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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 16:20

Quenelle+, la page Facebook ouvertement antisémite des fans de Dieudonné

DnihtyXb

Par N. Szerman *

 

L’humoriste controversé Dieudonné M’bala M’bala a été condamné en novembre 2015 par le tribunal correctionnel de Liège à une peine de 2 mois de prison ferme et à une amende de 9 000 euros pour incitation à la haine et diffusion de propos discriminatoires, antisémites, négationnistes et révisionnistes lors d’un spectacle donné à Herstal le 14 mars 2012. En octobre 2009, il avait déjà été condamné pour injures antisémites à 10 000 € d’amende après avoir fait acclamer Robert Faurisson lors d’une de ses représentations et lui avoir fait remettre le « prix de l’infréquentabilité » par un comédien déguisé en déporté juif. [1] Dans d’autres shows et vidéos, il a stigmatisé le Juif, revêtu de l’habit noir des Juifs religieux orthodoxes, et tourné en dérision les chambres à gaz, présentées comme n’ayant jamais existé. [2] 

Malgré les procès et condamnations, Dieudonné demeure populaire auprès d’un grand nombre de jeunes populistes, souvent proches du FN, parfois de l’extrême gauche, et adeptes des théories du complot, telles celles présentées sur les sites complotistes Egalité et Réconciliation d’Alain Soral, ou Panamza. 

Les fans de Dieudonné ont créé des pages Facebook nommées « Quenelle », avec des variantes orthographiques, où le complotisme et l’antisémitisme sont monnaie courante. Parmi celles-ci, on trouve Quenelle+, qui mentionne dans sa Page Info : « Parce que… Canal+ ne fait que tapiner pour l’Oligarchie » et « Dans le fond du fion du Sionisme ». La page Quenelle+ est très active, avec plus de 23 400 J’aime au moment de la rédaction de ces lignes. Elle relaie des posts d’Egalité et Réconciliation, de Panamza, KontreKulture, des dessins de la revue antisémite d’extrême droite le Rivarol, et met en ligne ses propres posts originaux. Elle s’en prend à divers politiciens et personnalités, avec toutefois une prédilection pour les cibles juives ; ces derniers posts suscitent systématiquement des commentaires à caractère antisémite, lesquels ne sont pas modérés. Ainsi, un lecteur invite Alain Finkielkraut à « se casser en Israël », tandis que Bernard-Henri Lévy est prié de « se la fermer physiquement et à tout jamais ». Les posts relatifs à Israël donnent également lieu à des commentaires hostiles à caractère antisémite. 

Ci-dessous des exemples glanés sur la page Quenelle+ sur une période de trois jours, allant du 29 avril au 1er mai.

Le philosophe Bernard-Henri Lévy

Bernard-Henri Lévy, cible privilégiée de la page Quenelle+, a eu droit à deux posts en trois jours. Un post l’identifiant à un excrément de chien a reçu plus de 100 J’aime et les commentaires suivants :

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Mehdy Le Juste : Juste magnifique !! J’arrive à sentir sa merde jusque chez moi

On notera la caricature mise en ligne par « Joel Cois », qui représente un Juif au nez crochu se frottant les mains de satisfaction, rappelant les caricatures antisémites de la Deuxième Guerre mondiale.

Le jour précédent, une vidéo intitulée « Shabbathurbate » a été postée sur Quenelle+, accompagnée du texte « Son doigt de merde de millionnaire judéo-sionnard impérieux… ». Dans cette vidéo, initialement mise en ligne sur la page « Cidre Vicious », Bernard-Henri Lévy s’exprime avec animation en faisant des mouvements de la main. Toutefois, le propos est passé sous silence, remplacé par des bruits de pets, bientôt accompagnés d’une petite musique destinée à créer un effet comique. Ci-dessous les commentaires que cette vidéo a suscités :

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Arf… Son doigt de merde de millionnaire judéo-sionnard impérieux…

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Sylvain Caro : Qu’il crève ce charognard !!!!!
Wahid Wa Ayari : Une vidéo… qui fait mal au cul !

Le philosophe Alain Finkielkraut 

Quenelle+ a mis en ligne une photo du philosophe Alain Finkielkraut, dans une posture qui n’est pas sans rappeler les représentations antisémites du siècle dernier. Ci-dessous le post et certains des commentaires suscités :

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Fabrice Haro :  » ‘La France on l’aime ou on la quitte’ disait un ‘grand’ homme politique… alors casse-toi, je sais pas moi, en Israël par exemple !!! »
Maktar Benhamid : La crotte ta haine de la France et intérieur ! Tu caches bien ton jeu gros hypocrite comme ton espèce !!!!!!

Le journaliste Patrick Cohen

Un post relayant les propos élogieux du NouvelObs à l’égard du journaliste Patrick Cohen a provoqué une série de commentaires, exclusivement hostiles. Un commentaire évoquant le « Shoananas »[3], titre parodique d’une chanson de Dieudonné tournant en dérision l’Holocauste, fait explicitement, et uniquement, référence à la judéité du journaliste.

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« Forçat de la gloire » 
« Le meilleur intervieweur de Paris »
« Une puissance de travail hors du commun » ; « Technique parfaite, mémoire incroyable, connaissances encyclopédiques » ;
« Patrick est le journaliste le plus carré, le plus rationnel et le plus bosseur que je connaisse. il ne vit que pour le boulot. »

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Joel Cois : ahahahah g chié un shoananas !!

Le stéréotype du Juif franc-maçon

Un dessin repris sur Quenelle+, paru à l’origine dans le journal d’extrême droite le Rivarol, présente un intervenant juif franc-maçon tenant un double langage, enjoignant aux Gentils le contraire de ce qu’il enjoint au « peuple d’Israël » :

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« Peuples de la terre, pour instaurer la paix, vous devez combattre le nationalisme, défendre la laïcité et vous métisser. »
En aparté : « Peuple d’Israël, pour dominer le monde, vous devez faire l’inverse. » 

Caractère antisémite des propos anti-israéliens

Une vidéo complotiste mise en ligne sur YouTube, évoquant une responsabilité israélienne « taboue » dans les attentats du 11 septembre, a été reprise sur Quenelle+.

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Israël et le 11 septembre : le grand tabou 
Découvrez la connexion israélienne des attentats du 11 septembre

S’agissant d’Israël, Quenelle+ a aussi mis en ligne le 28 avril 2016 un article rapportant la suggestion de Naz Shah, du Labour Party britannique, de relocaliser Israël aux Etats-Unis. Suite à cette suggestion, émise sur son compte Facebook, Naz Shah a été suspendue du parti travailliste et a présenté ses excuses devant la Chambre des communes.[4] Commentant ce post, « Alain Detreloin » poste la même caricature antisémite que celle mise en ligne pour stigmatiser BHL dans sa judéité. Ci-dessous le post et certains des commentaires :

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Relocaliser Israël aux USA : la proposition d’une députée britannique fait scandale
Jako Dupont : Pas besoin de déménagement. Ils sont chez eux partout dans le monde. Comme l’a si bien dit Attali, la France par exemple est un hôtel.
Henri Lebo : Pas bête ! Pourront utiliser Hollywood à fond la caisse pour faire pleurer les goys

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Pino Nuzzaci : Israël contrôle les médias et nos pays soi-disant libres

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Avant la période de trois jours considérée dans ce rapport, un post relatif à la visite de Philippe Val, cofondateur de Charlie Hebdo, en Israël, avait donné lieu à des remarques violentes.Philippe Val avait été invité, le 18 avril 2016, à donner une conférence sur le thème « Jérusalem et Athènes, sources de démocratie », dans le cadre d’un colloque en français sur Jérusalem. Interviewé à cette occasion par la radio franco-israélienne TAF, basée à Tel-Aviv, Val avait tenu des propos amicaux envers Israël. Ceux-ci lui ont valu un post sur Quenelle+, qui a notamment généré le commentaire suivant : « Fils de pute, c’est lui qui aurait dû se prendre une balle. »

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Philippe Val, actuellement en Israël, a donné une interview à radio TAF

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Olifrugi Vore : Un grand coup de langue sur les fesses des maîtres.
Gamenga Losso : Fils de pute, c’est lui qui aurait dû se prendre une balle

Nathalie Szerman est directrice de MEMRI.fr

Notes :
[1] Pour plus d’infos sur Dieudonné, voir sur memri.fr : Dieudonné attaque des personnalités juives françaises dans sa nouvelle vidéo « BHL fait un four »,12 décembre 2014 ; Dieudonné appelle à l’alliance des chrétiens et des musulmans contre « ceux qui ont persécuté Jésus et Mahomet », 10 juillet 2012 ; Déclarations et publications antisémites du régime iranien ; sponsors iraniens du film de Dieudonné : L’Antisémite, 10 février 2012
[2] Une coproduction franco-iranienne d’un film de Dieudonné tourne en dérision Auschwitz, 20 février 2012
[3] Dieudonné, sur une chaîne télévisée iranienne, évoque sa nouvelle chanson pour enfants « Shoananas » et vante la liberté d’expression en Iran, plus grande qu’en France, 21 avril 2010
[4] Pour plus d’infos, voir Independent.co.uk, 28 avril 2016

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 16:16

Un imam tunisien : Les homosexuels doivent être conduits sur des hauteurs, jetés dans le vide et lapidés à mort

imam tunisien

 

Dans un sermon du vendredi prononcé à la mosquée Essalem à Sfax, en Tunisie, le 29 avril 2016, cheikh Fathi Rebaï a rejeté les appels à octroyer des droits aux homosexuels, affirmant que « les bestiaux sont plus honorables » qu’eux. Citant un hadith selon lequel deux hommes participant à un acte homosexuel doivent être exécutés, cheikh Rebaï précise que le désaccord sur ce hadith entre érudits sunnites portait uniquement sur la méthode d’exécution, l’école hanafite préconisant de les jeter d’un endroit élevé, puis de les lapider à mort. Les commentaires de l’imam Rebaï ont suscité des critiques dans la presse tunisienne et les médias sociaux.

https://my.over-blog.com/write/

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 16:12

Une journaliste libanaise chiite : Je me désolidarise de la communauté chiite ; le Hezbollah est « immoral, meurtrier »

hezbollah

 

En réaction à l’offensive du régime syrien et de ses alliés sur la ville d’Alep ces derniers jours, au cours de laquelle plus de 200 personnes ont été tuées, la journaliste chiite libanaise Hannan Al-Sabbar a écrit un article cinglant où elle dit renoncer au Hezbollah ainsi qu’à la communauté chiite. Al-Sabbar, connue pour ses critiques du Hezbollah, surtout depuis que l’organisation a rejoint la guerre en Syrie, a écrit sur le site web de presse newlebanon.info que c’est une organisation « immorale et meurtrière » qui dévie de la voie de Dieu et des pères du chiisme. Elle a comparé les événements d’Alep à la bataille de Karbala, en 680 de notre ère, entre partisans du petit-fils du Prophète, Hussein bin Ali, et ceux du premier calife omeyyade, Yazid I, un événement majeur dans l’histoire de l’islam chiite. Extraits :

Je suis une chiite du Sud [Liban, bastion] de la résistance [le Hezbollah], et j’en ai toujours été fière. [Autrefois] je ne pensais pas que la résistance puisse être en tort, et je défendais fermement les croyances de ma société et de mon entourage. J’ignorais qu’un jour [viendrait] où je renoncerais à ma société, à ma communauté aveugle et au parti [le Hezbollah], que je condamne depuis qu’il est intervenu dans la crise syrienne.

Aujourd’hui, je me suis interrogée : où est la conscience de la « résistance », s’agissant des enfants [d'Alep] ? Comment pouvons-nous être le parti de Dieu [le Hezbollah] alors que nous n’obéissons pas aux directives de Dieu ? Chaque matin, j’examinais les rapports [d'Alep], en quête d’un seul élément permettant de penser qu’Assad a le droit de faire ce qu’il fait, mais je n’ai trouvé que des mots remplis de tristesse et de douleur sur des êtres chers tués lors des frappes aériennes. Je n’ai trouvé que les larmes d’un vieillard appelant la nation de Mahomet à l’aide, et un jeune homme jaloux de son honneur, déclarant : « Nous restons ici. Ceci est notre terre, pas celle des Russes ou des Américains ».

Cette fidélité à la terre, en dépit de la crise que ces résidents d’Alep connaissent, me remplit d’embarras et m’incite à me demander quelle est la source de cette fidélité à une ville presque en ruines… J’ai finalement décidé de me révolter et de retirer le manteau mensonger du chiisme, car ma Zainab [1] ne permettrait pas aux femmes d’Alep de devenir les Zainab de cette ère, et mes Imams, Ali et Hussein, [2] ne voudraient pas que les enfants d’Alep deviennent les « Abdallah al-Radhi » de cette ère. [3]

Si [la bataille de] Karbala est menée une fois de plus par ceux qui se cachent derrière un manteau de piété, c’est que [le Hezbollah] est immoral et meurtrier, et je ne peux que dire : Alep, je suis remplie de honte devant toi et je renonce par la présente au chiisme et au parti [le Hezbollah] qui défend celui qui vous détruit.

Notes : 

[1] Petite-fille du prophète Mahomet et fille d’Ali, prise en otage lors de la bataille de Karbala.

[2] Ali bin abi Talib, quatrième calife, et son fils Hussein, tué dans la bataille de Karbala.

[3] Abdallah, fils de Hussein et petit-fils d’Ali, tué dans la bataille de Karbala alors qu’il était âgé de six mois seulement.

 

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 05:51

L’auteur égyptien Sayyid Al-Qemany défie les islamistes de le tuer et dit : Al-Azhar est un dinosaure qui devrait être repoussé dans sa tanière ; je consacrerai le peu de temps qui me reste à vivre à combattre Al-Azhar

qimny

 

Dans le cadre d’une conférence tenue dans les bureaux du Parti laïc égyptien, l’auteur Sayyid Al-Qemany a émis de vives critiques à l’encontre d’Al-Azhar, qu’il qualifie de « dinosaure » et de « fossile vivant ». Al-Qimni, qui parlait dans le contexte d’une vague d’arrestations d’écrivains laïcs en Egypte, a déclaré qu’il lui restait peu de temps à vivre, et qu’il avait l’intention de consacrer le restant de sa vie « à dresser le pays contre Al-Azhar ».  La conférence a été mise en ligne le 10 février 2016.

http://www.memritv.org/clip/en/5376.htm

Extraits :

Sayyid Al-Qemany : Le problème avec les prédicateurs, c’est que c’est à nous qu’ils adressent leurs prêches. Au lieu de se comporter comme des moines honorables, et de porter, pour l’islam et Allah, des vêtements râpeux et d’aller en Afrique, quelque part à la rencontre les païens, en Australie, où il y a des peuples primitifs… Il y a des pays qui ont besoin de leurs conseils… Ils devraient se vêtir de vêtements râpeux et exporter leurdawa en Afrique… Peut-être seront-ils piqués par un serpent, dévorés par un lion, et ainsi deviendront-ils martyrs… Mais si vous vous asseyez tout près de nous pour nous appeler à rejoindre l’islam, alors que nous sommes musulmans depuis 1 400 ans, cela signifie que vous objectif n’est pas vraiment de prêcher. Prêcher n’est pas une affaire d’argent.

[…]

Mon cher ami Dr Tarek Heggy a dit que les Egyptiens progressistes essuyaient des revers, alors que la mouvance réactionnaire remportait clairement des points. Pour vous dire la vérité, je ne suis pas du tout d’accord avec cela. Au contraire. C’est nous qui gagnons du terrain, et eux qui encaissent des coups. Je ne serai plus là pour longtemps, mais retenez bien mes paroles : ce sont les derniers jours de la guerre entre deux époques, les jours révolus de l’ère pré-scientifique, et l’ère du futur où nous ne sommes pas encore entrés. La lutte entre ces deux ères fait rage dans ce pays, notre pays. Pourquoi ? Parce c’est le pays qui a donné naissance aux religions.

[…]

Après qu’Amr ibn Al-As eut envahi et conquis ce pays, que Khaled ibn Al-Walid eut détruit l’Irak, que Saad ibn Abi Waqqas eut pillé le Levant, le calife Omar a reçu trois missives de ces trois pays. Ces trois commandants ont écrit que les soldats avaient conquis ces pays, capturé des esclaves, confisqué des biens et amassé des fortunes, et que tout allait parfaitement bien – mais s’il vous plaît, répartissez tout ceci entre nous [ont-il demandé].

Le calife Omar a convoqué ce que j’appelle le Sommet des 17, car 17 personnes se trouvaient là. Il y avait 10 muhajirines et 7 ansars [Compagnons de Mahomet]. La conclusion fut que la terre doit rester entre les mains de ses propriétaires, car [les musulmans] ne connaissaient rien à l’agriculture. Si les combattants commençaient à cultiver, ils arrêteraient de se battre. Ils ont donc décidé de considérer cette terre comme un capital religieux, qui appartient aux conquérants arabes, à transmettre à leurs successeurs. En d’autres termes, la terre, avec tout ce qu’elle contient, appartiendrait aux conquérants arabes et à leurs enfants après leur mort. C’était leur manière de garantir un revenu pour les générations futures. Aujourd’hui, les sunnites et les chiites s’entre-tuent pour savoir l’esclave de qui ils doivent être : les esclaves des descendants de Fatima, la fille du Prophète, uniquement, ou les esclaves de toute la tribu Abou Quraych, y compris des descendants d’Abou Sufyan. Le sang versé jusqu’à ce jour est celui de ceux qui s’entre-tuent pour décider l’esclave de qui ils doivent être. Le monde entier nous regarde avec mépris, et à juste titre. Le monde a le droit de nous regarder comme des fossiles vivants.

[…]

Si la religion était quelque chose de tangible que l’on peut toucher ou voir, le problème aurait été réglé. Les gens ne seraient plus en colère les uns contre les autres. A mon avis, un laïc sait que les religions ne sont pas matérielles. Moi je le sais, mais Al-Azhar non. Notre Dieu, au lieu de se lever tôt le matin, de rassembler toutes les lampes qu’il a suspendues dans le ciel pour les ranger et, avant le crépuscule, de les ressortir à nouveau… aurait pu tout simplement utiliser ces « lampes » pour écrire les mots : « Je suis le Dieu de l’islam, fils de… Croyez en moi ! ». Le problème aurait été réglé.

[…]

Al-Azhar à mon avis – et je ne demande à personne d’être d’accord avec moi – est le dernier bastion de l’occupation arabe.

Celui qui veut sacrifier sa vie pour l’Egypte est invité à me rejoindre dans ce dernier effort pour repousser le dinosaure dans sa tanière. Il doit y rester et ne jamais en sortir. Comme le disent les enfants, si nous avons besoin de vous, nous saurons vous trouver. Ne venez pas nous trouver. Qui plus est, nous surveillerons ce qu’enseigne Al-Azhar, afin qu’il arrête de produire sans cesse des terroristes. La place du prêtre est dans son église.

[…]

Je consacrerai le peu de temps qui me reste à pousser le pays à se mesurer à Al-Azhar.

[…]

[Al-Azhar] est devenu un musée vivant de créatures du passé. Le passé et l’occupation arabe dépérissent ici, et dans ce pays, ils mènent leur dernière bataille contre le monde, contre la modernité et contre la science.

[…]

J’ai un message pour ceux qui utilisent leur religion contre nous : Regardez, mes frères… Où est la caméra ? Regardez, mes frères… Je n’ai aucun regret, et je n’ai rien à perdre. Vous n’avez d’autre choix que de me tuer. C’est la mort que je souhaite. Allez-y. Vous recevrez votre récompense et vous irez au Paradis, et je serai heureux, car je pourrai reposer en paix. Oui, il en sera ainsi. Vous n’avez d’autre choix que de me tuer, car tant que je vis – ces derniers jours qu’il me reste à vivre – vous compterez vos pertes.

 

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 05:50

Djemila Benhabib : Considérer le musulman non comme un opprimé à défendre, mais comme un être universel aspirant à la modernité

Djemila benhabib

 

Le 18 mars 2016, le quotidien algérien francophone Al-Watan accordait un entretien à l’auteure algérienne québécoise Djemila Benhabib, à l’occasion de la sortie de son ouvrage Après Charlie. «Laïcs de tous les pays, mobilisez-vous», écrit-elle, qualifiant les écrivains et penseurs algériens Kamel Daoud, Boualem Sansal et Amin Zaoui de phares dans l’obscurité. Extraits de l’interview d’Al-Watan : (1)

Djemila Benhabib : Les débats relatifs à l’islam sont censurés dans les démocraties occidentales

« J’ai toujours été sensible à la force des idées et à la brutalité déployée pour les étouffer. Lorsque la conférence de Mouloud Mammeri a été interdite en 1980, j’avais 8 ans et j’habitais à Oran. Bien entendu, je ne comprenais pas grand-chose à cette affaire. Néanmoins, interdire une parole libre me paraissait déjà suspect. (…)

L’histoire n’est pas un long fleuve tranquille. Il y a deux façons de l’appréhender : la subir ou y participer. La dernière posture n’est pas de tout repos. Lorsqu’on est habité par une conscience, on se doit d’agir. Pour ma part, je le fais avec les mots et la parole. L’idée centrale de la citation que vous évoquez c’est la censure qui existe bel et bien dans les démocraties occidentales, s’agissant des débats entourant l’islam.

On « ne reconnaît pas l’universalité de l’être dit musulman. » On « voit en lui tout au plus un être dominé » qu’on « se donne pour mission de défendre »

Il y a une détestable police de la pensée qui a fait sa niche au sein de la gauche communautariste et qui considère que toute critique de l’islam relève du racisme et de la xénophobie. Cette pensée a fait son chemin dans les universités, les médias, les groupes féministes, les syndicats et les partis politiques. Elle ne reconnaît pas l’universalité de l’être dit musulman. Elle voit en lui tout au plus un être dominé qu’elle se donne pour mission de défendre.

Pour cette gauche communautariste, cet être doit être pensé exclusivement sous la lorgnette du religieux. Ce qui relève d’une méconnaissance profonde des aspirations à la modernité des peuples de la région, à commencer par les luttes d’indépendance nationale. Souvenez-vous de nos moudjahidate de la guerre de Libération. Leur souci était notre émancipation politique. Aujourd’hui, résister c’est porter avec fierté cet héritage, le transmettre à nos enfants et proclamer haut et fort que la religion ne doit pas interférer dans le champ politique. (…)

L’islamisme, c’est la fusion du politique et du religieux, mais pas seulement. C’est d’abord et avant tout l’idée que l’on se fait de l’homme et de sa contribution dans la cité. Pour faire court, les islamistes, qu’ils soient «fréristes» ou djihadistes, prétendent que tout a été dit et écrit dans le Coran et la sunna. Il ne nous reste qu’à appliquer ce qui est contenu dans ces textes dits sacrés. Le reste, c’est-à-dire, l’innovation, la création, les sciences, les arts, la culture, la literature, relèvent de la bid’a qu’il faut combattre par tous les moyens, quitte à assassiner les créateurs et les penseurs. En ce sens, les islamistes incarnent un projet mortifère.

« Le terrorisme n’est pas le simple fait de la montée de l’intolérance. C’est plus que ça. C’est la légitimation religieuse de l’exécution politique »

A cet éclairage philosophique, il faut bien entendu ajouter des éléments d’ordre géopolitique pour fermer la boucle. Le fait est que l’islam politique a gagné du terrain à partir des années 1980 en raison de la crise des Etats-nations, de la révolution islamique iranienne, du dynamisme de l’Arabie Saoudite et de sa diplomatie du portefeuille. Dans ces conditions, la parole des démocrates devenait de moins en moins audible. (…)

Comprenons-nous bien, le terrorisme n’est pas le simple fait de la montée de l’intolérance. C’est plus que ça. C’est la légitimation religieuse de l’exécution politique. De l’attentat-suicide, à l’assassinat du journaliste, à la lapidation de la femme adultère ou à la pendaison de l’homosexuel, nous sommes face à un processus de déshumanisation des masses pour asseoir une hégémonie planétaire qui nous rappelle exactement les précédés utilisés par les nazis pour contraindre et aliéner. (…)

La prise de conscience est réelle face à la menace islamiste. Elle ne vient pas forcément de là où on l’attend. Elle survient souvent de l’ombre à travers les voix de citoyennes et de citoyens prêts à affronter le déni d’une classe politique trop occupée à des calculs électoralistes. Ces gens-là me donnent de l’espoir et leur résistance me touche particulièrement. Je leur dois beaucoup, qu’ils soient au Québec, en France, en Algérie ou ailleurs. Il n’y a qu’à travers la mobilisation citoyenne que la résistance est possible.

« La femme est l’avenir du monde musulman »

(…) Des universitaires pétitionnaires qui ne supportent pas la pensée d’un homme libre nous renseignent sur leur incapacité à saisir le réel et à participer au débat d’idées. Ces universitaires ont perdu tout contact avec la réalité. Je leur conseille de marcher dans les rues du Caire ou d’Alger, ne serait-ce que quelques minutes pour saisir des attitudes qu’aucun livre, aussi puissant soit-il, ne parviendra jamais à rendre. Car en définitive, comment traduire en mots l’humiliation quotidienne du corps souillé par des mains pestiférées ?

Comment rester insensible à cette atteinte profonde à la dignité humaine ? De quoi a besoin le monde islamique à l’heure actuelle, de plus de liberté ou de moins de liberté, là est la question. Daoud agit et écrit en homme libre. Il pourfend l’étalage ostentatoire de la religion et replace l’Algérien ainsi que sa dignité au centre de nos préoccupations. Plus encore, il nous projette dans l’histoire et dans l’universel. Il reprend à son compte la célèbre citation d’Aragon : La femme et l’avenir de l’homme. Oui, la femme est l’avenir du monde musulman ! Daoud, tout comme Boualem Sansal et Amin Zaoui, pour ne citer que ceux-là, sont des phares dans l’obscurité. Ils sont notre honneur. »

 

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 05:48

Un expert militaire russe sur la réforme de l’Armée de l’air russe suite à l’intervention en Syrie

Pukhov

 

Le 30 mars 2016, le journal russe consacré aux affaires étrangères Russia in Global Affairs comportait un article du directeur du Centre d’analyse de stratégies et de technologies basé à Moscou, Rouslan Pukhov, intitulé “A proving Ground of the Future”. Dans cet article, Pukhov explique que le conflit avec la Géorgie eut pour conséquence la réforme radicale de l’Armée de l’air russe, et que l’acquisition de nouveaux avions était la priorité du Programme étatique d’armement de 2011 jusqu’en 2020 (SAP-2020), approuvé le 31 décembre 2010. En 2012, lorsque le ministre de la Défense Anatoli Serdioukov (2007-2012) fut remplacé par Sergueï Choïgou, la réforme de l’Armée de l’air entra dans une nouvelle phase. En 2014, durant la crise ukrainienne, la Russie commença à renforcer les capacités des unités de son Armée de l’air en formant de nouveaux régiments de combat. Avec la participation de l’aviation militaire russe dans la guerre en Syrie, l’Armée de l’air s’acquiert une vaste expérience de combat.

L’opération aérienne russe en Syrie constitue le plus grand engagement de l’Armée de l’air russe depuis la guerre soviéto-afghane (1979-1989) et demeure sans précédent dans l’histoire de l’aviation russe et soviétique quant à l’intensité de son engagement. Pukhov écrit que durant l’opération en Syrie, la Russie n’a connu aucune perte militaire ou civile, exception faite du bombardier tactique Su-24M2 battu par un avion de combat F-16 turc le 24 novembre 2015. Ceci est un succès important, surtout en comparé au conflit de 5 jours avec la Géorgie en août 2008, durant lequel l’Armée de l’air russe perdit sept avions de combat en quatre jours, et en eut quatre autres gravement endommagés. Pukhov écrit qu’en général les Forces aérospatiales russes (l’armée de l’air russe fut rebaptisée Forces aérospatiales le 1er août 2015) ont démonté un niveau très élevé au combat et en préparation opérationnelle, et ce en dépit du fait que leurs opérations de combat n’ont eu qu’un impact limité. En effet, le soutien aérien de la Russie aux troupes terrestres syriennes ne fut pas particulièrement efficace, même si cela s’explique par la lenteur de l’armée du régime syrien.

Toutefois, Pukhov estime que la Syrie est un excellent terrain d’essai pour les Forces aérospatiales russes, qui peuvent y expérimenter à grande échelle de nouvelles tactiques et armes. La campagne syrienne a fourni une expérience opérationnelle aux Forces aérospatiales russes, laquelle donnera lieu à d’autres réformes intensives et à un développement accru dans les années à venir.

L’autre avantage de l’opération pour la Russie est que le coût de l’intervention est resté relativement bas. Le 17 mars 2016, le Président russe Vladimir Poutine a annoncé que le coût officiel de l’intervention en Syrie s’élevait à 33 milliards de roubles (484 millions de dollars). Pukhov a également déclaré que les assauts terrestres et aériens des missiles de croisière contre des cibles en Syrie ne correspondaient pas une nécessité militaire, mais consistaient en une manifestation politico-militaire des capacités de l’Armée de l’air russe.

 

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 05:46

Le chant islamique du djihadiste allemand Denis Cuspert « Debout pour tuer » menace les villes occidentales et nommément Berlin, Paris, Rome, New York

auf zum schlachten

 

Le 17 avril 2016, Furat Media, une branche médiatique officielle de l’État islamique, a mis en ligne un nouveau nashid (chant religieux islamique) du célèbre combattant allemand de l’EI Denis Cuspert, aussi connu sous le nom d’Abu Talha Al-Almani, qui aurait été tué en octobre de l’année dernière. Le chant, en allemand essentiellement, comporte aussi quelques passages en arabe. Il a été distribué par l’intermédiaire de différents canaux, y compris sur des sites de partage de fichiers, tels qu’archive.org, et par des comptes Twitter, Facebook et Telegram liés à l’EI.

Refrain du nashid :

Frères, levez-vous pour tuer,

nous abattons les incroyants,

les capturons dans une embuscade.

Ceci est notre religion,

leur sang est répandu,

le Paradis est si proche,

l’Enfer est leur gain,

parce qu’ils combattent notre religion.

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 18:06

Le conférencier égypto-allemand Hamed Abdel-Samad analyse la psychologie du prophète Mahomet

egyptien

https://www.youtube.com/watch?v=Zflub3GNbvY

Dans l’une de ses nombreuses conférences en ligne, le savant de l’islam égypto-allemand Hamed Abdel-Samad analyse la personnalité du prophète Mahomet, dont la biographie, dit-il, est « retenue captive dans une prison de sur-sanctification et de glorification injustifiées ». Abdel-Samad, qui estime qu’ « il ne peut y avoir de réforme ou de nettoyage de l’héritage [islamique] tant que nous n’aurons pas débarrassé Mahomet et le Coran de cette sainteté », décrit le prophète Mahomet comme un être humain animé de motivations et de désirs humains . « Avait-il des problèmes conjugaux ? Des problèmes psychologiques ? Quelque maladie ? Nous l’ignorons », dit Abdel-Samad, qui considère que les révélations de Mahomet reflètent « la psychologie d’un homme malade et rejeté, d’un marginal ». La conférence a été mise en ligne le 24 juin 2015. Extraits :

Abdel-Samad : Selon moi, les musulmans sont les otages de l’histoire de la vie et la personnalité de Mahomet. Il les a atteints d’une manière anormale. Toutes les choses qu’il a dites et faites, et toutes les erreurs qu’il a commises, suscitent des erreurs encore aujourd’hui. Mais l’opposé est également vrai. La personnalité et la biographie de Mahomet sont aussi des otages dans une prison bâtie par les musulmans, une prison de sur-sanctification et de glorification injustifiées. Quoi que vous fassiez, vous ne devez pas critiquer le Messager d’Allah, et quiconque ose le faire périt.

[…]

Une des histoires commence quand le Prophète Mahomet va à la mosquée et trouve devant une femme abattue. « Qui a fait cela ? », demande-t-il. Un homme aveugle s’avance et dit : « Je l’ai tuée, ô prophète d’Allah. C’était ma femme esclave ; elle m’a donné deux fils qui sont comme des perles, mais elle t’a maudit, ô messager d’Allah. Je ne saurais tolérer cela, alors je l’ai tuée. » Mahomet s’est levé et a dit : « Vous en êtes témoins, son assassinat a été autorisé. »

Voilà une étrange conception de la justice. Nous parlons de l’assassinat d’un être humain, de l’assassinat d’une femme. L’homme qui l’a tuée aurait pu le faire pour n’importe quelle raison, puis se rendre auprès du Prophète et lui dire : « J’ai fait cela car elle t’a maudit. » Cela a suffi au Prophète pour déclarer que son assassinat était autorisé. Pas de procès ? Pas de témoins ? Non. Un être humain est tué comme cela. Que cette histoire soit réellement arrivée ou non, elle figure dans le patrimoine islamique et sert de preuve.

[…]

En raison de cette glorification de Mahomet, vous ne pouvez débattre des problèmes de l’islam et de son origine, car dès que vous touchez à ces sujets, on vous dit : Qui êtes-vous pour critiquer le Prophète d’Allah ? C’est du blasphème. C’est refuser des choses obligatoires en islam. Ainsi les musulmans sont retenus prisonniers de Mahomet et vice-versa, et personne ne sait comment sortir de ce pétrin. Selon mon propre avis, il ne peut y avoir de réforme ou de nettoyage du patrimoine si nous ne débarrassons pas Mahomet et le Coran de cette sainteté.

Il y a beaucoup de tournants dans l’histoire de la vie de Mahomet, et ces tournants l’ont affecté sur le plan psychologique. C’est un aspect que les musulmans refusent toujours d’aborder. Est-il possible que Mahomet ait eu des problèmes psychologiques et existentiels ? « Non », disent-ils. « Le Prophète était parfait. » Non, il ne l’était pas. Il était humain, tout comme vous et moi. Il était animé par des motivations humaines, par des motivations psychologiques, par des désirs. Une fois que nous comprenons cela, nous pouvons comprendre ses lois, l’évolution du Coran et de sa biographie.

Pourquoi ne s’est-il marié qu’à 25 ans ? Nous lisons dans sa biographie que lorsqu’il était jeune, il a demandé la main de sa cousine en mariage. C’était la fille de son oncle, Abou Taleb, qui l’a élevé après la mort de sa mère et de son autre oncle, Abd Al-Muttalib. Son oncle Abou Taleb a décidé de l’élever. Mais lorsqu’il a demandé la main de sa fille en mariage, Abou Taleb a refusé. Pourquoi ?

Mahomet était contrarié. Il demande à son oncle : Pourquoi l’as-tu mariée à Hubeyra et pas à moi ? Il parle du point de vue d’un être humain humilié. C’est très important si nous voulons comprendre la psychologie de la prophétie à venir. Cette personne était un rejeté. Il n’était pas aimé. Il avait des problèmes au sein de sa propre famille. Son propre oncle a refusé de le donner en mariage à sa fille. Lorsqu’il a demandé à son oncle : « Pourquoi l’as-tu mariée à Hubeyra et pas à moi ? », Abou Taleb a répondu : « L’honorable s’allie à l’honorable. » En d’autres termes, il lui a dit : Mahomet, tu n’es pas honorable.

Le second tournant fut son mariage avec Khadija. Le même problème s’est reproduit. Khadija avait 15 ans de plus que lui. Elle avait 40 ans à cette époque. Elle était mariée avant de devenir veuve. Elle avait des enfants de ses précédents mariages. Une femme comme cela aujourd’hui, dans n’importe quel pays arabe, aurait eu des difficultés à trouver quelqu’un qui accepterait de l’épouser. Et ici, nous parlons de l’élite, de la tribu des Bani Hashem, de l’ « homme digne de confiance » et de toutes ces jolies choses… Mais son père a dit : « Non. »

Selon l’histoire racontée dans Musnad Ahmad ibn Hanbal, Khadija a donné à son père à boire du vin jusqu’à ce qu’il soit saoul. Elle l’a habillé et a teint sa barbe avec du henné, et lorsqu’il s’est réveillé le lendemain, [Khadija et Mahomet] étaient mariés. Il est devenu fou furieux et a voulu prendre son arme, mais elle lui a dit de ne pas les embarrasser…. Le fait est que lorsqu’une femme a recours à un tel subterfuge pour se marier à un homme, c’est que cet homme a manifestement un problème. Quel était ce problème ? Nous l’ignorons. Beaucoup d’éléments ont été retirés des biographies prophétiques, et nous ne pouvons savoir de quoi il s’agissait.

Quel fut le tournant suivant de la vie de Mahomet ? Il s’est marié à Khadija et a mené une vie stable. Il est devenu marchand et voyageait vers le Levant. Il avait alors de l’argent. Et cela aurait dû s’arrêter là. Il avait une vie stable, et tout allait bien. Mais à 40 ans, il a eu une crise et nul n’en connait la cause. Lorsque un homme quitte son travail, sa maison, s’en va dans le désert, ou dans quelque montagne, et s’isole dans une cave, c’est forcément qu’il fuit une crise, même si nous ignorons laquelle. Avait-il des problèmes conjugaux ? Des problèmes psychologiques ? Quelque maladie ? Nous l’ignorons, mais il y a eu un tournant à l’âge de 40 ans. Il a commencé à faire des choses très bizarres. Par exemple, il a dit qu’une pierre a parlé. Lorsque je dis assalaam alaykum, la pierre répondalaykum assalaam. Si quelqu’un disait cela aujourd’hui, nous l’emmènerions directement chez le psychiatre.

[…]

Mahomet était ingénieux et malade à la fois. Il a réussi à faire quelque chose de bien de sa maladie. Je ne veux pas analyser la personnalité de Mahomet et dire qu’il était criminel et violent. Non. Je dis qu’au fond, c’était un orphelin délaissé, qui a souffert d’humiliation et de privation lorsqu’il était enfant. Il voulait compenser cette déficience. Pour lui, la révélation fut une opportunité… C’était exactement comme la cave, un endroit où se cacher. C’était comme toutes les femmes qu’il allait ensuite épouser. Elles lui servaient d’endroit où se cacher après la mort de sa mère.

Lorsque nous abordons le sujet de la personnalité de Mahomet, nous ne devons pas oublier l’aspect humain. La première pensée qui lui est venue à l’esprit n’était pas qu’il s’agissait d’une révélation et que Dieu lui parlait. Au début, il a cru que c’était Satan. Il allait commettre un suicide. Les livres islamiques nous le disent. Il se tenait au sommet d’une montagne et s’apprêtait à se jeter dans le vide, quand il a vu Jibril assis sur une chaise… Voyez le genre d’idées qu’il avait… Et Jibril lui a dit : Tu es le Messager d’Allah. Ne te tue pas. Tu ferais mieux de descendre de là. Khadija a pris le relais. Comme il n’y avait pas de clinique psychiatrique à la Mecque, elle a fait office [de clinique]. C’est elle qui lui a dit : C’est une révélation. Tu es un prophète. Tu vas bien.

Dix ans après la prétendue « révélation », Khadija est morte. C’e fut un tournant majeur dans la vie de Mahomet. Après la mort de Khadija, Mahomet s’est radicalisé sur le plan politique, idéologique, moral et mental. D’étranges choses ont commencé à lui arriver après la mort de Khadija.

Après Surat Al-Jinn, une autre surah décrit un miracle. Dans la Surat Al-Isra, il monte un étrange animal – moitié mule, moitié âne – tout au long de la route vers la mosquée Al-Aqsa, où il a officié une prière de tous les prophètes, y compris d’Abraham, le père de tous les prophètes, et d’Adam, le père de l’humanité. C’était le sommet de l’honneur. C’est le genre de choses dans la biographie du Prophète qu’un musulman entend, et laisse passer.

Personne ne peut seulement envisager que peut-être cette révélation, toute cette histoire, soit un reflet psychologique du rejet et de la perte. L’homme venait de perdre sa femme, l’être le plus cher qu’il avait, et son oncle Abou Taleb est mort le même mois, d’ailleurs… Tous ceux qui le soutenaient étaient partis. Il est allé à Talif, où il s’est fait lapider. La logique voudrait que l’homme commence à halluciner, à développer une mégalomanie. Non seulement les djinns [créatures dotées de pouvoirs surnaturels] croient en lui, mais le Seigneur a arrêté les lois naturelles de l’univers, et lui a permis de monter un cheval volant jusqu’à Jérusalem, puis de monter vers le Paradis, et d’en redescendre… C’est la psychologie d’un homme malade et rejeté, d’un marginal.

 

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 18:01

La photo du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas brûlée lors d’une manifestation du FPLP à Gaza ; vives tensions entre Abbas et le FPLP

facebook

 

Le relations entre le Front populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) et les dirigeants de l’Autorité palestinienne (AP) se sont considérablement tendues ces derniers temps, plus particulièrement vis-à-vis de Mahmoud Abbas. Ces tensions ont atteint un pic après que des photos d’Abbas et du ministre des Affaires étrangères de l’AP Riyad Al-Maliki eurent été brûlées dans une manifestation du FPLP à Gaza.

Abbas et le FPLP ont une approche sensiblement différente des relations avec Israël et de la défense de la cause palestinienne en général. Le FPLP est opposé aux Accords d’Oslo, critique la politique d’Abbas sur les négociations avec Israël et appelle à intensifier l’Intifada et à mener la résistance armée contre Israël. En outre, le FPLP exige que l’Autorité palestinienne cesse immédiatement toute coopération sécuritaire avec Israël et applique la décision du Comité exécutif de l’OLP du 5 mars 2015 d’y mettre un terme.

Le FPLP a avivé sa critique de la politique d’Abbas après son interview du 31 mars 2016 dans l’émission télévisée israélienne « Uvda », où il a exprimé, pour la première fois, son opposition aux attentats à l’arme blanche menés par de jeunes Palestiniens contre les Israéliens, et déclaré qu’il souhaitait poursuivre la coopération sécuritaire. [1] Le 3 avril 2016, le FPLP a publié un communiqué de presse demandant que le Conseil central et le Comité exécutif de l’OLP se prononcent contre les déclarations d’Abbas dans l’interview et le tiennent pour responsable de ce qui a été dit. [2] Le membre du Conseil central du PFLP Rabbah Mhanna a appelé sur sa page Facebook à la démission d’Abbas, affirmant qu’il avait « franchi toutes les lignes rouges nationales ». [3] Le FPLP a également critiqué la visite de condoléances d’une délégation de l’AP, le 29 mars 2016, à la famille de Mounir Amar, chef de l’administration civile israélienne en Cisjordanie, tué dans un accident d’avion le 26 mars. [4]

Les tensions sont également dues à la critique acerbe du PFLP à l’égard de la conduite de l’AP suite à l’assassinat du membre du FPLP Omar Al-Nayef, tué le 26 février 2016 dans l’ambassade palestinienne en Bulgarie. Les responsables du FPLP ont accusé le ministère palestinien des Affaires étrangères de fausser l’enquête sur l’assassinat et de dissimuler des détails clés. [5]

Le 11 avril 2016, les responsables du FPLP ont déclaré qu’ « Abbas, chef de l’OLP, a ordonné au chef du Trésor national d’interrompre l’octroi de fonds au FPLP ». Selon les responsables du FPLP Rabbah Mhanna et Dhu Al-Fiqar Swairjo, l’ordre a été donné oralement et le FPLP n’a reçu aucun avis officiel à ce sujet [6]. Dans une déclaration publiée par Mhanna, on peut lire : « Nous poursuivons nos activités et ne nous rétracterons jamais de nos positions justes. Si l’AP persiste à interrompre la distribution [des fonds], nous émettrons un communiqué contre cette décision et le présenterons aux membres du Comité exécutif de l’OLP. » [7]

Plus tard, le Front démocratique pour la libération de la Palestine (FDLP) a annoncé qu’Abbas avait en outre ordonné l’interruption du versement de fonds à ce mouvement. [8]

La fureur du FPLP à l’égard de l’AP, et d’Abbas en particulier, a atteint son pic le 12 avril 2016, au lendemain de l’annonce de la nouvelle. Le FPLP à Gaza a organisé une manifestation pour les 40 jours de l’assassinat d’Omar Al-Nayef, également en soutien aux prisonniers palestiniens et aux familles des « martyrs » dont les corps sont détenus par Israël. Les manifestants ont brûlé des représentations du ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad Al-Maliki, de l’ambassadeur palestinien en Bulgarie Ahmad Al-Madhbouh et du président Abbas. La manifestation a également émis des appels à la résistance armée afin d’obtenir la libération des prisonniers palestiniens et des corps des martyrs. [9] Des membres du Hamas et du Jihad islamique palestinien (JIP) y ont participé, y compris le porte-parole du Hamas, Sami Abu Zuhri, le responsable du Hamas Ismail Radwan, et le responsable du JIP Khaled Al-Batsh.

Après la manifestation, le porte-parole officiel du Fatah, Fayez Abu Aita, a publié un communiqué exigeant que le PFLP s’excuse d’avoir brûlé les photos d’Abbas, qualifiant cet acte de « comportement méprisable au niveau national et moral ». Il a ajouté que le Trésor national avait rejeté la décision d’interrompre l’octroi de fonds au FPLP. [10]
 

Photos d’Al-Maliki et d’Al-Madhbouh brûlées avec la légende « Assassin » (Facebook.com/878066455561308, 12 avril 2016)

Des manifestants portant des cercueils de « martyrs ». Au défilé participaient des membres du Hamas et du Jihad islamique palestinien (Pflp.ps, 12 avril 2016)

Les médias palestiniens ont largement couvert les tensions entre les responsables du FPLP et de l’AP. Plusieurs articles sur le sujet ont été publiés, à la fois par des auteurs proches du FPLP et par des partisans d’Abbas. Extraits :

Articles sur le site du FPLP : « Le régime d’Abbas est corrompu et autocratique »

Dans ce contexte de tensions, des articles parus sur le site du FPLP ont durement condamné la suspension des fonds au PFLP et attaqué la politique d’Abbas et la nature de son régime.

Jibril Mohammed, rédacteur du site, a accusé Abbas et ses associés de corruption : « Le décideur [Abbas] sait que [la somme que] le FPLP reçoit légalement en une seule année ne se rapproche pas de ce qu’ [un seul responsable] corrompu de la bureaucratie [de l’AP], ou [un seul] magouilleur, vole en quelques jours. Il sait aussi que tout [l'argent] qu’il accorde au FPLP ne correspond pas aux fonds dépensés en une seule année par l’un des chefs des organismes liés au gouvernement… Nous sommes las de la façon dont cette faction nationale [FPLP], qui a longtemps été patiente et a placé l’intérêt national au-dessus du sectarisme, est traitée… »

« La décision d’interrompre l’octroi de fonds en réaction à la position politique du FPLP n’affaiblira jamais [celui-ci], mais finira par ternir la réputation de celui qui en a donné [l'ordre]… » [11]

Le membre du FPLP et ancien prisonnier Fayez Rachid a également émis de dures critiques à l’encontre d’Abbas, accusant même la direction de l’AP d’abandonner l’OLP. Il écrit : « Le Front populaire est le [mouvement] qui adhère le plus étroitement au Pacte national palestinien [de l'OLP], et c’est une vérité connue de tous. Parmi ceux qui dévient de l’alliance de l’OLP, les plus notoires sont l’AP, son président et ses associés. Naturellement, ceux qui ne méritent pas de recevoir des fonds de l’OLP sont ceux qui dévient de son alliance, et non ceux qui y adhèrent. Depuis la création de l’Autorité palestinienne, qui effectivement [opère] sous occupation, l’OLP et toutes ses institutions ont été délibérément négligées. Revenir à [l'OLP] est resté un [simple] slogan brandi par ceux qui contrôlent [l'OLP] uniquement lorsque l’AP est en difficulté politique […] »

Des éditorialistes de quotidiens de l’AP : le fait de brûler des photos d’Abbas était un acte honteux ; le leadership du FPLP doit s’excuser

Omar Hilmi Al-Ghoul, éditorialiste d’Al-Hayat Al-Jadida et conseiller de l’ancien Premier ministre de l’AP Salam Fayyad, a écrit : « Il est honteux que des photos du président palestinien Abou Mazen aient été brûlées avant-hier par un groupe de membres du FPLP au cours d’une manifestation à Gaza ; cela dépasse le [simple] désaccord. Le fait de brûler la photo du président de l’OLP est un acte honteux et une tache noire [qui trouble] les relations fraternelles entre le FPLP et le Fatah, et entre le FPLP et le président Abbas… »

« Dans le passé, il est déjà arrivé que l’octroi de fonds au FPLP ait été interrompu ; le problème a été résolu de manière amicale après des discussions entre les forces nationales, y compris les dirigeants du Fatah, et le président Abou Mazen, sans menacer [l’unité] nationale. Alors, pourquoi recourir à des gamineries et s’échouer sur des pierres d’achoppement en trahissant l’esprit national palestinien ? Quel intérêt le FPLP a-t-il de brûler des photos du président Abou Mazen ?… Abou Mazen a-t-il dévié du programme de consensus national ? A-t-il abandonné les intérêts de son peuple ? Pourquoi certains d’entre vous font-ils à présent des remarques hâtives, irréfléchies et irresponsables ?

« Vous avez le droit de critiquer toute position prise par Mahmoud Abbas, les dirigeants du Fatah ou par toute institution nationale si elle n’est pas à votre goût ou si vous la désapprouvez. Vous avez le droit de boycotter les réunions, mais vous n’avez pas le droit de brûler des photos du président Mahmoud Abbas, car il est [notre] principal emblème national. »

« Si les dirigeants du FPLP chez nous ou à l’étranger ont un peu de courage, la sagesse politique veut qu’ils présentent immédiatement des excuses au peuple, au mouvement du Fatah et au président Abou Mazen [lui-même], avant qu’il ne soit trop tard… » [13]

Un autre éditorialiste d’Al-Hayat Al-Jadida, le membre du Fatah Muwaffaq Matar, écrit dans un article que les appels contre la direction de l’AP nuisent à l’unité nationale palestinienne : « Amis du PFLP, réveillez-vous ! Ne soyez pas comme un cheval de Troie. L’unité palestinienne, que nous avons bâtie ensemble, est plus grande et plus précieuse que tous les fonds des ‘laquais’. » [14]

Il a ajouté : « Je cherchais en vain une condamnation du FPLP pour ce que le groupe de jeunes hommes a fait, [ces hommes] qui se disaient membres du FPLP et qui ont brûlé des photos du président Mahmoud Abbas. Mais, hier à 18h00, je n’ai trouvé [aucune condamnation], et j’ai commencé à penser que les dirigeants du FPLP avaient permis de brûler la photo du président du peuple palestinien. Un tel comportement est inexcusable, surtout quand il se produit dans le cadre d’une activité qui, à en juger par les photos diffusées dans les médias sociaux et sur YouTube, consistait en [une manifestation] organisée, car elle était dirigée par des responsables du bureau politique [du FPLP], qui ont fait des déclarations à une chaîne satellite arabe. En d’autres termes, l’incident a eu lieu sous le nez de [ces responsables], et même si ce ne fut pas le cas, ils l’ont appris plus tard et l’ont délibérément ignoré… » [15]

Notes :

[1] Voir Dépêche spéciale de MEMRI n° 6377, PA President Mahmoud ‘Abbas’s Unprecedented Remarks Against Knifings Spark Controversy Among Palestinians, le 7 avril 2016.

[2] Pflp.ps, 3 avril 2016.

[3] Amad.ps, 4 avril 2016.

[4] Raialyomu.com, 30 mars 2016.

[5] Alresalah.ps, 3 mars 2016.

[6] Safa.ps, Alquds.com, 11 avril 2016.

[7] Karamapress.com, 12 avril 2016.

[8] Maannews.net, 12 avril 2016.

[9] Maannews.net, Pflp.ps, 12 avril 2016.

[10] Maannews.net, 13 avril 2016.

[11] Pflp.ps, 12 avril 2016.

[12] Pflp.ps, 12 avril 2016.

[13] Al-Hayat Al-Jadida (Autorité palestinienne), 14 avril 2016.

[14] Probablement une référence à un article du 13 avril 2016 paru dans le quotidien libanais Al-Akhbar, informant que le FPLP souhaitait recevoir des fonds de l’Iran.

[15] Al-Hayat Al-Jadida (Autorité palestinienne), le 14 avril 2016.

 

 

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 17:59

Débat houleux entre un Egyptien nassérien et un analyste saoudien suite à l’accord des îles

IMAGE - egyptian nasserist

 

Voir les extraits vidéo sur MEMRI TV

La tension est montée au cours d’un débat télévisé sur le récent accord égypto-saoudien transférant le contrôle des îles de Tiran et Sanafir en mer Rouge à l’Arabie saoudite. Le nassérien égyptien Mohammed Sayyid Ahmad, secrétaire des affaires politiques du Parti nassérien arabe, a accusé les dirigeants du Golfe d’être des « réactionnaires arabes, traîtres et collaborateurs », qui « se prosternent ». Et d’ajouter : « C’est vous qui avez comploté contre la nation arabe… Vous voulez fragmenter la nation arabe. » L’analyste politique saoudien Khaled Batarfi a répondu que c’était ce genre de discours nassérien qui avait « causé la perte de la péninsule du Sinaï et des deux îles ». L’émission a été diffusée sur Russia Today TV le 13 avril 2016.

Extraits :

L’analyste politique saoudien Khaled Batarfi : Toutes ces paroles creuses sur l’Amérique, Israël et les juifs maudits imbibent tout débat sur les questions arabes. Même si nous voulions injecter Israël…

Mohammed Sayyid Ahmad, secrétaire des affaires politiques du Parti nassérien arabe: Ne sont-ils pas des ennemis ? Les Américains et les sionistes sont-ils devenus vos petits chéris ? Vous voulez prendre le contrôle de ces deux îles pour construire des ponts vers l’entité sioniste, afin qu’elle puisse vous protéger et vous fournir une aide militaire. C’est l’analyse la plus sensée. C’est évident. L’ennemi sioniste est notre ennemi numéro un. Ne me parlez pas de « paroles creuses » ! C’est la vérité. L’ennemi sioniste est l’ennemi de la nation. Tous vos dirigeants, les dirigeants du Golfe, se prosternent. Ce sont des réactionnaires arabes, des traîtres et des collaborateurs, qui ont soutenu l’entreprise sioniste américaine destructrice. Vous n’allez pas [combattre] en Palestine. Les jeunes filles palestiniennes défendent la Palestine, alors que ces pseudo-hommes ne vont pas en Palestine. Au lieu de cela, ils vont au Yémen et en Syrie. Je rejette totalement ce genre de discours.

Journaliste : Veuillez laisser notre invité à Djeddah répondre ou poursuivre son idée.

Khaled Batrafi : Je regrette de dire que c’est le discours nassérien qui a causé la perte de la péninsule du Sinaï et des deux îles. Lorsque Ahmed Said a annoncé, à la radio égyptienne, et lorsque [Mohamed Hassanein] Heikal a annoncé, dans le journal Al-Ahram, que 200 ou 300 avions [israéliens] avaient été descendus, et évoqué les « forces réactionnaires [arabes] »… C’est la rhétorique nassérienne qui a causé la perte de la nation arabe et de la Palestine…

Mohammed Sayyid Ahmad : C’est vous qui avez comploté contre la nation arabe autrefois, et vous faites de même aujourd’hui… Vous voulez fragmenter la nation arabe…

Journaliste : Vous aurez l’occasion de répondre à notre invité à Jeddah.

Mohammed Sayyid Ahmad : Je refuse cet affront au chef Gamal Abd El-Nasser et au discours nassérien.

 

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