un sermon marquant la fête musulmane d’Eid Al-Fitr, le 25 juin 2017, et en présence du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le conseiller aux affaires religieuses et islamiques du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Al-Habbash a déclaré que le mur d’Al-Buraq [Mur occidental], qui est « plus important que tout le reste », faisait partie de la mosquée Al-Aqsa.

« Le mur d’Al-Buraq, la mosquée Al-Aqsa et Jérusalem, la capitale de l’État de Palestine – pas un seul millimètre [de ces sites] ne peut tomber sous une souveraineté autre que celle du peuple palestinien », a-t-il déclaré. L’allocution a été diffusée sur la chaîne télévisée officielle de l’Autorité palestinienne. Extraits :

Mahmoud Al-Habbash : Seuls les oppresseurs et les terroristes visent les mosquées. Il n’y a aucune différence entre le terrorisme qui vise la mosquée Al-Aqsa depuis 50 ans, depuis le jour de son occupation jusqu’à ce jour – et lorsque je dis « terrorisme », je me réfère à l’occupation… Il n’y a aucune différence entre ce terrorisme et le terrorisme qui a frappé la Mosquée du Prophète à Médine l’année dernière, ou la tentative de prendre pour cible la sainte Mosquée de la Mecque hier. Il faut couper la tête et les mains de quiconque vise nos mosquées ; il doit être anéanti.

Ces mosquées, ces symboles, sont l’apogée de notre foi. Ils continueront d’être liés à notre religion jusqu’au Jour du jugement. Même si elle se morfond sous l’occupation depuis 50 ans, notre mosquée Al-Aqsa restera telle quelle jusqu’au Jour du Jugement. Son nom, son caractère et sa signification pour notre foi ne changeront jamais. Chaque pouce de la mosquée Al-Aqsa, toutes ses cours, toutes ses installations, ses murs, ses portes, et d’abord et avant tout – plus important encore que tout le reste – le mur d’Al-Buraq [le Mur occidental]… La question n’est pas sujet à débat. Le mur d’Al-Buraq fait partie de la mosquée Al-Aqsa. Il fait partie de notre foi, de notre religion, de notre existence et de la survie de notre peuple. Le mur d’Al-Buraq, la mosquée Al-Aqsa et Jérusalem, la capitale de l’Etat de Palestine – pas un seul millimètre [de ces sites] ne peut tomber sous une souveraineté autre que celle du peuple palestinien.

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 09:53

Rassemblement pour la Journée de Qods à New York : les sionistes nazis aident l’EI et ont tué JFK ; Al-Baghdadi est un Israélien ; les États-Unis sont le terroriste n° 1

 

Lors d’un rassemblement à Times Square, à New York, pour marquer la Journée internationale de Quds, les militants ont scandé des slogans anti-américains et anti-israéliens. Un activiste a scandé que « l’Etat sioniste aide l’Etat islamique depuis sa création » et que les initiales d’ISIS [EI] étaient celles des services secrets israéliens. Il a également déclaré qu’Abu Bakr Al-Baghdadi était un agent du Mossad et que les sionistes avaient assassiné John F. Kennedy car il était opposé à la nucléarisation d’Israël. Nerdeen Kiswani, du mouvement des étudiants de NYC pour la justice en Palestine, a scandé « Nous ne voulons pas deux Etats, nous voulons 48 ! » et « L’impérialiste américain, terroriste numéro un ! »

Joe Catron, membre du Réseau de solidarité du prisonnier palestinien Samidoun, a pour sa part scandé : « Intifada, révolution ! » et « Israël, va en Enfer ! » L’activiste américano-philippin Mike Legaspi, de l’alliance « Bayan USA » des organisations philippines, a quant à lui accusé les États-Unis de « bombarder à fond le Moyen-Orient » et exigé que « l’impérialisme américain arrête de financer Israël ». La Journée de Quds est un événement annuel orchestré par l’Iran, institué par l’ayatollah Khomeini en 1979 et célébré le dernier vendredi du mois du Ramadan. Extraits :

Orateur : Il y a eu un accord entre Hitler et le mouvement sioniste en 1934. Il s’appelle l’accord de Hasbara [sic]. Le mouvement sioniste fut le seul mouvement à avoir coopéré avec Hitler pour faire sortir les Juifs d’Europe [et les emmener] en Palestine. Les Juifs qui voulaient se rendre en Palestine ont été épargnés, mais les Juifs qui ne voulaient pas aller en Palestine – les vrais Juifs – ont été tués et massacrés. Interrogez l’autre partie sur l’Accord deHasbara. Demandez-leur ! Savent-ils ce que c’est ? Non. Pourquoi ? Parce que les médias l’ont occulté. En outre, je voudrais ajouter cela : l’Etat islamique – comment l’EI est-il né ? Israël, l’État, l’Etat sioniste, aide l’EI depuis sa création. Ils aident les terroristes en Syrie, tuant des Syriens, tuant des Irakiens, tuant des Palestiniens. Ces gens ne veulent pas seulement la Palestine : ils veulent [tout le terrritoire s’étendant] du Nil à la rivière de l’Euphrate. Ils sont comme Hitler. Ils sont comme les nazis, le mouvement sioniste. J’en appelle aux partisans de Donald Trump, s’il vous plaît : faites une recherche sur l’USS Liberty, les soldats américains qui ont été tués, nos troupes, nos troupes qui ont été tuées. Parlons de John F. Kennedy. Pourquoi John F. Kennedy a-t-il été assassiné ? Parce qu’il voulait empêcher Israël d’obtenir des armes nucléaires. Ils ont tué JFK afin de pouvoir obtenir des armes nucléaires. […]

La Torah, le livre sacré du judaïsme, a été détournée par les terroristes sionistes nazis, tout comme le Coran a été détourné par l’EI. De même que le Coran a été détourné par l’EI, le judaïsme a été détourné par les sionistes. Ils l’ont détourné. Ils l’ont fait ressembler au terrorisme. Ces gens… Demandez-leur, interrogez-les sur les versets de la Torah où il est dit d’expulser les Palestiniens et de prendre toutes leurs terres. Ils ne peuvent les trouver. […]

Israël n’est pas une démocratie. C’est un Etat suprémaciste juif… Désolé, naz…ioniste. […]Vous constaterez qu’ISIS [EI en anglais] sont les initiales de Israeli Secret Intelligence Service [services secrets de renseignements israéliens]. Et devinez quoi ? Vous savez qui le soutient ? Étonnamment, Israël – pas étonnamment, en fait… Israël, l’Occident, ses gouvernements et son armée. En outre, on a découvert que l’EI utilisait des armes israéliennes… Je le répète, pas des armes arabes mais israéliennes. Des armes israéliennes ! Comment ont-ils obtenu ces armes israéliennes ? Est-ce qu’elles leur sont tombées du ciel ? Est-ce qu’elles sont venues de Dieu ? D’où sont-elles arrivées ? Dieu seul le sait. Elles sont venues des terroristes sionistes nazis. C’est de là qu’elles sont venues. Elles sont venues des terroristes nazis sionistes. C’est de là qu’elles sont venues. Parlons d’Abu [Bakr] Al-Baghdadi une seconde. Qui est ce type, Abu [Bakr] Al-Baghdadi ? Est-il musulman ? Est-il saoudien ? Est-il jordanien ? Peut-être syrien, peut-être iranien, peut-être afghan, peut-être paki… Non, il est israélien. Il est israélien. Ils ont constaté que le chef de l’EI était financé par Israël et qu’il était un agent du Mossad. Pouvez-vous le croire ? Je ne suis pas surpris, personnellement. […]

 

Joe Catron du Réseau de solidarité Samidoun : Libérez, libérez la Palestine !

Manifestants : Libérez, libérez la Palestine !

Joe Catron : Il n’y a qu’une seule solution …

Manifestants : Il n’y a qu’une seule solution…

Joe Catron : Intifada, révolution !

Manifestants : Intifada, révolution !

Joe Catron : Il est juste de se rebeller…

Manifestants : Il est juste de se rebeller…

Joe Catron : Israël, va en Enfer...

Manifestants : Israël va en Enfer… […]

L’activiste américano-philippin Mike Legaspi de l’Alliance « Bayan USA » : J’ai une chose à vous demander à vous tous et à eux tous : Est-ce que ce sont les Palestiniens qui ont tué Mike Brown [Michael Brown, un afro-Américain de 18 ans abattu le 9 août 2014 par un policier à Furguson (Missouri)] ? Est-ce que ce sont les Palestiniens qui ont causé la crise de l’eau à Flint ? Est-ce que ce sont les Palestiniens qui ont essayé de détruire [la réserve indienne de] Standing Rock, en y plaçant un pipeline, détruisant la vie des populations autochtones ? Etait-ce les Palestiniens ? Etait-ce eux ?

Manifestants : Non !

Mike Legaspi : Est-ce que ce sont des Palestiniens qui ont tué un quart de la Corée dans les années 1950, qui ont tué des millions de Vietnamiens dans les années 1970 et qui continuent d’exercer leur oppression en Asie, en Afrique, en Amérique latine et dans le monde entier ? Etait-ce les Palestiniens ?

Manifestants : Non !

Mike Legaspi : Est-ce que ce sont les Palestiniens qui prennent et volent l’argent de la classe ouvrière américaine ?

Manifestant : C’est le mouvement sioniste !

Mike Legaspi : qui ont bombardé à fond le Moyen-Orient… Est-ce les Palestiniens ?

Manifestant : Non !

Mike Legaspi : Qui est-ce ?

Manifestant : Israël ! Les terroristes sionistes nazis !

 

 

L’organisateur du rallye : Vous avez cassé le micro…

Mike Legaspi : Ce sont des gens comme la LDJ ! C’est l’impérialisme et les sionistes, comme la Ligue de défense juive, comme l’Armée de défense d’Israël. Ce sont eux. Le sionisme est le terrorisme !

Manifestant : Le sionisme est le terrorisme !

Mike Legaspi : Le sionisme est le terrorisme. Donc, si vous êtes contre la guerre et que vous êtes pour la paix, vous êtes contre le sionisme. Si vous êtes contre le sionisme, vous êtes contre son ultime planche de salut ici. La meilleure façon de soutenir d’ici le combat dans le monde entier est d’exiger de l’impérialisme américain qu’il cesse de financer Israël. Je veux finir avec un seul slogan, juste pour rappeler que le drapeau américain et le drapeau israélien oppriment ensemble la population mondiale. Nous comprenons ici qu’il est toujours juste de se rebeller. Il est juste de se rebeller ! Israël, va en Enfer !

Manifestants : Il est juste de se rebeller ! Israël, va en Enfer !

Mike Legaspi : Il est juste de se rebeller ! Israël, va en Enfer !

Manifestants : Il est juste de se rebeller ! Israël, va en Enfer ! […]

Nerdeen Kiswani des Etudiants de NYC pour la justice en Palestine : Nous ne voulons pas deux Etats…

Manifestants : Nous ne voulons pas deux Etats…

Nerdeen Kiswani : Nous voulons 48 !

Manifestants : Nous voulons 48 !

Nerdeen Kiswani : Nous ne voulons pas deux Etats…

Manifestants : Nous ne voulons pas deux Etats…

Nerdeen Kiswani : Nous voulons 48 !

Manifestants : Nous voulons 48 !

Nerdeen Kiswani : Ne leur prêtez pas attention, parce que c’est ce qu’ils attendent de nous. Mais rien de ce qu’ils peuvent dire ou de ce qu’ils peuvent faire ne pourra nous détourner de notre lutte pour la liberté des Palestiniens. Ne les laissez pas vous détourner. Scandez seulement : Libérez, libérez la Palestine !

Manifestants : Libérez, libérez la Palestine ! […]

Nerdeen Kiswani : L’impérialiste américain, terroriste numéro un !

Manifestants : L’impérialiste américain, terroriste numéro un !

Nerdeen Kiswani : L’impérialiste américain, terroriste numéro un !

Manifestants : L’impérialiste américain, terroriste numéro un !

Nerdeen Kiswani : L’impérialiste américain, terroriste numéro un !

Manifestants : L’impérialiste américain, terroriste numéro un !

Nerdeen Kiswani : Arrêtez la machine de guerre américaine, de la Palestine aux Philippines !

Manifestants : Arrêtez la machine de guerre américaine, de la Palestine aux Philippines !

Nerdeen Kiswani : Arrêtez la machine de guerre américaine, de la Palestine aux Philippines !

Manifestants : Arrêtez la machine de guerre américaine, de la Palestine aux Philippines !

Nerdeen Kiswani : Face à l’occupation, la résistance est justifiée !

Manifestants :Face à l’occupation, la résistance est justifiée !

Nerdeen Kiswani : Face à l’occupation, la résistance est justifiée !

Manifestants : Face à l’occupation, la résistance est justifiée !

Shahid Comrade Sec.-Gen du Freedom Forum Pakistan-Etats-Unis : Nous sommes très inquiets de ce qui se passe en Syrie. La Syrie est bombardée. Le Yémen est bombardé. En Afrique, il y a des bombardements. L’Afghanistan est bombardé. Le Cachemire est bombardé. L’Irak est bombardé. Le Pakistan vient de perdre un si grand nombre de personnes dans une attaque. Nous sommes contre chaque esprit terroriste qui tue les gens. Et tout cela arrive du fait des sales manoeuvres de la CIA.

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 16:20

Le patriarche catholique chaldéen de Babylone : nous avons accueilli les musulmans venus du désert, aujourd’hui ils doivent nous respecter aussi

 

Mgr Louis Raphaël Ier Sako, patriarche de l’Église catholique chaldéenne de Babylone, a appelé les musulmans à mettre fin à la discrimination des groupes minoritaires, responsable de leur marginalisation. S’exprimant sur la chaîne télévisée irakienne Dijlah le 16 juin 2017, il a déclaré que, de même que les chrétiens ont accueilli les musulmans, « venus du désert », dans leurs écoles, leurs monastères, leurs églises et leurs hôpitaux, il fallait à présent mettre l’accent sur la coexistence et le respect, « quelles que soient la couleur de la peau, la foi et la langue ». Extraits :

Louis Raphaël Ier Sako : Ces notions [qualifier les chrétiens d’« infidèles »] sont anciennes et ne devraient pas être utilisées aujourd’hui. Les chrétiens ne doivent pas recourir aux notions médiévales des croisades, et les musulmans contemporains non plus. Par exemple, le concept de dhimmis était très positif et civilisé à cette époque. Les soldats qui partaient se battre étaient musulmans, et les chrétiens payaient la taxe de la jizya pour soutenir l’effort de guerre. Mais aujourd’hui, les chrétiens servent dans l’armée et la police. C’est pourquoi le concept de dhimmis doit être abandonné, et Dieu merci, il l’a été.

Du reste, comment pouvez-vous vraiment savoir en quoi je crois ? Ne vous basez pas simplement sur des sujets de circonstance. Nous avons besoin d’une nouvelle interprétation des textes religieux. Nos frères musulmans croient que ces textes sont les paroles d’Allah, et je respecte cela. Mais le texte doit être compris dans le cadre d’une lecture profonde et réaliste, qui doit attirer les gens, et non inciter à la querelle.

En outre, à une certaine époque passée, il est possible que les juifs et les chrétiens aient représenté une menace pour les musulmans. Une telle opinion existe. Mais aujourd’hui, un demi-million de chrétiens pacifiques, qui ont tant sacrifié pour l’Irak à travers l’histoire, sont considérés comme des infidèles, sont pris pour cibles et subissent des pressions pour se convertir à l’islam, payer la jizya sous peine d’être tués. C’est une honte ! Bien évidemment, cela déforme l’image de l’islam et exacerbe l’islamophobie. Cela déforme l’image de l’islam aux yeux de tous les Occidentaux. Où va-t-on ?

Regardez ce qui arrive sur les chaînes télévisées et à la radio. [Les prédicateurs musulmans disent :] « Allah, maudis les chrétiens, les juifs et les sabéens ! » « Fais de leurs femmes des veuves ! » « Fais de leurs enfants des orphelins ! » Qu’est-ce que cela veut dire ? Vous êtes censé prier pour tout le monde. Ils disent aussi : « Allah, protège la nation de l’islam, la nation de Mohammed ! » Pourquoi ? Nous sommes tous Irakiens. Nous ne prions jamais pour les chrétiens seuls. Nous prions pour tous les Irakiens, pour toute l’humanité. Ce genre de discrimination vous donne le sentiment d’être marginalisés et indésirables. En diplomatie, ils appellent cela persona non grata. C’est mon pays, ma terre. J’étais là avant vous.

Nous [chrétiens] avons accueilli [les musulmans] dans nos écoles, nos monastères, nos églises et nos hôpitaux tout au long de l’histoire. Bayt Al-Hikma, les docteurs dans les palaces des califes… Qui soignait et guérissait [les califes] ? Qui était la classe instruite ? Les chrétiens. Les [musulmans] venaient du désert. Aujourd’hui, un changement est nécessaire. L’accent doit être davantage mis sur la coexistence et le respect de chaque être humain. Quelles que soient sa couleur de peau, sa religion ou sa langue, c’est un Irakien.

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 13:46

Un site de l’opposition syrienne : Assad a visité une nouvelle installation de missiles longue portée près de Baniyas

 

Le site de l’opposition syrienne zamanalwsl.net a annoncé le 28 juin 2017 que le président syrien Bachar Al-Assad avait dernièrement visité une nouvelle installation de développement et de fabrication de missiles longue portée sous surveillance iranienne directe, et rencontré des experts iraniens et syriens. Selon l’article, la construction de l’installation, située à Wadi Jahannamnear, ville côtière de Baniyas, a débuté il y a environ un an, et commencera à fonctionner à la fin de l’année. L’article est accompagné d’une photographie aérienne de la région. Il convient de mentionner que, l’article étant paru sur un site de l’opposition, le compte rendu doit être considéré avec prudence. Extraits : [1]

Des sources fiables, bien informées des activités de « recherche scientifique » du régime, révèlent que la visite d’Assad à certains de ses partisans dans la région de Hama, largement commentée par les médias, [2] a juste servi de couverture à une visite secrète d’une des installations militaires les plus sensibles du régime et de son allié iranien. Selon ces sources, [Assad] aurait visité une nouvelle installation de recherche secrète, dont la construction a débuté l’année dernière dans une région fortifiée à l’est de Baniyas, dans une vallée accidentée appelée Wadi Jahannam. Cette vallée profonde se trouve dans le gouvernorat de Tartous, près de plusieurs villages du district administratif de Baniyas : Al-Annaza, Nahl, Al-Alayqa et Al-Ghansala.

Carte de la région (Source : dd-sunnah.net).

Les sources nous ont envoyé des photographies aériennes de la zone montrant l’installation, composée de plusieurs bâtiments, soulignant qu’elle se trouve sous la supervision directe des Iraniens. Il s’agit d’une installation de développement et de fabrication de missiles longue portée et les sources estiment qu’elle sera officiellement ouverte à la fin de cette année. Selon elles, lors de sa visite à l’installation, Assad aurait eu une réunion importante avec plusieurs « experts iraniens et syriens », d’une durée d’environ deux heures… Elles précisent que le centre Wadi Jahannam n’est pas seulement une nouvelle installation secrète de développement et de fabrication d’armes, mais [a été construit] dans le cadre de [la politique du régime visant à] concentrer toutes les installations vitales et stratégiques dans les zones [habitées par] la communauté fidèle [au régime, c.à.d. les zones alaouites].

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 13:45

Des journalistes arabes : le discours de Trump en Arabie saoudite a nui aux alliés des Etats-Unis dans la région ; le monde arabe devrait s’ouvrir à la Russie

 

La visite du président américain Donald Trump en Arabie saoudite du 20 au 22 mai 2017, dont le point culminant a été le sommet réunissant 50 pays arabes et islamiques, a été largement couverte par la presse arabe. Les articles publiés dans les journaux arabes qui soutiennent “l’axe modéré” dans le monde arabe, conduit par l’Arabie saoudite et l’Egypte, ont dans l’ensemble fait l’éloge du président Trump pour sa décision de se rendre en Arabie saoudite et pour le discours qu’il a prononcé au cours du sommet, dans lequel il s’est focalisé sur la lutte contre le terrorisme et sur l’Iran. Toutefois, certains articles ont également exprimé des critiques envers la politique de Trump dans la région et l’attitude des dirigeants arabes.

Ainsi, Nayla Tueni, rédactrice en chef du quotidien libanais Al-Nahar, affilié aux Forces du 14 mars, a écrit que la politique du président Trump, telle que reflétée dans son discours, cause du tort aux alliés des Etats-Unis dans la région, car elle les traite simplement comme des outils qui appliquent la politique américaine, sans leur accorder les ressources nécessaires à cette fin. Trump les expose ainsi aux critiques, affirme Tueni, et en fait une cible pour leurs adversaires – l’Iran, le régime syrien et le Hezbollah. Elle ajoute que le monde arabe devrait s’ouvrir à d’autres pays, notamment à la Russie.

Marwan Al-Muasher, ancien ministre des Affaires étrangères jordanien, écrit dans le quotidien jordanien Al-Ghad que Trump s’est focalisé sur une approche sécuritaire face au terrorisme, sans le lier aux problèmes économiques et sociaux des citoyens arabes, qui constituent l’une de ses causes. Am-Muasher fustige les dirigeants arabes qui se sont empressés d’accueillir Trump, en dépit de ses positions hostiles envers les Arabes et l’islam, et ont adopté son approche du combat contre le terrorisme. Il met en garde contre le fait que la politique de Trump risque de porter atteinte à la région et appelle les dirigeants arabes à cesser de compter sur les Etats-Unis pour régler leurs problèmes et à commencer à se focaliser sur le développement économique et social dans leurs pays. Extraits :

La rédactrice en chef du quotidien libanais Al-Nahar : appeler les Arabes à combattre eux-mêmes le terrorisme ne suffit pas

Nayla Tueni, rédactrice en chef du quotidien libanais Al-Nahar, écrit :

Le discours du président américain Donald Trump au sommet de Riyad n’est d’aucune utilité pour les alliés des Etats-Unis au Moyen-Orient, ou pour ceux soupçonnés de s’allier avec [les Etats-Unis] uniquement en raison de leur opposition à la politique de l’Iran, l’allié du régime syrien et des autres organisations et forces hostiles aux régimes [arabes modérés] et à la stabilité régionale. Certains percevront dans ce discours un soutien à l’opposition anti-iranienne, mais en réalité, ce discours nous cause du tort, car il vide le mouvement d’opposition [à l’Iran] de son contenu authentique et le présente… comme l’exécuteur des volontés de l’Occident… Ces forces [opposées à la Syrie et à l’Iran] peuvent être cernées et accusées de collaborer [avec les Etats-Unis], et attaquées avec toutes les armes possibles, dans le but de les faire taire une fois pour toutes. Il ne serait pas étonnant que les partisans du Hezbollah au Liban, membres du régime syrien, et ceux qui bénéficient du soutien matériel et militaire de l’Iran lancent à présent une offensive politique et médiatique organisée afin de retirer quelque avantage du discours de Trump… et d’exercer des pressions sur tout discours juste et souverain.

Même si les rencontres à Riyad ont traité de la lutte antiterroriste et de l’assèchement de ses sources de financement, la partie essentielle du discours du président américain était consacrée à mettre en avant la lutte contre le terrorisme de la part des Arabes eux-mêmes, sans mettre réellement à leur disposition toutes les ressources internationales pour remplir cette tâche difficile. La lutte contre le terrorisme, et la tentative de l’entraver, première étape avant de l’extirper totalement, si possible, exige que toute l’expérience internationale et tous les moyens du renseignement des superpuissances soient mis au service de ce grand projet. Les proclamations et les encouragements ne suffiront pas, car [charger seuls les Arabes de cette tâche] revient en fait à les appeler à s’affronter mutuellement, et à déclarer la guerre à leurs voisins, ce qui épuisera leurs ressources financières et humaines et ne bénéficiera à personne. En réalité, cela risque d’entraîner le développement de nouveaux groupes et organisations terroristes. Le « bâton » américain seul est inutile et évoque les affrontements internationaux qui ont déclenché des actes terroristes à de nombreuses occasions. Nous devrions nous ouvrir à d’autres pays, dont le plus important est sans doute la Russie. [1]

L’ancien ministre des Affaires étrangères jordanien : Trump n’est pas le sauveur du monde arabe ; nous devons résoudre nos propres problèmes

Marwan Al-Muasher, ancien ministre des Affaires étrangères jordanien, écrit :

Depuis qu’il est arrivé au pouvoir, le président américain exprime un mépris singulier pour les Arabes et les musulmans. Immédiatement après son entrée en fonction, il a émis un ordre interdisant aux citoyens de sept pays musulmans de se rendre aux Etats-Unis… Par la suite, le président Trump a refusé de rencontrer officiellement tout dirigeant arabe avant de se s’entretenir avec le Premier ministre [Binyamin] Netanyahou. A cela s’ajoutent ses déclarations répétées selon lesquelles il projette de déplacer l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, et son refus délibéré d’aborder la solution à deux Etats.

Ceux qui ont suivi la visite de Trump dans la région et sa réception officielle dans les pays arabes qu’il a visités ont eu du mal à croire que la personne accueillie si chaleureusement était le même homme [le responsable de toutes ces politiques et déclarations]. S’il existe une préoccupation légitime concernant l’Iran et ses intentions dans la région, et s’il est nécessaire de vaincre l’EI et son idéologie barbare, le simple citoyen doit [néanmoins] se demander si les positions du nouveau président concernant l’Iran et l’EI justifient son mépris des autres questions qui touchent ce même citoyen. Est-il logique que l’Autorité palestinienne agite des banderoles accueillant Trump comme un homme de paix ? Et comment le simple citoyen devrait-il comprendre les contrats de 400 milliards de dollars signés entre l’Arabie saoudite et Trump, dont 110 milliards de dollars sont consacrés à l’armement militaire, en l’absence de toute discussion concernant les besoins en développement et à une heure où les cours du pétrole sont en chute libre ? Nous autres [Jordaniens] étions enthousiasmés, car le président américain nous avait mentionné à quatre reprises dans son discours, comme si cela effaçait ses positions passées et futures, y compris celles qu’il a adoptées durant sa visite en Israël et sa visite au Mur occidental [à Jérusalem], et le fait qu’il n’a pas mentionné l’occupation israélienne.

Que se passe-t-il au sein du monde arabe ? Avons-nous perdu notre boussole, ou en avons jamais possédé une ? Nous continuons de soutenir une approche purement sécuritaire à nos problèmes, alors que le taux de chômage est en hausse et que le taux de développement ralentit, dans un monde qui change rapidement en raison de la technologie moderne, laquelle présente de grands défis pour l’emploi dans l’Occident industrialisé, et tellement plus pour nous. Certains métiers disparaissent alors que d’autres sont créés par les progrès technologiques, et l’écart [technologique entre nous et l’Occident], qui était déjà grand au début, se creuse encore en conséquence de nos régimes rentiers et de nos systèmes éducatifs déficients. Au lieu de concentrer nos intérêts et nos ressources sur une éducation de qualité en encourageant l’innovation et la créativité, tout en respectant toutes les composantes de la société et en créant de nouveaux emplois, nous demeurons convaincus que le terrorisme ne doit être combattu que par des moyens militaires. Tandis que nous nous targuons de temps à autre de comprendre l’importance du développement, cela se reflète très peu dans notre politique et dans nos budgets. Nous continuons d’affronter les défis d’aujourd’hui et de demain avec les solutions d’hier.

Il semble que le système politique arabe soit aujourd’hui plus faible que jamais dans toute son histoire. D’un côté, il ne comprend pas que le monde a changé sur les plans technologique, politique et économique, et que l’approche autoritaire du gouvernement est obsolète. D’un autre côté, il compte encore sur un grand sauveur [les Etats-Unis] qui n’a jamais cessé de parler ouvertement de sa politique agressive envers nous… Pensons-nous réellement que nos louanges de Trump garantiront qu’il changera de politique ? Avons-nous atteint le point où ces paroles élogieuses sont devenues la politique sur laquelle nous fondons notre manière de gérer nos problèmes ?

Il semble que le monde arabe ne soit pas encore prêt à gérer ses propres affaires et à commencer d’aborder sérieusement le défi de son développement économique et politique, ainsi que sécuritaire. Pendant longtemps, nous avons demandé aux Etats-Unis de ne pas intervenir dans nos affaires internes, en particulier après l’intervention désastreuse de l’administration du président Bush [Jr.] dans sa guerre contre l’Irak. Alors pourquoi faire [à présent] l’éloge du grand sauveur américain ? Ce que le citoyen arabe souhaite avant tout, c’est que les Etats-Unis évitent de causer de nouveaux dommages. Pouvons-nous affirmer aujourd’hui, qu’en se focalisant sur la sécurité… au lieu du développement économique et politique, et en donnant aux Etats arabes une impression illusoire de sécurité, Trump ne causera pas de nouveaux dégâts ? Ce sont les questions légitimes qui doivent être soulevées aujourd’hui. [2]

Lien vers le rapport en anglais

Notes :

[1] Al-Nahar (Liban), 22 mai 2017.

[2] Al-Ghad (Jordanie), 31 mai 2017.

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 13:43

Presse du Golfe : l’escalade à Gaza résulte du jeu du Qatar, de l’Iran et de la Turquie avec les vies de Palestiniens innocents

 

Après les frappes aériennes israéliennes du 27 juin 2017 sur Gaza, intervenues en réprésailles au tir d’une roquette de Gaza sur Israël, des articles de la presse du Golfe ont fustigé le Hamas et les pays qui le soutiennent : le Qatar, l’Iran et la Turquie. Les auteurs de ces articles – publiés dans un contexte de tension au sein des pays du Golfe et de boycott imposé au Qatar par l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte – ont accusé le Hamas d’avoir tiré une roquette sur Israël, affirmant qu’il aggravait délibérément la situation à Gaza, afin de servir les intérêts de ses trois parrains. Ces pays, peut-on ainsi lire, mettent les Palestiniens innocents en danger afin de détourner l’attention mondiale de la crise du Golfe. Extraits :

Un éditorialiste d’Al-Ittihad : Le Qatar, l’Iran et la Turquie utilisent Gaza comme monnaie d’échange, jouant avec la vie de sa population innocente

Mohammed Al-Hamadi, rédacteur en chef du quotidien des Émirats arabes unis Al-Ittihad, écrit :

Le 27 juin, sans aucun avertissement, les Arabes ont découvert à leur réveil que Gaza avait été bombardée. Pourquoi ? Que s’était-il passé que nous ignorons ? Qu’avaient fait les Palestiniens pour se retrouver sous le feu israélien ? Une troisième Intifada avait-elle éclaté ? La bataille pour la libération de Jérusalem avait-elle commencé ?

En pratique, rien [de tout cela] n’est arrivé. Tout simplement, ceux qui font commerce de la question palestinienne, qui se trouvent eux-mêmes en difficulté, se sont souvenus d’une ancienne monnaie d’échange qu’ils utilisent depuis longtemps avec succès [et ont décidé] de l’utiliser dans ces circonstances extrêmes pour leur ami le Qatar, lequel leur sert de [compte] en banque. Ils ont pensé qu’ [utiliser cette monnaie d’échange] serait un bon moyen de détourner l’attention des Arabes du Qatar, pour l’orienter sur Gaza et ses habitants, bombardés de missiles par l’ennemi israélien.

Cette attitude du Qatar et de ses alliés, en Palestine et ailleurs, est méprisable. Quelle honte que certains soient disposés à jouer avec la vie d’innocents et avec l’avenir des petits enfants de Gaza pour atteindre des objectifs politiques ! Depuis longtemps maintenant, certains [acteurs] – principalement l’Iran, le Qatar et la Turquie – jouent avec la cause palestinienne et parviennent à leurs fins, mais le coût est élevé : des centaines, voire des milliers de Palestiniens innocents morts en martyrs, blessés et paralysés. Quelle a été la récompense [des Palestiniens] ? Leur récompense a été un arrivage de dons des pays arabes et musulmans s’élevant à des millions. [Mais seulement] une poignée de riyals et de dinars a été remise aux Palestiniens frappés par le désastre. C’est toujours ainsi : le peuple [de Gaza] récolte des miettes, tandis que la part du lion revient au fidèle partenaire, le Hamas.

Nous avons affirmé dès le début du boycott du Qatar que la partie était terminée, mais le Qatar ne semble pas écouter. Ils n’arriveront à rien en s’entêtant sur cette voie ouvertement [malveillante] car les peuples ne sont plus dupes. Si par le passé ils croyaient à la propagande de la chaîne Al-Jazeera, idéologiquement orientée, qui sert certains objectifs, aujourd’hui les gens ne regardent plus Al-Jazeera et ne sont plus influencés par elle ou par d’autres chaînes arabes ou étrangères. L’information est devenue très accessible, et le [cyber]espace s’est ouvert en [cette] ère des nouveaux médias. Personne n’a le monopole des faits et il n’est plus possible de duper les populations. C’est ce que le peuple palestinien a découvert le 27 juillet. Il a découvert que certains veulent l’exploiter et l’entraîner dans une nouvelle confrontation avec l’ennemi israélien, et que ceux-là mêmes qui planifient [la confrontation] séjournent dans des hôtels cinq étoiles à Doha et à Istanbul et dans d’autres capitales qui offrent l’asile aux dirigeants des Frères musulmans et du terrorisme.

Nos amis de Gaza nous ont informés que la bande de [Gaza] n’a pas été bombardée et que seuls deux missiles israéliens ont été tirés en représailles à la roquette tirée de Gaza sur Israël. Tout le monde sait que c’est le Qatar qui est « bombardé » et boycotté. Qui profite du tir de missiles et d’une situation où Gaza est bombardée ? [1]

Un éditorialiste saoudien : Le Qatar et l’Iran parrainent le Hamas, lequel se sert des Gazaouis comme de boucliers humains

Hani Al-Zahiri écrit dans le quotidien saoudien Okaz :

Depuis des siècles, notre région est le jouet d’un pari politique aussi terrible que le pari [actuel] des régimes iraniens et qatariens avec la vie et la cause des Palestiniens. Ces deux [régimes] ont adopté l’organisation Hamas des Frères musulmans et l’ont soutenue par tous les moyens lorsqu’ils ont organisé un soulèvement contre les dirigeants palestiniens légaux [l’Autorité palestinienne] et pris le contrôle de la bande de Gaza, avant de transformer les résidents innocents [de Gaza] en boucliers humains à l’usage des dirigeants du Hamas.

La situation de la bande de Gaza face aux bombardements israéliens, qui constituent généralement des représailles directes aux actions du Hamas, nous rappelle [une situation où] un homme enlève une fille puis incite [les soldats] d’une base militaire à ouvrir le feu sur lui en utilisant la fille comme bouclier humain. Le kidnappeur dans ce cas est le Hamas, et la jeune fille est Gaza et sa population impuissante. Les corpulents chefs du Hamas se rencontrent à Doha et à Téhéran, rient autour de tables recouvertes de mets fins et ordonnent à leurs jeunes [combattants] d’ouvrir les portes de l’Enfer aux Palestiniens en [tirant] des pétards – qu’ils appellent « roquettes » – sur les postes [militaires] israéliens, pour que Gaza soit bombardée et que les femmes, les enfants et les personnes âgées périssent. Puis les [officiels] du Hamas apparaissent, émettent des condamnations sur les chaînes satellitaires, et demandent soutien et fonds pour sauver le peuple palestinien, avant de retourner à leur festin, sains et saufs. En attendant, le monde entier voit la souffrance d’un peuple désarmé, qui n’a aucun moyen de se défendre.

Tout ce qui est arrivé aux Palestiniens depuis que le Hamas les contrôle indique que leur second ennemi, après Israël, est le Qatar et l’Iran, qui utilisent une poudrière nommée Hamas pour les brûler afin d’atteindre des objectifs purement politiques… La question à présent est de savoir pourquoi avant-hier [le 26 juin], le Qatar et ses alliés ont incité le Hamas à tirer sur des positions israéliennes, invitant Israël à réagir en bombardant Gaza. La réponse est visiblement qu’il s’agissait d’une tentative méprisable et d’un nouveau jeu politique du régime qatarien pour desserrer le nœud du boycott du Golfe [du Qatar] qui a déclenché des appels à poursuivre [ce régime] auprès de la [cour] internationale pour [le crime] noir du soutien au terrorisme. Aujourd’hui, [le Qatar] cherche désespérément à détourner l’attention du monde vers une autre direction, même au détriment de la vie et du sang d’un peuple sans défense… Les Qatariens et les Iraniens exploiteront l’événement pour prononcer des phrases de compassion feinte à l’égard des Palestiniens, mais seuls les résidents de Gaza savent qu’ils sont victimes de cette pair de comploteurs [le Qatar et l’Iran]. [2]

Lien vers le rapport en anglais

Notes :

[1] Al-Ittihad (EAU), le 28 juin 2017.

[2] Okaz (Arabie saoudite), le 28 juin 2017.

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 13:41

Le cheikh Nidhal Siam prie Allah de permettre le massacre des Américains et des Européens dans un sermon à la mosquée Al-Aqsa

Dans un discours prononcé à la mosquée Al-Aqsa, le cheikh palestinien Nadhal Siam, également connu sous le nom d’Abu Ibrahim, a critiqué les régimes saoudien et qatari qui, selon lui, sont « immergés dans la collaboration » avec les Américains et les Anglais, respectivement. L’auditoire a répondu « Amen » à ses prières à Allah pour qu’Il « nous permette de massacrer » les Américains, les Européens et les dirigeants arabes « criminels et traîtres ». La vidéo a été mise en ligne sur YouTube le 18 juin 2017. Extraits : 

Nadhal Siam : Ne pensez pas que certains des collaborateurs ont raison et que certains ont tort. Ce sont tous des collaborateurs au même titre. Si le régime saoudien est un laquais des Américains et est immergé dans la collaboration avec eux, le régime qatari est le laquais des Anglais, et est immergé dans la collaboration avec eux. Tous ces [régimes] sont telles des bêtes montées par les superpuissances. […] Ô Allah, permets-nous de massacrer les Américains !

Auditoire : Amen !

Nadhal Siam : Et les Européens !

Auditoire : Amen !

Nadhal Siam : Et nos dirigeants [arabes] criminels et traîtres !

Auditoire : Amen !

Nadhal Siam : Ô Allah, amène leur destitution bientôt !

Auditoire : Amen !

Nadhal Siam : Ô Allah, n’en laisse pas un seul sur la surface de la terre !

Auditoire : Amen !

Nadhal Siam : Ô Allah, amène leur chute et leur anéantissement bientôt !

Auditoire : Amen !

Nadhal Siam : Ô Allah, remplace-les par l’Emir des croyants !

Auditoire : Amen !

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 23:41

Le gouvernement Trump accepte l’expansion régionale de l’Iran

 

Par A. Savyon et Yigal Carmon*

On assiste dernièrement à une évolution du conflit entre l’Arabie saoudite et l’axe sunnite d’une part – l’Iran et l’axe de la résistance de l’autre. Ces développements concernent non seulement les forces régionales, mais aussi les Etats-Unis et la Russie.

En effet, ces deux axes rivalisent pour obtenir le soutien des Etats-Unis, qui s’efforcent à ce stade de parvenir à des arrangements et à des négociations avec l’Iran et qui, selon des sources iraniennes, ont déjà établi des contacts secrets. Ce faisant, les Etats-Unis semblent avoir accepté, à ce stade, l’expansion régionale de l’Iran.

Ces développements influent sur le remodelage du Moyen-Orient ainsi que sur les rapports de pouvoir entre les principaux acteurs régionaux. La crise actuelle au Qatar est une nouvelle manifestation du conflit générationnel, géopolitique, sunnite-chiite et saoudo-iranien, et résulte de la politique de l’administration américaine, au sein de laquelle deux camps sont discernables : le premier est celui du président Trump et de ses proches conseillers, qui soutiennent l’Arabie saoudite et l’axe sunnite, et le second est celui du Secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson et du Secrétaire à la Défense James Mattis, qui se montrent réceptifs au Qatar et tentent de préserver le statu quo pro-iranien de l’ère Obama. (…)

Lire le développement de l’analyse en anglais ici.

Conclusion

Si la crise du Qatar a pu faire croire à une affaire saoudo-qatarie interne au camp sunnite, c’est une méprise, car le conflit qui occupe l’ensemble du camp sunnite l’oppose à l’Iran et à son axe de résistance.

L’Iran, au moyen de ses déclarations relatives aux objectifs des négociations, a trompé les Etats-Unis dans un but stratégique, leur faisant croire qu’ils pourraient atteindre leurs objectifs par les négociations et la diplomatie. Ainsi, l’Iran fait hésiter l’administration américaine quant à la réaction appropriée face à l’expansion régionale de l’Iran.

Le dialogue entre les Etats-Unis et l’Iran se poursuivra tant par des messages diplomatiques que par des décisions militaires destinées à renforcer ces messages. Les bombardements américains en Syrie ou les tirs de missiles iraniens ne doivent pas être perçus comme un signe que les Etats-Unis et l’Iran cherchent la confrontation. Au contraire, les deux parties utilisent ces mesures militaires pour exercer des pressions sur le camp adverse, dans le cadre plus large des négociations bilatérales.

L’Iran a entraîné les Etats-Unis dans un dilemme délicat : soit se laisser embourber dans une guerre contre l’Iran et contre l’axe de la résistance, soutenu par la Russie, soit continuer de négocier avec lui, tout en composant avec le JCPOA et avec la poursuite de l’expansion iranienne et ses violences au Moyen-Orient. Comme l’a précisé le 14 juin 2017 le haut conseiller de Khamenei, Yahyah Ramin Safavi, “si l’Amérique veut entamer une guerre contre l’Iran, toutes ses bases militaires dans la région seront en danger ; l’Iran peut couvrir 2000 km de distance depuis ses frontières avec ses missiles ».

Il convient de préciser qu’à ce stade, les Etats-Unis ne sont pas préparés militairement à un affrontement sur le terrain avec les forces iraniennes soutenues par la Russie. Des informations ont fait état de renforts américains attendus et d’opérations d’espionnage intensives en Syrie, mais la politique américaine elle-même n’est pas encore claire.

On peut supposer que dans ce conflit, la partie la plus déterminée (l’Iran) atteindra ses objectifs et l’emportera sur la partie la moins intéressée par un conflit (les Etats-Unis). Cela est d’autant plus probable que les alliés des Etats-Unis, l’Arabie saoudite et Israël, savent qu’ils ne peuvent faire confiance a leur allié américain, du fait que les Etats-Unis sont apparemment enclins à trouver des accords avec l’Iran, et non à aller vers un affrontement.

A ce stade, l’administration américaine refuse de payer le prix d’un changement de situation héritée de l’administration précédente, et préfère ignorer, non seulement le rôle du Qatar comme facteur de radicalisation et d’encouragement du terrorisme islamiste, mais aussi la situation en Syrie et au Yémen, le fait que l’Irak se comporte comme un agent iranien, et enfin le positionnement de l’Iran comme une puissance nucléaire et balistique mondiale. Ainsi, les Etats-Unis préfèrent ne pas affronter l’Iran, soutenu par la Russie.

L’Arabie saoudite, ses alliés sunnites et Israël devront donc relever seuls le défi iranien chiite dans la région. La crise du Qatar est un premier pas prudent pour le camp saoudien sunnite contre l’Iran et l’axe de la résistance. Dans une telle situation, un nouveau rapprochement entre l’Arabie saoudite, le camp sunnite et Israël peut être escompté .

* A. Savyon est Directrice du Projet de veille des média ioraniens  ; Y. Carmon est Président de MEMRI.

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