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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 14:50

Nouvelle vidéo de l’Etat islamique d’un chant islamique en français : « Emigre vers ta terre »

camptrining

 

Le 18 mai 2015, la branche médiatique de l’État islamique [EI], Al-Hayat Media, qui produit de la documentation en d’autres langues que l’arabe, a mis en ligne une nouvelle vidéo d’un nasheed [chant] en français sous-titré en anglais. Ce chant avait déjà été diffusé en février 2015 [1] : il exhorte les musulmans à faire la hijra [immigrer] et à rejoindre le djihad avec l’EI. C’est le premier de deux chants  officiels en français de l’EI [2]. La présente vidéo intègre de nouvelles images retraçant le processus d’immigration vers l’EI, y compris des images d’archives de vidéos déjà publiées.

Le nouveau clip-vidéo de l’EI a été distribué sur Twitter, accompagné de cette bannière promotionnelle.
Le nouveau clip-vidéo de l’EI a été distribué sur Twitter, accompagné de cette bannière promotionnelle.

Al-Hayat met en ligne cette fois une vidéo [3] destinée à un public occidental, lui transmettant un message djihadiste dans son style musical. La vidéo est disponible sur Archive.org en haute définition et a été diffusée via les comptes Twitter de partisans de l’EI. La vidéo commence avec un extrait du discours à Mossoul du chef de l’EI, Abu Bakr Al-Baghdadi [4], dans lequel il appelle tous les musulmans à immigrer et à rejoindre le djihad. Il loue les vertus du ralliement à la cause du djihad. La vidéo retrace ensuite le processus d’immigration : un homme fait ses bagages et embarque dans un avion ; il passe la frontière et rejoint les moudjahidines de l’EI. La vidéo montre aussi de nouvelles images d’un camp d’entraînement de l’EI. Les recrues sont filmées en entraînement physique et d’infanterie. La vidéo est coupée au milieu par un extrait d’une vidéo précédente de l’EI [5], dans laquelle apparaît le combattant français Abu Osama Al-Faransi, qui implore les jeunes musulmans de se joindre à lui dans le djihad. La vidéo se termine sur une sélection d’images d’archives de scènes de combat de l’EI et par une citation du combattant français Abu Suhayb Al-Faransi [6] : « Allah Akbar, [le Levant est] la terre de la vie ! » La vidéo comporte des scènes de vidéos précédentes de l’EI.Refrain : Tends ta main pour l’allégeance et émigre vers ta terreCrie de tout ton cœur vengeance car tu ne peux plus te taireVersets : L’étendard s’était levé, le Califat est arrivé Ô toi qui en as tant rêvé, il est temps pour toi d’émigrer Il faut briser le silence avec une foi militante Le martyre par excellence ou la victoire éclatante Nous perdons notre dignité en vivant comme des lâchesNous renforçons notre unité en combattant sans relâche Nos ennemis sont horrifiés et veulent nous exterminer Soyons prêts à tout sacrifier, soyons les plus déterminés. Ci-dessous des captures d’écran du clip  La vidéo illustre le processus d’immigration vers l’EI, y compris une scène d’aéroport et des hommes priant à leur arrivée.  Images d’un camp d’entraînement de l’EI. La musique  accompagne des images choisies de batailles et d’attentats-suicides de l’EI. Notes : [1] Voir MEMRI en français  http://www.memri.fr/2015/03/10/des-adolescents-combattants-de-letat-islamique-francophones-a-racca-chantent-la-gloire-des-djihadistes-celebres-comme-ben-laden-awlaki-et-merah, 10 mars 2015. [2] Voir MEMRI JTTM  ISIS Releases Another Nasheed In French: « We Must Strike France… We Want To See Suffering And Deaths By The Thousand », 15 mars 2015. [3] Voir MEMRI JTTM New ISIS Nasheed In German By Rapper Deso Dogg: ‘Enemies of Allah, We Want Your Blood, It Tastes So Wonderful’, 15 avril 2015. [4] Voir MEMRI JTTM video ISIS Leader Al-Baghdadi Calls on Muslims to Wage Jihad, Says: Becoming a Caliph Is a Heavy Responsibility, 6 juillet 2014. [5] Voir MEMRI JTTM French Islamic State Fighters Urge Muslims In France To Immigrate To Caliphate, Urge Them To Target And Terrorize France, 19 novembre 2014. [6] Voir MEMRI JTTM Report French ISIS Fighter Tells His Story Of Becoming Muslim, Joining Islamic State, 7 mars 2015.

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 15:00

A l’approche du sommet de Camp David entre Obama et le CCG, la presse saoudienne avertit : l’ingérence iranienne dans la région constitue une menace plus grave que la bombe nucléaire iranienne

marineone

Le 14 mai 2015 est la date fixée pour le sommet de Camp David entre le président des États-Unis, Barack Obama et les chefs d’État des pays membres du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) – l’Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït, Barheïn, les Emirats arabes unis et Oman. Une réunion à la Maison Blanche avec le président Obama et les dirigeants invités est prévue le jour précédent, le 13 mai.

L’objectif du sommet de Camp David, tel qu’il a été annoncé il y a plusieurs semaines, est de rassurer les pays du CCG concernant l’accord sur le nucléaire qui devrait être signé avec l’Iran le mois prochain, et de discuter d’une coopération plus étroite entre les États-Unis et le Conseil de Coopération du Golfe.

A l’approche du sommet, le CCG a tenu plusieurs réunions préparatoires à différents niveaux diplomatiques, notamment : une réunion des ministres des Affaires étrangères du CCG le 20 avril ; un sommet des chefs d’État du CCG auquel a également assisté le président français François Hollande le 4 mai ; une réunion à Riyad le 7 mai entre le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel Al-Jubeir et son homologue américain, le Secrétaire d’État John Kerry ; et une réunion à Paris le 8 mai avec tous les ministres des Affaires étrangères du CCG et Kerry.

Le 9 mai, toutefois, l’Arabie saoudite a annoncé que le roi Salman d’Arabie saoudite n’assisterait pas au sommet comme prévu, et que le prince héritier Mohammed ben Nayef et le vice-prince héritier Mohammed ben Salman y participeraient à sa place. Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel Al-Jubeir, a expliqué que le monarque n’y assisterait pas, car il devait rester dans son pays pour garantir la paix et la sécurité au Yémen et surveiller l’arrivée de l’assistance humanitaire aux Yéménites.

Plus tard, il a été annoncé que le roi de Bahreïn, le président des EAI et le sultan d’Oman n’assisteraient pas non plus au sommet, et qu’ils y enverraient des représentants. Pour l’heure, les émirs du Koweït et du Qatar sont les seuls chefs d’État qui prévoient d’y assister.

La réduction du niveau de représentation au sommet constitue apparemment un message adressé aux États-Unis, selon lequel l’Arabie saoudite et les autres pays membres du CCG n’étaient pas satisfaits des pourparlers préliminaires avec le Secrétaire d’État Kerry, et ont été déçus des résultats escomptés du sommet.

Selon une information publiée par le New York Times le 2 mai 2015, les Saoudiens auraient même laissé entendre qu’ils réduiraient leur représentation si le sommet ne devait pas déboucher sur des résultats conformes à leurs attentes.

En fait, les informations publiées dans la presse arabe avant l’annonce de la réduction du niveau de représentation faisaient déjà état des exigences des pays du CCG envers les États-Unis et de leur insatisfaction.

Lors du sommet du 4 mai entre les chefs d’État du CCG et Hollande, le roi Salman d’Arabie saoudite a appelé la communauté internationale, et notamment le P5+1 qui négocie avec l’Iran, à « fixer des règles plus strictes garantissant la sécurité régionale et empêchant de déboucher sur une course aux armements ». Le roi a également affirmé que tout accord final avec l’Iran devait inclure des garanties de sécurité non ambiguës.

En outre, le 7 mai, l’ambassadeur des EAU aux États-Unis, Yousef Al Otaiba, a annoncé que le CCG demanderait aux États-Unis des garanties écrites qu’ils les défendraient contre l’Iran.

De même, le 9 mai, le quotidien saoudien basé à Londres Al-Hayata rapporté que, lors du sommet du 8 mai avec Kerry, les ministres des Affaires étrangères du CCG avaient également demandé des garanties américaines que leurs pays jouiraient d’une supériorité militaire sur l’Iran.

Elaph.com a également rapporté le 9 mai que les chefs d’État du Golfe, menés par le monarque saoudien, ne se contenteraient pas d’une aide, de contrats d’armement et de systèmes de défense fournis par les États-Unis, mais qu’ils demandaient une « clarification claire, honnête et concrète, au moyen de résolutions rigoureusement fermes à long-terme, selon laquelle l’Iran ne pourrait réaliser ses aspirations expansionnistes dans la région et développer des armes nucléaires… »

Elaph a également rapporté que « les dirigeants du Golfe allaient au devant d’une confrontation avec le président américain, et qu’ils souhaitaient obtenir des réponses et des explications sur ses positions concernant ces questions brûlantes… »

Le 12 mai, trois jours après l’annonce par les Saoudiens que le roi Salman n’assisterait pas au sommet, le président Obama et le roi Salman se seraient entretenus au téléphone concernant les préparations en vue du sommet, et discuté de l’ordre du jour des réunions qui devaient s’y tenir. Tant la Maison Blanche, dans un communiqué, que le ministre des Affaires étrangères saoudien Adel Al-Jubeir, lors d’une conférence de presse, ont souligné le partenariat continu entre l’Arabie saoudite et les États-Unis. Selon le communiqué de la Maison Blanche, Obama et Salman ont, lors de leur entretien téléphonique, « examiné l’ordre du jour des prochaines réunions » et « convenu de la nécessité de travailler en étroite coopération avec les autres États membres du CCG, en vue d’élaborer une capacité collective pour traiter de manière plus efficace la série de menaces pesant sur la région et de résoudre les conflits régionaux ». Les deux dirigeants ont également abordé « l’importance d’un accord global entre le P5+1 et l’Iran, qui garantisse de manière vérifiable la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien » ont « souligné la force du partenariat entre les deux pays, fondé sur leurs intérêts et leurs engagements partagés envers la stabilité et la prospérité de la région, et ont convenu de poursuivre leurs consultations étroites sur une large gamme de questions. »

Lors d’une conférence de presse à Washington également, le ministre saoudien des Affaires étrangères a souligné que l’absence du roi Salman « au sommet n’était aucunement liée à un quelconque désaccord entre les deux pays », ajoutant : « Nous n’avons aucun doute concernant l’engagement des États-Unis envers la sécurité de l’Arabie saoudite et du Golfe. Les États-Unis présenteront aux pays du Golfe un nouveau niveau de coopération qui répondra aux besoins sur le terrain. »

Dans le même temps, la presse saoudienne a publié de nombreux articles, y compris des éditoriaux et des tribunes, fustigeant la politique de l’administration Obama au Moyen-Orient, et affirmant qu’elle avait déçu les pays arabes à plusieurs reprises, par ses positions sur la Syrie, l’Irak, Bahreïn, le Yémen et l’Iran. Ces articles accusent l’administration Obama de renforcer la puissance iranienne dans la région – à tel point qu’elle menace actuellement les intérêts du CCG – et pointent que ce n’est pas la bombe nucléaire iranienne, mais l’impérialisme iranien dans la région et son ingérence dans les affaires des pays arabes, qui constituent la « véritable bombe menaçant la sécurité [des pays arabes] ». Ils appellent les États-Unis à y mettre un frein.

Ces articles se focalisent sur les demandes que les pays du CCG devraient présenter à Obama lors du sommet, y compris celle de changer de politique envers l’Iran et de « rétablir l’équilibre régional », tout en s’engageant dans le même temps à une coopération militaire et sécuritaire sans précédent avec le CCG. Les articles soulignent le fait que les « pays du Golfe ne croient plus aux promesses et aux garanties des États-Unis » et qu’ils exigeront désormais des garanties par écrit.

Certains des articles mettent même en garde que les relations entre les États-Unis et les pays du Golfe se trouvent à présent à un stade de grave crise de confiance, et que le sommet de Camp David est l’occasion pour les États-Unis d’empêcher l’écroulement de leur alliance avec le CCG. Si l’alliance se désintègre, les intérêts américains dans la région en pâtiront, et le conflit régional se transformera en véritable conflagration.

 

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 14:57

Le religieux égyptien Khaled Al-Gindi : Les athées ne devraient pas avoir accès aux médias égyptiens

gindi

 

https://www.youtube.com/watch?v=PVfzWneEX24

Le religieux égyptien Khaled Al-Gindi, invité sur la chaîne télévisée égyptienne Al-Hayat TV, a fustigé les athées.

Il a déclaré : « Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas de cheikhs polis mais de quelqu’un qui leur mette du plomb dans la cervelle. »

L’émission a été diffusée le 5 mai 2015.

Extraits :

Khaled Al-Gindi : Il est malheureux [que les athées] soient autorisés à apparaître dans les médias.

Ils disent : « Dieu n’existe pas », « le Prophète est comme l’Etat islamique », et d’autres choses écoeurantes et sans fondement que nous avons malheureusement pu entendre.

Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas de cheikhs polis mais de quelqu’un qui leur mette du plomb dans la cervelle.

Les cheikhs polis sont ceux qui ont nous amené ce désastre. Ce n’est pas ce dont nous avons besoin.

Ces gens ont besoin de quelqu’un qui soit dur avec eux.

Si vous voulez dire que le Prophète est comme l’EI et que Dieu n’existe pas, dites-le quand vous êtes à l’étranger, loin de nous.

Nous sommes un peuple de croyants, que nous soyons chrétiens ou musulmans.

Nous avons une croyance antique en Dieu.

Nous sommes le plus ancien peuple croyant de l’histoire.

C’est dans notre ADN.

Si vous [les athées] n’aimez pas le fait que nous soyions croyants, trouvez-vous une autre nation. Tenez-vous loin de nous.

Cet athéisme si flagrant constitue une attaque aux fondements de la société.

C’est un affront aux croyances de la société et à ses symboles.

L’aigle du drapeau [Egyptien] est un symbole.

Si vous blessez cet aigle, vous pouvez aller en prison, mais si vous blessez le Dieu de tous les aigles, vous ne risquez rien ?!

Si vous blessez l’aigle, un morceau de tissu, vous pouvez aller en prison, mais si vous offensez notre Dieu et le prophète Mahomet, vous ne risquez rien ?!

Vous êtes punis si vous attaquez les symboles de ce pays, mais pas si vous offensez notre Dieu et le prophète Mahomet ?!

Nous ne devons accepter aucune offense à la religion.

Il est totalement interdit de déclarer de telles choses à voix haute.

L’islam dit : « Il ne doit y avoir aucune contrainte dans la religion », et « quiconque le souhaite, qu’il croie, et quiconque le souhaite, qu’il ne croie pas ».

Cela signifie que vous êtes libre dans votre croyance.

Mais ne venez pas sur la Place Tahrir faire l’apologie et proclamer : « Je suis un apostat ! »

Qu’essaient-ils d’accomplir ?

Ils ont créé une page [Facebook] et un parti politique pour les apostats.

C’est de la provocation.

 

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 14:54

Un chroniqueur irakien : en Occident les gens sacrifient leurs vies pour la science et l’humanité, tandis qu’au Moyen-Orient les terroristes-suicides se sacrifient pour tuer d’autres gens

Khalid Kishtainy book launch Iraqi Cultural Centre 043

Portrait de Khalid Kishtainy, par Emad Altaay. (thetanjara.blogspot.com)

Dans un article intitulé « Il y a suicide et suicide » du quotidien Al-Sharq Al-Awsat basé à Londres, le chroniqueur et écrivain irakien Khalid Kishtainy compare les scientifiques d’un projet spatial occidental qui prévoient d’embarquer dans un voyage en aller-simple sur Mars [1] aux auteurs d’attentats-suicides au Moyen-Orient.

Selon lui, les premiers plannifient de sacrifier leurs vies pour la science et l’humanité, tandis que les seconds gâchent leurs vies au nom de l’ignorance, tout en tuant des douzaines de gens.

Alors que la plupart des pays arriérés se préoccupent d’inepties, d’atrocités et de l’Etat islamique [EI], en Occident, cent scientifiques dotés des meilleurs diplômes académiques sont formés, afin d’en sélectionner cinq, hommes et femmes, pour un voyage impressionnant dans l’espace. [Durant ce périple] ils voyageront parmi les étoiles, les météores et les comètes des cieux, et six mois plus tard, ils arriveront sur Mars et s’y poseront. Ils seront équipés des outils scientifiques les plus perfectionnés, afin de réaliser plusieurs types d’expériences sur le sol martien, sur les pierres et l’environnement, dont les résultats seront envoyés à leurs collègues scientifiques terriens, accompagnés de leurs commentaires, leurs observations et leurs découvertes. Un jour, nous en entendrons parler et nous serons très impressionnés…

Un des buts des scientifiques est de découvrir s’il y a des créatures, ou une quelconque trace de vie sur Mars ; plantes, animaux ou insectes. Leur vaisseau spatial utilisera tout le carburant qu’il possède pour les conduire à cette destination perdue, ils ne pourront donc pas retourner sur Terre. Ils mourront là-bas et créeront ainsi le premier cimetière humain sur Mars.

La situation serait différente s’il trouvaient de l’oxygène et de l’eau sur Mars, s’ils semaient et [cultivaient] de la nourriture pour subsister, et s’ils adoptaient et fondaient une nouvelle société, puis plus tard une civilisation martienne. J’espère qu’il s’agira d’une société plus sûre et plus civilisée que la nôtre, car, après tout, aucun des cinq [scientifiques] n’appartient à l’EI ou à tout autre organisation extrémiste.

Ce groupe d’éminents scientifiques de choix décollera pour une [mission] suicide, sachant qu’ils ne retourneront jamais sur Terre. Ils voyageront dans l’espace, et leur vaisseau spatial continuera d’errer dans les profondeurs infinies de l’espace, rejoignant les blocs de roche et les étoiles qui encerclent les soleils de l’univers infini.

Ces scientifiques accomplissent cette mission au service de la connaissance et de la science, tout comme les [explorateurs] du XIXe siècle, qui ont voyagé au pôle Sud et ont péri là-bas, en quête de connaissance et de découvertes, et tout comme les médecins qui risquent leurs vies en s’injectant eux-mêmes les produits les plus dangereux dans le but d’épargner à l’humanité les maladies.

Oui, nous aussi nous avons des hommes qui veulent se suicider. Vous les trouverez partout : en Somalie, en Irak, en Syrie, en Egypte et en Libye, s’attachant des centures explosives autour de leurs ventres pour ensuite les faire exploser, sacrifiant leurs vies et leur jeunesse. Et au nom de quoi ? De l’ignorance et de l’illettrisme. Avec eux meurent des douzaines d’innocents qui ne les connaissent même pas et qui n’ont rien à voir avec leurs opinions, leurs rêves et leurs illusions.

L’un comme l’autre [le scientifique et le terroriste] se suicident ! Mais ô combien abyssale est la différence entre les deux et entre leurs actes ! Les Occidentaux ont atterri sur la Lune, mais ne s’en contentent pas, à présent, ils atterriront sur Mars. Alors que les extrémistes sont occupés à accuser d’hérésie tous ceux qui sont en désaccord avec eux.

Notes :

[1] Kishtainy fait apparemment référence à l’initiative de Mars One, une organisation à but non lucratif basée aux Pays-Bas, qui a prévu d’envoyer les premiers humains sur Mars et d’établir une colonie humaine permanente d’ici 2027.

[2] Al-Sharq Al-Awsat (Londres), 26 mai 2015

 

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 14:53

Interview du président américain Barack Obama dans le quotidien Al-Sharq Al-Awsat : l’Iran est un Etat qui soutient le terrorisme ; c’est pourquoi un accord pour l’empêcher d’acquérir l’arme nucléaire est si important

Obama

 

 

Dans une interview au quotidien saoudien basé à Londres Al-Sharq Al-Awsat, à la veille du sommet du 14 mai 2015 à Camp David entre le dirigeant des Etats-Unis et ceux des pays du Golfe, le président américain Barack Obama a répondu aux préoccupations des Etats du Golfe concernant un possible accord sur le nucléaire avec l’Iran, et clarifié sa position sur plusieurs autres questions liées au Moyen-Orient.

Au sujet de l’accord sur le nucléaire et de ses implications pour la sécurité des pays du Golfe, il a déclaré que les Etats du Golfe étaient légitimement préoccupés par les actions de l’Iran, qui est un « Etat qui soutient le terrorisme » et qui « encourage les actions de groupes violents à l’intérieur des frontières d’autres nations ». L’accord nucléaire, a-t-il expliqué, est destiné à garantir que l’Iran n’obtienne pas l’arme nucléaire, ce qui intensifierait le danger qu’il représente. En outre, la levée de certaines sanctions liées au nucléaire pourrait améliorer la situation économique de l’Iran, et renforcer par voie de conséquence les dirigeants plus modérés du pays, selon lui. Il a souligné qu’il ne devait y avoir aucun doute sur l’engagement des Etats-Unis pour la sécurité de la région et de ses alliés dans le Golfe, et sur le fait que l’Amérique était disposée à employer tous les instruments de sa puissance pour garantir ses intérêts au Moyen-Orient.

Concernant la question de la Syrie, le président américain a affirmé qu’ « Assad [avait] perdu toute légitimité », mais que, puisqu’il ne pouvait y avoir de solution militaire à la crise syrienne, il fallait au bout du compte parvenir à une solution politique qui garantisse les droits de tous les Syriens, y compris ceux des femmes et des minorités. Il a ajouté que les Etats-Unis continueraient de promouvoir cet objectif, en renforçant l’opposition syrienne modérée, tout en combattant la présence de l’Etat islamique dans le cadre de leur campagne globale pour détruire cette organisation.

Interrogé sur sa position concernant la crise en Irak, il a rappelé qu’il s’était opposé à l’invasion américaine en 2003 dans ce pays, qui avait engendré une instabilité ayant conduit en fin de compte à l’émergence d’Al-Qaïda et de l’EI. Toutefois, a-t-il ajouté, les souffrances actuelles des Irakiens sont aussi la conséquence de l’échec du gouvernement irakien à répondre au besoin de tous ses citoyens. Les Etats-Unis s’emploient à aider l’Irak à surmonter la crise, en encadrant des forces locales et en apportant une aide humanitaire, et aussi par le biais de leur campagne contre l’EI, a affirmé Obama. Il a ajouté que les Etats-Unis étaient favorables à des liens plus étroits entre l’Irak et ses voisins, mais que ceux-ci devaient respecter la souveraineté de l’Irak.

Concernant la question palestinienne, Obama a déclaré que les Etats-Unis continueraient d’œuvrer en faveur d’une solution à deux Etats et dans l’objectif de trouver des moyens pour répondre à la fois aux besoins sécuritaires de l’Etat d’Israël et au droit des Palestiniens à un Etat indépendant et souverain. Toutefois, a-t-il déclaré, les tensions qui couvent depuis longtemps et les questions importantes concernant l’engagement à parvenir à une solution à deux Etats ont conduit les Etats-Unis à « reconsidérer sérieusement leur approche du conflit ». Au sujet de Gaza, il a affirmé qu’il était nécessaire, non seulement de reconstruire et de répondre aux besoins humanitaires des habitants, mais aussi de renforcer ses liens avec la Cisjordanie et ses relations commerciales avec Israël et le reste du monde.

Enfin, Obama a été interrogé sur sa remarque concernant la « jeunesse sunnite » dans une récente interview donnée au New York Times, qui avait suscité l’indignation du monde musulman. Il a répondu qu’il avait consacré sa présidence à œuvrer pour surmonter les clivages fondés sur l’appartenance raciale ou ethnique, mais que, malheureusement, le communautarisme était une réalité au Moyen-Orient qui attisait les guerres et l’hostilité. En conséquence, les Etats-Unis continueront à promouvoir la démocratie et les droits de l’Homme dans la région et dans le monde, et à soutenir ceux qui rejettent le communautarisme et l’extrémisme.

Dans une interview au quotidien saoudien basé à Londres Al-Sharq Al-Awsat, à la veille du sommet du 14 mai 2015 à Camp David entre le dirigeant des Etats-Unis et ceux des pays du Golfe, le président américain Barack Obama a répondu aux préoccupations des Etats du Golfe concernant un possible accord sur le nucléaire avec l’Iran, et clarifié sa position sur plusieurs autres questions liées au Moyen-Orient.

Au sujet de l’accord sur le nucléaire et de ses implications pour la sécurité des pays du Golfe, il a déclaré que les Etats du Golfe étaient légitimement préoccupés par les actions de l’Iran, qui est un « Etat qui soutient le terrorisme » et qui « encourage les actions de groupes violents à l’intérieur des frontières d’autres nations ». L’accord nucléaire, a-t-il expliqué, est destiné à garantir que l’Iran n’obtienne pas l’arme nucléaire, ce qui intensifierait le danger qu’il représente. En outre, la levée de certaines sanctions liées au nucléaire pourrait améliorer la situation économique de l’Iran, et renforcer par voie de conséquence les dirigeants plus modérés du pays, selon lui. Il a souligné qu’il ne devait y avoir aucun doute sur l’engagement des Etats-Unis pour la sécurité de la région et de ses alliés dans le Golfe, et sur le fait que l’Amérique était disposée à employer tous les instruments de sa puissance pour garantir ses intérêts au Moyen-Orient.

Concernant la question de la Syrie, le président américain a affirmé qu’ « Assad [avait] perdu toute légitimité », mais que, puisqu’il ne pouvait y avoir de solution militaire à la crise syrienne, il fallait au bout du compte parvenir à une solution politique qui garantisse les droits de tous les Syriens, y compris ceux des femmes et des minorités. Il a ajouté que les Etats-Unis continueraient de promouvoir cet objectif, en renforçant l’opposition syrienne modérée, tout en combattant la présence de l’Etat islamique dans le cadre de leur campagne globale pour détruire cette organisation.

Interrogé sur sa position concernant la crise en Irak, il a rappelé qu’il s’était opposé à l’invasion américaine en 2003 dans ce pays, qui avait engendré une instabilité ayant conduit en fin de compte à l’émergence d’Al-Qaïda et de l’EI. Toutefois, a-t-il ajouté, les souffrances actuelles des Irakiens sont aussi la conséquence de l’échec du gouvernement irakien à répondre au besoin de tous ses citoyens. Les Etats-Unis s’emploient à aider l’Irak à surmonter la crise, en encadrant des forces locales et en apportant une aide humanitaire, et aussi par le biais de leur campagne contre l’EI, a affirmé Obama. Il a ajouté que les Etats-Unis étaient favorables à des liens plus étroits entre l’Irak et ses voisins, mais que ceux-ci devaient respecter la souveraineté de l’Irak.

Concernant la question palestinienne, Obama a déclaré que les Etats-Unis continueraient d’œuvrer en faveur d’une solution à deux Etats et dans l’objectif de trouver des moyens pour répondre à la fois aux besoins sécuritaires de l’Etat d’Israël et au droit des Palestiniens à un Etat indépendant et souverain. Toutefois, a-t-il déclaré, les tensions qui couvent depuis longtemps et les questions importantes concernant l’engagement à parvenir à une solution à deux Etats ont conduit les Etats-Unis à « reconsidérer sérieusement leur approche du conflit ». Au sujet de Gaza, il a affirmé qu’il était nécessaire, non seulement de reconstruire et de répondre aux besoins humanitaires des habitants, mais aussi de renforcer ses liens avec la Cisjordanie et ses relations commerciales avec Israël et le reste du monde.

Enfin, Obama a été interrogé sur sa remarque concernant la « jeunesse sunnite » dans une récente interview donnée au New York Times, qui avait suscité l’indignation du monde musulman. Il a répondu qu’il avait consacré sa présidence à œuvrer pour surmonter les clivages fondés sur l’appartenance raciale ou ethnique, mais que, malheureusement, le communautarisme était une réalité au Moyen-Orient qui attisait les guerres et l’hostilité. En conséquence, les Etats-Unis continueront à promouvoir la démocratie et les droits de l’Homme dans la région et dans le monde, et à soutenir ceux qui rejettent le communautarisme et l’extrémisme.

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 14:42

 

L’ancien rédacteur d’Al-Sharq Al-Awsat, Abd Al-Rahman Al-Rashed, réagit aux déclarations d’Obama dans une interview : L’accord sur le nucléaire renforcera les faucons, pas les modérés

abdelrahman

En réaction aux déclarations faites par le président américain Barack Obama dans une interview du 13 mai 2015 avec le quotidien Al-Sharq Al-Awsat, basé à Londres, selon lesquelles un accord nucléaire renforcerait les dirigeants modérés en Iran, l’ancien rédacteur en chef et directeur du quotidien Al-Arabiya, Abd Al-Rahman Al-Rashed, écrit que l’accord est susceptible d’avoir l’effet inverse, à savoir renforcer les faucons iraniens.

Al-Rashed souligne que les faucons du régime iranien se vantent déjà que l’Occident a capitulé et accepté de lever les sanctions, alors que le programme nucléaire iranien est presque achevé.  Leur assurance est également manifeste dans les récentes mesures de répression féroce contre leurs rivaux et dissidents politiques, dit-il. Al-Rashed ajoute que les modérés au sein du régime iranien auraient pu être renforcés, si Washington avait lié l’accord à l’arrêt de l’intervention iranienne nuisible dans d’autres pays.

Extraits de son article, paru le 13 mai 2015, dans l’édition anglaise d’Al-Sharq Al-Awsat :

Croire que l’accord escompté avec l’Iran concernant son programme nucléaire le poussera vers la modération et l’ouverture économique et politique est illusoire. C’est tout le contraire qui va probablement se passer. L’accord renforcera les faucons de Téhéran, qui ont actuellement le vent en poupe en Iran, et se vantent que la majorité du programme nucléaire est achevée et que l’Occident a finalement capitulé et abandonné les sanctions.

Au cours des derniers mois de négociations internationales, l’Iran a resserré son étau sécuritaire autour des rivaux de l’Etat, traduisant la confiance en soi du régime. La rébellion kurde la semaine dernière dans la ville de Mahabad, au nord-ouest de l’Iran, était dirigée contre les pratiques des forces de sécurité. Une jeune fille qu’un officier de l’armée a tenté de violer a sauté d’un balcon, et la minorité kurde – comptant 8 millions d’âmes – s’est révoltée. La cruauté du régime explique la colère grandissante qui touche les banlieues de cet Etat multiethnique. Le nombre de groupes armés anti-régime a augmenté, en plus de l’opposition iranienne armée incarnée par l’Organisation des moudjahidines du peuple iranien.

L’opposition civile à Téhéran craint que la signature de l’accord nucléaire avec l’Occident, contrairement à ce que Washington soutient, serve les intérêts des extrémistes du régime. La lutte entre les modérés et les extrémistes au sein de l’Etat n’est pas un secret. Le seul moment où l’Iran a été dirigé par un modéré était sous le dirigeant populaire Mohammed Khatami, président de 1997 à 2005. Khatami a suscité une guerre étendue des religieux contre l’ensemble du mouvement modéré. Il a été remplacé par l’extrémiste Mahmoud Ahmedinejad, qui a mené l’Iran vers sa situation actuelle, caractérisée par plus d’extrémisme et de militarisme, et s’est ainsi engagé dans des guerres en Irak, en Syrie et au Yémen.

Les Gardiens de la révolution iranienne sont également actifs au niveau national, essayant d’éradiquer la sédition, comme ils l’ont fait dans les provinces de Mahabad et du Baloutchistan, au Sud-Ouest. Ils ont également accru leur présence dans la province du Khouzestan, où la population arabe est rétive. Le gouvernement a déjà affronté des difficultés considérables, en tentant d’apprivoiser ses citoyens azéris.

Téhéran se souvient encore de l’immense soulèvement qui a éclaté après les élections truquées en 2009, qui a duré jusqu’en février 2010. Cette révolte était menée par les réformistes au sein du régime, qui ont tous fini en prison.

En signant l’accord sur le nucléaire, les extrémistes se sentiront plus en confiance, sachant que les menaces étrangères ont été neutralisées et que personne ne pourra les affronter. Si Washington avait posé comme condition à l’accord que Téhéran mette fin à ses aventures militaires, en échange de la levée des sanctions internationales et en gage que l’Occident ne visera pas militairement l’Iran, la situation des modérés au sein du régime théocratique aurait peut-être été améliorée.

L’accord octroiera aux faucons deux cadeaux. Le premier : la levée des sanctions économiques, qui remplira leur cagnotte de fonds pour mener leurs batailles. La deuxième : ils jouiront d’une position plus forte au sein du régime et contre les religieux et les politiciens modérés.

En réaction aux déclarations faites par le président américain Barack Obama dans une interview du 13 mai 2015 avec le quotidien Al-Sharq Al-Awsat, basé à Londres, selon lesquelles un accord nucléaire renforcerait les dirigeants modérés en Iran, l’ancien rédacteur en chef et directeur du quotidien Al-Arabiya, Abd Al-Rahman Al-Rashed, écrit que l’accord est susceptible d’avoir l’effet inverse, à savoir renforcer les faucons iraniens.

Al-Rashed souligne que les faucons du régime iranien se vantent déjà que l’Occident a capitulé et accepté de lever les sanctions, alors que le programme nucléaire iranien est presque achevé.  Leur assurance est également manifeste dans les récentes mesures de répression féroce contre leurs rivaux et dissidents politiques, dit-il. Al-Rashed ajoute que les modérés au sein du régime iranien auraient pu être renforcés, si Washington avait lié l’accord à l’arrêt de l’intervention iranienne nuisible dans d’autres pays.

Extraits de son article, paru le 13 mai 2015, dans l’édition anglaise d’Al-Sharq Al-Awsat :

Croire que l’accord escompté avec l’Iran concernant son programme nucléaire le poussera vers la modération et l’ouverture économique et politique est illusoire. C’est tout le contraire qui va probablement se passer. L’accord renforcera les faucons de Téhéran, qui ont actuellement le vent en poupe en Iran, et se vantent que la majorité du programme nucléaire est achevée et que l’Occident a finalement capitulé et abandonné les sanctions.

Au cours des derniers mois de négociations internationales, l’Iran a resserré son étau sécuritaire autour des rivaux de l’Etat, traduisant la confiance en soi du régime. La rébellion kurde la semaine dernière dans la ville de Mahabad, au nord-ouest de l’Iran, était dirigée contre les pratiques des forces de sécurité. Une jeune fille qu’un officier de l’armée a tenté de violer a sauté d’un balcon, et la minorité kurde – comptant 8 millions d’âmes – s’est révoltée. La cruauté du régime explique la colère grandissante qui touche les banlieues de cet Etat multiethnique. Le nombre de groupes armés anti-régime a augmenté, en plus de l’opposition iranienne armée incarnée par l’Organisation des moudjahidines du peuple iranien.

L’opposition civile à Téhéran craint que la signature de l’accord nucléaire avec l’Occident, contrairement à ce que Washington soutient, serve les intérêts des extrémistes du régime. La lutte entre les modérés et les extrémistes au sein de l’Etat n’est pas un secret. Le seul moment où l’Iran a été dirigé par un modéré était sous le dirigeant populaire Mohammed Khatami, président de 1997 à 2005. Khatami a suscité une guerre étendue des religieux contre l’ensemble du mouvement modéré. Il a été remplacé par l’extrémiste Mahmoud Ahmedinejad, qui a mené l’Iran vers sa situation actuelle, caractérisée par plus d’extrémisme et de militarisme, et s’est ainsi engagé dans des guerres en Irak, en Syrie et au Yémen.

Les Gardiens de la révolution iranienne sont également actifs au niveau national, essayant d’éradiquer la sédition, comme ils l’ont fait dans les provinces de Mahabad et du Baloutchistan, au Sud-Ouest. Ils ont également accru leur présence dans la province du Khouzestan, où la population arabe est rétive. Le gouvernement a déjà affronté des difficultés considérables, en tentant d’apprivoiser ses citoyens azéris.

Téhéran se souvient encore de l’immense soulèvement qui a éclaté après les élections truquées en 2009, qui a duré jusqu’en février 2010. Cette révolte était menée par les réformistes au sein du régime, qui ont tous fini en prison.

En signant l’accord sur le nucléaire, les extrémistes se sentiront plus en confiance, sachant que les menaces étrangères ont été neutralisées et que personne ne pourra les affronter. Si Washington avait posé comme condition à l’accord que Téhéran mette fin à ses aventures militaires, en échange de la levée des sanctions internationales et en gage que l’Occident ne visera pas militairement l’Iran, la situation des modérés au sein du régime théocratique aurait peut-être été améliorée.

L’accord octroiera aux faucons deux cadeaux. Le premier : la levée des sanctions économiques, qui remplira leur cagnotte de fonds pour mener leurs batailles. La deuxième : ils jouiront d’une position plus forte au sein du régime et contre les religieux et les politiciens modérés.

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 12:13

L’artiste yézidi Ammar Salim peint les massacres de l’Etat islamique

ammarSalim

https://www.youtube.com/watch?v=9qqLcuQp8do

Dans une interview télévisée, l’artiste yézidi Ammar Salim évoque ses toiles, par lesquelles il représente les tragédies infligées aux Yézidis par l’Etat islamique. Malgré les menaces de mort, « Ammar souligne qu’il continuera de peindre, afin de faire entendre la voix des Yézidis et que perdure leur supplice dans l’esprit des gens », selon le reportage diffusé sur Sky News Arabia, le 26 avril 2015. Extraits :

Journaliste : Depuis que l’Etat islamique a pris le contrôle de grandes parties de l’Irak, les membres de la minorité yézidie comptent parmi les victimes de cette organisation. Les Yézidis ont été tués, capturés, blessés et contraints de devenir des réfugiés. C’est tout ce que les médias internationaux ont à dire au sujet des Yézidis. Ammar Salim est un artiste yézidi, qui tente de briser cette vision stéréotypée des Yézidis, par le biais de l’art.

Ammar travaille avec diligence dans son petit appartement, qu’il a transformé en studio après avoir fui son domicile de Bashiqa. Ammar est entré dans une phase de travail intensif, comme on peut le voir à travers ses toiles accrochées sur les murs de cette petite pièce dans la ville de Duhok, au Kurdistan, au nord de l’Irak. Il dit tirer son inspiration des atrocités commises par l’État islamique contre les Yézidis.

Ammar Salim : [Mes peintures] parlent de l’anéantissement des Yézidis, de la justice. Peut-être que bientôt, je peindrai le massacre [du camp] Speicher. Quoi que fasse l’EI, je m’y opposerai. Je transcris tout ce que je vois dans mes toiles.

Journaliste : Malgré toutes les tragédies endurées par les Yézidis, l’art d’Ammar ne se limite pas à la peinture [des souffrances] endurées par sa propre communauté. Ammar, qui souffre d’un manque de ressources financières, tente de peindre avec des matériaux bon marché, s’il peut s’en procurer. Ce n’est pas son seul souci. Ammar affirme avoir reçu des menaces de mort depuis que des photos de ses toiles circulent sur de nombreux réseaux sociaux.

Ammar Salim : Après l’une de mes toiles, j’ai reçu des menaces via Facebook. Ils m’ont envoyé un message : « Si tu ne brûles pas cette peinture, nous te tuerons. Nous savons où te trouver. »

Journaliste : Mais malgré les menaces, Ammar souligne qu’il continuera à peindre afin de faire entendre la voix des Yézidis, et que perdure leur supplice dans l’esprit des personnes.

 

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 12:11

L’ancien président yéménite Saleh dénonce le bombardement de sa maison par l’Arabie saoudite

AliSaleh

https://www.youtube.com/watch?v=mv9apRyLUmU

Le 10 mai, l’ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh a dénoncé le bombardement de sa maison par l’Arabie saoudite, affirmant : « Une attaque contre moi est une attaque contre notre pays et tous ses citoyens. »

Saleh a promis que la Fondation Al-Saleh ferait don d’un million de dollars pour aider les réfugiés yéménites à retourner dans leur pays. Son message a été diffusé par la chaîne télévisée Yemen Today. Extraits :

Ali Abdallah Saleh : Ceci est un acte injustifié et déplorable contre le peuple yéménite. J’appartiens au peuple yéménite. Par conséquent, une attaque contre moi est une attaque contre notre pays et tous ses citoyens.

[...]

Je me suis allié à Ansar Allah [les « partisans d’Allah », autre nom des rebelles houthis], mais aujourd’hui je déclare, d’ici, que l’ensemble du peuple yéménite s’alliera avec quiconque défendra les capacités du pays.

[...]

Je déclare, au nom de la Fondation Al-Saleh, que nous faisons don d’un million de dollars aux personnes bloquées au Caire, en Inde et partout dans le monde, afin qu’elles puissent revenir au Yémen.

[...]

 

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 11:51

Le général égyptien à la retraite Mahmoud Khalaf se moque de l’armée iranienne : « Nous coulerons leurs bateaux s’ils approchent »

EgyptNavy

https://www.youtube.com/watch?v=QNeovtipNh8

Dans une interview télévisée, l’analyste militaire égyptien, le brigadier-général à la retraite Mahmoud Khalaf, déclare que les Iraniens sont des « escrocs, des menteurs et des tricheurs ».

Si l’Égypte devait être menacée par des navires iraniens, « nous les coulerons avant même qu’ils ne s’approchent de nous. Ce n’est pas un problème », ajoute-t-il.

L’interview a été diffusée sur la chaîne télévisée égyptienne Sada Al-Balad, le 1er avril 2015. Extraits :

Le brigadier-général. (rés.) Mahmoud Khalaf : Tout au long de son histoire, la Perse a recouru à la taqiya. En d’autres termes, les Iraniens sont des escrocs, des menteurs et des tricheurs. Ce sont les plus grands menteurs. Ils mentent à propos de tout. Ils emploient la taqiya, feignant d’être malheureux.

[...]

Journaliste : Disons, pour les besoins du débat, que les Iraniens ont soudain envie de venir…

Mahmoud Khalaf : Venir où ? Comment exactement ? En avion ? En  bateau ? Q dos de chameau ?

Journaliste : Peu importe comment …

Mahmoud Khalaf : Voulez-vous dire qu’ils viendront directement à moi ?

Journaliste : Supposons qu’ils arrivent jusqu’aux ports…

Mahmoud Khalaf : Quels ports ?

Journaliste : Ils font leur apparition aux ports de la mer Rouge et nous menacent…

Mahmoud Khalaf : Nous les coulerons avant même qu’ils ne s’approchent de nous. Ce n’est pas un problème. Voilà pourquoi je ris. Ils ne s’approcheront jamais de nous.

Journaliste : Donc, ils ne peuvent atteindre notre région ?

Mahmoud Khalaf : Ni eux, ni une force plus puissante. Quiconque vient en paix est le bienvenu, sinon, il ont tout intérêt à s’abstenir.

Journaliste : Il ne peut y avoir de confrontation navale ?

Mahmoud Khalaf : Quoi ?! Je le jure par Allah, notre marine remorquera leurs navires. Notre marine sait de quoi je parle. Notre marine ne les coulera pas. Elle les remorquera. Pour les agacer, elle attachera leurs navires et les remorquera, et puis, elle exposera leurs navires à la base navale d’Alexandrie. Qu’est-ce que vous racontez ? [L’Iran] a-t-il une vraie marine ? Leur marine n’est pas à la hauteur…

[...]

Ils ne cessent de vous montrer à quel point ils sont bons : des missiles de plus en plus longs… Eh bien, j’ai vu une vidéo les montrant en train de souder des barils ensemble et d’écrire dessus.

[...]

Khomeiny a éradiqué l’armée iranienne. J’avais des collègues iraniens au collège militaire ici, à l’époque. Ils étaient excellents, et l’armée iranienne était une véritable armée, au temps du Shah. Mais les Iraniens ont totalement détruit cette armée et créé le CGRI [Corps des Gardiens de la Révolution islamique]. Le CGRI que vous voyez aujourd’hui, ce sont de simples milices. C’est tout. Ils veulent faire une démonstration de force dans le Golfe. Chaque fois que je vois cela, je m’assois et je ris de ces lanceurs d’élastiques, de tous leurs hors-bords qui basculent de gauche à droite… Où sont leurs navires ? Où sont leurs tactiques navales ?

 

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 14:33

Un auteur et politicien algérien : « Hitler était un génie » ; en se suicidant, il a prouvé qu’ « il était un homme jusqu’au bout »

1935, Adolf Hitler rie en écoutant son _Hausintendant_ Arthur Kannenberg _ Flick

L’auteur et politicien algérien Dr Muhi Al-Din Amimour, qui a occupé une série de positions officielles supérieures dans le pays, [1] a publié un article le 17 décembre 2014, glorifiant le dirigeant nazi Adolf Hitler.

Animour qualifie de « miracle » la promotion d’Hitler de simple sergent [au poste de] chancelier allemand. Il glorifie le fait qu’il a réussi à transformer l’Allemagne en un superpouvoir qui a failli diriger le monde, et le qualifie d’« intelligent » et de « génie ».

Il déclare également qu’Hitler était « un homme jusqu’au bout », pour avoir choisi le suicide plutôt que l’humiliation par ses ennemis.

Animour accuse « les organisations juives » d’avoir diaboliser Hitler depuis les années 1940, à tel point qu’il est devenu « un croquemitaine mondial » dont le nom est utilisé de façon péjorative et affublé aux chefs tyranniques du tiers-monde. Il accuse également la « propagande sioniste » d’extorquer les pays européens en exploitant leur culpabilité vis-à-vis des crimes nazis.

Amimour clot son article en exprimant l’espoir qu’un jour, le monde percevra les dirigeants israéliens comme il voit actuellement Hitler, et peut-être même sous une lumière encore plus sombre.

 

Extraits : [2]

Les organisations juives ont été le fer de lance de la diabolisation d’Hitler

Ces dernières semaines, une grave maladie m’a empêché de m’atteler à mes occupations habituelles, y compris suivre les nouvelles dans les journaux et à la télévision. Lorsque je me suis senti un peu mieux, je me suis contenté de regarder des documentaires sur plusieurs chaines, désirant m’éloigner de la frustrante et déprimante réalité politique quotidienne du monde arabe. Les documentaires européens [que j’ai regardés] traitaient de la [Seconde] Guerre mondiale, marquant l’anniversaire du débarquement en Normandie.

J’y ai remarqué un élément nouveau, à savoir une attention particulière à l’immense admiration que les Allemands lui témoignaient, une admiration qui a souvent atteint une déification de cet homme, que l’Europe a considéré [plus tard] comme responsable des pires crimes contre l’humanité [jamais commis]. J’ai eu le sentiment que les machines de propagande internationale [qui ont réalisé ces films]… ont compris que la vague massive de diabolisation [d’Hitler], instillée et propagée, et qui a dirigé le monde depuis les années 1940 – au point que personne au monde n’ose appeler son fils « Adolf » encore moins « Hitler » – s’est grandement affaiblie…

Puisqu’Hitler était devenu un croquemitaine mondial, il était naturel durant l’époque de la libération nationale d’épingler son nom sur n’importe quel dirigeant du tiers-monde qui allait à l’encontre de la volonté du nouvel impérialisme… Du coup le nom « Hitler » a été épinglé à Gamal Abd Al-Nasser et plus tard à Houari Boumediene et même à Saddam Hussein et Mouammar Al-Kadhafi… Les organisations juives ont été le fer de lance de la diabolisation d’Adolf Hitler, ce qui est logique puisque [les Juifs] ont beaucoup souffert durant le règne nazi ; ceci, sans émettre de doutes sur l’exagération du bilan macabre, qui frolait le mensonge absolu…

Les Juifs n’étaient pas hostiles seulement envers Hitler ou même les nazis, mais ils ont extorqué toute l’Europe, et surtout la France, qui a souffert d’un complexe sévère de culpabilité après sa libération au milieu des années 1940. Ceci à cause du soutien [français] largement répandu pour les actions du maréchal Philippe Pétain pendant [le régime de] Vichy, qui a exécuté les ordres du Troisième Reich allemand de bannir et maltraiter les Juifs. A cette époque, la France s’est ralliée à l’occupant [allemand] plus que n’importe quel autre pays, [un fait que] le sionisme a dûment exploité.  

Hitler était un « génie » qui a réussi à imprégner les Allemands d’une ambition de vengeance pour leur pays humilié

Cependant, lorsque une chose dépasse ses propres limites, elle a tendance à avoir un effet de boomerang [et à nuire] à son créateur, et c’est ce qui s’est passé ces dernières années avec la propagande juive. [Cette propagande] a commencé à en irriter beaucoup, qui ont réfléchi à la nature [du terme] irréspectueux et péjoratif de « caporal autrichien », que les médias utilisaient pour se réferer à Hitler… et [ont remis en question] son exactitude et les raisons de son emploi. Ceci les a menés à la simple découverte qu’Hitler était un combattant coriace de la Première Guerre mondiale, qui s’est élevé de simple soldat à sergent et a même reçu la Croix de Fer (la seule médaille qu’Hitler ait jamais portée de sa vie)…

Beaucoup ont découvert que la pénurie de forces blindées dont Hitler a fait l’expérience [en tant que soldat] sur le front a laissé une marque dans son âme lorsqu’il est devenu un chef, [et c’est pourquoi] il s’est concentré à rétablir le droit de l’armée Allemande à construire des blindés de combat – un droit qui avait été interdit en 1919 [dans le Traité de Versailles]. [Hitler] a personnellement supervisé les instructions données aux usines pour construire leurs excellents tanks – du Panzer I et ses quatre modèles améliorés… au puissants Tiger, qui équivalaient aux T-34 Russes. Hitler a inspiré [Wernher] Von Braun, qui développa les missiles [ballistiques] qui ont servi de base pour la technologie aéronautique du XXe siècle.

De ce fait, Hitler n’était pas simplement un soldat qui a souffert des horreurs de la guerre. Il s’est plutôt servi de ce qu’il avait appris de son expérience de guerre pour imprégner [les Allemands] d’une ambition de vengeance pour [leur] pays, qui a été humilié par le Traité de Versailles et forcé de payer des réparations et des amendes qui ont transformé la République post-Seconde Guerre mondiale de Weimar en un Etat fantôme, le mark allemand en papier sans valeur, et [la nation] allemande de Bismarck… en peuple perdu sans espoir d’aucun avenir…

Hitler n’était pas un simple imbécile mais plutôt un homme autodidacte très intelligent. Il a réussi à s’élever [du rang de] sergent modeste au sommet du régime allemand… C’est une sorte de miracle, ce qui prouve qu’[Hitler] était un génie, qui fut le premier à comprendre l’importance des médias dans le façonnage de l’opinion publique… et le rôle d’un excellent orateur dans le façonnement d’une volonté nationale…

La propagande israélienne n’a pas réussi à effacer le rôle d’Hitler dans l’édification de la puissance allemande

Les Occidentaux ont doucement commencé à comprendre la bêtise de la propagande sioniste, aveuglée par la haine pour le nazisme – qui en soi est justifiée. Les auteurs [de cette propagande] ne s’attendaient pas à ce que leurs actes se retournent contre eux, [mais c’est ce qui s’est passé], surtout après que le monde entier a témoigné des atrocités des Israéliens, qui ne valent guère mieux que les crimes nazis… La propagande israélienne, qui a utilisé les films insipides de Charlie Chaplin [pour ridiculiser Hitler], n’a pas réussi à effacer le rôle d’Hitler dans l’édification de la puissance allemande, qui s’est exprimée dans tous les domaines et a failli contrôler le monde entier…

Le dirigeant nazi a choisi de se suicider plutôt que devenir la victime de ses ennemis, qui auraient pu utiliser sa faiblesse pour humilier et dénigrer son peuple. Cela nous amène à dire – en dépit de toutes les accusations qui pourraient lui être imputées – qu’il était un homme jusqu’au bout. Il a même refusé de laisser ses ennemis utiliser son chien, il l’a donc tué lui-même…

Certains pourraient voir ces paroles comme l’éloge d’un dictateur maudit par des millions de gens, mais j’espère que ceci sera attribué aux traces de [ma récente] maladie et à mon sentiment profond qu’un jour le monde verra [les dirigeants Israéliens comme] Menachem Begin, Yitzhak Shamir, Ehud Barak et d’autres comme il voit Hitler ou même sous une lumière encore plus sombre. Et en attendant, le plan d’extortion sioniste continuera à enliser les Allemands et les Européens en général. Cela en raison d’un manque de rôle actif arabe [en la matière]. [En fait, les Arabes aussi] dancent au rythme des tambours anti-Hitlériens, [et épinglent son nom] à différents dirigeants arabes, mus par un désir de vengeance contre eux, ou en raison d’un manque de compréhension des événements et de leur contexte…

Notes :

[1] Amimour était officier de l’Armée de libération algérienne pendant la révolution de 1965, conseiller médiatique de trois présidents entre 1971 et 1984, ambassadeur algérien au Pakistan de 1989 à 1992, membre de la Chambre Haute du parlement algérien en 1998, et ministre sous le gouvernement de Bouteflika en 2000-2001.

[2] Al-Sha’b (Algérie), 17 décembre 2014

 

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