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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 14:36

Al-Sharq Al-Awsat : L’adhésion de l’Autorité Palestinienne à la Cour pénale internationale lui portera atteinte, tout comme au Hamas, à la Turquie et au Qatar

The_Hague

 

Le 1er avril 2015, quatre mois après avoir ratifié le Statut de Rome, l’Autorité palestinienne (AP) est devenue officiellement membre de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye. Les conséquences pratiques de cette décision sont que l’AP peut désormais intenter des poursuites contre des Israéliens pour des crimes de guerre allégués. Le négociateur en chef de l’AP, Saeb Erekat, a affirmé que la Cour avait d’ores et déjà ouvert une enquête préliminaire concernant les colonies et les accusations de crimes de guerre relatives au conflit de Gaza en 2014.[1]

L’OLP a qualifié l’adhésion de l’AP à la CPI d’« historique », et le ministre des Affaires étrangères de l’AP, Riyadh Al-Maliki, a affirmé que « la Palestine ne cherche pas la vengeance mais la justice ».[2]

Dans un article publié dans le quotidien de Londres Al-Sharq Al-Awsat, en novembre 2014, avant que l’AP ne soumette sa demande officielle d’adhéhsion à la CPI, la journaliste libanaise Huda Al-Husseini avait mis en garde contre les conséquences potentielles de cette décision pour les Palestiniens eux-mêmes, ainsi que pour le Qatar et la Turquie, en raison de leurs liens avec le Hamas et ses dirigeants. Al-Husseini écrivait que l’adhésion à la CPI pourrait entraîner une série d’inculpations contre des dirigeants palestiniens, et exposer le Qatar et la Turquie à de graves accusations de financement du terrorisme, et même de crimes contre l’humanité. Extraits de son article : [3]

 

Huda Al-Husseini (image : Alarabiya.net)

L’adhésion des Palestiniens à la CPI pourrait les exposer à des poursuites pour crimes de guerre

« L’AP a prévenu que, si le Conseil de Sécurité rejetait son projet de résolution sur la création d’un État palestinien indépendant, elle rejoindrait la Cour pénale internationale. C’est ce qu’elle a fait, tout en sachant que des experts en droit international doutent de l’efficacité d’une telle décision… [Il est vrai que le fait de] faire appel à la CPI peut constituer l’arme ultime dont disposent les Palestiniens, dans leur [tentative] pour transformer le conflit israélo-palestinien en cause internationale. Toutefois, il est possible que les Palestiniens n’aient pas pris la mesure des implications d’une telle option.

Le ministre des Affaires étrangères de l’AP, Riyad Al-Maliki,  a lui-même affirmé dans une interview diffusée sur Al-Arabiya Al-Hadath en juillet [2014], que l’adhésion à la CPI serait une arme à double tranchant, car elle pourrait conduire à une enquête sur les crimes de guerre commis par le Hamas. L’ancien procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, a affirmé le 9 mai [2014] que ‘les Palestiniens comprennent que l’adhésion à la CPI les exposera également à des poursuites’. Selon des experts en droit international, la décision de l’AP [destinée] à gagner un soutien international, pourrait avoir un effet de domino, à savoir une série de poursuites à La Haye, qui réduiraient de manière conséquente le soutien dont bénéficie l’AP. L’AP et le Hamas, ainsi que les autres factions palestiniennes, qui soutiennent la décision d’adhérer au Statut de Rome, pourraient se trouver confrontés à des inculpations. Le cercle des personnes accusées pourrait même inclure des représentants haut placés du Qatar, de la Turquie et d’autres pays, qui pourraient se voir accuser de crimes contre l’humanité ».

Des accusations contre le Hamas pourraient mettre en danger le Qatar et la Turquie, qui ont pris part au financement du mouvement

« Ces derniers temps, nombreux sont ceux qui ont écrit sur le soutien direct et indirect du Qatar et de la Turquie au Hamas. Ces deux pays abritent les dirigeants du Hamas : le [chef du bureau politique] Khaled Mashal est à Doha et le [représentant du Hamas] Saleh Al-Arouri est à Ankara. En outre, les deux [pays] sont certainement informés de la tendance générale du droit pénal international, qui élargit la notion ‘d’aide et complicité’ pour inclure les éléments qui prennent part aux activités pouvant être considérées comme criminelles.

Des études juridiques indiquent que les Palestiniens pourraient représenter un problèmes pour ceux qui les aident. Comment ? Le Qatar et la Turquie sont connus comme faisant partie des sources de financement directes du Hamas. Ces deux pays ont secrètement fourni à l’organisation des dizaines de millions de dollars chaque année, qui ont financé divers objectifs. Le porte-parole du Fatah, Ahmad Assaf, a déclaré dans une interview, le 16 septembre 2014, sur la chaîne Al-Awda, que les dirigeants du Hamas à Gaza avaient reçu des centaines de millions de dollars pour une campagne destinée à [aider] les enfants, les personnes âgées et les [familles] des martyrs. Toutefois, selon Assaf, les fonds n’ont jamais atteint leur destination, et il se demande où ils sont allés. Une enquête de la CPI sur le Qatar et la Turquie pourrait [également] aborder les allégations concernant leur financement des organisations de djihad international accusées de terrorisme, telles que l’EI et Jabhat Al-Nosra.

Au cours des derniers mois, des informations ont été publiées, indiquant que le Hamas avait fait transiter des fonds du Qatar en Turquie, puis transféré des dizaines de millions par le biais de changeurs d’argent [turcs]. Dans ce cas, le gouvernement turc a aidé en fermant les yeux. Cette activité intense pourrait susciter une requête à la CPI d’enquêter sur les actions des Palestiniens vivant [au Qatar et en Turquie], et [il ne faut pas oublier que] les outils juridiques de la Cour pénale incluent la possibilité d’imposer des sanctions. Des inculpations pourraient également viser les banques et institutions financières au Qatar et en Turquie, où cette activité s’est déroulée. Tout cela est le résultat de l’élargissement du concept ‘d’aide et complicité’, pour y inclure le soutien financier.

La CPI pourrait agir contre des représentants du Hamas vivant au Qatar, en Turquie ou ailleurs, enquêter sur leurs activités militaires et financières et les assigner à comparaître devant elle. Cette [action] pourrait même concerner Khaled Mashal, qui se trouvait au Qatar durant la récente guerre à Gaza. Une telle enquête placerait le Qatar sous les projecteurs du droit pénal, le Qatar qui préférerait rester sous ceux des investissements et des succès financiers. Le Qatar pourrait subir des pressions pour poursuivre Mashal et les autres, ou pour les déclarer en fuite.

Le procureur général de la CPI n’a pas la compétence pour poursuivre des citoyens de pays qui ne sont pas parties au Statut de Rome et ne sont donc pas membres de la CPI. Le Qatar, la Turquie et les autres États arabes ne sont pas membres de la CPI, mais si l’AP la rejoint, le procureur général sera en mesure d’enquêter sur les Palestiniens qui vivent ou agissent dans ces pays. Cela signifie que la CPI abordera [des questions] liées aux pays abritant des Palestiniens impliqués dans une activité ‘terroriste’ – et cela pourrait avoir des implications politiques, financières et juridiques.

Si la CPI aborde les questions du terrorisme et de son financement, cela intensifiera le débat international sur le financement [du terrorisme]. Cela pourrait amener de nouvelles enquêtes, qui pourraient entraîner à leur tour des enquêtes supplémentaires, etc. En outre, les États qui sont membres de la CPI et d’autres organisations internationales, en particulier celles liées à l’ONU, pourraient rencontrer des difficultés à maintenir des relations normales avec des pays abritant des personnes recherchées par la CPI, en particulier au vu des directives du Secrétaire-Général de l’ONU Ban Ki-Moon concernant cette question… »

Notes:

[1] Al-Ayyam (AP), 1er avril 2015

[2] Al-Ayyam (AP), 2 avril 2015

[3] Al-Sharq Al-Awsat (Londres), 12 novembre 2015

 

 

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 14:35

Le directeur du conseil d’administration d’un quotidien affilié au Hezbollah, à propos de la déclaration conjointe de l’Iran et des 5 + 1 : « L’Occident a capitulé »

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Quelques heures après la déclaration conjointe de l’Iran et des grandes puissances à Lausanne, en Suisse, au sujet de l’accord-cadre sur le nucléaire iranien, Ibrahim Al-Amin, président du conseil d’administration du quotidien libanais Al-Akhbar, a publié un article intitulé « Un nouveau monde : l’Occident a capitulé ! », dans lequel il écrit que chaque conflit comporte un vainqueur et un vaincu, et que dans le cas présent c’est l’Occident, conduit par les États-Unis, qui a été défait. Il évoque une grande victoire [pour l’Iran], avec non seulement la reconnaissance par l’Occident du droit de l’Iran d’accéder à l’énergie nucléaire, mais aussi la reconnaissance de chaque nation à ses droits – ce qui conduira à une rébellion accrue contre l’hégémonie occidentale et américaine au cours des prochaines années, estime-t-il.

Il conclut son article en affirmant que, dans son discours qui a suivi la déclaration conjointe, le président Obama a implicitement reconnu que les États-Unis n’avaient pas eu le choix, ajoutant que les ennemis de l’Iran ont entendu Obama dire :  « Je suis à votre service, Khamenei ». Extraits : [1]  

« Les vainqueurs et les vaincus, cela fait partie de la nature des conflits dans le monde depuis des temps immémoriaux. Seuls ceux qui traversent la vie les yeux fermés affirment que les conflits sont résolus au moyen de compromis [diplomatiques]. Ce qui s’est produit hier à Lausanne était le résultat d’un conflit intense qui dure depuis l’effondrement de l’Union soviétique et depuis que l’Occident, conduit par les États-Unis, a assumé la direction du monde, car il n’y avait personne pour s’opposer à eux. Le résultat de ce conflit est simple : l’Occident a capitulé !

Nombreux seront ceux qui, dans le monde et dans notre région, chercheront par tous les moyens à démontrer que l’Iran est le perdant, mais si l’on met de côté le ressentiment naturel éprouvé par les perdants, nous n’entendons que les excuses formulées par le président américain Barack Obama, expliquant les termes de l’accord avec l’Iran. Il a dit clairement et succinctement : après avoir tout essayé, il ne nous restait plus que deux options : soit la guerre, soit un accord ; c’est pourquoi nous avons choisi un accord.

Obama n’a pas dit que la guerre était une option non réaliste, mais c’est la vérité. Le fait le plus important est qu’hier, l’Occident n’a pas [seulement] reconnu le droit de l’Iran de se doter de l’énergie nucléaire. Il a reconnu que tout peuple ayant à sa tête des dirigeants intelligents et capables, et qui a suffisamment d’unité et de détermination, mérite de recevoir tous ses droits. [Par conséquent], au cours des prochaines années, nous allons assister à une vague de rébellion grandissante contre l’hégémonie de l’Amérique et de l’Occident.

Entre aujourd’hui et le 30 juin [date fixée pour la signature d’un accord final], les ennemis de l’Iran – et pas seulement les ennemis des États-Unis – tenteront de faire exploser l’accord ou de poser des mines [sur la voie qui y mène] afin de le faire échouer. Mais cette fois-ci, ils devront prendre en considération le fait que les bombes [qu’ils posent] exploseront [au visage] de l’Amérique et de l’Europe avant que leurs répercussions atteignent l’Iran.

Ceux dans le monde qui se placent du côté du bien ont un moyen simple pour traiter ces événements. Ils n’ont qu’à regarder la colère des [éléments] de droite, qui veulent continuer à opprimer les peuples, la rage de cet ennemi raciste de l’humanité, Israël, et la rage des régimes réactionnaires au Moyen-Orient, pour savoir que ces éléments ne veulent que le mal.

Ce qui s’est produit hier ne peut être qualifié autrement que d’historique, et Obama a décrit précisément ce qui est arrivé. Il a décrit les faits des négociations, qui reflètent le véritable équilibre des forces. Il n’était pas suffisamment heureux pour dire qu’il s’agissait d’une nouvelle victoire de l’Amérique. Au lieu de cela, il a presque dit qu’il n’y avait pas d’autre choix. Mais la véritable tragédie pour les ennemis de l’Iran dans le monde est qu’ils ont entendu hier Obama terminer son discours par ces mots : ‘Khamenei, je suis à votre service !

Notes:

[1] Al-Ayyam (Autorité palestinienne), 1er avril 2015

[2] Al-Ayyam (Autorité palestinienne), 2 avril 2015

[3] Al-Sharq Al-Awsat (Londres), 12 novembre 2015

 

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 14:31

Le djihadiste franco-Tunisien Al-Tounsi relate son parcours et engage les musulmans à « tuer n’importe qui »

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L’introduction de l’interview parue dans le magazine djihadiste en français Dar al-Islam (publié en ligne le 31 mars) précise que l’entretien a été réalisé « en mémoire de nos frères auteurs de l’attaque du musée de Bardo [le 18 mars à Tunis, ayant fait 22 morts] et en espoir que le Djihâd contre les apostats et les mécréants de base se développe encore plus sur la terre de Tunisie ». L’entretien a également été publié dans le magazine en anglais Dabiq, sorti en même temps.

L’introduction présente l’interviewé en ces termes : « Il est celui qui a exécuté l’apostat Mouhammad Brahmi, qu’Allâh le maudisse, fondateur du Mouvement Populaire, parti laïc, nationaliste, nassérien, l’une de ces caractéristiques suffisant pour mériter la mort. » Coordinateur général du Mouvement du peuple, l’homme politique Mohamed Brahmi a été assassiné le 25 juillet 2013 à l’Ariana, en Tunisie. Dans une vidéo mise en ligne en décembre 2014, l’assassinat a été revendiqué par Boubaker Al Hakim, dit Abou Mouqatil Al-Tounsi. Dans l’entretien ci-dessous, Al-Tounsi évoque aussi l’assassinat de Chokri Belaïd, secrétaire général et porte-parole du Mouvement tunisien des patriotes démocrates, qui a provoqué des manifestations violentes et une grave crise gouvernementale en Tunisie.

Al-Tounsi a été membre de la cellule dite du 19ème arrondissement (filière irakienne), où il a connu les frères Kouachi. Extraits de l’entretien (les citations en gras ont été ajoutées par MEMRI) :

Al-Tounsi : Nous n’avons rencontré aucune difficulté à assassiner Brahmi.

- Pourquoi as-tu tué Brahmî ?

Au Nom d’Allâh, louange à Allâh, et que la paix et le salut soit sur le Messager d’Allâh, pour ce qui est de la mort de Brahmî, nous avions voulu en cela mettre la terreur dans le pays afin que les frères puissent se mouvoir, que nous puissions faire entrer des armes et pour que nous puissions faire sortir nos frères des prisons.

C’était le but principal dans l’assassinat de Brahmî, il travaillait aussi dans les parlements législatifs, il faisait donc partie des tawâghît [tyrans] du pays.

- As-tu éprouvé des difficultés dans la mise en œuvre de l’opération ?

Par Allâh, louange à Allâh, Allâh (le Très-Haut) nous a facilité les choses, nous n’avions pas éprouvé de difficulté, au point que nous sommes restés quatre heures devant la maison de ce tyran, nous étions en train d’attendre jusqu’à ce qu’il soit sorti de la maison et qu’il monte dans la voiture, je l’ai ainsi tué de dix balles.

Al-Tounsi : L’assassin de Choukri Belaïd a commencé à pratiquer sa religion en prison. Il s’est évadé de prison pendant la révolution en Tunisie et est devenu responsable d’un camp d’entraînement en Libye.

- Peux-tu nous en dire plus sur l’assassinat de l’apostat Choukri Belaïd, fondateur du Parti unifié des patriotes démocrates ?

Son assassinat a été commis par le frère Aboû Sayyâf Kamâl Gafgâzî (qu’Allâh l’accepte comme martyr). Notre frère Lotfî az–Zîn (qu’Allâh l’accepte comme martyr) était avec lui lors de l’opération. Aboû Zakariyâ Ahmed ar-Rouwayssî a été tué récemment lors d’une bataille contre les apostats. Il a été emprisonné en Tunisie pour des délits de droits communs mais, la louange est à Allâh, il a commencé à pratiquer sa religion en prison. Il faisait l’adhân en prison et suivait les cours dispensé par les frères malgré les persécutions des tawâghîts.

Quand la révolution a eu lieu en Tunisie, il a pu s’évader de prison avec ses frères. Quand nous avons établi un camp d’entraînement en Libye, il est devenu un responsable du camp. Il entraînait les frères, car il avait de bonnes connaissances militaires. Ensuite nous avons commencé à faire rentrer des armes en Tunisie, il nous a aidé alors qu’il était condamné à une peine de 15 ans en Tunisie. Il n’a pas hésité, il est venu avec nous, a pris des risques et a fait rentrer ces armes en Tunisie.

Plus tard les frères à Syrte ont fait allégeance à l’Etat Islamique et sont devenus les responsables de ce camp. Il continuait à entraîner les frères et il a été tué faisant face à l’ennemi, sans fuir. Nous demandons à Allâh de l’accepter et de nous rassembler avec lui dans les jardins de l’éternité.

- Pourquoi as-tu décidé d’émigrer en terre du Califat après l’opération contre Brahmi ?

J’ai décidé d’émigrer en terre du Califat car la majorité des frères avec qui je travaillais ont été tués ou emprisonnés et les liens ont été coupés entre nous. En faisant la Hijrah au Châm, j’ai reçu le bienfait d’Allâh d’être témoin du retour du Califat.

Al-Tounsi : Je suis resté sept ans en prison en France. Je suis ensuite rentré en Tunisie et nous avons commencé à lancer le djihad en Tunisie. De Libye, nous faisions passer des armes en Tunisie.

- Quel est ton passé dans le Jihâd ?

Je me suis mis à la religion en 2002, je suis parti au pays du Châm afin d’étudier la charî’ah. Après l’entrée des américains dans le pays des deux fleuves, je suis parti en Irak, j’y suis resté un mois, nous avons été trahis par des hypocrites, nous avons dû sortir d’Irak et je suis rentré en France. Ensuite nous nous sommes organisés et nous avons joins le « Groupe (Jamâ‘ah) du Tawhîd et du Jihâd » de Chaykh Aboû Mous‘ab Az-Zarqâwî (qu’Allâh lui fasse miséricorde) à Falloûjah, j’y suis resté pratiquement 7 mois, puis je suis sorti de Falloûjah pour la terre du Châm afin d’accueillir ma famille, j’ai été arrêté et incarcéré 9 mois dans la prison section Palestine, de là on m’a transféré en France.

Là-bas je suis resté 7 ans en prison. Je suis ensuite rentré en Tunisie et nous avons commencé à lancer le Jihâd en Tunisie. Les armes étant très répandues en Libye nous avons décidé d’y établir des camps entraînement Nous pouvions entraîner les frères et en même temps faire passer des armes en Tunisie. Notre frère Kamâl Gafgâzî (qu’Allâh l’accepte comme martyr) a mené la première opération afin de répandre le chaos dans le pays. Cela a été une réussite mais les prétendants au Jihâd ont défendu les institutions de l’ancien gouvernement et ont ruiné nos efforts, qu’Allâh les guide. Nous avons encore essayé avec Brahmi et la même chose est arrivée.

Après ces tentatives j’ai décidé de partir au Châm et de rejoindre l’Etat Islamique.

Al-Tounsi aux laïcs en Tunisie : « Entre nous et vous il n’y a rien d’autre que l’égorgement. »

- Il est bien connu que le Tâghoût Ben Ali était parmi les pires des Tawâghît, pourtant un très grand nombre de Tunisiens ont rejoints le Califat. Comment cela a été possible ? Aussi as-tu un message pour les tawâghît en Tunisie qu’ils soient laïcs ou «islamistes » ?

En ce qui concerne les frères, le grand nombre de frères Tunisiens qui ont rejoint le Califat, ceci est par la grâce d’Allâh. Ce tyran imbécile qu’est Ben Ali ne laissait personne pratiquer sa religion même si cette « pratique » était selon un minhaj égaré. Il faisait la guerre contre tous et les jetait en prison. Ceci a été une bonne chose pour les frères et a permis de répandre le bon minhaj en Tunisie.

Mon message pour les Tawâghît laïques en Tunisie est d’observer ce qui arrive à vos frères mécréants en Irak, au Châm et ailleurs. Votre fin sera par nos mains, par la permission d’Allâh. Entre nous et vous il n’y a rien d’autre que l’égorgement.

Mon message pour les Tawâghît « islamistes » en Tunisie, le temps est venu pour vous de vous repentir à Allâh et de comprendre que vos idées et vos pratiques, parmi lesquelles les élections, n’ont donné aucun résultat si ce n’est la mécréance. L’Etat Islamique, lui, a suivi la voie du Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) et a établi un Etat au Châm, en Irak, en Libye, au Yémen, au Nigeria, au Sinaï et ailleurs. Réveillez-vous, craignez Allâh et retournez à votre religion.

Al-Tounsi : « La prison est une grande occasion de prêche vers Allah. »

- As-tu un commentaire sur les attaques du musée de Bardo ?

Cette opération nous a réjouis et a guéri nos cœurs. Nous espérons que les frères vont suivre cet exemple, placer leur confiance en Allâh et massacrer les ennemis d’Allâh. Par ces opérations la terreur entre dans les cœurs des ennemis. Si Allâh le veut, les frères vont suivre leur voie. Il faut qu’ils aient la certitude que des opérations de ce genre ne sont pas impossibles. Les frères ont mené cette opération alors que le musée de Bardo est à côté du parlement Tunisien, l’un des endroits les plus gardés du pays, et malgré cela, la louange est à Allâh, Allâh a facilité aux frères d’y entrer et de tuer ses ennemis.

- Peux-tu nous parler de ton emprisonnement en France ?

Je demande à Allâh de nous protéger de la prison, de l’amputation et de la fracture. Je demande à Allâh de libérer nos frères dans toutes les prisons. La prison est difficile. Il faut faire face à l’humiliation de ces mécréants. Mais c’est aussi une grande occasion pour le prêche vers Allâh, pour expliquer ce minhaj aux jeunes emprisonnés. Enfin la prison est l’école de Yoûssouf (que la paix soit sur lui). En toutes circonstances la louange appartient à Allâh.

Al-Tounsi : « Les armes sont faciles à acquérir dans ces pays. Je leur conseille aussi de ne pas chercher des cibles spécifiques. Tuez n’importe qui. »

- As-tu un message pour les frères en France ?

Je les appelle à se réveiller et à combattre les ennemis d’Allâh pour la cause d’Allâh. Par Allâh, vous devez vous réveiller et les combattre, si vous voyiez ce qu’ils font ici avec leurs avions, comment ils terrifient nos femmes et nos enfants, comment ils s’efforcent jour et nuit de détruire cet Etat et par la permission d’Allâh, ils ne pourront jamais faire cela. Je les incite à suivre la voie des frères qui ont mené des opérations là-bas. Les armes sont faciles à acquérir dans ces pays. Placez votre confiance en Allâh. Je leur conseille aussi de ne pas chercher des cibles spécifiques. Tuez n’importe qui. Tous les mécréants sont des cibles pour nous. Ne te fatigue pas à chercher des cibles spécifiques. Tue n’importe quel mécréant.

Al-Tounsi : « Très bientôt vous verrez la bannière de lâ ilâha illa llâh [shahada – profession de foi de l’islam] flotter sur l’Elysée. »

- As-tu un message pour les mécréants en France ?

Je leur dis, très bientôt vous verrez la bannière de lâ ilâha illa llâh [shahada – profession de foi de l’islam] flotter sur l’Elysée. L’Etat Islamique est très proche aujourd’hui. Il n’y a que la mer entre nous et vous. Par la permission d’Allâh nous venons vers vous. Et, par la permission d’Allâh, vos femmes et vos enfants vont être vendus sur les marchés de l’Etat Islamique. Qu’Allâh te récompense par le bien.

 

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 12:45

Sortie du 3ème numéro de Dar Al-Islam, la revue en français de l’Etat islamique : « Pas de meilleure arme pour éviter la prison que la ceinture d’explosifs »

Dar al islam 3

 

Le 3e numéro de la revue de l’Etat islamique Dar Al-Islam (domaine de l’islam) a pour couverture une photo de déflagration et pour titre « La destruction des idoles » précédé de « L’Etat islamique applique le jugement d’Allah ». Parmi les chapitres inclus dans le magazine, on trouve les suivants : « La légitimité des opérations martyre », « Ce qui attend celui qui ne fait pas la hidjrah » et un chapitre consacré au « Djihad en Tunisie ». qui consiste en une interview d’Abou Mouqatil Al-Tounsi (qui a été membre de la filière des Buttes-Chaumont et en contact avec les frères Kouachi). Comme dans les précédents numéros, toutes les injonctions sont accompagnées de références à des textes saints de l’islam les justifiant.

La revue a été distribuée par la branche française d’Al Hayat Media le 31 mars, par l’intermédiaire d’un compte twitter actuellement suspendu (@fr_alhayat13). On notera que l’interview d’Al-Tounsi figure également dans Dabiq, la revue en anglais de l’Etat islamique sortie juste à peu près en même temps.

Ce numéro de Dar Al-Islam met l’accent sur l’interdiction de l’idolâtrie et de tout ce qui s’y apparenterait. Ainsi, Dar al-Islam justifie le saccage des tombes et de tout ce qui est susceptible d’être « adoré ». Les chiites sont présentés comme les plus grands ennemis de l’Etat islamique. La hijra, ou immigration vers le califat, est fortement encouragée. Tour d’horizon :

Appel à la hijra

L’Introduction appelle le musulmans à rejoindre l’Etat islamique en termes vigoureux, l’alternative étant de s’attaquer aux « ennemis d’Allah où qu’ils soient » : « L’Etat islamique est le seul endroit au monde depuis des siècles ou la loi d’Allâh est appliquée. Il est donc une obligation pour tout musulman de rejoindre la wilâyah la plus proche, s’il ne peut faire cela qu’il frappe les ennemis d’Allâh ou qu’ils soient.

Dans le chapitre intitulé « Les règles de la hidjrah », on  peut aussi lire : « Il est clair que l’Etat islamique applique le jugement d’Allâh dans tous ses aspects, de ce fait, son territoire est une terre d’Islâm (Dâr Al-Islâm) et il est obligatoire à tout musulman sur terre d’émigrer vers la région du Califat la plus proche. » Différentes citations provenant de sources islamiques sont citées pour asseoir le propos.

Le dernier paragraphe du chapitre est intitulé « Qui est excusé dans le fait de ne pas accomplit al-hidjrah ? » Ceux qui en sont exempts sont les faibles : « Celui qui n’a pas à accomplir al-Hidjrah est celui qui ne peut l’accomplir à cause d’une maladie, de la contrainte, de la faiblesse parmi les femmes, les enfants et leurs semblables. »

Les femmes sont toutefois vivement encouragées à partir : « LA FEMME SEULE A-T-ELLE LE DROIT DE VOYAGER POUR ACCOMPLIR AL- HIDJRAH ? Al-Qourtoûbî a dit : ‘Les savants sont unanimes qu’il est une obligation pour la femme de voyager, même sans mahram [tuteur mâle] si elle craint pour sa religion ou pour elle-même….»

Les ennemis de l’Etat islamique : les chiites, les régimes sunnites, Al-Qaïda

Dès l’introduction, Daech présente ses principaux ennemis comme étant les Rawâfid (en référence aux chiites), mais aussi les régimes sunnites : « Nous avons aussi essayé de décrire qui sont ces associateurs qu’Allâh nous a ordonné de combattre : parmi les plus dangereux les Râfidha qui veulent exterminer les sunnites, rétablir l’empire safavide et conquérir la Mecque et Médine. Alors que nous écrivons ces lignes les gouvernements apostats prétendument sunnites veulent faire croire au monde qu’ils combattent les chiites au Yémen. »

On notera la rivalité avec Al-Qaïda, qui se manifeste par la citation de l’analyste français Samuel Laurent présentant Daech comme ayant beaucoup plus d’envergure qu’Al-Qaïda, ou encore par une photo de Maqdissi, source d’inspiration d’Al-Qaïda longtemps incarcéré en Jordanie, affublé de la légende « savant égaré ».

Les opérations martyre préférables à la vie sous la tyrannie ou la prison

Le chapitre intitulé « La légitimité des opérations martyre précise qu’il vaut mieux mourir dans une opération martyre tuant des « mécréants » que de vivre sous la tyrannie : « Ainsi la mort du Moudjâhid qui sacrifie sa vie pour élever la parole d’Allâh et détruire le maximum d’ennemis mécréants est bien moins grave que le fait que la terre d’Allâh soit gouvernée par la loi du tâghoût [tyrannie]. »

Au sujet de la prison : «Ibn Qoudâmah a dit : ‘Si le musulman craint la prison le mieux est qu’il combatte jusqu’à ce qu’il soit tué et qu’il ne se laisse pas faire prisonnier car il aura de hauts niveaux au paradis et il évitera d’être sous l’autorité des mécréants qui pourront ainsi le torturer, en faire un esclave ou le tenter dans sa religion.’ [Al-Moughnî 9/255]. Pas de meilleur moyen pour éviter la prison que de suivre le commandement d’Allâh : s’armer et prendre ses précautions. ‘Les mécréants aimeraient vous voir négliger vos armes et vos bagages, afin de tomber sur vous en une seule masse.’ [4:102]. Et pas de meilleure arme pour éviter la prison que la ceinture d’explosif que porte nos frères, émirs et soldats dans l’État du Tawhîd : le Califat Islamique. Et si par malheur le musulman se trouve entre les mains du Tâghoût il doit faire son possible pour sortir de cette situation avilissante : lui, créature qu’Allâh aime, humilié par une créature qu’Allâh déteste : le mécréant ennemi d’Allâh. »

A ces chapitres s’ajoute une interview d’Abou Mouqatil Al-Tounsi – Boubakeur Al-Hakim a été membre de la cellule dite du 19ème arrondissement (filière Irakienne), où il a connu également les frères Kouachi.

Voir le rapport sur le premier no de Dar Al-islam :http://www.memri.fr/2014/12/29/letat-islamique-lance-le-magazine-en-francais-dar-al-islam-tribune-de-predication-et-de-recrutement-de-lorganisation/

Voir le rapport sur le deuxième no de Dar Al-islam :http://www.memri.fr/2015/02/12/nouvelle-brochure-de-letat-islamique-en-francais-intitulee-quallah-maudisse-la-france/

 

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 12:42

Dabiq : Une adepte de l’État islamique exhorte toutes les femmes musulmanes à émigrer vers l’Etat islamique

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La huitième édition du magazine en anglais de l’État islamique [EI] Dabiq contient un article écrit par une femme arabe ayant émigré vers l’État islamique ». Elle affirme que la hijrah [émigration vers des terres islamiques] est obligatoire pour toutes les femmes et relate les épreuves et les tribulations des femmes émigrées qu’elle a croisées dans son parcours.

Umm Sumayyah Al-Muhajirah souligne que les femmes sont elles aussi obligées d’émigrer vers des terres de l’EI et cite le prophète Mahomet en ces termes : « les femmes sont les moitiés jumelles des hommes » [rapporté par Abu Dawud, at Tirmidhī et Ibn Majah].

Elle évoque avec émotion le jour où elle a effectué la hijrah : « J’étais la seule femme arabe parmi les sœurs muhajirah pendant ce voyage. Si parler des muhajirines est incroyable, alors parler de leurs moitiés jumelles, les muhajirat [femmes émigrantes] est encore plus étonnant ! Combien d’histoires ai-je entendues, que je n’aurais pas crues si je ne les avais pas entendues directement de la bouche des sœurs concernées, ou si je n’avais vu ces sœurs de mes propres yeux ; j’aurais pensé qu’elles sont le produit de l’imagination ou quelque chose d’impossible ! »

Elle dément l’hypothèse selon laquelle « ceux qui effectuent la hijrahvers l’État islamique sont des marginaux dans leurs pays d’origine et vivent dans des conditions difficiles entre le chômage, la pauvreté, les problèmes familiaux et les troubles psychologiques. J’ai observé tout le contraire ! J’ai vu des sœurs qui ont divorcé de la dunyā [la vie dans le monde matériel] et sont venues à leur Seigneur, en faisant des efforts. J’ai vu des sœurs renoncer à une vie de luxe et de richesses abondantes. J’ai vu des sœurs qui ont abandonné leurs belles maisons et leurs voitures de luxe, et ont accouru pour la cause de leur Seigneur. »

Umm Sumayyah explique que le principal obstacle au départ est la famille : « Dans la plupart des cas, les familles sont musulmanes laïques, et avec ces gens, évoquer le sujet de la hijrah, c’est se taper la tête sur une pierre. Oui, la sœur est leur honneur et c’est leur droit de craindre pour elle, mais pourquoi ne craignent-ils pas pour son honneur quand la sœur veut se rendre à Paris ou à Londres pour se spécialiser dans tel ou tel domaine de connaissances matérielles ? Au contraire, vous les voyez saluer [une telle initiative], la soutenir, s’en enorgueillir ! Mais si la direction qu’elle prend est celle de l’État islamique, alors tout à coup ils deviennent tous des fuqahā[décisionnaires], décrétant que ceci est admissible et que cela n’est pas admissible. Par Allah, je connais une sœur qui est partie accompagnée de son mari pour la hijrah et fut surprise d’être arrêtée par des soldats taghut [tyrans] à l’aéroport, après que ses parents eurent alerté la police ! Cette histoire concerne une femme accompagnée d’un mahram [tuteur mâle], alors que dire d’une femme sans mahram ? »

Le problème de la femme effectuant la hijrah soit toute seule, soit accompagnée d’un tuteur mâle, est très débattu dans les cercles djihadistes. [1] Umm Sumayyah soutient que le commandement de la hijrah est primordial, avec ou sans compagnon mâle.

« Ici, je veux dire le plus fort possible à ces malades qui calomnient l’honneur de nos chastes sœurs : la hijrah d’une femme depuis la terre des infidèles est obligatoire, qu’elle ait un mahram ou non, si elle est capable de trouver un moyen relativement sûr et qu’elle craint Allah par elle-même. Elle ne doit attendre personne, mais doit s’échapper avec sa religion et atteindre la terre où l’islam et son peuple sont honorés ».

Pour faire passer le message selon lequel la hijrah ne doit pas être retardée, elle relate deux rencontres distinctes avec des femmes enceintes sur leur route vers l’État islamique : « J’ai rencontré une sœur qui était enceinte de six mois accompagnée de son mari, en provenance de Grande-Bretagne ; j’ai été surprise par cette aventurière, alors je lui ai dit : ‘Pourquoi ne pas avoir attendu un peu, le temps de donner naissance à l’enfant que vous portez, pour effectuer la hijrah ?’ Elle a répondu : ‘Nous ne pouvions tenir plus longtemps. Nous nous consumions d’amour pour l’État islamique !’

Une autre sœur a effectué la hijrah avec son mari alors qu’elle était enceinte. Elle a voyagé en voiture et a traversé trois pays pour gagner la terre de l’État islamique, puis a donné naissance à son enfant qui, par le décret d’Allah, est mort pendant l’accouchement en raison de complications pendant la grossesse, apparemment causées par la difficulté du voyage. Oui, il est mort et a été enterré dans l’État islamique, et sa mère se souvient toujours d’Allah et Lui est reconnaissante – je l’admire tant et Allah est son juge. »

Elle conclut son article en mettant en garde les femmes résidant dans l’État islamique,qui doutent d’avoir pris la bonne décision : « Méfiez-vous, méfiez-vous de la pensée de retourner sur les terres des tyrans. Sachez que des sœurs ont subi de grands malheurs. Les maris de certaines ont été tués, d’autres ont été amputés, certains ont été paralysés, et certains emprisonnés, mais leurs épouses étaient solides comme la plus solide des montagnes. Les tribulations ne les ont rendues que plus fermes et patientes. N’oubliez pas que la récompense correspond au degré d’adversité et que ‘Tout ce qui concerne le croyant est sublime’».

 

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 07:42

Téhéran n’a cédé sur aucun point par rapport à ses positions initiales 

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Par Y. Carmon et A. Savyon *

Au vu de leur incapacité à parvenir à un accord en novembre 2014, l’Iran et le groupe des P5 + 1 ont décidé de prolonger la validité du plan d’action conjoint conclu à Genève le 24 novembre de six mois supplémentaires, jusqu’à juin 2015.

Suite à cet arrangement, les Etats-Unis ont prévu une poursuite des négociations en deux temps :

1. Trois mois (jusqu’à fin mars 2015) pour parvenir à un accord-cadre

2. Trois mois supplémentaires (jusqu’à fin juin 2015) pour s’entendre sur les points techniques de cet accord.

Toutefois, dans un discours prononcé en février 2015, le Guide suprême iranien Ali Khamenei a annoncé qu’il était en total désaccord avec cette procédure, affirmant qu’il n’y aurait pas deux, mais une seule étape, que l’accord devait être conclu en juin 2015, et qu’il comprendrait la levée de toutes les sanctions contre l’Iran. Cela signifie que la date limite du 31 mars 2015 ne signifie rien pour Khamenei.

De leur côté, les États-Unis ne tiennent pas compte de l’annonce de Khamenei, et s’efforcent, sans grand succès, de placer l’Iran dans cette logique de processus en deux temps qu’ils ont instituée. Mais l’Iran refuse de signer un document provisoire ; c’est pourquoi les ministres des Affaires étrangères occidentaux impliqués dans les négociations, comme le ministre des Affaires étrangères britannique Phillip Hammond, ont précisé que les arrangements qui seraient conclus à ce stade seraient uniquement oraux.

Il convient de souligner que l’Iran n’a rien cédé, à aucun moment, sur ses exigences initiales :

1. Téhéran refuse le retrait de son uranium enrichi d’Iran.

2. Téhéran refuse une levée progressive des sanctions.

3. Téhéran refuse toute restriction du nombre de ses centrifugeuses.

4. Téhéran refuse les inspections intrusives et les inspections inopinées.

5. Téhéran refuse toute interruption de ses recherches et activités de développement.

6. Téhéran refuse tout changement relatif à la nature de son réacteur à eau lourde d’Arak.

7. Téhéran refuse la fermeture de son site secret d’enrichissement de Fordow.

8. Téhéran refuse toutes les restrictions à ses activités nucléaires après l’expiration de l’accord.

9. Téhéran refuse que son programme de missiles à longue portée soit inclus dans les négociations.

10. Téhéran refuse de rendre des comptes sur ses anciennes activités nucléaires militaires clandestines.

11. Téhéran refuse d’autoriser des inspections de sites militaires soupçonnés de mener des activités nucléaires.

Dans sa déclaration du 18 février 2015, Khamenei a précisé qu’il accepterait uniquement un accord en une étape, et que cet accord devait inclure la levée de toutes les sanctions contre l’Iran et clairement établir que l’Occident ne profiterait pas d’un accord-cadre pour imposer sa position à l’Iran lors d’une seconde étape, lorsque les détails seraient discutés.

Ci-dessous la déclaration du 18 février de Khamenei sur les négociations nucléaires : [1]

« Les mains de la nation iranienne et de ses hauts responsables n’ont jamais été liées, ce que nous avons bien montré. A partir de maintenant, nous allons également le démontrer avec nos initiatives et notre courage. C’est l’Amérique qui est coincée et empêtrée dans un problème, et la réalité à l’intérieur et à l’extérieur de la région le prouve.

C’est vous [les Américains] qui avez subi défaite sur défaite pendant de nombreuses années ; c’est la République islamique d’Iran qui progresse, et qui ne peut en aucune façon être comparée à [l'Iran] d’il y a 30 et quelques années…

L’Iran va de l’avant, tandis que les Américains, qui n’ont pas réussi à déraciner [la République islamique d'Iran], sont maintenant forcés de tolérer le régime de la République islamique. Leurs plans politiques, sécuritaires, économiques et culturels ne nous empêcheront pas d’avancer…

[Dans le cadre des négociations nucléaires,] je vais accepter un plan réalisable, mais je ne vais pas accepter un mauvais accord. Comme les Américains, je pense que pas d’accord vaut mieux qu’un mauvais accord, et je crois qu’il vaut mieux ne pas parvenir à un accord que de conclure un accord qui nuira aux intérêts nationaux de l’Iran et ouvrira la voie à l’humiliation de la nation iranienne.

La conduite des États-Unis au cours des négociations, et de certains pays européens qui lui obéissent, est illogique. Ils ont de multiples attentes et pensent que l’on va satisfaire toutes leurs exigences. Mais ce n’est pas ainsi que l’on mène des négociations. La nation iranienne ne tolérera pas le harcèlement, la cupidité et une conduite irrationnelle. J’accepte de poursuivre les négociations afin de parvenir à un bon accord… Les négociations doivent préserver l’honneur de la nation iranienne, et la poursuite [de son programme nucléaire]…

Le scénario d’un accord sur les grands principes, suivi d’un accord sur les détails, n’est pas recommandé, car notre expérience avec la partie adverse nous a appris qu’un accord-cadre leur servira à inventer une série d’excuses dans [la suite des négociations sur] les détails. Si un accord doit être atteint, ce sera un accord en une seule étape, et il doit comprendre le cadre général ainsi que les détails. Le contenu de l’accord doit être clair, et ne pas donner lieu à [diverses] interprétations. Les paragraphes de l’accord ne doivent pas permettre à la partie adverse, habituée à marchander, de chercher des excuses au sujet des différents points. Les sanctions doivent être complètement levées. »

En outre, Khamenei a menacé d’imposer des sanctions avec le gaz naturel : « S’il doit y avoir des sanctions, la nation iranienne peut également imposer des sanctions, et elle le fera. »

* Y. Carmon est président fondateur de MEMRI ; A. Savyon est directrice du Projet sur les médias iraniens.

 

Note:

[1] Leader.ir, 18 février 2015.

 

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 07:39

Un expert : Les Pharaons ont découvert l’Australie, les Egyptiens y ont des droits légaux

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https://www.youtube.com/watch?v=lsDQePc4GZg

Lors d’un débat télévisé sur la destruction d’antiquités par l’État islamique, l’analyste politique syrien Yahya Badr a affirmé que le peuple égyptien était autorisé à revendiquer des droits juridiques en Australie, puisque des inscriptions en hiéroglyphes anciens ont été découvertes près de Sydney, indiquant que le petit-fils d’un pharaon y avait accosté. Lors de l’émission, diffusée sur la chaîne télévisée turque TRT le 6 mars 2015, Badr a été présenté comme titulaire du brevet sur la technologie des momies. Extraits :

Présentateur : Discutons de la destruction des antiquités.

Yahya Badr : C’est un crime, parce que les antiquités constituent des sources historiques, qui établissent les droits [juridiques] des nations.

Permettez-moi de vous donner un exemple inconnu de beaucoup de gens. En Australie, il y a une grotte dans un endroit appelé Hunter Valley, à 100 km au nord de Sydney. Dans cette grotte, il y a deux inscriptions murales en hiéroglyphes. Le scientifique Ray Johnson a traduit ces inscriptions.

Il est très étrange de trouver en Australie des hiéroglyphes de 4 300 à 4 400 ans d’âge. La [traduction] anglaise se réfère au petit-fils de Khéops, Djes-eb. Il est dit qu’il a navigué vers l’Ouest pendant deux saisons, ou deux ans. Alors, d’où venait-il ? Du continent américain. Il a navigué jusqu’à arriver là-bas. Pharaon lui a ordonné d’apporter des insectes, et il a été tué là-bas.

Vous savez, dans l’histoire du colonialisme, le premier à découvrir une nouvelle terre et à y planter son drapeau en devenait le propriétaire. Par conséquent, le peuple égyptien est en droit de faire valoir ses droits [juridiques] en Australie, grâce aux deux « documents » qui remontent au temps de Khéops, et qui disent qu’il revenait d’Amérique.

Ceci est très important. C’est pourquoi l’histoire est si importante. Celui qui détruit l’histoire détruit les droits des nations.

Présentateur : D’accord. Merci.

 

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 07:38

Téhéran face au réveil du camp sunnite arabe : signification et implications

Sanaa

Par A. Savyon and Y. Carmon*

L’offensive du 26 mars 2015 de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite contre les bastions des représentants de l’Iran au Yémen, les Houthis, a envoyé des ondes de choc jusqu’à Téhéran. L’éveil du camp sunnite arabe et la constitution d’une coalition de guerre, ainsi que le soutien apporté par la Ligue arabe tout entière – tout cela en l’espace de quelques semaines seulement – a pris le régime iranien totalement par surprise.

Au cours des dernières années, et en particulier des derniers mois, Téhéran a accru son implication directe dans plusieurs pays arabes, grâce au silence des Etats-Unis ; ce silence a été interprété dans le monde arabe comme un soutien à la volonté de l’Iran de devenir une puissance régionale et d’asseoir son hégémonie militaire et politique. Le camp arabe sunnite est apparu dans un état de désintégration et de division tant politique que militaire, après presque cinq ans d’érosion interne faisant suite au Printemps arabe.

Dans une telle situation, les porte-parole officiels iraniens ont accru leurs menaces contre l’Arabie saoudite et les pays du Golfe [1] ainsi que contre la présence militaire américaine. Ces menaces se sont accompagnées de manœuvres conjointes des forces navales, terrestres et balistiques, ainsi que du développement d’armes élaborées. [2] Plusieurs représentants du régime iranien ont évoqué le contrôle par l’Iran de quatre capitales et de quatre mers au Moyen-Orient. [3] Un conseiller sénior du président iranien Hassan Rohani, Ali Younesi a même déclaré que l’empire perse était à présent ressuscité.[4]

La décision surprise du camp arabe sunnite bloque l’Iran au Yémen et elle constitue un coup de semonce face aux intentions du camp sunnite, entendant restreindre les ambitions de l’Iran et de lui faire savoir qu’il n’est pas un empire, comme l’a dit Younesi, mais plutôt un simple dixième du monde islamique – dont l’immense majorité est sunnite.

Les échelons politiques et militaires du leadership iranien – le leader suprême Khamenei, le commandant du CGRI Jafari et le commandant des Basiji, Naqdi n’ont pas encore réagi. Toutefois, le ministre des Affaires étrangères Javad Zarif a exprimé sa volonté de coopérer et d’aider à promouvoir un dialogue interne global au Yémen, ses alliés Houthis étant soumis aux bombardements de la coalition sunnite.

Des déclarations menaçantes ont toutefois été émises par le camp pragmatique iranien, en particulier parHashemi Rafsanjani, qui a comblé le vide laissé par l’absence de réaction du leader suprême Khamenei. [5] Rafsanjani a exprimé son indignation face à l’opération saoudienne et arabe, mais ses menaces sont restées vagues, peut-être pour ne pas impacter sur les négociations nucléaires alors en cours.

 

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 07:37

Un journaliste affilié au CGRI exhorte les Irakiens à renoncer à l’arabisme en faveur d’une identité irano-chiite

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Dans un article du 14 mars intitulé « L’unification de l’Iran et de l’Irak est inévitable », Hassan Zadeh Hani, éditorialiste pour l’agence de presse iranienne Mehr, affiliée au Corps des gardiens de la révolution (CGR), exhorte les citoyens irakiens à renoncer à leur arabisme pour adopter le vrai islam, c’est-à-dire l’islam chiite iranien.

Dans cet article, publié sur le site de Mehr, Hani Zadeh rappelle les liens religieux et historiques profonds unissant les peuples iranien et irakien. Il affirme que tous les problèmes de l’Irak ne proviennent que d’une seule cause : la haine raciste des pays arabes envers les chiites, et leur opposition à la domination de la majorité chiite irakienne sur la minorité sunnite en Irak. Il souligne qu’aucun général arabe, qu’il soit sunnite ou chiite, n’est venu à l’aide de l’Irak dans sa guerre contre l’Etat islamique, alors que les forces iraniennes menées par le commandant des forces Qods, Qassem Soleimani, se sont empressées d’aider les Irakiens, sunnites comme chiites. Hani Zadeh conseille donc aux Irakiens de renoncer à leur « arabisme primitif et mensonger » pour adopter « l’islam authentique » des chiites iraniens.

Notons que c’est le deuxième appel d’une haute personnalité iranienne à unifier l’Iran et l’Irak ce mois-ci. Au début mars 2015, Ali Younesi, conseiller du président Hassan Rohani, avait déclaré que l’Iran est un empire dont l’Irak est la capitale, et appelé à une unité culturelle significative entre les peuples qui composaient l’Empire perse, en particulier les peuples iranien et irakien. [1]

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Extraits : [2]

La propagation du terrorisme en Irak résulte de « la haine arabe cachée » envers les chiites

Il est temps que le peuple irakien dise son dernier mot, choisisse entre l’arabisme primitif et l’islam authentique et secoue la poussière de la honte arabe.

Il ne fait aucun doute qu’à travers l’histoire, de solides liens religieux et historiques ont soudé les peuples iranien et irakien, même si ces relations ont connu des périodes de conflit, qui ont eu des effets négatifs sur les liens religieux et sociaux tissés entre l’Iran et l’Irak.

L’Irak, pays arabe ancien, possède une culture étendue, à la fois [pré-islamique] et islamique – mais la plupart des pays arabes considèrent [l'Irak] sous un angle purement communautaire, ce qui montre le degré de racisme [de l'attitude] des pays arabes envers l’Irak. Ces dernières années, en particulier depuis la chute du dictateur criminel irakien Saddam Hussein en 2003, l’Irak traverse une période difficile, car, contrairement aux coutumes ancrées [dans ce pays], la majorité a réussi à construire un régime démocratique moderne, inconnu des pays arabes. [Mais] la majorité de la population irakienne est connue pour sa foi et son attachement avec la famille bénie du prophète Mahomet [c.-à-d. le chiisme]. C’est la principale raison de l’hostilité des régimes arabes, en particulier des pays arabes entourant l’Irak, envers ce pays.

Les événements en Irak et le déploiement de groupes terroristes qui portent atteinte à la sécurité de son peuple résultent tous de cette haine arabe cachée contre les adeptes de la famille du Prophète en Irak. L’Irak n’est pas la seule cible de cette rancœur et de cette haine cachée. Au contraire, chaque groupe arabe ou non arabe affilié à l’école de la famille du Prophète [les chiites] subit également ce type de haine. La Syrie, le Liban, le Pakistan, l’Afghanistan et le Yémen font partie des pays qui souffrent de harcèlement pour des raisons sectaires, et des milliers de chiites en sont les victimes.

Lorsque l’on parle de l’Irak, il est impossible d’occulter ce qui se passe dans ce pays et ce que les groupes terroristes font subir au peuple irakien – [que ce soit] les sunnites, chiites, Kurdes ou les chrétiens. Ces groupes terroristes se sont installés à travers l’Irak, en particulier au nord et à l’ouest, en raison des caractéristiques démographiques de ces régions. Ce sont les pays arabes environnants qui ont aidé les groupes terroristes à s’installer dans les parties nord et ouest de l’Irak, où ces groupes trouvent un terreau fertile à partir duquel ils peuvent s’étendre au reste de l’Irak. La vision arabe sectaire [sunnite] de l’Irak est bien connue, nul besoin d’élaborer là-dessus ; les pays arabes voisins ne veulent pas voir un gouvernement de majorité [chiite régner sur] la minorité [sunnite] dans ce pays, en raison de l’inimitié historique [envers les chiites], vieille de plusieurs siècles.

En raison de l’hostilité arabe cachée envers la majorité [chiite], l’Irak ne connaît pas de stabilité depuis 2003, et [c’est pourquoi] l’Etat irakien doit adopter une nouvelle politique réaliste, éloignée des faux slogans. L’Irak doit revêtir un nouveau costume, en lieu et place de la coiffe et de la robe traditionnelle arabe ; il doit se tourner vers une nouvelle culture dénuée de racisme, qui soit compatible avec la réalité démographique et religieuse en Irak.

« Tous les généraux arabes, sunnites comme chiites, sont aujourd’hui dans les boîtes de nuit de Las Vegas. Ils ne se soucient pas de ce qui se passe en Irak »

L’Irak, qui se trouve actuellement dans une situation très difficile sur le plan sécuritaire, n’a pas trouvé un seul général arabe pour le défendre contre le harcèlement des groupes terroristes. Tous les généraux arabes, sunnites comme chiites, sont aujourd’hui dans les boîtes de nuit de Las Vegas. Ils ne se soucient pas de ce qui se passe en Irak et n’ont offert aucune assistance ou conseils militaires. En revanche, les chefs militaires iraniens se sont précipités à l’aide du peuple irakien, et plus précisément de la population de Tikrit, dont la démographie [majoritairement sunnite] n’est pas un secret. Ce faisant, ils ont démontré au monde entier que l’Iran [contrairement aux Arabes] ne fait aucune distinction entre les chiites et les sunnites et que tous les groupes religieux sont égaux à ses yeux.

Un célèbre général iranien a risqué sa vie et rejoint la région la plus dangereuse au monde pour offrir son expertise militaire à l’armée irakienne et aux Forces [de mobilisation] populaires [une milice chiite] à Tikrit, dans l’intérêt du peuple irakien. Où sont les généraux arabes ? Pourquoi ne vont-ils pas à Tikrit aider leurs frères dans l’arabisme et l’islam ? Au cours des dix dernières années, l’Irak a connu une expérience très amère, à travers laquelle il a découvert le caractère mensonger des déclarations des Arabes et des larmes de crocodile qu’ils versent sur le peuple irakien. Aujourd’hui, il sait qui est un ennemi et qui est un véritable ami. C’est pourquoi le peuple irakien, et en particulier le parlement, doivent œuvrer pour s’unir avec leurs vrais amis et abandonner le costume de l’arabisme mensonger – parce que tous les problèmes de l’Irak proviennent des Arabes, qui cherchent à nuire au peuple irakien et ne lui veulent pas du bien.

En quoi l’Irak bénéficie-t-il de son statut théorique de membre de la Ligue arabe, laquelle considère le peuple irakien avec un regard sectaire ? Pourquoi les pays arabes du Conseil de coopération du golfe Persique [CCG] ne laissent-ils pas l’Irak rejoindre cette organisation ? N’est-ce pas la preuve manifeste que les six États de ce misérable conseil ne considèrent pas l’Irak comme un pays arabe ?

Par conséquent, il est grand temps que le peuple irakien prenne une décision définitive, choisisse entre l’arabisme faux et primitif et l’islam authentique et secoue la poussière de la honte arabe.

Notes :

[1] Voir Dépêche spéciale n°5991 de MEMRI, Advisor To Iranian President Rohani: Iran Is An Empire, Iraq Is Our Capital; We Will Defend All The Peoples Of The Region; Iranian Islam Is Pure Islam – Devoid Of Arabism, Racism, Nationalism, 9 mars 2015.

[2] Mehr (Iran), 14 mars 2015. Notons que Mehr a publié l’article en persan et en arabe, mais que la version persane a ensuite été retirée du site. La traduction présentée ici est basée sur la version en arabe.

 

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 05:41

Réaction iranienne immédiate à la campagne militaire arabe sunnite pour repousser l’expansion chiite 

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L’Iran appelle les Houthis à attaquer les puits et citernes de pétrole saoudiens et à opérer sur le territoire saoudien et dans les détroits de Bab Al-Mandeb et d’Ormuz

Immédiatement après le lancement des attaques de la coalition arabe sunnite conduite par l’Arabie saoudite contre les rebelles Houthis au Yémen, le 26 mars 2015, Téhéran – parrain des Houthis chiites au Yémen, auxquels l’Iran fournit une aide militaire et financière importante – a menacé l’Arabie saoudite et l’a prévenue que cette attaque allait se retourner contre elle, au point de provoquer l’effondrement de son régime. Ces menaces ont été émises par les deux camps politiques en Iran.

Le site Internet Khabar Online, affilié au camp pragmatique en Iran, dirigé par le Président du « Conseil de Discernement » Ali Akbar Hashemi Rajsanjani et par le Président Hassan Rohani, a ainsi appelé les Houthis à lancer une attaque générale contre les champs et les citernes de pétrole et contre les installations industrielles sur le territoire saoudien, et à mener des représailles contre les intérêts saoudiens dans le détroit de Bab Al-Mandeb, la Mer Rouge et même dans le détroit d’Ormuz. Le site Internet a également appelé les membres de l’axe de la résistance à profiter de la focalisation de l’Arabie saoudite sur l’arène yéménite pour lui infliger des pertes dans d’autres zones du conflit chiite-sunnite au Moyen-Orient, telles que l’Irak, la Syrie et Bahreïn.

Kowsari Esmail, membre du Conseil national de la sécurité au Majlis et de la Commission de la politique étrangère, a estimé que l’attaque saoudienne au Yémen amènerait l’effondrement du régime et appelé le peuple saoudien à se soulever contre le régime d’Al-Saoud, qui aurait selon lui lancé l’attaque contre les Houthis au Yémen sur les ordres de l’Amérique et d’Israël. Le président de la commission, Ala Al-Din Boroujerdi, a prévenu l’Arabie saoudite que la guerre allait s’étendre à son propre territoire. L’ayatollah Abbas Kaabi, membre de l’Assemblée des Experts, a quant à lui prédit que le Yémen allait devenir un bourbier pour l’Arabie saoudite, et qu’elle ne parviendrait pas à imposer un régime fantoche saoudo-américain dans le pays.

En chemin vers la Suisse pour un nouveau round de négociations avec le Secrétaire d’Etat américain John Kerry, le ministre iranien Mohammad Javad Zarif a demandé un arrêt immédiat des attaques de la coalition arabe sunnite conduite par l’Arabie saoudite au Yémen.

 

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