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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 06:50

Cheikh Youssouf Al-Nasseri : Nous libérerons la Palestine, la Syrie, le Najd et le Plateau du Golan ; nous interdirons toute présence américaine en Irak

 

Le cheikh Youssouf Al-Nasseri, secrétaire général adjoint aux affaires religieuses et de rapprochement du Mouvement Hezbollah Al-Nujaba, a déclaré : « lorsque nous nous débarrasserons d’Israël, la paix se propagera dans nos pays ». S’exprimant sur la chaîne télévisée Al-Nujaba le 10 mars 2017, il a déclaré qu’une fois que l’Irak sera libéré, « nous empêcherons notre gouvernement de glisser sur cette pente savonneuse de se plier à la volonté de l’arrogance mondiale, des forces américaines et de l’ambassadeur américain. » Extraits :

Youssouf Al-Nasseri : Aujourd’hui, nous pensons déjà à libérer notre peuple dans les nations voisines – en Syrie, sur le Plateau du Golan – à aider notre peuple au Liban et dans la Péninsule arabique, à libérer le Najd [région de l’Arabie saoudite] « la corne de Satan », de l’idéologie wahhabite tafkirie, et à soutenir notre peuple au Yémen et au Bahreïn. Aujourd’hui, nous ne pensons pas seulement à traiter avec une bande de voyous collaborateurs, qui représentent une menace pour la sécurité nationale irakienne. Il n’en est pas question. […]

Peu nous importent toutes ces conférences, car nous possédons la terre et le peuple, et nous avons la détermination. N’écoutez pas l’ambassadeur américain. Nous n’autoriserons aucune présence américaine en Irak après [la libération] de Mossoul. Nous ne nous contenterons pas de libérer Mossoul. Nous libérerons l’Irak dans sa totalité, et obtiendrons la pleine souveraineté. Nous soutiendrons le processus politique, et empêcherons notre gouvernement de glisser sur cette pente savonneuse et de se plier à la volonté de l’arrogance mondiale, des forces américaines et de l’ambassadeur américain. Nous aiderons le peuple syrien à obtenir la pleine souveraineté et l’indépendance. Nous poursuivrons notre résistance sur le Plateau du Golan, avec nos frères, arabes, musulmans et autres. Nous continuerons jusqu’à la victoire avec la libération de la Palestine, car si Israël demeure, les crises dans notre région se poursuivront. Lorsque nous nous débarrasserons d’Israël, la paix se propagera dans nos pays.

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 10:55

Un cheikh saoudien prône le djihad offensif, la peine de la mort pour les apostats, et refuse la coexistence

 

Le cheikh saoudien Ayman Al-Anqari a cité divers hadiths pour appuyer ses allégations selon lesquelles « la coexistence au sens de liberté de religion… est nulle et non avenue » et il existe deux sortes de djihad : le djihad offensif et le djihad défensif. La punition pour l’apostasie, a-t-il affirmé, « est l’un des plus grands châtiments de l’islam ». Le sermon d’Al-Anqari a été diffusé sur la chaîne télévisée saoudienne Al-Ahwaz le 16 février 2017. Extraits :

Ayman Al-Anqari : Le problème avec la question de la coexistence réside dans sa distorsion, à tel point qu’elle crée une distorsion des règles islamiques. Par exemple, ils vous disent que la coexistence implique la liberté de religion. Vous êtes censé laisser les gens être des hérétiques, nier l’existence d’Allah, maudire Allah, maudire Son Prophète et maudire l’islam. Cela s’appelle le progressisme et la liberté de religion. Ou prenez, par exemple, l’abolition du châtiment pour apostasie. Ils disent que le châtiment pour apostasie devrait être aboli car il empêche la coexistence. La punition pour apostasie est immuable, et c’est l’un des plus sévères châtiments de l’islam. Selon le hadith narré par Ibn Abbas dans la compilation de Bukhari, le Prophète Mohammed a dit : « Quiconque change de religion – tuez-le. » Par conséquent, la coexistence au sens de liberté de religion, d’hérésie, de négation de l’existence d’Allah et de rejet du châtiment pour apostasie dans l’islam, comme allant à l’encontre de la liberté de choisir sa religion – tout ceci est nul et non avenu.

La coexistence dans ce sens est nulle et non avenue, rejetée et inacceptable. En outre, le déni de la notion de djihad offensif est propagé par l’école de pensée moderne, défaitiste et rationaliste. Ils vous disent qu’il n’y a que l’islam défensif dans l’islam. Non. Les textes du Coran et de la Sunna mentionnent deux sortes de djihad : le djihad offensif, lorsque [les musulmans] peuvent le mener, et le djihad défensif. Allah a dit : « Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier. » Allah a relié combat et le djihad à l’existence de l’hérésie. Selon le hadith rapporté par Buraida dans la compilation de Muslim, le Prophète Mohammed a dit : « Attaquez au nom d’Allah, combattez ceux qui rejettent Allah. »  Allah a relié le combat à l’existence de l’hérésie.  Cela signifie un combat offensif, évidemment sous certaines conditions, comme la capacité de le mener, par exemple.

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 10:17

La terroriste palestino-jordanienne Ahlam Al-Tamimi aux Frères musulmans jordaniens : « Tant que les sionistes resteront sur notre terre, il faudra continuer le djihad »

Après la décision du 20 mars 2017 de la Cour de cassation d’Amman de rejeter une demande américaine d’extradition, [1] la terroriste palestinienne jordanienne du Hamas Ahlam Al-Tamimi a accordé une interview, le 22 mars 2017, au média des Frères musulmans jordaniens (FM) Al-Sabil.

Le 14 mars 2017, le ministère américain de la Justice a annoncé qu’Ahlam Al-Tamimi était condamnée aux États-Unis pour avoir planifié l’utilisation d’une arme de destruction massive contre des ressortissants américains en dehors des États-Unis.

Cette accusation est liée à sa participation à l’attentat-suicide d’août 2001 à la pizzeria Sbarro de Jérusalem qui a fait 15 morts, dont deux ressortissants américains. Suite à cet attentat, Al-Tamimi a été envoyée en prison en 2003, condamnée à 16 peines à perpétuité, mais a été libérée dans le cadre de l’échange de prisonniers contre le soldat israélien Gilad Schalit en 2011 – entre Israël et le Hamas. Depuis, elle a vécu en Jordanie, dont la constitution interdit l’extradition des ressortissants.

Le même jour, le FBI a annoncé qu’elle avait été placée sur sa liste des terroristes les plus recherchés. [2]

Quelques jours après les annonces et la demande d’extradition du ministère américain de la Justice et du FBI, Al-Tamimi a tweeté : « Si les Etats-Unis s’inquiètent pour leurs citoyens, ils ne doivent pas les envoyer en Palestine » [3].

Le tweet d’Al-Tamimi en réaction à la demande d’extradition des États-Unis.

Dans l’interview pour Al-Sabil, Al-Tamimi a exprimé sa surprise face à la demande d’extradition des Etats-Unis, affirmant qu’elle ignorait que parmi les victimes de l’attentat figuraient deux Américains. Elle a déclaré avoir entamé une action légale, qu’elle a qualifiée de « djihad », précisant qu’elle n’accepterait pas d’être de nouveau arrêtée. Elle a affirmé : « Notre guerre contre l’ennemi sioniste est une guerre idéologique qui se joue depuis l’époque du prophète Mohammed et jusqu’à ce jour », et a appelé les détenus palestiniens et arabes des prisons israéliennes à être forts, à persévérer et à poursuivre sur la voie du djihad. Elle a ajouté : « Tant que les sionistes resteront sur notre terre, il faut continuer le djihad. »

S’adressant aux femmes palestiniennes et jordaniennes, elle les a exhortées à continuer d’élever la prochaine génération qui, selon elle, libérera la Palestine. Elle a félicité le tribunal jordanien pour son refus de l’extrader et a remercié les autorités jordaniennes, estimant toutefois qu’il y aurait des tentatives pour l’assassiner, et qu’elle les tenait responsables de sa sécurité.

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 10:13

« Vous devez être soigneusement éduqués » – Le défi des manuels scolaires islamiques suprématistes

 

Un récent rapport de MEMRI, paru début 2017, révélait la diffusion de manuels scolaires de l’Etat islamique [EI] sur la plateforme de réseaux sociaux basée en Europe Telegram. [1] Il apparaissait que les manuels scolaires sont, sans surprise, remplis d’images et de textes liés au djihad. Cela n’a rien d’étonnant, de la part de l’organisation terroriste la plus connue du monde.

Mais le problème des contenus intolérants, suprématistes et violents des manuels scolaires du monde musulman, d’Afrique du Nord au Pakistan, occupe le débat public depuis déjà plusieurs décennies, depuis avant l’émergence de l’Etat islamique. Les campagnes pour modifier le contenu nuisible des manuels scolaires palestiniens et saoudiens ont suscité de l’intérêt au sein des échelons haut-placés du gouvernement américain. Mais le problème est bien plus étendu et existait bien avant l’avènement des réseaux sociaux, qui ont en grande partie facilité la dernière vague de mobilisation djihadiste.[2] Il demeure un sujet de préoccupation politique. Une étude non publiée sur les manuels scolaires saoudiens datant de 2013, commandée par le Département d’Etat américain, n’a vu le jour qu’en 2016, grâce à la Loi sur la Liberté de l’Information (Freedom of Information Act).[3]

En octobre 2013, MEMRI publiait une étude des manuels scolaires utilisés dans les écoles publiques (et non dans les fameuses madrassas islamistes privées) au Penjab, à Sindh, au Baluchistan et à Khyber Pakhtunkhwa, qui montrait comment de jeunes élèves sont abreuvés de concepts de violence et de martyre et de haine pour les non-musulmans.[4] Trois ans plus tard, l’éditorialiste pakistanais Zubeida Mustafa déplorait la profonde intolérance présente dans ces manuels scolaires, suite à la publication d’un rapport cinglant révélant que « ces manuels glorifient la guerre, singularisent les non musulmans, adoptent une vision unidimensionnelle de la réalité, déforment l’histoire et diffusent des stéréotypes sur les femmes ».[5]

Des tentatives menées en Jordanie en 2016 en vue de rendre les manuels scolaires moins sectaires et intolérants ont déclenché des autodafés de manuels et des réactions hostiles sur les médias sociaux. [6] Certains contenus figurant dans les nouveaux manuels montraient des images de femmes sans voiles et évoquaient la présence de Jordaniens chrétiens. Parmi ceux qui ont fustigé les nouveaux manuels, plus modérés, on trouve l’Association des enseignants jordaniens, longtemps dominée par les islamistes, ainsi que le Front d’action islamique, parti d’opposition (représentant les Frères musulmans en Jordanie). Un porte-parole de l’association des enseignants a déploré que le nombre de versets du Coran dans les manuels d’arabe du CM2 à la seconde soit tombé de 261 à seulement 44. [7]

L’agitation suscitée en Jordanie illustre un problème fondamental lié à la réforme des manuels scolaires. Il ne s’agit pas d’écoles religieuses, mais d’écoles publiques. Le défi ne concerne pas seulement les manuels scolaires, mais également les enseignants et les instituts de formation, qui ont longtemps représenté un terreau fetile pour les islamistes.

Malgré ces problèmes profondément enracinés, quelques progrès ont été réalisés, du moins sur le papier. Des intellectuels progressistes, comme Mustafa, précédemment évoqué, Abdul Hamid Al-Ansari au Qatar, Ibrahim Al-Buleihi en Arabie saoudite et d’autres encore, ont contesté ce statu quo nocif. [8] Des groupes appartenant aux minorités ethniques et religieuses sont aujourd’hui reconnus et moins diabolisés dans certains endroits. Après [la chute de] Kadhafi, la Libye a reconnu les langues parlées par les minorités non arabes, et offert la possibilité de les étudier dans les écoles.

(…)

Alors que l’Etat islamique fustige, non seulement les autres musulmans mais aussi les autres islamistes, sa lecture de l’histoire islamique, de l’expérience vécue par les musulmans au cours des siècles, demeure – comme celle de plusieurs de ses rivaux – une lecture intellectuellement appauvrie. [9] La grande ironie de la controverse autour des manuels scolaires et du poison que les islamistes et les djihadistes injectent, tient au fait qu’ils présentent une image du Moyen-Orient musulman qui pourrait être contestée par une lecture différente de la même histoire et de la même expérience vécue. (…)

 

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 02:18

 

Un officiel du Fatah : Nous devrions lancer la résistance populaire contre Israël, car c’est ce qui nous unit

 

 

Dans un article paru le 21 mars 2017 dans le quotidien palestinien Al-Quds, le membre du Comité central du Fatah Abbas Zaki écrit que rien n’a changé depuis la défaite de 1967. Par conséquent, le Fatah devrait mobiliser ses dizaines de milliers de membres pour lancer une campagne de résistance populaire contre Israël que toutes les autres factions palestiniennes rejoindraient. Selon lui, Le Fatah a déjà agi de la sorte après 1967, et ses opérations de « résistance » « avaient rétabli l’espoir de la nation arabe et réalisé la légitimité palestinienne » car « l’épée est à jamais pointée [vers l’ennemi] et le fusil passe avant la branche d’olivier ». Il a appelé les responsables palestiniens à continuer de poursuivre Israël devant les tribunaux internationaux et à placer le bien de la patrie avant leurs intérêts personnels, comme l’a fait « la génération des pionniers ». Extraits : [1]

Ô combien notre époque actuelle ressemble à celle d’antan ! Lors de la guerre de juin 1967, nous avons subi la défaite, et la Cisjordanie, le Sinaï et le Golan sont tombés aux mains des Israéliens. Le chef de la oumma [arabe], [Gamal] Abd Al-Nasser, s’est alors senti contraint de démissionner de ses fonctions et de devenir simple citoyen, [mais] la population s’est exprimée et l’a empêché de le faire. Il était doté d’un niveau élevé d’honneur national, et les personnes de son acabit n’acceptent pas la défaite, comme l’exprime son slogan éternel : Ce qui a été pris par la force ne peut être rétabli que par la force, et par conséquent, il a déclaré une guerre d’attrition [contre Israël].

En ces temps, un message avait été envoyé au Fatah à Damas en ces termes : Ô, garçons du Fatah, mobilisez-vous et combattez, même en déclenchant des incendies… Si vous ne le faites pas, les bannières arabes ne seront jamais levées [sur ces terres]. Le chef de notre voie et commandant de notre révolution, Yasser Arafat, a compris le message et a immédiatement rejoint les territoires occupés, passant la frontière entre la Syrie et la Jordanie et atteignant la vallée [du Jourdain]. Le commandant [adjoint] de l’unité Al-Asifa [du Fatah], Abou Sabri Saidam, a également suivi son exemple, et de là ils ont traversé le Jourdain vers le lieu que leurs cœurs languissaient, la Palestine, qui souffre de la plaie de l’occupation et des déceptions de la défaite…

Le Fatah a rétabli l’espoir de la nation et réalisé la légitimité palestinienne en créant le cadre de l’OLP, et par d’autres accomplissements que l’on ne peut minimiser : malgré des hauts et des bas, l’épée reste pointée [sur l’ennemi] et le fusil passe avant la branche d’olivier, et [le Fatah] montre au monde entier que les Palestiniens sont des héros qui ne se rendront ni ne plieront jamais, que la plus petite région géographique peut occuper les décideurs du monde et que la question palestinienne est la carte la plus forte de l’équation des conflits du Moyen-Orient…

Nous avons besoin d’un éveil et de l’action concrète de dizaines de milliers de militants du Fatah qui doivent adhérer à la résistance populaire civile contre les colons et les forces d’occupation, et leur nombre doublera lorsqu’ils seront rejoints par les partis et les organisations nationales et islamiques, et par l’ensemble de la population de notre puissant peuple. Car ce qui unit les Palestiniens, c’est la lutte et non le dialogue [avec Israël], [un dialogue] qui a déjà perdu son efficacité sur tous les fronts. Si les masses déferlantes bloquent les routes [menant aux colonies israéliennes en Cisjordanie], Israël et les colons ne resteront pas [en Cisjordanie] car leur présence là-bas est motivée par leur liberté [de mouvement] et l’absence de résistance face à leur présence là-bas, la présence d’impérialistes qui occupent notre terre palestinienne.

Le gouvernement et le Comité exécutif de l’OLP doivent poursuivre Israël devant les tribunaux internationaux pour ses crimes actuels, et exposer tout ce qui touche à ces questions : les colonies, les prisonniers, la destruction des fondations de la vie palestinienne, les crimes d’incendie, l’assassinat et la démolition des maisons et le refus d’accorder sa liberté à notre peuple. [Tout cela dans le but de] placer Israël sur la liste [des pays qui pratiquent] l’apartheid, comme l’a statué le rapport de la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale [CESAO ] (et nous apprécions le rôle joué par [l’ancienne directrice de la Commission] Rima Khalaf, dans cette affaire) – et de placer Jérusalem […] au sommet de la liste des priorités des missions palestiniennes sur le plan économique, et de soutenir une position ferme […] compatible avec le statut [de Jérusalem] comme capitale éternelle de la Palestine, et avec son statut spirituel dans le monde.

Pour appartenir à la génération des pionniers dans cette phase difficile, nous devons rester fidèles au serment de consacrer notre temps, notre argent et notre esprit à la patrie… et de garantir que ceux concernés par la cause palestinienne vaincront ceux qui recherchent des privilèges aux dépens de la patrie… [Tout cela] pour réaliser notre rêve national de retour et de création d’un Etat indépendant avec Jérusalem comme capitale et le droit de notre peuple à l’autodétermination. Chacun de nous devrait se demander comment prouver qu’il marche dans les pas des grands afin de rallier la population – qui est l’eau et la vie, et la récipiendaire des droits futurs. Vive la mémoire, la gloire des martyrs et la liberté aux prisonniers.

 

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 02:15

A l’occasion du centenaire de la Révolution de février, appels au rétablissement de la monarchie russe

 

Le centenaire de la Révolution de février 1917 en Russie a été l’occasion d’aborder la question, au sein des cercles conservateurs, du rétablissement de la monarchie. Le dirigeant de la République de Crimée récemment annexée, Sergey Aksyonov, est l’un des hommes politiques les plus virulents dans ses attaques contre la démocratie et son soutien à une monarchie russe. Le candidat qu’il soutient à cette fonction à vie est le président russe Vladimir Poutine.

Aksyonov a ainsi déclaré : « Nous n’avons pas besoin du genre de démocratie que défendent les médias occidentaux. Nous avons nos propres valeurs spirituelles traditionnelles russes orthodoxes. Je pense qu’actuellement, la Russie a besoin d’une monarchie… A mon avis, la démocratie est superflue de nos jours, au regard des circonstances actuelles et de la présence d’un ennemi extérieur. Je ne parle pas de la démocratie telle qu’elle est comprise par les gens normaux, mais de la permissivité généralisée, ainsi que beaucoup comprennent le système démocratique… Pourquoi je me considère comme un soldat du président ? Car je pense qu’une autorité sans partage est nécessaire. Tant qu’il existe un ennemi extérieur, les habitants doivent jouir de droits accrus, y compris, pardonnez-moi, le droit à la dictature. » [1]

Le philosophe pro-Kremlin Alexander Dugin a souligné que si la monarchie est la meilleure forme de gouvernement pour la Russie, sa restauration doit se faire uniquement dans le contexte d’une révolution conservatrice globale. Abordant cette question, le dirigeant du parti LDPR et candidat aux élections présidentielles Vladimir Zhirinovsky a déclaré que la monarchie n’était pas vraiment nécessaire, le président actuel de la Russie ayant plus de pouvoirs que le Tsar. Toutefois, selon Zhirinovsky, le président devrait devenir un Guide suprême, les élections générales devraient être annulées et « une assemblée des meilleurs Russes » devrait élire le président, qui nommera ensuite les gouverneurs. [2]

Le 11 novembre 2016, le politologue russe réputé Valery Solovei a affirmé que dans le cadre d’une réforme constitutionnelle de grande envergure, qui serait actuellement préparée par les autorités, Poutine se préparerait à assumer la fonction de président du Conseil d’Etat. Solevei a déclaré : « Selon le nouveau modèle débattu, le président aura des fonctions essentiellement honorifiques et représentatives. Eventuellement, il tentera de réparer les relations avec l’Occident. Mais le pouvoir véritable sera entre les mains du dirigeant du Conseil d’Etat, poste que Poutine assumera naturellement. Actuellement, le Conseil d’Etat est un organe consultatif et extra-constitutionnel, c’est pourquoi une réforme constitutionnelle est nécessaire. » Il a ensuite ajouté : « Dans le système actuel des pouvoirs, une réforme constitutionnelle est une tâche plus technique que conceptuelle. Si le Kremlin le souhaite, elle pourrait être accomplie très rapidement. Le problème est d’un genre différent : expliquer ce qui se passe à l’élite et au public. Car des changements de ce genre peuvent potentiellement rendre schizophrène la conscience des masses. Les gens ne comprendront plus qui est le dirigeant du pays, quel tsar, pour ainsi dire, est le vrai [référence au film-culte soviétique, Ivan Vasilievitch change de profession, dans lequel un imposteur se fait passer pour un tsar]. Toutes les voies de communications entre les élites ayant été élaborées au cours de dizaines d’années seront rompues… C’est dire que les risques sont colossaux. Et c’est probablement le principal obstacle sur la voie d’élections anticipées et d’un changement du système de gouvernement. » [3]

Commentant le débat sur la restauration de la monarchie, le porte-parole présidentiel Dmitry Peskov a affirmé que Poutine « n’est pas enthousiasmé par une telle idée ». Il a ajouté : « Au cours des cinq dernières années, on l’a interrogé à de nombreuses reprises à ce sujet, et il a été contraint de répondre à de telles questions. Il a une attitude très froide dans de telles discussions. C’est bien connu. » [4]

 

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 02:14

L’intellectuel irakien Hassan Al-Alawi : J’aime Trump, c’est un patriote ; J’aimerais que quelqu’un comme Khamenei gouverne l’Irak

 

L’intellectuel irakien Hassan Al-Alawi a déclaré apprécier le président américain Donald Trump pour son patriotisme, et souhaiter que « quelqu’un comme Khamenei nous gouverne ici ». « Mon pays passe en premier », a-t-il déclaré sur la chaîne télévisée Bagdad. « L’Irak d’abord ! », a-t-il souligné. L’interview a été diffusée le 1ermars 2017. Extraits :

Hassan Al-Alawi : J’aime bien Trump.

Journaliste : Pourquoi l’aimez-vous ?

Hassan Al-Alawi : Parce que c’est un patriote.

Journaliste : Que lui trouvez-vous ?

Hassan Al-Alawi : N’attendez pas qu’un étranger vous serve. Un étranger doit servir son propre pays. Pourquoi est-ce que j’évoque toujours l’Iran avec respect ? J’aimerais que quelqu’un comme Khamenei nous gouverne ici. Il vit dans une maison délabrée, ne mange jamais et ne boit jamais. Comment se fait-il que leurs cheikhs enturbannés soient des gens bien et que les nôtres soient des voleurs ? Comment se fait-il qu’ils construisent un réacteur nucléaire, et que nous tuions des officiers de l’armée irakienne et les laissions mourir de faim ? […]

Journaliste : D’où vient le problème ?

Hassan Al-Alawi : D’une absence de sentiment patriotique. Le problème est que les gens ici ne sont pas aussi patriotes que Trump. Trump a dit : Pourquoi accepterais-je un million de membres de l’Etat islamique qui veulent entrer illégalement ? Qu’ils aillent au diable ou peu importe. Qu’ils retournent dans leurs pays. Mon pays passe en premier. D’abord l’Irak ! Pas d’abord les Perses. Pas d’abord les Turcs. Pas d’abord les Américains. Mon pays passe en premier ! C’est la voie de Trump. L’approche de Trump devrait chasser ces gens dénués de conscience et ces non-patriotes. Trump est un patriote. Il défend son patriotisme et l’identité américaine.

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 02:12

Sermon du vendredi à Amman : Les enfants palestiniens apprennent en têtant le lait de leur mère que les Juifs ont usurpé la Palestine, et c’est bien ainsi

 

Dans son sermon du vendredi du 3 mars 2017, le cheikh syro-jordanien Mohammed Said Hawa a déclaré que les enfants palestiniens apprenaient, en même temps qu’ils têtaient le lait de leur mère, que la Palestine est une terre purement musulmane et arabe, qui a été usurpée par les Juifs. « De quel discours de haine raciste parlent-ils ? », a-t-il demandé. Le sermon a été prononcé à la mosquée Aisha d’Amman, en Jordanie, et diffusé sur la chaîne télévisée jordanienne Yarmouk. Extraits :

Mohammed Said Hawa : Qui sont ceux qui adoptent un discours de haine raciste ? Les dirigeants des sionistes et de l’Occident affirment que les Palestiniens abreuvent leurs enfants, dès le plus jeune âge, d’un discours de haine raciste et hostile, et que les Palestiniens doivent cesser d’abreuver leurs enfants de ce discours hostile. Ils mentent ! Qui sont ceux qui utilisent un discours de haine raciste ?

En effet, les Palestiniens nourrissent leurs enfants dès leur plus jeune âge, et même les allaitent – avec le lait de leur mère – de la notion que cette terre est une terre purement musulmane et arabe, que cette terre a été usurpée par les Juifs, que les seuls ayant des droits sur cette terre sont ceux qui craignent Allah et Le vénèrent, que les seuls ayant des droits sur cette terre sont les musulmans ou les Arabes fidèles aux musulmans et qui les soutiennent. Oui, c’est avec cela que nous nourrissons nos enfants, et nous continuerons ainsi.

De quel discours de haine raciste parlent-ils ? [Les Juifs] sont ceux qui sont arrivés du monde entier pour nous agresser. Ils sont venus en tant qu’agresseurs et ont pillé cette terre sacrée, violant ses saintetés et chassant ses habitants.

Alors, qui utilise un discours de haine raciste ? Nous ne devrions pas parler d’adopter un discours de tolérance et de pardon.

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 02:07

Une campagne palestinienne contre la Grande-Bretagne exige des indemnités pour la Déclaration Balfour

 

En juillet 2016, en amont du centenaire de la Déclaration Balfour, les Palestiniens ont lancé une campagne visant à intenter un procès à la Grande-Bretagne pour avoir émis cette Déclaration, au motif qu’elle a mené à la création de l’Etat d’Israël et à la Nakba [catastrophe] palestinienne. La campagne a été lancée lors du sommet de la Ligue arabe qui s’est tenu du 25 au 27 juillet 2016 à Nouakchott, en Mauritanie ; le président palestinien Mahmoud Abbas a demandé l’aide des dirigeants arabes. Il est possible qu’il ait eu cette initiative après avoir appris que la Grande-Bretagne prévoit de célébrer le centenaire de la Déclaration Balfour avec un événement en présence du Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou. Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad Al-Maliki a déclaré qu’un tel événement « aurait un impact négatif sur les relations palestino-britanniques » [2]. Le secrétaire du Comité exécutif de l’OLP, Saeb Erekat, a pour sa part déclaré que la célébration du centenaire de la Déclaration Balfour « redoublera la douleur [des Palestiniens] et fait de la justice une plaisanterie ». [3]

Description: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cd/Balfour_portrait_and_declaration.JPG/250px-Balfour_portrait_and_declaration.JPG
Lord Balfour et la déclaration.

Suite aux déclarations d’Abbas au sommet de la Ligue arabe, des personnalités palestiniennes ont appelé la Grande-Bretagne à reconnaître que la Déclaration Balfour fut un « crime historique » qui a infligé au peuple palestinien une tragédie qu’il subit encore à ce jour. Elles ont exhorté la Grande-Bretagne à « réparer » ce crime en adoptant une série de mesures, notamment : présenter des excuses au peuple palestinien ; reconnaître sans tarder l’Etat palestinien ; révoquer la Déclaration de Balfour et émettre une nouvelle déclaration à sa place, qui rende justice aux Palestiniens et les indemnise des souffrances causées par la Déclaration Balfour, tout comme l’Allemagne a indemnisé les Juifs après l’Holocauste. Concernant le procès lui-même, il semblerait que l’initiative soit en cours d’examen par des experts en droit international et qu’aucune décision n’ait encore été prise quant à la procédure elle-même.

Des chroniqueurs et des analystes se sont félicités, dans la presse palestinienne, de l’initiative visant à poursuivre la Grande-Bretagne. Ils ont accusé la Grande-Bretagne d’avoir toujours pris position contre les aspirations et les droits des Palestiniens, depuis 1917 et jusqu’à ce jour. Un analyste a demandé aux dirigeants palestiniens de poursuivre les démarches contre la Grande-Bretagne et tous les pays ayant permis à leurs citoyens juifs d’émigrer en Palestine, et même de réclamer l’arrêt de l’immigration juive en Israël aujourd’hui, car elle contrevient au droit des réfugiés palestiniens de retourner chez eux.

Parallèlement aux déclarations et aux activités diplomatiques, les Palestiniens ont également organisé des manifestations populaires devant les représentations britanniques et américaines en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, qu’ils souhaitent voir évoluer en campagne internationale courant 2017.

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 13:10

Londres, cible privilégiée des groupes islamistes et de l’EI

 

Le 22 mars 2017, date anniversaire des attentats de Bruxelles de 2016, Khalid Masood, âgé de 52 ans et non soupçonné d’activités terroristes, abattait à Londres trois passants, dont un Américain, et tuait en outre un policier chargé de la sécurité du Parlement. Masood, au volant d’un 4 × 4 sur le pont de Westminster, blessait aussi une vingtaine de personnes, dont trois lycéens français, deux gravement. L’attaque a été revendiquée par l’Etat islamique (EI).

Ces derniers temps, Londres était devenue le centre d’attention des volontés terroristes. Des appels de groupes islamistes à y commettre des attentats avaient été enregistrés et mis en ligne sur le site JTTM (Jihad and Terrorist Threat Monitor). MEMRI.fr a relayé deux de ces appels, dans une volonté d’alerte et de prévention. Rétrospective :

I –Al-Wafaa, affiliée à l’Etat islamique

L’agence de médias Al-Wafaa, affiliée à l’Etat islamique, a publié récemment plusieurs posts se félicitant des attentats de Bruxelles du 22 mars 2016. Les articles twittés incluaient des menaces explicites à l’encontre de pays occidentaux. Un message promettait que l’EI envahirait prochainement la Grande-Bretagne et ferait de Londres une province de l’EI. Un autre avertissait que les membres de l’EI n’allaient pas tarder à prendre pour cibles des pays et des villes européennes. Ce dernier présentait les boîtes de nuit, les stades et les écoles comme des cibles privilégiées.

Dans un post intitulé « De Paris et Bruxelles, le début, nous établirons une province [de l’État islamique] à Londres », un dénommé Abu Wahbah Al-Gharib écrivait : « Avec l’aide d’Allah, les soldats du Califat vont bientôt envahir le cœur de votre maison, l’Angleterre, défenseuse de la Croix (…) L’Europe va connaître un cauchemar noir dont elle n’émergera qu’après que la bannière de l’Ukab [drapeau de l’Etat islamique] flottera sur son sol. » (1)

II – La branche britannique du Hizb ut-Tahrir

Au cours d’une manifestation organisée par la branche britannique du Hizb ut-Tahrir devant l’ambassade de Syrie à Londres, mi-décembre 2016, les participants avaient appelé à l’instauration du Califat, menacé les États-Unis et admonesté les dirigeants musulmans. (2)

III – Chat secret sur Telegram

Un mois plus tôt, dans un chat secret sur Telegram, des supporters de l’EI envisagent de prendre pour cible l’ambassade des Etats-Unis à Londres : le 14 novembre 2016, dans une conversation tenue sur un groupe fermé, des partisans de l’Etat islamique planifiaient d’attaquer des ressortissants américains et britanniques. L’un des membres du chat, prolifique en suggestions relatives à un nouvel attentat, semblait être basé au Royaume-Uni. La cible suggérée était alors « l’ambassade américaine au Royaume-Uni ». Ils avaient notamment débattu des armes à utiliser dans un tel attentat et tentaient de faire de nouvelles recrues.

Un membre du chat notait : « … Mon frère, apparemment on se dirige vers l’Angleterre. Un frère a déjà vérifié l’ambassade américaine là-bas. Toi et moi, on peut planifier et rassembler notre argent et inventer une histoire de visite. Et rase-toi, mon frère, on ne veut pas que l’Angleterre se doute de quoi que ce soit. »

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Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans MEMRI
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  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
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